Édition jeunesse

Littérature jeunesse : flux commerciaux entre Nord et Sud

Dans ce document remarquable, Marion Van Staeyen met en évidence le déséquilibre qui perdure entre Afrique francophone et France, entre Sud et Nord en matière d’échanges de livres - et plus précisément d’albums jeunesse. Toutefois, quelques alternatives voient le jour, en particulier pour favoriser l’accès aux marchés du Nord pour les éditeurs africains. Plusieurs acteurs de la profession - dont l’Alliance internationale des éditeurs indépendants - appellent d’ailleurs de leurs vœux et œuvrent en faveur d’un véritable rééquilibrage des flux commerciaux entre Nord et Sud. Titulaire d’une licence de sociologie et d’une licence d’édition, Marion Van Staeyen est aujourd’hui inscrite en seconde année de Master « Métiers du livre » à l’université Paris 13 et suit actuellement des cours à l’université de Sherbrooke au Québec - grâce à un partenariat entre les deux universités. Jeune professionnelle estimée, Marion Van Staeyen est aussi une véritable passionnée de théâtre.

Vous pouvez joindre l’auteure en envoyant un message à Laurence Hugues, directrice de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui fera suivre (voir page Contacts).

Éditer pour la jeunesse en Inde

Pays de parution : Inde

Au contraire d’autres pays asiatiques comme la Corée et le Japon, le paysage du livre indien pour la jeunesse reste très peu connu en France, y compris dans le milieu des professionnels du livre.
En effet, le marché du livre en Inde est spécifique : le pays est très grand ce qui rend la distribution difficile, de nombreuses langues sont parlées et écrites, et il existe un fossé important entre les habitudes de consommation culturelle en milieu rural et en milieu urbain. Pour faire face à ces obstacles, les éditeurs indépendants développent des stratégies éditoriales originales et parfois inédites.
Au vu du manque de données et d’études sur l’édition en Inde, cette
étude s’appuie sur de nombreux entretiens avec des professionnels de l’édition en Inde
 : les éditeurs bien sûr, mais aussi des libraires, des directeurs de festivals, des analystes de marché, des illustrateurs et des distributeurs.

La première partie « Quel paysage pour l’édition indienne ? » décrypte les données socio-économiques et statistiques permettant de mieux appréhender le lectorat indien pour le livre de jeunesse : réalités linguistiques et économiques du pays, histoire et situation actuelle de la chaîne du livre.
La deuxième partie « Le monde de l’édition jeunesse » dresse une typologie des différents acteurs de l’édition indienne : multinationales de l’édition, maisons d’édition étatiques, maisons d’édition commerciales, maisons d’édition indépendantes, ONG... quels sont leurs rôles respectifs ?
La troisième partie « Quelles perspectives de diffusion et de valorisation ? » étudie le niveau et la nature des échanges entre l’édition indienne et les acteurs de l’édition jeunesse à l’international.

Un mémoire passionnant, sur un sujet encore peu exploré… à lire absolument !


Mariette ROBBES
, titulaire d’un Master 2 Monde du livre (Université d’Aix-en-Provence I), a effectué un séjour de six mois en Inde en 2009, et y retourne régulièrement depuis. Elle est aujourd’hui à Munich, dans le cadre d’une bourse d’études de l’International Youth Library, qui lui permet de poursuivre ses recherches sur l’histoire de l’édition pour la jeunesse en Inde. En parallèle, Mariette poursuit d’autres projets de création textile et graphique.

Quelle présence du livre africain pour la jeunesse à l’international ?

© Bibliothèque nationale de France / Centre national de la littérature pour la jeunesse

Le secteur de la jeunesse, en plein essor dans de nombreuses régions du monde, est stratégique dans des pays où l’édition est émergente – c’est en effet par les ouvrages jeunesse que se construisent les lecteurs de demain. Bien que soucieux de leur lectorat local, les éditeurs en Afrique aspirent, à juste titre, à être reconnus à l’international.

Si leur participation à des salons du livre au Nord (Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis par exemple) révèle l’existence d’un lectorat sur les marchés français, si la production africaine se vend au grand public en France – et plus largement dans les pays francophones du Nord –, fait-elle aujourd’hui l’objet de cessions de droits aux éditeurs français ? Et au-delà, trouve-t-elle acquéreurs dans le cadre de foires de ventes de droits comme la Foire du livre de Bologne ou la Foire du livre de Francfort ?

