logoActivités

Programmation 2021 de l’Alliance

À lire : une rétrospective de l’année 2020 et le programme d’actions 2021 de l’Alliance !

Partager l'article

5 pôles principaux d’activités

Les activités de l’Alliance découlent des orientations définies collectivement par les éditeurs, qui s’organisent en 5 pôles principaux :
1. Animation d’un réseau international et interculturel d’éditeurs indépendants
2. Développement d’un Observatoire de la bibliodiversité : recherches, analyses, outils de mesure et centre de ressources sur la bibliodiversité
3. Organisation et animation de rencontres et d’ateliers internationaux et thématiques, renforcement des capacités par l’échange entre pairs, notamment via le Labo numérique de l’Alliance
4. Appui aux partenariats éditoriaux internationaux (coéditions solidaires, traductions, cessions de droits)
5. Mise en œuvre d’actions de plaidoyer en faveur de la liberté d’éditer, de l’édition indépendante et de la bibliodiversité

Partager l'article

Rencontres, ateliers & salons

Au croisement des Afriques, Alger, 27 octobre - 5 novembre 2008

Pays de parution : Algérie

L’Alliance des éditeurs indépendants a choisi la capitale algérienne pour organiser la prochaine rencontre d’une partie de son réseau francophone.
Avec plus de 250 titres exposés à des prix spécialement adaptés, le stand collectif « Au croisement des Afriques » proposera au public du SILA une véritable ouverture sur le continent africain... et au-delà. Par ailleurs, à travers des débats et des tables rondes, les professionnels du livre croiseront leurs regards et leurs pratiques, et partageront leurs métiers. Les éditeurs réunis au SILA se retrouveront également pour des réunions de travail, avec pour objectif la mise en place de projets de coéditions solidaires.
Au carrefour de l’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et des pays francophones du Nord, le SILA sera le rendez-vous privilégié de la bibliodiversité.

Téléchargez les grands rendez-vous de cet événement !

Partager l'article

Rencontre internationale d’éditeurs à Bogotá, 25 - 27 avril 2008

Pays de parution : Colombie

Du 25 au 27 avril 2008, le collectif des éditeurs indépendants de Colombie - REIC (Red de Editoriales Independientes de Colombia), a organisé, en partenariat avec le CERLALC et l’Union Latine, une rencontre internationale d’éditeurs.

Les différentes tables rondes programmées ont abordé notamment l’usage des nouvelles technologies dans le monde éditorial et leur impact sur le métier d’éditeur, la diffusion des éditeurs par Internet (impression à la demande, Google books search, ebooks), la construction des catalogues des éditeurs indépendants et le fonctionnement et le rôle des alliances nationales et internationales d’éditeurs indépendants.

De nombreux éditeurs membres de l’Alliance ont activement participé à cette rencontre : Germán Coronado (Peisa, Pérou), Pablo Harari (Trilce, Uruguay), Ivana Jinkings (Boitempo, Brésil), Anne Marie Métailié (Editions Métailié, France), Paulo Slachevsky (Lom Editores, Chili), Marcelo Uribe (Ediciones Era, Mexique), ainsi que Thierry Quinqueton, le président de l’Alliance.

Deux des résultats marquants de cette rencontre furent la création formelle du REIC et l’élaboration des statuts de ce réseau, et la rédaction d’une Déclaration des éditeurs indépendants présents à Bogotá (voir ci-dessous).

Partager l'article

Bibliodiversité 9, février 2008

À lire ! Le neuvième numéro de Bibliodiversité, la lettre mensuelle de l’Alliance des éditeurs indépendants, vient de paraître.

Partager l'article

Des éditeurs de l’Alliance présents sur le stand « L’Afrique au pluriel » au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (France), 28 novembre - 3 décembre 2007

Pays de parution : France

10 maisons d’édition de 10 pays différents étaient en effet représentées sur un espace aménagé de 60 m2. Cinq éditeurs étaient présents et ont pu vivre 6 jours durant au rythme du salon : Russel Clarke (Jacana Media, en Afrique du Sud), Béatrice Lalinon Gbado (éditions Ruisseaux d’Afrique, au Bénin), Marianna Warth (Pallas Editora, au Brésil), Marie-Michèle Razafinstalama (éditions Prediff, à Madagascar) et Paulin Assem (éditions Graines de pensées, au Togo) ont ainsi participé autant à l’installation du stand qu’à son animation.

Partager l'article

Bibliodiversité 8, novembre 2007

À lire ! Le huitième numéro de Bibliodiversité, la lettre mensuelle de l’Alliance des éditeurs indépendants, vient de paraître.

Partager l'article

Compte-rendu des Assises internationales de l’édition indépendante

C’est au sommet même de la Bibliothèque Nationale de France que 75 éditeurs de plus de 45 pays différents ont tenu leurs Assises internationales de l’édition indépendante. Quelques jours pour prendre de la hauteur sur les enjeux essentiels de la profession, mais aussi quatre journées pour plonger au cœur de l’action à venir, en toute solidarité.

Retrouvez le compte-rendu des Assises et le programme prévisionnel 2008-2009 dans le document joint.

Partager l'article

Création de l’Alianza Peruana de Editores

Pays de parution : Pérou

Les éditeurs péruviens présents aux Assises en juillet dernier à Paris (Germán Coronado, Ediciones PEISA et Álvaro Lasso, Estruendomudo), ont participé à la fondation, en septembre à Lima, de l’Alianza Peruana de Editores. La création de cette Alliance, qui regroupe une vingtaine d’éditeurs indépendants, universitaires et autonomes, s’inscrit parfaitement dans l’appel lancé par les signataires de la Déclaration internationale des éditeurs indépendants pour la protection et la promotion de la bibliodiversité (Paris, juillet 2007) : « nous appelons les éditeurs indépendants, partout dans le monde, à se regrouper, au niveau national, mais aussi au niveau régional et international, dans des associations et des collectifs permettant de mieux défendre nos droits, de faire entendre nos voix ». Selon Germán Coronado : « Esta nueva entidad gremial nace como un reflejo de lo que aconteció en París en julio pasado. »
Les statuts de la fondation de cette Alliance péruvienne sont disponibles sur le blog : http://alpe.wordpress.com

Nous souhaitons à cette association nationale d’éditeurs indépendants de réussir à protéger et à promouvoir la bibliodiversité comme ses homologues latino américains (AEMI au Mexique, EDIN au Chili, EDINAR en Argentine, LIBRE au Brésil).

Partager l'article

Déclaration internationale des éditeurs indépendants, 2007

75 éditeurs indépendants de plus de 45 pays – dont des représentants de collectifs regroupant au total plus de 380 maisons d’édition – se sont réunis à Paris à la Bibliothèque Nationale de France du 1er au 4 juillet 2007 en Assises internationales de l’édition indépendante. À travers leur Déclaration internationale des éditeurs indépendants, ils réaffirment avec force leur volonté de résister et d’agir ensemble.
Extrait de la Déclaration : « […] Nous appelons les éditeurs indépendants, partout dans le monde, à se regrouper, au niveau national, mais aussi au niveau régional et international, dans des associations et des collectifs permettant de mieux défendre nos droits, de faire entendre nos voix. Ensemble, avec l’appui des pouvoirs publics, des mécènes, des organisations internationales, nous entendons continuer à défendre et à promouvoir l’édition indépendante et la bibliodiversité. »

Partager l'article

Une rencontre inédite en faveur de la bibliodiversité

Assises internationales organisées par l’Alliance des éditeurs indépendants – Paris, 1er- 4 juillet 2007

L’Alliance des éditeurs indépendants organise du 1er au 4 juillet 2007 les premières Assises internationales de l’édition indépendante, sous le signe de la bibliodiversité.

80 éditeurs de 40 nationalités différentes présenteront durant 4 jours les réalités de leur métier. Par ailleurs, ils formuleront un ensemble de propositions concrètes visant à défendre, promouvoir et renforcer la diversité culturelle dans le domaine du livre – la bibliodiversité. Ce travail qui se prolongera au-delà de la rencontre elle-même s’inscrit dans la droite ligne de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, entrée en vigueur le 18 mars 2007.

Partager l'article

L’éditeur indépendant de création : une tentative de définition

Alors que l’on parle de plus en plus de l’indépendance de l’édition, nous avons voulu mettre en débat une possible définition de “l’éditeur indépendant de création“. Prenant la forme d’une série de questions, cet outil pourrait permettre d’évaluer les forces et les faiblesses d’un éditeur en matière d’indépendance.

Partager l'article

1 | ... | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18

Coéditions et traductions solidaires

Sciences humaines et sociales

El comercio justo

Auteur(s) : Corinne GENDRON ; Arturo PALMA TORRES ; Véronique BISAILLON ; Olga NAVARRO-FLORES
Prix : 80 pesos argentin ; .000 CLP

Qu’est-ce que le commerce équitable aujourd’hui ? Qui en sont les principaux acteurs ? Quel est son avenir ? Autant de questions auxquelles ce livre se propose de répondre à travers sept expériences sur le terrain dans différentes régions du monde. Au gré de ce voyage, le lecteur partira notamment au Chiapas au cœur d’une petite organisation de producteurs de café, en Bolivie au sein d’une exploitation de quinoa, en Inde pour explorer des formes moins traditionnelles de commerce équitable… Lire la suite ici !

Une coédition « Le livre équitable » entre 6 éditeurs du réseau hispanophone : Libros de la Araucaria (Argentine), Lom ediciones (Chili), Marea editorial (Argentine), Txalaparta (Espagne), Icono (Colombie), Plural (Bolivie).

Année de parution : 2012 - 2013

Couverture de la version chilienne de « El comercio justo »

Partager l'article

À quand l’Afrique ? Entretien de Joseph KI-ZERBO avec René HOLENSTEIN

Auteur(s) : Joseph KI-ZERBO ; René HOLENSTEIN
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Côte d’Ivoire, France, Haïti, Mali, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 10 € (France) ; 15 CHF (Suisse) ; 16,95 CAD (Canada) ; 3 000 FCFA (Afrique subsaharienne) ; 350 G (Haïti)

À quand l’Afrique ? Voilà bien une question que nous préférons éviter, tant l’Afrique semble sans avenir. Mais Joseph Ki-Zerbo, historien et homme d’action burkinabé, ne peut et ne veut occulter cette question. Pour lui, l’Afrique doit conquérir son identité, fière de sa contribution à l’aventure humaine.
Un livre passionnant, nourri d’une Afrique vécue et étudiée pendant des décennies, riche de réflexions profondes d’un historien sur le rôle de son métier pour l’action concrète des hommes. Un livre engagé : N’an lara, an sara (Si nous nous couchons, nous sommes morts).

Joseph Ki-Zerbo, éminent historien, né à Toma (Burkina Faso) en 1922, est décédé en 2006 à Ouagadougou. Il a notamment publié Histoire de l’Afrique noire (Hatier), dirigé les volumes I et IV de la monumentale Histoire générale de l’Afrique (UNESCO), et La Natte des autres : pour un développement endogène en Afrique (Karthala). Il est interrogé par René Holenstein, docteur en histoire et spécialiste des questions du développement, longtemps en poste à Ouagadougou.

Cette réédition d’À quand l’Afrique, qui intervient après la disparition du Professeur Joseph Ki-Zerbo en 2006, rend témoignage de l’actualité et de la profondeur de sa pensée. Elle est publiée simultanément en Afrique, en Europe, au Canada et en Haïti.

Cette réédition est augmentée de notes réalisées par les éditions Pallas au Brésil pour la publication en portugais de l’ouvrage. Ces notes ont été traduites en français par Caroline Sordia.

Date de la première édition : 2004 ; réédition : 2013 ; 240 pages ; format poche ; ISBN France : 9782708241626 ; ISBN Suisse : 9782829004568 ; ISBN Québec : 9782897120337

Cette coédition solidaire porte le label Le livre équitable.  

Les coéditeurs et l’Alliance remercient Claude Calame, directeur d’études à l’EHESS à Paris et la Direction du Développement et de la Coopération suisse pour leur précieux soutien.

Partager l'article

OGM- La verità riguarda anche te !

Auteur(s) : Corinne LEPAGE ; Beatrice CERRAI (traductrice)
Pays de parution : Italie
Langue(s) : italien
Prix : 9 €

Les manœuvres des cigarettiers, les mensonges ayant entouré le Médiator, les non-dits de l’industrie chimique à propos du Bisphénol A : les scandales de santé publique ne manquent pas. Bien qu’il n’y ait pas toujours eu de certitude scientifique quant à la nocivité de ces produits, le principe de précaution aurait dû l’emporter. Nous sommes aujourd’hui dans la même situation pour les OGM.

Faisant le constat du refus des autorités publiques de jouer leur rôle, des défaillances, des conflits d’intérêt et autres manœuvres destinées à empêcher la recherche indépendante et la transparence sur les effets des OGM, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) a décidé de mener lui-même une expérimentation qui est une première.

Corinne LEPAGE raconte dans cet ouvrage la saga de cette expérience, la manière dont elle s’inscrit dans l’histoire des OGM en Europe et les perspectives de participation qu’elle ouvre à la société civile. Elle propose un nouveau modèle d’expertise, pluraliste, pluridisciplinaire et contradictoire, fondé sur la responsabilité des experts et des politiques, et dans lequel les citoyens ont toute leur place.


Résumé extrait du site Internet des éditions Charles Léopold Mayer

Éditeur : Il leone verde
Date de publication : 2013 ; 140 pages ; ISBN : 9788865800669

Partager l'article

Words and money (in Arabic), André Schiffrin

Auteur(s) : André SCHIFFRIN
Pays de parution : Liban, Syrie, Tunisie
Langue(s) : arabe

Words and Money, édité originellement en 2010 par les éditions Verso (Royaume Uni) a été traduit et publié en France par les éditions La Fabrique (L’argent et les mots). Le livre est maintenant disponible en arabe, coédité par trois maisons d’édition : Al Intishar (Liban), Med Ali (Tunisie) et Atlas Publishing (Syrie). Cette coédition porte le logo « Le livre équitable ».

Lire la présentation du livre sur le site des éditions La Fabrique.

Partager l'article

My Farewell from heaven

Auteur(s) : Hamed Abdel SAMAD ; Traduit par B. BINIAZ
Pays de parution : Allemagne, France
Langue(s) : farsi

Une coédition du groupe persanophone de l’Alliance : les éditions Forough en Allemagne et les éditions Khavaran en France.
Ouvrage traduit de l’allemand vers le persan.

Date de publication : 2012 ; ISBN : 978-3-943147-15-5

Partager l'article

Making Peace with the Earth : Beyond Resource, Land and Food Wars (Faire la paix avec la Terre : au-delà des ressources, de la terre et des guerres alimentaires)

Auteur(s) : Vandana SHIVA
Pays de parution : Afrique du Sud, Australie, Inde
Langue(s) : anglais
Prix : Rs. 375 (India) / $AUD: 32.95

Les guerres au XXIe siècle sont des guerres contre la terre ; contre les ressources naturelles telles que l’eau, la terre, les forêts, les minerais et les semences. L’économie d’entreprise mondiale fondée sur l’idée d’une croissance sans limite s’est transformée en économie de guerre et les moyens déployés sont des instruments de guerre. Guerres des marchés. Guerres de l’eau. Guerres alimentaires.
Dans son exposé rigoureusement documenté et révélateur, Vandana SHIVA déconstruit les mythes propagés par la mondialisation d’entreprise dans sa poursuite de profits et de pouvoir en exposant ses principes erronés et ses effets pervers dévastateurs. Le consumérisme lubrifie la guerre contre la terre, tout comme le contrôle des entreprises viole toutes les limites éthiques et écologiques. Il fait la promotion de technologies de production basées sur le génie génétique, le géogénie et les toxines ; d’un développement industriel qui renforce l’appropriation de terres, rivières et montagnes ; d’une agriculture industrielle qui épuise la diversité de la nature ; des confiscations de terres en Afrique, en Asie, et en Amérique du Sud. L’exploitation à cette échelle entraîne un type de dette écologique et économique qui n’est pas durable, qui ne peut être cautionnée et qui est inadmissible. Faire la paix avec la terre démontre comment un changement de paradigme en faveur de politiques et économies centrées sur la terre est notre seule chance de survie ; et comment la résistance collective à l’exploitation d’entreprise peut montrer le chemin vers un nouveau type d’environnementalisme d’interdépendance et de démocratie de la terre.

Vandana SHIVA est une théoricienne et activiste environnementale mondialement reconnue, une chef de file du Forum international sur la mondialisation (FIM) avec Ralph NADER et Jeremy RIFKIN, et du mouvement Slow Food. Directrice de l’association Navdanya et de la Fondation de la recherche pour la science, la technologie et les ressources naturelles, et militante farouche pour les droits des fermiers, paysans et femmes, elle est l’auteure et éditrice d’une panoplie de livres influents. Vandana SHIVA a reçu plus de 20 reconnaissances internationales, dont le Right Livelihood Award (1993) ; la Médaille du président de la République italienne (1998) ; le Horizon 3000 Award (Autriche, 2001) ; le Save the World Award (2009) ; le Sydney Peace Prize (2010) ; le Calgary Peace Prize (Canada, 2011) ; le Thomas Merton Award (2011) ; et le John Lennon-Yoko Ono Grant for Peace. Elle est par ailleurs lauréate du Grand prix de la culture asiatique Fukuoka (2012).

Vandana SHIVA travaille actuellement sur un projet de trois ans avec le Gouvernement du Bhutan pour que celui-ci devienne le premier pays biologiquement indépendant au monde.

Une coédition du réseau anglophone de l’Alliance : Spinifex Press (Australie), Jacana Media (Afrique du Sud) et Women Unlimited (Inde).

Date de publication : 2012 ; 288 pages ; ISBN : 81-88965-75-8 (Inde) / ISBN : 9781875559275 (Australie)

Couverture version Australie

Version australienne de la couverture de Making the peace

Partager l'article

Dictionnaire de la narratologie

Auteur(s) : Mohamed EL KHADI ; Mohamed EL KHABOU ; Ahmed SMAOUI ; Mohamed Najib AMANI ; Ali ABID ; Noureddine BEN KHOUD ; Fathi NASRI ; Mohamed Ayet MIHOUB
Pays de parution : Algérie, Égypte, Liban, Maroc, Tunisie
Langue(s) : arabe
Prix : 30 000 TND

Le Dictionnaire de la narratologie est un ouvrage de référence, ayant pour objectif de faciliter la diffusion et la transmission des idées, par l’uniformisation des concepts entre lecteurs arabophones. Il permet d’affiner les définitions proposées dans différents essais critiques arabes dont l’appareil conceptuel puise directement dans les œuvres des théoriciens de la narratologie occidentale.
Le Dictionnaire se présente sous forme d’un glossaire des termes en usage dans l’analyse du récit. Il comporte aussi des termes relevant des champs d’étude de la narratologie traditionnelle et énonciative, des termes et des notions empruntées à la pragmatique et à l’analyse du discours.

Aux termes arabes ont été adjoints les correspondances en français et en anglais pour répondre aux besoins du lectorat aussi bien francophone (Maghreb) qu’anglophone (Moyen-Orient).

Le Dictionnaire de la narratologie est entre autres destiné aux étudiants et aux chercheurs, aux critiques littéraires et aux auteurs.

Date de publication : septembre 2010, 600 pages, 16,5 X 23,5 cm, 540 concepts présentés en français, en anglais et en arabe,
ISBN : 978-9973-33-294-3

Partager l'article

L’Afrique au secours de l’Afrique

Auteur(s) : Sanou MBAYE ; préface d'Aminata TRAORE
Pays de parution : Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Mali, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 9 € ; 500 DA ; 3 000 FCFA ; 15 CHF

Comment l’Afrique peut-elle sortir de l’impasse ? À contre-courant, l’auteur montre que les Africains ont les cartes en mains pour assurer leur propre développement. Depuis les indépendances, le modèle de développement imposé à l’Afrique par l’Occident est un véritable échec. L’auteur dissèque les causes structurelles de cette faillite qui a entraîné les populations africaines dans une spirale de pauvreté et de violence. Il met en évidence les responsabilités occidentales sans occulter celles propres aux Africains eux-mêmes. Son analyse pluridimensionnelle propose ensuite un large éventail de solutions novatrices qui permettront aux Africains de prendre eux-mêmes en main leur propre développement. Avec une grande force de persuasion, Sanou Mbaye propose les réformes politiques, économiques et financières, les actions juridiques et le schéma de mobilisation des ressources qui peuvent assurer la véritable renaissance dont rêvent les populations de la région. Seule l’Afrique viendra à bout de ses propres maux et l’auteur nous emporte dans une lecture pleine d’espoir sur l’avenir du continent. Foncièrement panafricaniste, il est convaincu que la solidarité des peuples d’Afrique sera le terreau favorable à cette profonde mutation qui leur permettra de se réapproprier leur identité mise à mal par des siècles de domination et de se réaliser pleinement.

Sanou MBAYE, ancien haut fonctionnaire de la Banque africaine de développement, est un chroniqueur politique et économique. Ses écrits sur le développement des pays africains proposent des politiques alternatives à celles mises en place, en Afrique, par des Occidentaux et leurs bras alliés : le FMI et la Banque mondiale.

Date de publication : 2010, 222 pages, 11 X 18 cm

Première édition grand format : les éditions de l’Atelier, 2009

Partager l'article

Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du Président Sarkozy

Auteur(s) : Sous la direction d'Adame BA KONARÉ
Pays de parution : Algérie, Mali, Sénégal
Langue(s) : français
Prix : 6 500 FCFA ; 800 DA

Passé les réactions vives et indignées qu’a suscitées chez les Africains le discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Dakar le 26 juillet 2007, ses déclarations sur l’immobilisme du continent africain ou encore la non-responsabilité de la France dans ses problèmes actuels nécessitaient une riposte argumentée, dépouillée de toute considération émotive. C’est dans le but d’éclairer le président Sarkozy, mais aussi son entourage et, plus généralement, le grand public sur la réalité de l’histoire africaine, qu’Adame Ba Konaré a lancé, en septembre 2007, un appel remarqué à la communauté des historiens. Cet ouvrage est le résultat de cette mobilisation : 25 contributions de spécialistes de notoriété internationale ou de plus jeunes chercheurs, africains et européens, qui abordent chacun avec rigueur et précision un pan de l’histoire riche, complexe et méconnue du continent.

Date de publication de la version panafricaine : 2009, 350 pages, 15,5 X 24 cm

Partager l'article

The World According to Monsanto

Auteur(s) : Marie-Monique ROBIN ; Translated by George HOLOCH
Pays de parution : Australie, États-Unis, Inde
Langue(s) : anglais
Prix : £16.99

Fruit d’une enquête remarquable de trois ans ayant mené la journaliste et documentariste Marie-Monique Robin à parcourir quatre continents (Amérique du Nord, du Sud, Europe et Asie), Le monde selon Monsanto raconte l’histoire méconnue mais choquante de ce géant de l’agroalimentaire – le premier producteur mondial d’OGM (organismes génétiquement modifiés) – et dévoile que son nouveau look « vert » n’est pas moins nocif que son passé empreint de BCP et teinté d’agent orange.
Marie-Monique Robin révèle que, suite à sa longue histoire de fabrication de produits chimiques dangereux et herbicides létaux, Monsanto s’affiche désormais comme une société promouvant les « sciences de la vie », apparemment convaincue des vertus du développement durable. Toutefois, Monsanto contrôle aujourd’hui la majorité des souches de maïs et soja génétiquement modifiées – un ingrédient présent dans plus de 95 pour cent des ménages américains – et ses alarmantes astuces politiques et légales cherchant à maintenir ce monopole font l’objet de préoccupations à l’échelle planétaire.

Le livre accompagnant le documentaire du même nom, Le monde selon Monsanto, a suscité l’engouement et la controverse en France, en Europe et en Amérique latine lors de son lancement, et changera certainement votre perception de la sécurité alimentaire et du contrôle privé des réserves alimentaires mondiales.

Marie-Monique Robin est une journaliste et cinéaste française lauréate de nombreux prix. En 1995, elle a reçu le prix Albert-Londres décerné aux journalistes d’enquête en France. Elle est réalisatrice et productrice de plus de trente documentaires et reportages d’enquêtes filmés en Amérique latine, en Afrique, en Europe et en Asie. Elle vit à l’extérieur de Paris.

George Holoch a traduit plus de vingt livres, dont Notes on the Occupation (The New Press). Il vit à Hinesburg, au Vermont.

Date de publication : 2010 ; 384 pages

Partager l'article

1 | 2 | 3 | 4 | 5

Littérature

Mandela et moi

Auteur(s) : Lewis NKOSI ; préface de Véronique TADJO
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA ; 45 DM ; 8 DT ; 3 300 RWF

Le jeune Zoulou Dumisani Gumede grandit dans le cadre bucolique des montagnes sud-africaines. Cet irrésistible séducteur a deux obsessions : le sexe et une adoration inconditionnelle pour Nelson Mandela, le mythique leader de l’ANC recherché alors dans tout le pays et incarnation idéale pour lui du courage et de la virilité.
Paru initialement en 2006, Mandela et moi dessine un portrait décalé de l’Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid. Roman d’apprentissage atypique et audacieux, mêlant de savoureuses anecdotes relatives à la vie quotidienne de la communauté zouloue et à la violence ordinaire, tant familiale que sociale et politique d’un pays en souffrance. Sagesse et humour se côtoient dans cette fable, qui se veut un hommage au grand Mandela.

Lewis NKOSI est né à Durban (Afrique du Sud) en 1936. Journaliste, il a enseigné la littérature dans différentes universités. Auteur de plusieurs essais consacrés à la culture et à la littérature sud-africaine, de pièces de théâtre et de romans, il a reçu de nombreux prix littéraires. Il est décédé à Johannesburg en septembre 2010.

Date de publication de la version panafricaine : 2011, 360 pages, 11,5 X 19 cm

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

Trop de soleil tue l’amour

Auteur(s) : Mongo BETI ; préface d'Odile TOBNER
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA ; 45 DM ; 8 DT ; 3 300 RWF

Zam, journaliste politique engagé, est victime d’un vol : toute sa précieuse collection de disques de jazz est dérobée. Le lendemain, il découvre un cadavre dans son placard. S’ensuit alors une succession de péripéties où Zam - plus porté sur les plaisirs simples de la vie - prend lentement conscience de ce qui se trame autour de lui. Il décide alors de mener une enquête qui se transforme très vite en cauchemar, où des policiers véreux se confondent avec des politiciens corrompus, où les diplomates étrangers se dérobent tandis que les services secrets se déchaînent.
Trop de soleil tue l’amour - premier volet d’une trilogie restée inachevée - s’inscrit dans cette tradition de la farce littéraire qui entend dénoncer par l’humour la tragédie d’une Afrique prise dans les rets de ses contradictions et des ingérences multiples.

Écrivain, essayiste, libraire, éditeur, citoyen militant, Mongo BETI - né en 1932 au Cameroun - a été, durant un demi-siècle, au cœur du combat pour une Afrique libérée des drames de la colonisation et des indépendances confisquées. Auteur d’une œuvre importante et considéré comme un des écrivains africains majeurs, Mongo BETI est décédé en octobre 2001.

Date de publication de la version panafricaine : 2011, 372 pages, 11,5 X 19 cm

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

Jazz et vin de palme

Auteur(s) : Emmanuel DONGALA
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Mali, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 1 500 FCFA ; 300 DA ; 40 DM ; 2 000 RWF

Un homme - pourtant féroce adversaire de l’animisme - confie à un ancien camarade du parti : « J’ai été ensorcelé par mon oncle paternel ». Un autre, Likibi, est jugé pour avoir empêché la pluie de tomber sur son village : accusé d’être féticheur, il est exécuté. Un gardien d’usine fait l’éloge de la Révolution rouge sans en comprendre un traître mot : son zèle lui sera fatal...
Avec une ironie mordante et un ton décalé, ce recueil de huit nouvelles évoque la déroute des jeunes États africains et les désillusions qui ont suivi les indépendances. Autant de portraits d’hommes et de femmes qu’Emmanuel Dongala parvient à saisir avec justesse et humanité. Le style est faussement naïf, les situations parfois loufoques... et si l’auteur s’autorise des échappées poétiques - liées à sa passion du jazz - le constat reste souvent pessimiste derrière l’humour doux-amer de l’écriture.

Né en 1941, Emmanuel Dongala a grandi au Congo-Brazzaville et vit aujourd’hui aux États-Unis. Il est l’auteur de plusieurs romans, dont Les petits garçons naissent aussi des étoiles et Johnny Chien Méchant, parus au Serpent à plumes.

Date de publication de la version panafricaine : 2009, 204 pages, 11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

Kaveena

Auteur(s) : Boubacar Boris DIOP
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 000 FCFA ; 350 DA ; 40 DM ; 2 500 RWF

Un cadavre dans un bunker : celui du chef de l’État, N’Zo Nikiema. Un mystère : celui du meurtre de la petite Kaveena, fille unique de la maîtresse du président défunt. Le colonel Asante Kroma, chef de la police, va devoir démêler les sombres arcanes d’un système dont il a aussi été l’un des rouages.
Kaveena, long monologue lucide et désespéré, dit de manière implacable l’Afrique meurtrie, aux mains de politiciens locaux et étrangers, brutaux, avides, sans merci. Un roman courageux et sans concession.

Auteur sénégalais né en 1946, Boubacar Boris Diop s’est imposé comme un écrivain majeur de l’Afrique contemporaine. Il a écrit plusieurs romans, dont Murambi, Le livre des ossements (Stock, 1997) et Doomi Golo, écrit en wolof (Papyrus, 2003) et paru en français aux éditions Philippe Rey en 2009.

Date de publication de la version panafricaine : 2009, 382 pages, 11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

Sozaboy

Auteur(s) : Ken SARO-WIWA
Pays de parution : Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire
Langue(s) : français
Prix : 3 000 FCFA ; 350 DA

À travers le regard d’un adolescent africain qui s’engage dans l’armée sans bien savoir pourquoi, Ken Saro-Wiwa nous plonge dans le chaos d’un conflit absurde, celui de la guerre civile nigériane (1967-1970). Écrit dans une langue extraordinaire – un anglais « pourri » –, Sozaboy est un chef d’œuvre de la littérature africaine, d’une violence et d’une audace inouïes, salué dans le monde entier comme un plaidoyer implacable contre la folie de la guerre.