Autant de questions qu’un groupe de huit éditeurs africains a souhaité développer lors d’un atelier sur « la visibilité de la littérature africaine à l’international » organisé en mars 2013 à Bologne, en partenariat avec la Foire du livre de Bologne, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2013-2014.

La synthèse de ces réflexions et discussions a été publiée originellement en novembre 2013 par la Bibliothèque nationale de France / Centre national de la littérature pour la jeunesse, voir ici !

La bande dessinée au Mali

Le Mali, pays sahélien de quatorze millions d’habitants n’a pas une grande tradition en matière d’édition. Durant longtemps, la seule maison d’édition du pays était un éditeur public, créé dans les années 1960 avec des capitaux de l’Etat : EDIM (EDitions Imprimerie du Mali). C’est seulement en 1988 que des éditeurs privés arriveront sur le marché.

Lire l’article intégral : « La bande dessinée au Mali », par Christophe Cassiau-Haurie.
Un état des lieux publié par Africultures, le 21 juillet 2017 à retrouver ici.

La BD au Maroc : en attente de lecteurs

À première vue, le Maroc peut passer pour un pays où la bande dessinée est reine : le pays a abrité ou abrite plusieurs festivals de bande dessinée (Tétouan, Fès, Kénitra, Casablanca) et compte avec l’Institut National des beaux-arts de Tétouan, la seule filière BD de l’Afrique francophone. Malheureusement, la production de BD au niveau local ou dans la diaspora reste faible et la BD reste un genre mineur au Maroc, même si on constate un certain frémissement depuis quelques années. Retour sur une histoire vieille de plus de 50 ans.

Lire l’intégralité de l’article « La BD au Maroc : en attente des lecteurs », écrit par Christophe Cassiau-Haurie, publié par Africultures, le 23 mars 2017.

Histoire de la bande dessinée en Côte d’Ivoire (1/3)

Peu de gens le savent, mais l’édition ivoirienne est l’une des plus anciennes du continent.
Les éditions CEDA sont nées en 1961. Elles ont été créées par l’Etat Ivoirien en partenariat avec les éditions françaises Hatier, Didier, Fouchier et Mame. Si l’Etat n’était actionnaire qu’à 25% à l’origine, il est passé à 51% en 1974. En 1972, sont créés à Dakar les NEA (Nouvelles Editions Africaines) avec une direction générale à Dakar et deux antennes à Lomé et Abidjan. Dix ans plus tard, les NEA Abidjan tentent une autonomie qui se solde par un dépôt de bilan en 1989.

Lire l’intégralité de « Histoire de la bande dessinée en Côte d’Ivoire (1/3) », par Christophe Cassiau-Haurie, publié par Africultures le 15 mars 2017.

Vendre et acheter des droits sur le marché international de l’édition jeunesse

Cette boîte à outils propose aux éditeurs souhaitant se positionner sur le marché international de l’édition jeunesse, des pistes et des outils pour l’appréhender, et s’y insérer plus facilement.
Cerner les tendances de l’édition jeunesse, vendre et acheter des droits, participer à des foires internationales… autant de questions auxquelles cette boîte à outils répond, en complément du guide Comment vendre des droits à l’étranger (réalisé en 2011) et mis à jour en 2014 par Le Motif (Observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) et par l’agence Mon Agent et Compagnie.
Elle se compose de :

  • fiches pratiques thématiques (consultables ici) ;
  • documents et supports types « prêts à l’emploi » (à demander directement à l’équipe de l’Alliance) / un kit juridique et du matériel de prospection type.

La présente boîte à outils fait suite à deux des ateliers organisés dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2012-2014 : en mars 2013, en partenariat avec la Foire du livre de Bologne sur la question de « La visibilité de la littérature jeunesse africaine sur le marché international » et en septembre 2014 au Cap sur « L’édition jeunesse, un enjeu essentiel pour la bibliodiversité ». Réunissant des éditeurs d’Afrique francophone et anglophone, portugais, brésiliens, ces ateliers ont montré la nécessité d’accompagner et d’outiller les éditeurs indépendants, et notamment les éditeurs des pays en développement, pour développer leur présence et leur reconnaissance à l’international.

Cette boîte à outils ne prétend pas être exhaustive : si certains documents vous semblent incomplets et/ou si vous souhaitez contribuer à l’enrichissement de ces documents, n’hésitez pas à nous écrire.

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