Né en 1941 au Nigéria, Ken Saro-Wiwa, après des études d’anglais, enseigne au Laos. Romancier et auteur de feuilletons populaires pour la télévision, il crée sa propre maison d’édition et préside l’Union des écrivains nigérians. Il est aussi un journaliste reconnu pour sa plume acerbe et ses prises de position courageuses. En 1995, il est condamné à mort et exécuté par pendaison pour son activité militante en faveur de la communauté Ogoni dont il était issu.

Date de publication de la version panafricaine : 2008,
294 pages,
11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

De l’autre côté du regard

Auteur(s) : Ken BUGUL
Pays de parution : Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal
Langue(s) : français
Prix : 2 000 FCFA ; 350 DA

Dialogue entre une fille et sa mère morte, à qui elle reproche de ne pas l’avoir aimé et de lui avoir préféré sa nièce, le roman de Ken Bugul décrit une relation, un monde où l’amour et la vérité semblent absents. Avec poésie, où phrases courtes et poèmes - comme rythmés par le souffle du désespoir - alternent dans une litanie de souvenirs, l’auteur tente de dire la douleur ineffable des choses perdues.

Née au Sénégal en 1947, d’un père marabout alors âgé de 85 ans et d’une mère qui devra se séparer d’elle alors qu’elle n’a que 5 ans, Ken Bugul, dont le nom signifie en wolof « celle dont personne ne veut », a été fonctionnaire internationale et vit aujourd’hui au Bénin. La condition féminine, l’Islam ou le rapport Nord-Sud constituent autant de thèmes qui irriguent son œuvre où elle conjugue humour et un talent inné de conteuse. Avec un regard lucide, libre et sans concession, elle est une des voix essentielles de la littérature africaine contemporaine. Parmi ses livres : La folie et la mort (Présence africaine, 2000), Rue Félix-Faure (Serpent à Plumes, 2004).

Date de parution de la version panafricaine : 2008,
282 pages,
11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

Une aiguille nue

Auteur(s) : Nuruddin FARAH
Pays de parution : Bénin, Cameroun, Canada, Côte d’Ivoire, France, Sénégal, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 20 €

« De Dieu !! Mogadiscio, pense Koschin, l’abattoir devenu ville. Oeil-bridé venu d’Orient, attiré par l’encens et la myrrhe, a tracé sa route dans ce qui était alors le Puntland. Cul-gras, et c’est peu dire, a marchandé avec les chefs de tribus et les chefs de clan et s’est installé pendant plus d’un demi-siècle, garantissant le maintien de la paix entre les clans. Avant l’arrivée d’Oeil-bridé et Cul-Gras à Mogadiscio il y a eu les Manguerus d’Oignon-huileux. Sans oublier bien sûr Beau-Salaud qui a fouetté des indigènes par centaines, racontant (pour que le monde entier le sache) que s’il partait, il ne resterait rien à personne, qu’ils se boufferaient entre eux. Puis Servile minable s’est approché par un autre biais (ils sont bien plus à moi qu’à vous), a falsifié l’Histoire et s’est fait un nom en tant que géniteur des meilleurs Métisses Chocolats de Négroland ».

Né en 1945, à Baidhabo, dans ce qui était alors la Somalie italienne, Nurrudine Farah a grandi en Ogadene, province Somalie de l’Est éthiopien, avant de partir étudier en Inde au milieu des années 1960. De retour au pays, il se signale dès 1968, comme enseignant à Mogadiscio mais surtout comme le premier romancier de langue anglaise et... de langue somalie. Un coup double, rare il est vrai, qui précipitera son exil scellé par la junte militaire de Mohammed Siyad Barre, arrivé au pouvoir en 1969.

Date de parution : 2007,
260 pages,
14,5 X 22 cm

Collection Terres d’écritures

La collection « Terres d’écritures » accueille des textes de création – populaires, littéraires et poétiques – coédités par des éditeurs au Nord et au Sud. Les coéditions de cette collection portent le label « Le Livre équitable ».

Partager l'article

Dauchez l’Africain, maître et comédien

Auteur(s) : Pierre CHAMBERT
Pays de parution : France, Mali
Langue(s) : français
Prix : 17 €

Alger, Tlemcen, Angers, Saint-Étienne, Firminy, Yaoundé, Bamako, Philippe Dauchez a, dans toutes ces villes, joué de son art, le théâtre, en tant que comédien, metteur en scène ou professeur. Un temps assistant d’Albert Camus, il s’est toujours passionné pour l’intégration du théâtre dans la Cité sous toutes ses formes, classique, populaire, traditionnel...

Des grandes scènes françaises dans le passé aux places des villages maliens aujourd’hui, il a toujours travaillé avec la même simplicité et le même engagement. Cet ouvrage retrace son histoire, sa passion de la vie, du théâtre et des gens, dans un texte qui fait se croiser l’intimité et l’universel, l’histoire et la vie quotidienne, le théâtre savant et l’art populaire. Pierre Chambert nous dresse un portrait poétique d’un homme qui a mis sa vie toute entière au service d’un théâtre utile.

Pierre Chambert, poète et écrivain, exerce le métier d’inspecteur-conseiller pour le théâtre et les spectacles au ministère de la Culture et de la Communication. Il est actuellement en fonction en Guyane, à proximité de l’Amazonie, de ses légendes et de ses conteurs.

Date de publication : 2006, 256 pages

Partager l'article

L’Ombre d’Imana

Auteur(s) : Véronique TADJO
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Rwanda, Sénégal, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 1500 FCFA / 2,3 €

Invitée au Rwanda en 1998 pour une résidence d’écriture, Véronique Tadjo découvre les séquelles laissées par le génocide. Par devoir de mémoire, elle décide de redonner des visages, des noms, des vies à ceux qu’elle a croisés, victimes ou bourreaux. Tour à tour témoignage et fiction, son texte pose un regard humain sur un des plus grands drames de l’Afrique contemporaine. L’Ombre d’Imana est un acte de foi dans la capacité de la littérature à apporter un éclairage nouveau sur le passé et à aider les peuples à réapprendre à vivre ensemble. Pour qu’une telle barbarie ne se reproduise plus.

Auteur de nationalité ivoirienne, Véronique Tadjo vit actuellement en Afrique du Sud. Elle a écrit des romans, des recueils de poèmes et des livres pour la jeunesse. Le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire 2005 lui a été décerné pour l’ensemble de son œuvre.

Date de publication : 2006
144 pages,
12 X 19 cm

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Partager l'article

Festins de la détresse

Auteur(s) : Aminata SOW FALL
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Mali, Maroc, Sénégal, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 18 €

Chroniques d’une famille et d’une cour, Festins de la détresse, nous plongent au cœur de vies en proie aux absurdités que provoquent les changements économiques et sociaux, trop rapides pour le temps d’une vie humaine. Puisant dans la mémoire complexe du chant africain, Aminata Sow Fall veut « changer la croyance selon laquelle la nourriture et les biens matériels sont seuls nécessaires à la survie, et mettre en évidence l’importance de la créativité et des besoins spirituels. Ils sont même plus importants que les biens matériels, qui ne suffisent pas à fonder la dignité d’un être humain ».

Date de publication : 2005,
160 pages,
14,5 X 22 cm

Collection Terres d’écritures

La collection « Terres d’écritures » accueille des textes de création – populaires, littéraires et poétiques – coédités par des éditeurs au Nord et au Sud. Les coéditions de cette collection portent le label « Le Livre équitable ».

Partager l'article

1 | 2 | 3 | 4

Jeunesse

Le dodo aux plumes d’or

Auteur(s) : Corinne FLEURY (texte) ; Sébastien PELON (illustrations)
Pays de parution : Côte d’Ivoire, Maurice

Dans un village de l’île Maurice vit le dodo aux plumes d’or. Son fabuleux pouvoir attire la convoitise des villageois. Le dodo est menaceì. Seule la bonne femme Mimine décide de le protéger. Mais saura-t-elle déjouer les ruses des cupides villageois ?

Une coédition panafricaine réunissant l’Atelier des nomades (Île Maurice) et les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

Partager l'article

Contes de l’Île Maurice

Auteur(s) : Shenaz PATEL (texte) ; Sébastien PELON (illustrations)
Pays de parution : Côte d’Ivoire, Maurice

Comment Tizan a transformé une sauterelle en vache ? Pourquoi un éléphant et une baleine sont convaincus qu’un petit lièvre est beaucoup plus fort qu’eux ? Autour de Tizan, du compère jaco, du lièvre et des personnages populaires de la tradition orale mauricienne, ce recueil réunit 9 contes rusés et drôles pour découvrir une île Maurice remplie de malice.

Une coédition panafricaine réunissant l’Atelier des nomades (Île Maurice) et les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

Partager l'article

Les quatre frères

Auteur(s) : Bienvenue GNIMPO N'KOUÉ (texte) ; Ayoutoufèï GUÉDÉGUÉ (illustrations)
Pays de parution : Bénin, Côte d’Ivoire

Une coédition panafricaine réunissant les éditions Ruisseaux d’Afrique (Bénin) et les éditions Vallesse (Côte d’Ivoire).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

Les illustrations de ce livre ont reçu, en 2018, le 1er prix de la première édition du prix Hervé Gigot pour l’illustration du livre jeunesse en Afrique, initié par les éditions Ruisseaux d’Afrique (Bénin).

Partager l'article

Le soir autour du feu

Auteur(s) : Sylvie NTSAMÉ
Pays de parution : Gabon, République démocratique du Congo

Une coédition panafricaine réunissant les éditions Ntsamé (Gabon) et les éditions Elondja (RDC).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

Partager l'article

La Forêt sacrée

Auteur(s) : Nicolas CONDÉ (texte) ; Irina CONDÉ (illustrations)
Pays de parution : Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, République démocratique du Congo, Togo
Langue(s) : français

Koné a l’âge de rentrer dans la forêt sacrée pour en ramener un animal fantastique qui l’accompagnera toute sa vie. Mais la forêt est pleine de dangers et les animaux sont devenus difficiles et rares à trouver. Quand Koné rencontre enfin le camélion, comprendra-t-il le message et sera-t-il capable de mener à bien sa mission ?

Une coédition panafricaine réunissant les éditions Ganndal (Guinée Conakry), les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire), Ruisseaux d’Afrique (Bénin), Graines de Pensées (Togo), les éditions Ntsamé (Gabon) et les éditions Elondja (RDC).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

Partager l'article

Les cheveux de Cora / Ny volon’i Cora

Auteur(s) : Ana Zarco CÂMARA (texte) ; Taline SCHUBACH (illustrations)
Pays de parution : Madagascar
Langue(s) : français , malgache
Prix : 16 0000 Ar (4 €)

Album illustré jeunesse – édition bilingue français-malgache
Traduit du portugais (Brésil) vers le français par Joana Cabral, traduit en malgache par Veloniaina Rabakoly

Éditions Jeunes Malgaches, 2014, 32 pages
Édition originale : Pallas Editora (Brésil)

ISBN : 978-2 916362-42-7

Ce livre est issu de plusieurs rencontres entre les éditrices et éditeurs membres de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (« Groupe jeunesse » de l’Alliance), lors de salons du livre (stand collectif jeunesse) et dans le cadre d’ateliers autour de la littérature jeunesse. Ces temps de partage, de connaissance mutuelle, d’échanges, de savoir-faire favorisent des partenariats éditoriaux inédits. En soutenant et favorisant ces partenariats, les membres de l’Alliance participent à la circulation des textes et des idées d’un continent à un autre, mais aussi d’une langue à une autre. À travers ces partenariats éditoriaux solidaires, il s’agit aussi de développer des flux de traduction encore « rares », par exemple ici du portugais du Brésil vers le malgache.

Partager l'article

Kofi et le petit garçon de feu

Auteur(s) : Nei LOPES (texte) ; Hélène MOREAU (illustrations)
Pays de parution : Bénin
Langue(s) : français

Kofi était enfant dans un village du Ghana, au temps où ce pays s’appelait la Gold Coast et était une colonie anglaise. Il avait entendu dire qu’il existait des gens qui avaient des cheveux clairs et des peaux blanches, peaux qui rougissaient quand ils étaient en colère et qui, alors, pouvaient brûler celui qui les touchait. Imaginez alors son inquiétude quand il se trouva face à un jeune Anglais, venu en visite avec son père, chef d’une délégation officielle. Le petit Blanc, lui, pensait que le noir de la peau s’effaçait au toucher… Tous ces présupposés écartés, leur sourire et leur poignée de main sont des plus sincères. Cette histoire, porteuse de leçon sur l’importance de la rencontre pour dépasser les préjugés, est servie par un texte qui reflète bien le point de Kofi avec toute sa naïveté. Les illustrations aux belles couleurs chaudes modèlent formes et lumières.
Les dernières pages du livre sont consacrées à un intéressant dossier documentaire sur le Ghana.
Présentation du livre : © Nathalie Beau (Takam Tikou)

Traduit du portugais (Brésil) vers le français par Flavio Corrêa de Mello

Ruisseaux d’Afrique (Bénin), 2012 ; 37 pages
Édition originale : Pallas Editora (Brésil)

Partager l'article

Les nouveautés du fonds « Lectures d’Afrique(s) » à découvrir d’urgence !

Le fonds Lectures d’Afrique(s) rassemble aujourd’hui la production de six maisons d’édition indépendantes d’Afrique (Afrique du Sud, Bénin, Madagascar, Mali, Rwanda, Togo) et du Brésil.

Découvrez les nouveautés des éditions Bakamé (Rwanda), Donniya (Mali), Jeunes Malgaches (Madagascar), Graines de Pensées (Togo), Pallas (Brésil) et Ruisseaux d’Afrique (Bénin). Si vous souhaitez diversifier votre fonds, lire en malgache, en portugais, en kinyarwanda, en français, si vous désirez tout simplement découvrir des auteurs et illustrateurs africains et brésiliens... la solution est ici... téléchargez le catalogue !

Télécharger le catalogue ici :

Téléchargez les nouveautés du fonds Lectures d’Afrique(s) !

Retrouvez l’intégralité du catalogue ici.

Contactez l’Alliance internationale des éditeurs indépendants pour passer commande ou pour tout renseignement supplémentaire.

Partager l'article

Lectures d’Afrique(s), téléchargez le catalogue !

Auteur(s) : Catalogue collectif
Pays de parution : République de Guinée, Afrique du Sud, Bénin, Brésil, Madagascar, Mali, Maroc, Rwanda, Tunisie
Langue(s) : anglais , arabe , français , malgache , portugais , amazighe , bambara , kinyarwanda , kiswahili

Ancrés dans le quotidien africain, dans les rues de Bamako et de Conakry, au port de pêche de Cotonou, sur les terres tunisiennes, ou imprégnés de l’héritage afro-brésilien, découvrez dès maintenant les 281 contes, documentaires, albums et romans qui composent ce catalogue. La production de neuf maisons d’édition indépendantes d’Afrique (Afrique du Sud, Bénin, Madagascar, Mali, Maroc, République de Guinée, Rwanda, Tunisie) et du Brésil est ainsi disponible en France, en Belgique et en Suisse ! Si vous souhaitez diversifier votre fonds, lire en bambara, en arabe, en anglais, en portugais, en kinyarwanda, en malgache, en français, si vous désirez tout simplement découvrir... la solution est ici... tournez les pages !

L’Alliance diffuse et distribue l’ensemble des ouvrages présentés dans le catalogue.

Téléchargez ici le catalogue.

Le catalogue Lectures d’Afrique(s) a été réalisé avec le soutien de la Région Ile-de-France.

Partager l'article

Contos do mar sem fim

Auteur(s) : Cinco autores de Angola, quatro de Guiné-Bissau e sete escritores do Brasil
Pays de parution : Angola, Brésil, Guinée-Bissao
Langue(s) : portugais
Prix : R$ 32,00

Ce recueil, qui emprunte son titre à un vers emblématique de Fernando
Pessoa, est une véritable invitation au voyage, à travers seize récits
d’auteurs du Brésil, de Guinée-Bissau et D’Angola.

Date de publication : 2010 ; 224 pages ; 14 X 21 cm ; ISBN : 978-85-347-0294-2

Partager l'article

1 | 2

Plaidoyers

L’Alliance lance un appel pour la libération d’Anges Félix N’Dakpri, président de l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (Assedi), 9 novembre 2020

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants – représentant 750 éditrices et éditeurs à travers 55 pays dans le monde – lance un appel pour la libération d’Anges Félix N’Dakpri, président de l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (Assedi)

Président de l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (Assedi) et Commissaire général du Salon international du livre d’Abidjan, Anges Félix N’Dakpri a été enlevé le 25 octobre dernier à Abidjan (voir communiqué de plusieurs associations professionnelles diffusé le 27 octobre 2020). Depuis plusieurs semaines, la Côte d’Ivoire est en proie à de fortes tensions politiques dans le contexte des élections présidentielles.

Plusieurs sources locales et médias internationaux font état d’arrestations et de pressions faites à des figures de l’opposition ainsi qu’à des journalistes couvrant les événements.

L’enlèvement d’Anges Félix N’Dakpri par des hommes armés à son domicile à Abidjan le dimanche 25 octobre survient ainsi dans un contexte violent de menaces et d’entraves à la liberté d’expression. Selon ses proches, il serait à présent détenu à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan).

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants demande que soit mis un terme à cette détention arbitraire d’Anges Félix N’Dakpri et invite les professionnels du livre, médias et associations de défense des droits de l’Homme à relayer cet appel.

Signataires

Les membres du Comité international des éditeur.rice.s indépendant.e.s

  • Élisabeth DALDOUL, elyzad, Tunisie, coordinatrice du réseau francophone
  • ASSEM Mawuto Paulin, AGO Média, Togo, vice-coordinateur du réseau francophone
  • Jean-Claude NABA, Sankofa & Gurli, Burkina Faso, vice-coordinateur du réseau francophone
  • Samar HADDAD, Atlas for Publishing & Distribution, Syrie, coordinatrice du réseau arabophone
  • Colleen HIGGS, Modjaji Books, Afrique du Sud, coordinatrice du réseau anglophone
  • Ronny AGUSTINUS, Marjin Kiri Publisher, Indonésie, vice-coordinateur du réseau anglophone
  • Paulo SLACHEVSKY, Lom Ediciones, Chili, coordinateur du réseau hispanophone
  • Carla OLIVEIRA, Orfeu Negro, Portugal, coordinatrice du réseau lusophone
  • Mariana WARTH, Pallas Editora, Brésil, coordinatrice du réseau lusophone

Les éditeur.rice.s membres du réseau francophone de l’Alliance

  • Sulaiman ADEBOWALE, Amalion, Sénégal
  • Marie-Agathe AMOIKON FAUQUEMBERGUE, Éburnie, Côte d’Ivoire
  • Ibrahima AYA, éditions Tombouctou, Mali
  • Dominique BAZIN, éditions Dodo vole, Madagascar
  • Bichr BENNANI, Tarik éditions, Maroc
  • Karim BEN SMAIL, Fédération tunisienne des éditeurs, Tunisie
  • Pierre BERTRAND, Couleur Livres, Belgique
  • Nadine BESNARD, Cauris Livres, Mali
  • Layla CHAOUNI, éditions Le Fennec, Maroc
  • Karim CHIKH, éditions Apic, Algérie
  • Gilles COLLEU, Vents d’ailleurs, France
  • Élodie COMTOIS, Écosociété, Québec, Canada
  • Camille DELTOMBE, Les éditions de l’Atelier, France
  • Serge D. KOUAM, Presses universitaires d’Afrique, Cameroun
  • Mical DREHI LOROUGNON, Édilis, Côte d’Ivoire
  • Aline DURIEZ-JABLONKA, éditions Charles Léopold Mayer, France
  • Tchotcho Christiane ÉKUÉ, Graines de Pensées, Togo
  • Nadia ESSALMI, Yomad, Maroc
  • Corinne FLEURY, L’Atelier des Nomades, Maurice et France
  • Sékou FOFANA, éditions Donniya, Mali
  • Bérénice GANGBO, Ruisseaux d’Afrique, Bénin
  • Charlotte GOURE, Les éditions de l’Atelier, France
  • Sofiane HADJADJ, barzakh éditions, Algérie
  • Selma HELLAL, barzakh éditions, Algérie
  • Jutta HEPKE, Vents d’ailleurs, France
  • Marie Paule HUET, éditions Ganndal, Guinée
  • Yasmîn ISSAKA-COUBAGEAT, Graines de Pensées, Togo
  • Karine JOSEPH, Éditions du Sirocco, Maroc
  • Hamidou KONATÉ, Éditions Jamana, Mali
  • Thérèse KOUDOU, Édilis, Côte d’Ivoire
  • Julien LUCCHINI, Les éditions de l’Atelier, France
  • Seydou Nourou NDIAYE, éditions Papyrus Afrique, Sénégal
  • François NKEME, Éditions Proximité, Cameroun
  • Sylvie NTSAMÉ, éditions Ntsamé, Gabon
  • Safaa OUALI, éditions Le Fennec, Maroc
  • Dieulermesson PETIT-FRÈRE, LEGS éditions, Haïti
  • Mirline PIERRE, LEGS éditions, Haïti
  • Isabelle PIVERT, éditions du Sextant, France
  • Marie Michèle RAZAFINTSALAMA, Jeunes Malgaches, Madagascar
  • Jean RICHARD, éditions d’en bas, Suisse
  • Rodney SAINT-ÉLOI, Mémoire d’encrier, Québec, Canada
  • Kenza SEFRIOUI, En toutes lettres, Maroc
  • Aliou SOW, éditions Ganndal, Guinée
  • Roger TAVERNIER, éditions Zellige, France
  • Samia ZENNADI, éditions Apic, Algérie

Le Bureau et l’équipe de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants

  • Laura AUFRÈRE
  • Camille CLOAREC
  • David ELOY
  • Laurence HUGUES
  • Georges LORY
  • Mariam PELLICER
  • Luc PINHAS
  • Thierry QUINQUETON
  • Mariette ROBBES

Partager l'article

Libération d’Anges Félix N’Dakpri, président de l’Association des Editeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI), 27 octobre 2020

Déclaration de l’Association Internationale des Libraires Francophones (AILF), de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (AIEI), de l’Association des Éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI), de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire

Nous apprenons avec surprise et consternation l’enlèvement de M. Anges Félix N’Dakpri, Président de l’Association des Éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI) et Commissaire général du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), le dimanche 25 octobre 2020 à son domicile à Abidjan (Côte d’Ivoire) par des inconnus.

Nous ignorons les motifs d’une telle action qui affecte le milieu du livre.
Intervenant en dehors du champ politique, nous demandons, au nom de nos associations respectives, la libération de ce professionnel du livre.

Fait à Abidjan, le 27 octobre 2020.

Les signataires :

  • Association Internationale des Libraires Francophones (AILF) ;
  • Association des Éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI) ;
  • Association des Écrivains de Côte d’Ivoire ;
  • Alliance internationale des éditeurs indépendants (AIEI).

Partager l'article

Liban : regards croisés d’éditeurs, “l’édition est le secteur le plus affecté”, septembre 2020

Sept éditeurs indépendants au Liban témoignent, dans une série d’interviews réalisées (et traduits de l’arabe vers le français) par l’Alliance, publiées par ActuaLitté le 29 septembre 2020. Ces interviews croisées sont ici restituées, à retrouver par ailleurs sur le site d’ActuaLitté.

D’après vous, que se passe-t-il aujourd’hui au Liban ? Quelle analyse portez-vous sur les récents événements dramatiques qui ont eu lieu dans le pays ? En quoi vont-ils contribuer à aggraver la crise actuelle ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Le Liban, en ce moment, est en pleine crise et dans tous les domaines : politique, économique et sociale. Une crise politique et économique issue de longues années d’absence d’une vraie politique et de mauvaises stratégies menées par la classe dirigeante, qui a pris l’autorité à la fin de la guerre civile en 1991 jusqu’à présent. Corruption, partage de l’autorité entre les confessions, absence de démocratie, régimes électoraux démodés, absence de responsabilité…
    Depuis le 17 octobre dernier, une forte protestation contre cette situation éclate et, désormais, le peuple libanais est dans la rue : protestation, manifestation, grève, affrontement… afin de changer le régime politique vers un autre, juste et moderne. L’effondrement du régime devient en ce moment-vérité, et tout ce que nous avons vécu depuis le 17 octobre était les symptômes de cet effondrement.
  • Ismaïl al-Tawil, Centre d’études pour l’unité arabe : Nous sommes confrontés depuis des mois à de graves difficultés économiques. La livre libanaise s’est dépréciée, les avoirs de la Banque centrale en devises fortes ont fondu et on ne trouve plus le dollar que sur le marché noir. Avant le dollar valait 1 500 livres libanaises, il a maintenant franchi la barre des 10 000 livres — un taux de change tellement élevé qu’il en est choquant.
    Et ce sont nos politiciens corrompus qui en sont responsables. Il y a aussi le coronavirus, qui a gelé l’activité économique, et enfin la gigantesque explosion de cet entrepôt dans le port de Beyrouth. Ça ressemblait à une explosion nucléaire ; elle a endommagé la majorité des bâtiments, et fait des milliers de blessés et des centaines de victimes.
  • Rabih Berro, Dar Jadawel : Ce qui se passe aujourd’hui au Liban c’est, à l’échelle régionale et internationale, une lutte d’influence entre différents États. Les récents événements dramatiques sont le résultat de l’immense carence des gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays. Leur seul souci était de piller le pays, pas de le développer. Quant à l’aggravation de la crise, elle est inévitable ; et il est aussi certain que toutes les forces politiques vont essayer de tirer profit de la crise, favorisant ainsi les États étrangers en concurrence pour exercer leur influence dans le pays.
    La récente catastrophe [l’explosion dans le port de Beyrouth] est la conséquence de cette situation générale, car elle résulte de la négligence rampante dans le secteur public.
  • Rabih Kesserwan, Al Maaref Forum : Nous vivons un enchevêtrement de crises, sur les plans politique, économique et social, qui remontent à trois décennies. La crise se propage en même temps qu’on assiste à un repli des acteurs internationaux et régionaux, des acteurs qui entouraient le Liban de leurs soins et dont le rôle a longtemps été de contenir ces crises.
  • Hassan Yaghi, Dar al-Tanweer : Difficile de répondre à cette question, car cela demande de présenter toute une variété de points de vue. Au Liban, il n’y a pas seulement deux points de vue, par exemple celui du gouvernement et celui de l’opposition, même le mouvement de protestation est divisé et impuissant pour parler d’une seule voix. L’ensemble de la société libanaise est en effet gangréné par le confessionnalisme.
    Si le peuple libanais ne parvient pas à se débarrasser de cette maladie, le vrai problème du pays, il ne pourra jamais sortir de cette situation. Je pense que ce qui s’est passé est le résultat de la déliquescence, et même de l’effondrement de l’État et de ses institutions, malgré le pouvoir du gouvernement : il existe une différence entre le pouvoir gouvernemental et l’État…
    Le gouvernement est fort, grâce au pouvoir des leaders communautaires et en raison des divisions qui traversent la société : les différents camps ont peur les uns des autres. Personne ne pouvait imaginer que les dirigeants du pays allaient non seulement voler l’argent des impôts, mais aussi celui qu’ils avaient emprunté au nom du peuple libanais, sans oublier cet argent reçu de l’étranger qui sert à acheter nos dirigeants et une frange importante de la population.
    Mais pire encore, ils ont aussi volé les économies du peuple et de leurs fils qui avaient émigré et épargné pour leurs vieux jours… le plus ignoble des vols… Pour couronner le tout, il y a eu cette explosion, sur laquelle il est difficile de mettre des mots, on ne peut pas la décrire. Et pourtant c’est toujours les mêmes au pouvoir… Je pense malheureusement que le peuple est aussi responsable de la situation dans laquelle il se trouve…
  • Nabil Mroueh, Arab Diffusion Company : Le Liban est plongé dans une longue nuit, une crise où s’accumulent les calamités qui a puissamment impacté le secteur de l’édition : crise économique multiforme, mouvements de protestation, crise des liquidités, et enfin propagation de l’épidémie du coronavirus et perturbation des transports maritimes et terrestres suite à l’explosion dans le port de Beyrouth. Tous ces facteurs ont contribué à mettre les secteurs libanais de l’impression et de l’édition à l’arrêt.
    Il faut encore ajouter l’annulation des foires du livre dans les pays arabes — qui constituaient l’une des rentrées d’argent les plus importantes des éditeurs arabes et étaient le lieu pour faire connaître et travailler à la diffusion des nouveaux ouvrages — ainsi que la hausse des prix du papier, des fournitures et des coûts d’impression, qui doivent maintenant être réglés en dollars et en espèces. Ce que ne sont pas en mesure de faire les éditeurs, car les banques refusent de fournir des liquidités aux déposants.

La propagation du coronavirus a été à l’origine de tensions sociales. Qu’en est-il pour vous en tant que maison d’édition, comment se sont passés les derniers mois ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Notre situation est celle de tout le peuple libanais. La crise économique et l’effondrement de la livre libanaise face au dollar pèsent beaucoup sur la capacité des Libanais, au moins pour garantir les besoins nécessaires ; manger et se déplacer. Notre préoccupation aujourd’hui est de pouvoir garantir les salaires de nos employés (bien que ce salaire ait perdu 80 % de sa valeur), et ensuite… de dépasser cette situation et pouvoir continuer à faire notre travail.
  • Salim al-Zariqani, Dar Kitab al-Jadid al-Moutahida : Le coronavirus n’a pas seulement provoqué des tensions sociales ; c’est la vie même qui a été affectée dans le monde entier, dans tous les détails du quotidien. L’épidémie a conduit à la mise en place d’un confinement de plusieurs semaines, la fermeture complète des institutions, des entreprises et des maisons d’édition, une perturbation des transports aériens, du fret et du courrier…
    En tant que maison d’édition, nous avons été très affectés, notamment par l’arrêt des foires du livre dans le monde arabe. Il nous a fallu suspendre notre calendrier de publication. Les entrées d’argent se sont taries, nous avons donc dû licencier certains de nos employés, tandis que d’autres ont vu leur salaire divisé par deux ou par trois… La plupart des maisons d’édition, dans tous les pays arabes, sont menacées de faillite.
    Parmi les difficultés qui paralysent nos activités, il y a notamment l’extension de la contrefaçon papier, et l’aggravation alarmante du phénomène des copies numériques pirates. Les fédérations et associations professionnelles sont impuissantes face à la crise qui frappe le secteur. Elles se sont révélées incapables d’avancer des solutions efficaces et des propositions convaincantes…
  • Ismaïl al-Tawil, Centre d’études pour l’unité arabe : Les derniers mois ont bien sûr été catastrophiques pour les propriétaires de maisons d’édition et ceux qui y travaillent. L’État n’a malheureusement apporté aucune aide au secteur, et nous n’avons pas non plus reçu d’aide du ministère de la Culture ou de l’Association des éditeurs arabes, pas même du Syndicat des éditeurs libanais. Si l’épidémie de Covid-19 continue, les foires du livre ne pourront pas reprendre, il n’y aura donc pas de rentrées d’argent pour les maisons d’édition : cela conduira inévitablement un grand nombre d’entre elles à la faillite.
  • Rabih Berro, Dar Jadawel : Le secteur de l’édition est celui qui est le plus affecté par la situation difficile que traverse le pays ; le livre étant considéré comme un luxe, la demande a donc diminué à la lumière de la crise économique étouffante qui sévit au Liban. Et la propagation du coronavirus renforce les tensions sociales. Notre situation est très difficile. Nous avons presque arrêté toutes nos activités en raison de l’épidémie, qui a entrainé l’annulation de la plupart des foires du livre dans les pays arabes.
  • Hassan Yaghi, Dar al-Tanweer : Nous traversons une période extrêmement difficile. Que peut-on dire au sujet d’un État dont les ressources ont été pillées, qui doit affronter les conséquences de l’épidémie de coronavirus et celles de la terrible explosion qui a frappé Beyrouth ? Les éditeurs sont menacés de tous les côtés, la plupart d’entre nous ont arrêté de travailler et tiennent avec le peu qu’il leur reste. Nous ne pouvons pas nous en sortir, et nous n’avons aucun espoir de recevoir de l’aide… Je pense que personne ne se soucie du secteur de l’édition…
    Il y a des problèmes bien plus graves, comme la faim, qui menace aux portes. On ne peut pas en attendre d’un État déjà à genoux… La seule chose que nous pouvons faire c’est attendre la réouverture des frontières et la fin du confinement, car par nature nos activités dépendent des marchés étrangers… quand cela arrivera, je pense que notre situation s’améliora peut-être…

Quelles aides l’État libanais a-t-il apporté au secteur de l’édition pendant cette période ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Rien du tout, il n’y a pas une politique gouvernementale pour aider les éditeurs au Liban.
  • Salim al-Zariqani, Dar Kitab al-Jadid al-Moutahida : Pas la moindre… et au contraire nous sommes tenus, pendant cette crise, de régler tout ce que nous lui devons : impôts, assurances, factures (électricité, eau, téléphone), taxes municipales, sans oublier toutes nos autres dépenses courantes.
  • Rabih Berro, Dar Jadawel : Nous n’avons reçu aucun soutien de l’État, pas même sur le plan moral. Ce dont seront faits les prochains moins reste encore inconnu.
  • Nabil Mroueh, Arab Diffusion Company : Si nous avons été forcés de réduire notre rythme de publication de nouveaux ouvrages, nous avons dû continuer à payer les salaires de nos employés et engager les dépenses urgentes pour tenir et surmonter la crise. L’État n’a fourni aucune aide ni aucune facilité de paiement aux éditeurs, contrairement à ce qu’il a fait pour d’autres secteurs, qui ont ainsi pu continuer à emprunter auprès du secteur bancaire.

Comment pensez-vous que la situation va évoluer dans les mois à venir ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Compliquée à l’absence d’une solution durable pour la situation. Nous sommes en pleine crise politique et économique, aucune voie sérieuse est ouverte en ce moment. Pauvreté partout, toutes les estimations donnent un futur très sombre pour les Libanais. Et si nous ajoutons le dernier accident (l’explosion au port du Beyrouth) et la démission du gouvernement, je pourrais dire que le Liban, en ce moment, est dans une impasse sans issue. Mais, malgré ça, on garde l’espoir.
  • Salim al-Zariqani, Dar Kitab al-Jadid al-Moutahida : Nous attendons encore que la crise se calme un peu, mais en vérité personne ne sait ce qui va se passer, ni quelle sera la situation dans les prochains mois. Dans le monde arabe, nous n’avons pas de centres d’études spécialisés ni de véritables centres de veille stratégique à même de formuler des solutions et des propositions qui nous permettraient d’avancer dans la bonne direction.
  • Hassan Yaghi, Dar al-Tanweer : Nous attendons que la vie reprenne son cours normal dans les pays arabes, et tout particulièrement ceux du Golfe : nous attendons en premier lieu la reprise des foires du livre, les principales sources de rentrées d’argent, bien qu’il soit de plus en plus cher et difficile d’y participer… et aussi la réouverture des librairies… Mais ce dont nous souffrons le plus, c’est la contrefaçon et le piratage… S’il y a bien une chose pour aider le secteur, c’est lutter contre le piratage. Ce serait vraiment salutaire.

Crédit photo : Jeanne Menjoulet, CC BY SA ND 2.0

Partager l'article

Que dire, et où le dire ? : lettre ouverte des éditrices et éditeurs indépendant.e.s aux autrices, auteurs et intellectuel.le.s engagé.e.s pour un monde plus juste, juillet 2020

« Alors que nous sommes entrés dans le XXIe siècle, il est difficile de dissocier la fin des moyens : que dire, et où le dire ? Ainsi, nous constatons que beaucoup d’idées et d’écrits cherchant à promouvoir le débat, la création et la pensée critique, la justice et l’égalité sont publiés dans des grands conglomérats aux multiples labels éditoriaux. Le pouvoir transformateur de ces œuvres n’est-il pas réduit à néant lorsqu’elles plongent dans les rouages de l’industrie du divertissement ? C’est un fait, les sociétés transnationales, quel que soit leur domaine d’action, sont l’expression même du système qui nous domine. Les choisir comme maisons d’édition, n’est-ce pas, d’une manière ou d’une autre, laisser le monde des idées transformatrices aux mains de ceux qui jettent les bases du modèle que nous critiquons ? N’est-ce pas renforcer le contrôle du grand capital sur la parole et notre vie quotidienne ? Par ailleurs, comment ne pas s’interroger sur les investissements croisés des groupes d’entreprises qui possèdent les maisons d’édition ? Et, ces croisements sont-ils neutres ? »

Dans cette lettre ouverte, les éditrices et éditeurs indépendant.e.s proposent à l’ensemble des acteurs du livre de réfléchir avec elles et eux à leurs pratiques, et aux impacts qui en découlent. Elles et ils appellent notamment les auteurs, les universitaires et les intellectuels à travailler pour des projets dont la vocation est de transformer l’ordre des choses et non de le consolider, à publier leurs œuvres dans les maisons d’édition indépendantes de leur pays, et à privilégier également des maisons d’édition indépendantes lorsqu’il s’agit de céder les droits étrangers et de traduction.

Alors que le monde entier subit les conséquences sanitaires, sociales, économiques de la pandémie, les écosystèmes du livre et les maisons d’édition indépendantes sont davantage fragilisées, et pour certaines, tentent de survivre. Si la solidarité entre les créateurs et les professionnels du livre est un des fondements pour la bibliodiversité, cette solidarité s’avère vitale dans le contexte actuel.

Lire la lettre ici.
Cette lettre est également disponible en espagnol, anglais, arabe et portugais.

Partager l'article

L’édition indépendante internationale face à la pandémie (mai 2020)

Être éditrices et éditeurs indépendant.e.s, c’est questionner le monde, c’est aider à lui donner un sens, aujourd’hui et demain

À l’heure où l’ensemble des pays de la planète sont touchés par la pandémie, nous, éditrices et éditeurs indépendants des quatre coins du monde, vivons des situations sanitaires, sociales et économiques diverses. Nous faisons face à des réalités différentes, dans des temporalités différentes : enjeux immédiats en termes de survie d’une partie de la population (Inde, Madagascar, Indonésie…) ; une pandémie qui frappe dans des contextes de crise politique déjà installée (Haïti, Égypte, Syrie…) ; la quasi-absence ou la mise en place retardée de politiques publiques du livre (Cameroun, Gabon…) ; la résilience des maisons d’édition indépendantes face aux mastodontes (Australie)… Si nos réalités sont diverses, nos préoccupations restent collectives : fragilité des structures indépendantes, incertitude des lendemains, inquiétude sur des dérives possibles (société de surveillance, pression sur les salariés, virtualisation des apprentissages…).

Nous sommes en perpétuel questionnement, pour tenter de comprendre notre monde : quoi faire, comment, avec qui, à quel rythme ?
Nous avons besoin de temps, pour comprendre, réaliser – ce temps, nous voulions le prendre d’ici 2021 et nos Assises « REpenser et célébrer ». REpenser : rester un acteur éveillé et créatif, agir, en termes d’écologie, d’économie sociale et solidaire, de nouvelles approches des lecteurs, de pratiques coopératives entre professionnels, de liberté d’éditer, de fair speech…

Lire la suite ci-après...

Consulter aussi :
Politiques publiques du livre

Digital Lab

Partager l'article

Luis Sepúlveda, un écrivain généreux, solidaire et engagé dans la construction d’un monde plus juste et plus humain, 16 avril 2020

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants et son réseau d’éditrices et éditeurs hispanophones saluent la mémoire de l’écrivain chilien Luis Sepúlveda, décédé le 16 avril 2020 à Oviedo (Espagne) des suites du Coronavirus, après plusieurs semaines d’hospitalisation.

C’est dans le cadre de la Foire du livre ibéro-américaine de Gijón, organisée et dirigée par Luis Sepúlveda pendant plus d’une décennie, que le premier réseau d’éditeurs indépendants hispanophones a vu le jour et que la première réunion des éditeurs indépendants d’Amérique latine a été organisée en 2000.

Dans ce prolongement, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants et l’Association des éditeurs indépendants du Chili, aujourd’hui Editores de Chile, ont été constituées.

Nous rendons aujourd’hui hommage à un homme généreux, solidaire et engagé dans la construction d’un monde plus juste et plus humain.

Partager l'article

Déclaration de Santiago du Chili, pour une édition indépendante au service des communautés et de la diversité, 3 octobre 2019

  • Portés par l’essor de l’édition indépendante dans les pays d’Amérique latine.
  • Confortés par la multiplication des salons et des rencontres où s’illustrent la création et la production éditoriale locale.
  • Encouragés par la façon dont certaines politiques publiques du livre et de la lecture valorisent la production intellectuelle locale et la bibliodiversité.

Réuni à Santiago du Chili les 1er, 2 et 3 octobre 2019, dans le cadre du Printemps du livre (Primavera del Libro) et des Assises internationales de l’édition indépendante (2019-2021), le réseau hispanophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (AIEI), déclare :

  • Son lien privilégié avec la lecture, pratique libératrice qui éveille les consciences, stimule l’esprit critique, nourrit l’intelligence ; et avec le livre, support fondamental de la création, du savoir et de la pensée, pilier de la culture et de la diversité culturelle.
  • Son inquiétude face à la concentration croissante de la chaîne du livre, qui se traduit en librairie par la marginalisation de la production locale, en particulier celle des éditeurs indépendants ; qui domine les médias, occultant la création et la production éditoriale critique ; qui exclut les petits et moyens éditeurs des dispositifs d’achats publics de livres.
  • Sa volonté de promouvoir au sein du monde de l’édition des pratiques favorables à un écosystème du livre riche et diversifié, qui encourage la production intellectuelle locale, la traduction et l’équilibre dans les échanges de livres entre pays hispanophones ; renforce les librairies indépendantes et leur présence dans les villes et les quartiers ; multiplie les bibliothèques publiques, universitaires et scolaires, avec des collections diversifiées et inclusives ; reflète la bibliodiversité, la diversité culturelle appliquée au monde du livre.
  • Son soutien aux politiques publiques du livre et de la lecture comme élément clé de démocratisation du livre dans nos sociétés ; comme stratégies systémiques décuplant l’effet potentiel de toute décision ou action ; et comme mécanismes limitant la concentration au profit des industries nationales du livre et de la production locale.

Et s’engage à agir pour :

  • Renforcer l’action collective des éditeurs indépendants en faveur de la bibliodiversité et de l’élaboration participative de solides politiques publiques du livre et de la lecture.
  • Faire entendre la voix de l’édition indépendante et multiplier les échanges avec les lecteurs, les acteurs du monde du livre et de la culture, les institutions publiques, par le biais d’études, de manifestes, de documents, de réunions, de rencontres régionales, nationales, internationales, et par un engagement clair envers les communautés concernées.
  • Promouvoir au sein de nos communautés le partage et la diversité des lectures, l’éducation et la formation, dans une perspective critique, conscients de faire partie d’un monde riche en biodiversité, que nous devons protéger aujourd’hui plus que jamais.
  • Interroger en permanence nos propres processus productifs et les dynamiques à l’œuvre dans le monde de l’édition en vue d’en améliorer les effets sur notre environnement social et naturel.
  • Identifier et analyser les stratégies et bonnes pratiques de nos différents pays, pour ensuite les mettre en œuvre là où elles font défaut.

L’objectif étant de renforcer localement les écosystèmes du livre en impliquant tous les acteurs concernés, et de promouvoir la culture du livre dans nos sociétés, condition nécessaire pour échapper à la manipulation et bâtir des sociétés démocratiques composées de citoyens critiques et engagés.

Nous appelons tous les éditeurs indépendants qui partagent ces propos à signer cette déclaration :

  • Silvia Aguilera, Lom ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • German Baquiola, Editorial La Caída et collectif Éditeurs indépendants, Equateur.
  • Nicolas Biebel, Econautas Editorial, Argentine.
  • Constanza Brunet, Marea editorial, Argentine.
  • Mikel Buldain, Txalaparta, Pays Basque.
  • Mariela Calcagno, Hacerse de Palabras, Mexique.
  • Fabiola Calvo Ocampo, Acracia Proyecto de Investigación Editorial, Colombie.
  • Patricia Cocq Muñoz, Cocorocoq Editoras, Editores de Chile, Chili.
  • Daniela Cortés del Castillo, Loba Ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • Mónica Cumar, Ediciones Columba, Editores de Chile, Chili.
  • Hectór Dinsmann, Libros de la Araucaria, Argentine.
  • Rodrigo Fuentes-Díaz, Edición Digital s.a., Editores de Chile, Chili.
  • José Gabriel Feres, Virtual Ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • Gustavo Mauricio García, Ícono editorial et président du Réseau des Éditeurs indépendants colombiens, Colombie.
  • Catalina González, Luna libros et collectif La Diligencia, Colombie.
  • Teresa Gottlieb, Editorial Maitri, Editores de Chile, Chili.
  • Victor Hugo de la Fuente, Editorial Aún creemos en los sueños, Editores de Chile, Chili.
  • Guido Indij, la marca editora, Argentine.
  • Eduardo Lira, Escrito con Tiza, Editores de Chile, Chili.
  • María Eugenia Lorenzini, Editorial Forja, Editores de Chile, Chili.
  • Marcelo Mendoza, Mandrágora, Editores de Chile, Chili.
  • Lucía Moscoso Rivera, Mecánica Giratoria, Equateur.
  • Pablo Moya, Ediciones el Milagro et Alliance des Éditeurs mexicains indépendants, Mexique.
  • Francisca Muñoz, directrice générale, Chili.
  • Daniela Navarro, Ediciones Ekaré Sur, Editores de Chile, Chili.
  • Mabel Andrea Rivera Pavez, Ediciones Universidad Alberto Hurtado, Editores de Chile, Chili.
  • Eduardo Ruiz-Tagle Eyzaguirre, Editorial Rapanui Press, Editores de Chile, Chili.
  • Luis Daniel Rocca, Taller de edición Rocca et Réseau des Éditeurs indépendants colombiens, Colombie.
  • Juan Carlos Sáez, JC Sáez editor, Editores de Chile, Chili.
  • Leonel Sagahón et Jerónimo Repoll, Editorial Tintable, Mexique.
  • Alfonso Serrano, La Oveja Roja, Espagne.
  • Javier Sepúlveda, e-books Patagonia Association Editores de Chile.
  • Paulo Slachevsky, Lom ediciones, Editores de Chile, Coordinateur RedH AIEI, Chili.
  • Mónica Tejos, Simplemente editores, Editores de Chile, Chili.
  • María José Thomas, Ocho Libros editores, Editores de Chile, Chili.
  • Max Valdés Avilés, Vicio Impune Editorial, Editores de Chile, Chili.
  • Carlos Vela, Editorial Pesopluma, collectif des Éditeurs indépendants du Pérou, Pérou.
  • Marisol Vera, Editorial Cuarto Propio, Editores de Chile, Chili.

Pour signer la « Déclaration de Santiago du Chili, pour une édition indépendante au service des communautés et de la diversité », merci de contacter l’équipe de l’Alliance.

Partager l'article

Solidarité avec Shahidul Alam (Bangladesh), 8 août 2018

COMMUNIQUÉ
8 août 2018

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants, réseau de 553 éditeurs indépendants dans le monde, exprime sa consternation et son désarroi suite à l’enlèvement et à la détention du photographe et militant des droits de l’homme Shahidul Alam, à Dhaka. Shahidul Alam a été un partenaire de l’Alliance, nous donnant ainsi l’occasion de le rencontrer et de collaborer avec lui à plusieurs reprises.

Nous pensons que les accusations portées contre lui en vertu de l’article « 57 des TIC » sont une tentative d’intimidation, usant d’une loi draconienne pour étouffer son droit à la liberté d’expression. Shahidul Alam a été détenu sans procédure légale ; nous avons par ailleurs reçu des informations inquiétantes faisant état de traitements brutaux infligés à un détenu.

Le droit de manifester pacifiquement et la défense de ce droit sont fondamentaux pour la démocratie. L’Alliance exprime sa complète solidarité avec Shahidul Alam et réitère ici son engagement en faveur de la liberté d’expression au Bangladesh, et dans le reste du monde.

Voir ici le film réalisé par New Internationalist (UK) en soutien à Shahidul Alam.

Partager l'article

Acte de censure contre la maison d’édition indépendante Txalaparta (Pays basque), 1er mars 2018

Les éditeurs de l’Alliance dénoncent la censure de l’ouvrage El desarme, la vía vasca d’Iñaki Egaña (coédition des éditions Txalaparta avec le journal Gara et le média Mediabask), lors de sa promotion sur la radio-télévision basque.

Partager l'article

Comment nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie - tribune du 16 février 2018

Tribune de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, 16 février 2018, publiée par Le Monde Afrique et ActuaLitté.

Souvent, lorsque nous entendons les instances politiques donner leur vision de la francophonie, nous nous demandons si nous devons réagir : rappeler un certain nombre de faits, valoriser les actions de terrain qui agissent pour des échanges équitables, expliquer concrètement comment ces actions se mettent en œuvre, faire parler les acteurs et donner à voir ce qui se vit… La question s’est posée à nouveau quand nous avons appris qu’une consultation publique se tenait sur la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde. Nous avons lu les tribunes d’Alain Mabanckou, de Véronique Tadjo, de Pierre Astier, de Françoise Vergès, d’Abdourahman A. Waberi, et nous nous reconnaissons dans leurs propos. Nous prenons le parti, dans le prolongement de leurs mots et dans ce contexte où les médias et les pouvoirs publics abordent les enjeux de la francophonie, de dire ce qu’est pour nous, collectif réunissant 550 éditeurs indépendants dans 52 pays dans le monde, un tel espace.

L’appel à l’« innovation » dans la francophonie, formulé dans le cadre des objectifs de la consultation, pourrait laisser entendre que rien n’a été fait, que rien n’existe et que des avancées ne peuvent venir que par impulsion de la France. Il serait pourtant dommage de ne pas prendre en compte toutes les dynamiques et la richesse du travail d’éditeur qui est mené tous les jours, depuis des décennies, dans tous les espaces francophones.

Dans l’enquête qu’elle a récemment publiée dans Le Monde Afrique, Kidi Bebey montre le dynamisme et la pugnacité de maisons d’édition africaines, qui pour certaines sont nées il y a plus de 25 ans. Ces structures défrichent, osent, tentent, découvrent… avec souvent des moyens minimes… Elles permettent à des réseaux humains de s’organiser, de collaborer, d’échanger, de vivre ensemble, un peu mieux. Elles font vivre la bibliodiversité – la diversité culturelle appliquée au monde du livre – à travers de nouveaux croisements, de nouveaux regards, en tentant de nouvelles approches.

Cette vitalité est ainsi le fait de l’engagement citoyen des professionnels du livre et des lecteurs, qui ensemble construisent des outils et des échanges solidaires, y compris face au manque d’accompagnement des pouvoirs publics. Il suffit pour cela de s’arrêter quelques instants sur la diversité des initiatives de nombreuses structures  : Africultures, découvreur de talents et ressource culturelle unique aujourd’hui menacée ; le collectif Afrilivres, réunissant plus de 30 maisons d’édition en Afrique francophone ; Esprit Panaf, point de rencontres des éditeurs et auteurs d’Afrique francophone avec les lecteurs du Salon du livre d’Alger ; l’Espace de la Diversité pour les littératures de la diversité au Québec et ailleurs ; l’Oiseau Indigo, diffusant des ouvrages dans l’espace francophone, du Sud au Nord ; l’Association internationale des libraires francophones et sa Caravane du livre entre autres ; les nombreux salons en Afrique, à l’initiative d’éditeurs, de libraires et d’auteurs comme la Rentrée littéraire du Mali, Togo BD, le Salon du livre béninois et de la presse jeunesse de Cotonou ; le Salon du livre jeunesse de Conakry… et bien d’autres…

Nous, éditeurs indépendants, dans la francophonie comme ailleurs, prenons des risques pour porter des idées, sommes inventifs dans le développement de nos activités, créatifs dans nos modes d’actions. Nous expérimentons au sein de l’Alliance des modèles de coopération qui ont fait leur preuve, en particulier les coéditions solidaires, pour favoriser la circulation des textes en Afrique francophone (mais aussi en Amérique latine, dans le monde anglophone…). Nous animons également l’Observatoire de la bibliodiversité qui nous permet d’interpeller chaque fois que nécessaire les pouvoirs publics. Nous dénonçons ainsi la mainmise des groupes d’édition français (entre autres) sur les marchés du livre scolaire en Afrique, qui menace gravement l’édition locale et participe d’une hégémonie culturelle. Nous alertons régulièrement sur la pratique préoccupante du don de livres, bien souvent délétère pour la vitalité des écosystèmes du livre locaux. Nous confirmons aussi que les relations éditoriales entre les pays d’Afrique francophone et la France ne pourront exister sans un rééquilibrage des flux économiques, culturels, sans une volonté politique de part et d’autres… et avant tout sans un changement de regards.

Notre francophonie est riche d’une diversité de langues, de cultures, de réalités. Nous ne voulons pas la vivre comme un espace clos et uniforme, comme un carcan. Nous la considérons au regard des autres espaces du monde : nous sommes des éditeurs d’Afrique francophone, d’Europe, d’Amérique latine, d’Inde, d’Australie, d’Afrique du Sud, de Turquie… animés par l’esprit de la Convention de l’Unesco de 2005. La francophonie doit pouvoir s’inscrire dans la bibliodiversité, nous y travaillons tous les jours.

C’est cette vision de la francophonie que nous défendons. Nous pensons qu’elle rend plus curieux, plus tolérants, plus ouverts – c’est sans doute une évidence, mais il semblait utile, aujourd’hui, de le rappeler.

Partager l'article

1 | 2 | 3

Journée internationale de la bibliodiversité & Indie Book Day

Indie Book Day, mois de mars

L’Indie Book Day a été créé en 2013, à l’initiative d’éditeurs indépendants en Allemagne, il s’est internationalisé en 2017 grâce à des collectifs d’éditeurs indépendants dans le monde et à l’Alliance.

Mode d’emploi : le 3e dimanche du mois de mars, les lecteurs sont invités à aller dans une librairie indépendante, acheter un livre édité par un éditeur indépendant, et publier une photo du livre sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #indiebookday. Les libraires et les éditeurs peuvent organiser une campagne de communication commune en amont, pour informer les lecteurs par exemple (affiches dans les librairies, informations sur les réseaux sociaux et sites Internet, etc.).

Retrouvez ci-contre les logos de l’Indie Book Day et ici la page officielle de l’Indie Book Day.

1. Logo_français

2. Logo_anglais

3. Logo_portugais

5. Logo_italien

Partager l'article

Journée internationale de la bibliodiversité (Jour B), 21 septembre

Le Jour B a été créé en 2010, à l’initiative d’éditeurs membres du réseau hispanophone de l’Alliance en Amérique latine.

Il se déroule toutes les années dans plusieurs pays, et notamment en Amérique latine. Le 21 septembre, jour du printemps dans l’hémisphère Sud, les éditeurs, libraires, l’ensemble des professionnels du livre mais aussi le public sont invités à célébrer l’édition indépendante, la diversité éditoriale.

Mode d’emploi : toutes les idées et activités sont les bienvenues, qu’elles soient à l’initiative d’un éditeur, d’un collectif d’éditeurs, de libraires, d’auteurs, de lecteurs, etc. : bookcrossing, pique-nique littéraire, rencontres professionnelles, lectures, émissions radio, articles de presse…

Retrouvez ci-contre les logos du Jour B à télécharger et ici le blog du Jour B.

Visualisez ici toutes les vidéos du Jour B.

Logo_en français

Logo_en espagnol

Logo_en anglais

Logo_en portugais

Logo_en arabe

Logo_en italien

Partager l'article

HotLists & sélections thématiques

HotLists Amérique latine et monde arabe 2020 !

Cette année, à l’occasion de la Foire du livre de Francfort (14-18 octobre 2020), deux HotList sont présentées… de manière virtuelle !

Une HotList latino-américaine - 4e édition : sélection de titres de plus de 35 maisons d’édition indépendantes latino-américaines de 8 pays (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Mexique, Pérou, Uruguay) et de tous genres confondus : littérature, sciences humaines, jeunesse, BD… Retrouvez la HotList latino-américaine 2020 en ligne ici ! Les HotList précédentes sont aussi en ligne, ici.
JPEG - 357.6 ko

Une HotList du monde arabe - une toute première ! : si le monde arabe a en partage une langue, la langue arabe, qui en a cimenté la culture au long des siècles, celle-ci est loin d’être la seule. Du Maghreb au Machreq, de la corne de l’Afrique au Cham, cet immense espace recouvre des réalités multiples. La diversité linguistique lui est donc inhérente. Plus de 30 maisons d’édition indépendantes de 7 pays (Algérie, Égypte, Liban, Maroc, Quatar, Syrie et Tunisie) vous proposent une immersion dans la littérature, les sciences humaines, la littérature jeunesse du monde arabe ! À travers cette HotList, les éditrices et éditeurs indépendant.e.s du monde arabe vous invitent à découvrir les 1001 facettes de la création littéraire et intellectuelle de leur pays, en ligne ici !
JPEG - 248.4 ko

Les HotList, si elles permettent de découvrir la créativité de l’édition indépendante, sont également des outils facilitant les échanges de droits : les livres et les autrices/auteurs sont présentés dans la langue d’origine du livre et en anglais, les contacts des maisons d’édition sont facilement accessibles et à jour – ces catalogues sont ainsi à consulter et utiliser tout au long de l’année !

Partager l'article

HotList Maghreb 2020

Les éditeurs indépendants du Maghreb présentent leur HotList !
Première étape au Maghreb-Orient des livres (MODEL), à l’Hôtel de ville de Paris, du 7 au 9 février 2020.

Arabe littéral, darija, amazighe dans ses différentes variantes, français, espagnol, anglais… les paysages éditoriaux du Maghreb sont depuis longtemps multilingues.

Les éditeurs et éditrices indépendant.e.s d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, vous invitent à venir à découvrir, avec cette Hotlist Maghreb, la diversité des langues et de la création littéraire et intellectuelle de leurs pays.

Le MODEL 2020 est la première étape qui accueille cette exposition itinérante, appelée à s’élargir à l’ensemble des pays du monde arabe.

Cette démarche s’inscrit dans le sillage des éditeurs d’Amérique latine, membres du réseau de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui depuis dix ans, célèbrent de cette manière la richesse et la créativité de l’édition indépendante.

Partager l'article

HotList 2019 (foire du livre de Francfort, 16-20 octobre 2019) !

Découvrez la HotList 2019 !

Grâce à un partenariat avec la Kurt Wolff Stiftung (collectif d’éditeurs indépendants allemands) et la Foire du livre de Francfort, les éditeurs indépendants latino-américains présentent à Francfort, sur le stand de la « Reading Island for Independent Publishers » (Hall 4.1 / D36), une vingtaine d’ouvrages de tous les genres : romans, nouvelles, beaux livres, essais, littérature jeunesse … publiés en Argentine, en Équateur, au Chili, en Colombie, au Mexique…

La HotList est consultable en ligne tout au long de l’année, occasion de découvrir la richesse et la créativité de l’édition indépendante latino-américaine.

Historique…
- 2009 : les membres d’EDINAR (collectif d’éditeurs indépendants argentins) proposent, lors de la Foire du livre de Buenos Aires, une sélection des meilleurs ouvrages de leur catalogue. Cette sélection est ensuite mise en valeur dans les librairies indépendantes de Buenos Aires.
- 2010 : l’Argentine est le pays invité d’honneur de la Foire du livre de Francfort, l’édition indépendante argentine est toutefois peu représentée à cette occasion. Les éditeurs indépendants argentins, en partenariat avec la Foire du livre de Francfort, décident alors de présenter une HotList sur le stand des éditeurs indépendants allemands : une vitrine de la diversité et de la qualité de leurs productions.
- 2017 : la HotList 2017 s’ouvre aux éditeurs indépendants d’Amérique latine ! Grâce à la collaboration avec le collectif Kurt Wolff Stiftung (éditeurs indépendants allemands), une sélection d’une quarantaine de titres d’éditeurs d’Argentine, du Chili, de Colombie, du Pérou, d’Uruguay... est exposée à Francfort, sur la « Reading Island », (Hall 4.1).
- 2018 : suite au succès de l’édition 2017, la HotList est reconduite et s’étend aux éditeurs brésiliens ! Par ailleurs, une sélection thématique et internationale est lancée : c’est le thème de la lutte des femmes qui est retenu avec la WomenList 2018, proposant plus de 30 titres édités par des maisons d’édition indépendantes de tous les continents.
- 2019 : l’Alliance internationale des éditeurs indépendants et le collectif Kurl Wolff Stiftung propose une nouvelle édition de la HotList. Une vingtaine d’ouvrages (romans, essais, livres pour enfants, bandes-dessinées etc.) seront exposés à la foire de Francfort 2019. Une HotList 2019 haute en couleur !

JPEG - 64.3 ko

Partager l'article

WomenList : une sélection thématique et internationale - Foire du livre de Francfort 2018

La WomenList, c’est plus de 30 romans, nouvelles, essais et bandes dessinées sur le féminisme, les luttes pour les droits des femmes, leur émancipation à travers le monde – des titres d’éditeurs indépendants de tous les continents.

On assiste à une résurgence de mouvements pour les droits des femmes (par exemple le mouvement #MoiAussi / #MeeToo), ainsi qu’à une plus forte conscientisation des violences faites à l’encontre des femmes. Il est ainsi temps de connaître les ouvrages publiés par des éditeurs indépendants dans le monde, en différentes langues, et sur une variété de registres... allant de la politique au fantastique.

La lecture des titres de la WomenList est un rappel de la violence subie par les femmes (viol, torture et violence systématisée à l’égard des femmes, indifférence et négligence, guerre, esclavage sexuel et mariage forcé...), mais aussi un appel à la résistance et à l’espoir, que ce soit à travers la figure de Pussy Riot ou les femmes qui se révoltent contre le patriarcat, les femmes à la tête de projets environnementaux, les femmes poètes...

Des voix du monde entier se font entendre – Afrique du Sud, Algérie, Angleterre, Argentine, Australie, Brésil, Cameroun, Canada, Chili, Colombie, Côte d’Ivoire, Équateur, Égypte, France, Gabon, Guinée Conakry, Haïti, Inde, Indonésie, Iran, Maroc, Mexique, Sénégal, Suisse, Syrie, Turquie... Dans plusieurs langues dont l’arabe, l’anglais, l’indonésien, le farsi, le français, l’allemand, l’espagnol, le portugais et le turc.

Les femmes écrivent de la poésie, des nouvelles, des tracts politiques, des romans, des biographies, des bandes dessinées et plus encore. Ce sont des paroles qui comptent : les voix des femmes se font entendre haut et fort. Il est temps d’écouter !

La WomenList est une initiative de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, grâce à un partenariat avec le Kurt Wolff Stiftung (collectif d’éditeurs indépendants allemands) et la Foire du livre de Francfort. La WomenList est présentée à Francfort sur le stand « Reading Island for Independent Publishers » (Hall 4.1 / D36) et reste disponible en ligne, sur le site de l’Alliance. Le catalogue de la WomenList a été réalisé par Julie Agor (Oréka graphisme).

La WomenList est née dans les sillons de la HotList (sélection de livres publiés par des maisons d’édition indépendantes d’Amérique latine et présentée à la Foire du livre de Francfort en 2017 et 2018 – Hall 4.1 / D36).

Lire ici l’article publié par Publishing Perspectives, 5 octobre 2018

En 2019, une nouvelle sélection internationale sera présentée à Francfort, sur un autre thème… faisant suite à la WomenList 2018 !

Partager l'article

HotList 2018 : l’édition indépendante d’Amérique latine à Francfort !

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants propose de mettre en lumière le formidable dynamisme de l’édition indépendante en Amérique latine à la Foire internationale du livre de Francfort au travers d’une sélection de livres latino-américains : la HotList 2018.

JPEG - 655.2 ko

Grâce à un partenariat avec la Kurt Wolff Stiftung (collectif d’éditeurs indépendants allemands) et la Foire du livre de Francfort, les éditeurs indépendants latino-américains présentent à Francfort, sur le stand de la « Reading Island for Independent Publishers » (Hall 4.1 / D36), plus d’une trentaine d’ouvrages de tous les genres : romans, nouvelles, beaux livres, essais, littérature jeunesse, poésie… publiés en Argentine, au Brésil, en Équateur, au Chili, en Colombie, au Mexique, au Venezuela !

La HotList est consultable en ligne tout au long de l’année, occasion de découvrir la richesse et la créativité de l’édition indépendante latino-américaine.

À découvrir également : la WomenList, sélection thématique et internationale inaugurée en 2018, célébrant cette année les luttes des femmes !

Historique…

  • 2009 : les membres d’EDINAR (collectif d’éditeurs indépendants argentins) proposent, lors de la Foire du livre de Buenos Aires, une sélection des meilleurs ouvrages de leur catalogue. Cette sélection est ensuite mise en valeur dans les librairies indépendantes de Buenos Aires.
  • 2010 : l’Argentine est le pays invité d’honneur de la Foire du livre de Francfort, l’édition indépendante argentine est toutefois peu représentée à cette occasion. Les éditeurs indépendants argentins, en partenariat avec la Foire du livre de Francfort, décident alors de présenter une HotList sur le stand des éditeurs indépendants allemands : une vitrine de la diversité et de la qualité de leurs productions.
  • 2017 : la HotList 2017 s’ouvre aux éditeurs indépendants d’Amérique latine ! Grâce à la collaboration avec le collectif Kurt Wolff Stiftung (éditeurs indépendants allemands), une sélection d’une quarantaine de titres d’éditeurs d’Argentine, du Chili, de Colombie, du Pérou, d’Uruguay... est exposée à Francfort, sur la « Reading Island », (Hall 4.1).
  • 2018 : suite au succès de l’édition 2017, la HotList est reconduite et s’étend aux éditeurs brésiliens ! Par ailleurs, une sélection thématique et internationale est lancée : cette année, c’est le thème de la lutte des femmes qui est retenu avec la WomenList 2018, proposant plus de 30 titres édités par des maisons d’édition indépendantes de tous les continents.

Partager l'article

HotList 2017 des éditeurs indépendants latino-américains !

WHY A HOTLIST ?

In 2009, together with the members of EDINAR (Argentinean Alliance of independent publishers), we decided to launch a promotion strategy, following the “Young independent Germans” : a HotList.

Against the tendentious ranking of the most sold out books published in the newspapers, every member of the collective had to choose one book among her/his new books -the one that she or he saw as the most outstanding, for whatever reason. With all EDINAR publishers, we thus formed a list, promoted at the same time by a group of booksellers from Buenos Aires who arranged a special table dedicated to this list in their bookshops during one month.

In 2010, Argentina was Guest country of Frankfurt Book Fair and the Argentinean National Book Chamber had a spacious booth with a strong presence of local publishing, which did not include many independent publishers. However, the Hotlist had an outstanding exhibition space in this Fair : thanks to a German colleague, curious publisher, philoanarchist, employed by the Fair, we got a well-situated booth and the possibility to exhibit our HotList.

Because a lot of Latin-American publishers cannot travel every year to Frankfurt, we have reminded this adventure and decided to implement it again this year, extended to Spanish-speaking publishers from Latin America, in order to give a better visibility to the vibrant Latin-American independent publishing, in the biggest commercial Book Fair of the World.

PNG - 112.2 ko

This HotList presents a selection of about 40 books published in Peru, Colombia, Argentina, Uruguay, Chile… exhibited in the “Reading Island for Independent Publishers” (Pavilion 4.1) of the Frankfurt Book Fair, thanks to the cooperation of the Kurt Wolff Stiftung, group of German independent publishers.

We hope you will appreciate !

Guido Indij
Argentinean publisher, coordinator of the Spanish-speaking network of the International Alliance of independent publishers

Partager l'article

Assises internationales de l’édition indépendante

Rencontres des Assises à Pampelune-Iruña, 23-26 novembre 2021

Informations pratiques
• Dates : 23-26 novembre 2021
• En partenariat avec la Foire du livre de Navarre et l’Association des éditeurs indépendants de Navarre
• 4 jours de rencontres, débats et ateliers en 4 langues (basque, espagnol, français et anglais)
• Des acteurs du livre : éditrices et éditeurs, libraires, bibliothécaires, autrices et auteurs…
• Des universitaires
• Des représentant.e.s des initiatives solidaires et citoyennes
• Des représentant.e.s des pouvoirs publics
• 50 pays représentés

Les rencontres de Pampelune-Iruña
Le programme se construira au fil des semaines, prenant en compte les dimensions internationale, interculturelle et collective de l’Alliance. Les principales thématiques des rencontres de Pampelune-Iruña ont été identifiées par les éditrices et éditeurs indépendant.e.s comme étant des enjeux prioritaires pour REpenser. Ces enjeux sont évidemment reliés aux valeurs qui animent le réseau international de l’Alliance depuis sa création (solidarité, équité des relations, rééquilibre des flux, circulation des idées, créations et productions locales, fair speech, préoccupations écologiques…) et s’articulent avec les 80 recommandations en faveur de la bibliodiversité formulées lors des Assises 2012-2014.

Les matinées (9h00 – 14h00) seront consacrées à des séances plénières au cours desquelles seront abordées des questions décisives quant à l’avenir du secteur (dépendances et interdépendances, écologie du livre, inégalités et rapports de domination au sein du monde de l’édition, édition en langues minorées, impact de la technologie) tandis que les après-midis (16h00 – 18h00) seront organisés autour d’ateliers et de rencontres en petits groupes visant à forger des alliances concrètes entre professionnels.
Durant les quatre jours des Assises, ces ateliers seront suivis, de 18h30 à 20h00, par des temps d’échange et de présentation des catalogues des maisons d’édition présentes (vente et achat de droits) en littérature, sciences humaines et sociales, littérature de jeunesse...

Tables rondes et débats pour « REpenser »
• « Biodiversité et bibliodiversité » (écologie du livre, que dire et où le dire…)
• Les langues minorées (écrire et éditer en langues « minorées »)
• Les rapports de force/de domination dans les représentations (colonialisme culturel, représentation des minorités, les femmes dans le monde du livre…)
• L’édition numérique (plateformisation, dépendance aux GAFAM…)
• « Liberté d’éditer / fair speech » (lancement d’une étude inédite sur la liberté d’éditer réalisée par le réseau de l’Alliance)

Ateliers professionnels ; échanges d’expériences et mise en pratique
• Écologie du livre
• Économie sociale et solidaire
• Coéditions solidaires
• Édition en langues minorées
• Piratage
• Plateformisation
• Circulation des livres : diffusion et distribution du livre, le modèle actuel est-il désuet ?

Rencontres physiques, fenêtre virtuelle, archives sonores
Les rencontres pourront être suivies en streaming (via le salon virtuel et/ou la chaîne Youtube de l’Alliance). Elles seront également enregistrées et pourront faire l’objet d’un travail d’édition audiovisuel, en fonction de l’accord des participants. Les conclusions des tables rondes et des ateliers seront diffusées a posteriori à l’ensemble des participant.e.s.

Ambassadrices et ambassadeurs de la bibliodiversité !
Les ambassadrices et ambassadeurs de la bibliodiversité sont des personnalités qui ont décidé de porter la voix des maisons d’édition indépendantes, d’accompagner les réflexions et pratiques des éditrices et éditeurs, de défendre et soutenir la bibliodiversité. Les personnalités ne sont pas encore connues à l’heure où s’écrit ce programme mais des autrices, auteurs et autres personnalités ont été sollicitées et seront présent.e.s aux rencontres de Pampelune-Iruña. Elles/ils suivront les rencontres et pourront produire des textes ou créations que les échanges leur inspireront.

Présence des maisons d’édition indépendant.e.s internationales à la Foire du livre de Navarre
Un stand collectif dédié aux éditrices et éditeurs internationaux invités permettra de présenter la variété et la diversité de la production indépendante à l’internationale. Ce stand collectif sera un lieu de rencontre avec les lectrices et lecteurs mais aussi un espace de ventes/achats/trocs de droits entre les professionnel.le.s invité.e.s et les professionnel.le.s locaux.

Partie interne / réunions de travail réservées aux membres de l’Alliance
À l’issue de la rencontre de clôture des Assises, les deux objectifs essentiels sont les suivants :
• Établir les orientations et le plan d’action 2022-2025 de l’Alliance – basés sur les enjeux prioritaires des Assises.
• Réaffiner et valider la gouvernance de l’association pour la période 2022-2025 – consultation lancée dans les réseaux entre mars et octobre 2021.

Partager l'article

Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021

Les « Assises », une photographie de l’édition indépendante à l’échelle mondiale
Depuis la création de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (réseau international réunissant 750 maisons d’édition indépendantes de 55 pays dans le monde) en 2002, les « Assises internationales » se tiennent tous les 4 à 8 ans et rassemblent une centaine d’éditrices et d’éditeurs indépendant.e.s du monde entier : en 2003 à Dakar (Sénégal) ; en 2007 à Paris (France) ; en 2014 au Cap (Afrique du Sud) et en 2021 à Pampelune-Iruña (Province de Navarre/Espagne).

Elles représentent un moment phare pour l’édition indépendante internationale, réunissant des actrices et acteurs de tous les continents – elles permettent d’établir collectivement un portrait de l’édition indépendante mondiale (Amérique latine, Afrique, Asie, Europe, monde arabe et Océanie). Elles sont un espace unique de débats, de rencontres et de réflexion sur l’édition indépendante – sans autre équivalent à l’échelle internationale.

Célébrer et REpenser en 2021…
Entre 2017 et 2018, quand le réseau de l’Alliance projetait et amorçait les Assises 2019-2021, les enjeux de cet événement apparaissaient comme une évidence : célébrer la bibliodiversité et le travail des maisons d’édition indépendantes ; REpenser les pratiques solidaires que nous construisons avec patience et détermination, mais aussi les relations aux autres professionnel.le.s du livre, les relations aux lectrices et lecteurs.

Une évidence au vu du chemin parcouru depuis les dernières Assises en 2012-2014 mais aussi au vu de la maturité du réseau de l’Alliance, qui fête ses 20 ans en 2021.

En 2020, une crise sanitaire mondiale, un basculement
Alors que les conséquences de la crise sanitaire sont encore difficiles à évaluer finement d’un point de vue économique, social et politique, REpenser reste une évidence mais devient aussi une nécessité.
Pourquoi les éditrices et éditeurs indépendant.e.s sont des acteurs importants dans cette période de crise ? Comment accompagnent-elles/ils les transformations sociétales, les transitions à l’œuvre ? Quels sont les outils et pratiques qu’elles et ils mettent en place pour appréhender les mondes de demain, les comprendre ? En quoi les livres, les idées qu’ils véhiculent, permettent-ils de défendre et préserver la diversité de créations, de points de vue, d’idées ?

L’édition indépendante « d’après » ?
Ces Assises sont ainsi un temps de documentation sur l’état du monde, une cartographie internationale des mouvements de transition et/ou de rupture en cours.
Elles ont pour objectif de questionner et alimenter les débats quant au rôle du livre – des idées –, comme vecteur social et d’émancipation.
Elles sont un lieu de réflexions, de partages d’expériences et de mises en pratique qui concernent les enjeux d’aujourd’hui et de demain : écologie, économie sociale et solidaire, édition inclusive, plateformisation de la culture…
Les Assises sont enfin un espace de solidarité, de confiance, de relations humaines, de dialogue entre les cultures.

Cheminement et étapes des Assises
Les Assises de l’Alliance se construisent volontairement sur un temps long, à contre-courant d’un rythme souvent effréné, devenu la norme. Elles poursuivent un fil conducteur, qui se déroule depuis 20 ans au sein de l’Alliance : les enjeux défendus par l’Alliance depuis sa création sont toujours présents (solidarité, équité des relations, rééquilibre des flux, circulation des idées, créations et productions locales, fair speech, préoccupations écologiques…). Ce sont les bases sur lesquelles repose le mouvement de l’édition indépendante et viennent se greffer les questionnements et débats actuels.

Elles sont bâties collectivement, à partir du travail mené depuis les Assises 2021-2014 et les 80 recommandations qui en découlent, à partir des remontées de terrain des professionnel.le.s du livre, d’un travail de veille sur l’édition indépendante à travers le monde, d’un dialogue régulier avec d’autres actrices et acteurs culturels mais aussi d’une observation des pratiques, des tendances, des alternatives qui émergent ici et là.

Les Assises sont construites sur deux niveaux (public et « interne »), qui s’alimentent l’un l’autre et sont complémentaires.
Un niveau public dans une volonté de rencontrer, dialoguer, apprendre – qui s’incarne par des rencontres ouvertes à toutes et tous (professionnel.le.s du livre, lectrices et lecteurs, actrices et acteurs culturels, universitaires, mouvements de la société civile, etc.). Il s’agit de profiter de l’espace qu’est l’Alliance pour REpenser les pratiques, questionner le rapport des éditrices et éditeurs indépendant.e.s au monde actuel, défricher des thèmes, s’autoriser des utopies, se projeter ensemble.
Un niveau interne (dédié au réseau de l’Alliance) dans un souci de proposer des recommandations et outils, d’élaborer des orientations pour la période future, de préciser et affiner la gouvernance du réseau.

Les Assises s’articulent autour de groupes de travail et d’ateliers thématiques mis en place depuis les Assises de 2012-2014 au sein de l’Alliance (1/ sur les politiques publiques du livre ; 2/sur la liberté d’éditer ; 3/sur le numérique ; 4/sur l’édition en langues locales et nationales ; 5/ sur les partenariats éditoriaux solidaires ; 6/ sur les impacts des pratiques de dons de livres).

Concrètement, pour le réseau de l’Alliance, il s’agit d’aboutir pour la période 2022-2025 aux résultats suivants :
• Des recommandations (à partir des 80 recommandations issues des Assises précédentes mais aussi dans le contexte de crise actuel)
• Des orientations et un plan d’actions pour la période 2022-2025
• Ajustements et validation / réaffirmation de la gouvernance de l’association

Partager l'article

Vidéos des ateliers préparatoires 2019 des Assises internationales de l’édition indépendante

Les premières vidéos des Assises ici : Abidjan (mai 2019) ; Santiago du Chili (octobre 2019)

Les Assises sont un processus sur 3 années : elles ont commencé en 2019, avec plusieurs ateliers et rencontres : Madrid (avril 2019), Genève (mai 2019), Abidjan (mai 2019), Santiago du Chili (octobre 2019).

Elles se prolongeront en 2020... pour s’achever en 2021 à Pampelune, au Pays basque.

En 2021, l’Alliance fêtera ses 20 ans !

  • 20 ans, c’est l’âge où il est bon de se rappeler à nos convictions, à nos engagements, à nos responsabilités. L’Alliance s’est construite sur des bases de confiance, de solidarité, d’humanité, convaincue du rôle social, du rôle émancipateur et libérateur du livre. Convaincue aussi que les principes qu’elle défend sont interdépendants des pratiques qu’elle met en place : ainsi, ce sont les principes de réciprocité et d’équité dans les échanges qui animent la gouvernance de l’association ; des principes de respect, d’écoute et de curiosité ;
  • 20 ans, c’est l’occasion de fêter ce bout de chemin partagé, de se projeter… de prolonger le chemin, d’en inventer d’autres, de REPENSER, tous ensemble ;
  • 20 ans… c’est aussi l’occasion de faire un bilan des activités, projets, plaidoyers portés par l’Alliance ; de se réjouir des dynamiques et réalisations incroyables et stimulantes ; d’apprendre aussi de ses erreurs et maladresses ;
  • 20 ans, c’est l’âge où l’on veut aller encore plus loin, rester un acteur éveillé et créatif, agir, en termes d’écologie, d’économie sociale et solidaire, de nouvelles approches des lecteurs, de pratiques coopératives entre professionnels, de liberté d’éditer, de fair speech
  • 20 ans, c’est l’âge où l’on rêve, où l’on espère, où l’on croit encore, on l’on a envie de danser et rire ;
  • 20 ans, c’est un anniversaire qui compte énormément, c’est un anniversaire qu’on ne veut pas oublier !

Suivre les Assises sur le site de l’Alliance et les réseaux sociaux !

Partager l'article

Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants 2014

En 2014, lors de la rencontre de clôture des Assises internationales de l’édition indépendante (Le Cap, Afrique du Sud), 400 éditeurs indépendants de 45 pays ont signé la Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants 2014. Rédigée collectivement en trois langues de travail le 20 septembre 2014 au Cap, la Déclaration 2014 est disponible en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais, arabe, farsi, italien...).

Lire ici les 80 recommandations & outils (sur le numérique, les politiques publiques du livre, la littérature jeunesse, l’édition en langue nationale et locale, les partenariats éditoriaux solidaires et le « Livre équitable » et le don de livres) issus des Assises internationales de l’édition indépendante.

Partager l'article

Pourquoi des Assises internationales de l’édition indépendante 2012-2014 ?

« Dans un moment de transformations profondes, nous voulons nous réunir pour interroger nos pratiques, pour écouter d’autres agitateurs d’idées et intégrer de jeunes générations d’éditeurs partageant nos préoccupations. Considérant entre autres deux nouvelles donnes – l’émergence de nouveaux acteurs du numérique et la crise financière globale, nous souhaitons questionner notre rôle et réaffirmer les enjeux de la bibliodiversité.

C’est pourquoi, nous décidons de tenir les Assises internationales de l’édition indépendante qui se déclineront en une série d’ateliers préparatoires et thématiques menés en 2013, clôturée par une Assemblée des alliés (rencontre générale) en 2014. L’ensemble de ce processus aboutira à l’élaboration de :

• propositions et recommandations en faveur de la bibliodiversité à destination des pouvoirs publics ;

• pratiques coopératives et novatrices entre éditeurs indépendants, basées sur des principes équitables ;

• nouvelles formes de partenariats avec les autres professionnels de la chaîne du livre et de l’écrit se reconnaissant dans la bibliodiversité.

Réunissant plus de 100 éditeurs indépendants des cinq continents, les Assises internationales de l’édition indépendante sont une rencontre professionnelle, interculturelle et interlinguistique unique. Professionnels, pouvoirs publics, institutions et acteurs de la société civile, nous vous invitons à nous rejoindre pour faire vivre et renforcer ensemble la bibliodiversité. »

Paris, le 26 octobre 2012

par le Comité international des éditeurs indépendants :
Nouri ABID (Med Ali éditions, Tunisie),
Serge DONTCHUENG KOUAM (Presses universitaires d’Afrique, Cameroun),
Susan HAWTHORNE (Spinifex Press, Australie),
Hamid MEDHIPOUR (Forough Verlag, Allemagne),
Araken RIBEIRO GOMES (éditions Contra Capa, Brésil),
Juan Carlos SÁEZ (JC Sáez Editor, Chili)

Partager l'article

Les Assises 2012-2014, mode d’emploi

Première étape - les ateliers préparatoires en 2013 : de la pratique vers des propositions en faveur de la bibliodiversité

Tout au long de l’année 2013, des éditeurs indépendants se réunissent en Amérique latine, en Afrique, en Europe, dans le cadre d’ateliers préparatoires et thématiques. La rencontre générale en 2014, au Cap (Afrique du Sud) clôturera ce processus. Ces ateliers ont un triple enjeu : développer et mutualiser des pratiques coopératives et novatrices de travail entre éditeurs indépendants ; renforcer durablement les compétences professionnelles et les liens humains entre les acteurs du livre ; formuler des propositions concrètes en faveur de la bibliodiversité.

Les ateliers se déroulent sur trois à cinq jours, et sont structurés sur un canevas commun :

  • une formation pratique (avec l’intervention de professionnels et/ou de spécialistes en fonction des thèmes) et des échanges de savoir-faire et d’expériences à partir de projets concrets et d’initiatives peu connues ;
  • la formulation de propositions et de recommandations en faveur de la bibliodiversité.

Pour que les ateliers soient au plus proche de leurs attentes, les éditeurs conçoivent eux-mêmes ces journées de travail, à partir du contexte local dans lequel ils évoluent et à partir de leurs préoccupations. Ils en sont à la fois les bénéficiaires et les acteurs, les transmissions de savoir-faire et de pratiques étant au cœur de ces journées.

Pour enrichir ces ateliers et ouvrir à de nouvelles coopérations, professionnels du livre, structures associatives, institutions privées et publiques sont invités à témoigner de projets originaux et d’expériences inédites pouvant être déclinés dans le secteur de l’édition.

Les conclusions de chaque atelier sont centralisées par le Comité international des éditeurs indépendants et restituées aux participants pour construire collectivement le programme de la rencontre générale de 2014.

Partager l'article

Les ateliers préparatoires et thématiques 2012-2014 des Assises

La bibliodiversité en marche à Guadalajara
dans le cadre de la Foire internationale du livre de Guadalajara (Mexique)
24 au 28 novembre 2012

Le don de livres : un système à repenser
en marge du Salon du livre de Paris (France)
20 et 21 mars 2013

La littérature jeunesse africaine : quelle visibilité sur le marché international ?
en marge de la Foire du livre de Bologne (Italie)
23 et 24 mars 2013

Les langues locales et nationales : quelles opportunités pour l’édition en Afrique ?
Ouagadougou (Burkina Faso)
11 au 13 juin 2013

Le livre équitable : un réel enjeu pour demain / Coéditions, cessions de droits et autres partenariats éditoriaux solidaires
Ouagadougou (Burkina Faso)
14 au 17 juin 2013

Diffusion des ouvrages de sciences humaines et sociales : quelles stratégies innovantes pour tirer son épingle du jeu ?
en marge de la Foire du livre de Francfort (Allemagne)
13 au 15 octobre 2013

Le numérique, quels enjeux pour la bibliodiversité dans le monde arabophone ?
en marge de la Foire internationale du livre d’Abu Dhabi
30 avril au 3 mai 2014

Partager l'article

La rencontre générale en 2014, au Cap : 62 éditeurs indépendants réunis en faveur de la bibliodiversité

À l’issue des ateliers préparatoires menés en 2013, une rencontre générale se tiendra du 18 au 22 septembre 2014, au Cap, en Afrique du Sud, sous le patronage de l’UNESCO.

Dans le prolongement des cas pratiques et des échanges de savoir-faire capitalisés dans les ateliers, il est indispensable pour les éditeurs d’interroger l’évolution de la bibliodiversité dans les pays et dans les maisons d’édition depuis 2007 : comment la bibliodiversité s’incarne-t-elle au quotidien pour un éditeur malien, pour un éditeur indien, pour un éditeur argentin ? Comment l’édition indépendante s’autonomise-t-elle dans les pays ? Comment le champ éditorial à Madagascar, au Pérou ou en Afghanistan se professionnalise-t-il ?

Cette rencontre, rassemblement interculturel et interlingusitique sans équivalent dans le secteur de l’édition, est en soi une photographie de l’édition indépendante internationale. Durant quatre jours, des éditeurs racontent leur parcours, pour certains leur combat, témoignent de leurs expériences, des risques qu’ils prennent. Les outils numériques de communication offrent aujourd’hui la possibilité aux éditeurs d’être en contact régulier et quasi immédiat – mais ils ne peuvent remplacer les échanges humains, nécessaires aux relations de confiance et de solidarité propres à un réseau comme celui de l’Alliance.

La rencontre générale est par ailleurs un moment essentiel dans la gouvernance de l’Alliance : les orientations des prochaines années, et le programme d’actions qui en découle, y sont décidés collectivement. Dans un souci constant de renforcement des capacités éditoriales de ses membres sur le long terme, l’Alliance poursuit ainsi la construction d’un réseau professionnel de solidarité internationale – pour favoriser la circulation et l’accessibilité des œuvres et des idées.

Événement unique, la rencontre générale répond avant tout à la volonté d’éditeurs de se fédérer pour faire vivre et renforcer ensemble la bibliodiversité.

Nous remercions les précieux partenaires de l’Alliance : Jacana Media (Afrique du Sud), Modjaji Books (Afrique du Sud), Open Book Festival (Afrique du Sud), Institut français d’Afrique du Sud, Alliance française du Cap (Afrique du Sud), National Library of South Africa, Goethe Institut (Afrique du Sud), Fondation Charles Léopold Mayer (Suisse), Organisation internationale de la Francophonie, région Ile-de-France (France), Centre national du livre (France), Fondation de France (France), Direction du développement et de la Coopération (Suisse), Institut français du Liban, Institut français de Tunisie, Coopération régionale pour les pays andins (Bolivie), Canarias Cultura “Canarias crea” (Espagne), Copyright Agency Cultural Fund (Australie), Centro Estero per l’Internazionalizzazione (Italie), Centre Universitaire de Recherches sur l’Action Publique et le Politique (CURAPP) / Université de Picardie Jules Verne (France)… et les éditeurs eux-mêmes.

Contact : assises@alliance-editeurs.org

Partager l'article

80 recommandations & outils en faveur de la bibliodiversité

Ces 80 recommandations dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays. Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.
Elles s’adressent aux pouvoirs publics, aux organismes internationaux et aux professionnels du livre des quatre coins du monde.

Elles font écho à la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants 2014, texte majeur en faveur de la bibliodiversité, signé le 20 septembre 2014 par plus de 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde.

L’ensemble de ces propositions est issu des Assises internationales de l’édition indépendante tenues sous le patronage de l’UNESCO entre 2012 et 2014.

Pour toute remarque, suggestion, idée et proposition, permettant de compléter et affiner ce travail, contactez l’équipe de l’Alliance !

Sommaire des 80 recommandations et outils pour défendre et promouvoir la bibliodiversité :
* Des politiques publiques pour garantir la bibliodiversité
* Des propositions et actions pour favoriser la bibliodiversité numérique
* Le système Amazon, quelles menaces pour la bibliodiversité ?
* Des mesures nécessaires pour l’édition en langues locales et nationales
* Repenser le don de livres
* Des propositions et actions pour développer les partenariats éditoriaux solidaires
* Des actions pour renforcer une édition jeunesse plurielle

Partager l'article

{#ENV{titre},#SELF,sujet}