L’Alliance

Présentation et orientations

Orientations 2015-2018

Défendre la bibliodiversité et l’édition indépendante via un réseau professionnel de solidarité

Soutenir la mise en place de politiques du livre nationales, régionales et internationales

Réaffirmer et défendre la liberté et l’équité d’expression

  • Réalisation d’une typologie des censures ; rédaction de plaidoyers en soutien et solidarité aux éditeurs

Renforcer les espaces collaboratifs et innover pour répondre aux transformations et enjeux de demain

  • Labo numérique, ateliers, échanges d’expériences et mutualisation d’outils (sur le numérique, sur les partenariats éditoriaux solidaires, sur l’édition en langues nationales et locales…)
  • Renforcement des échanges avec l’interprofession (auteurs, libraires, bibliothécaires, diffuseurs-distributeurs, acteurs numériques, etc.) : rencontres interprofessionnelles, actions de lobbying communes

Participer à un rééquilibrage des échanges entre pays exportateurs et pays destinataires de livres

  • Centre de ressources en ligne, en complément de l’Observatoire de la bibliodiversité
  • Modernisation des pratiques de dons de livres : Charte du don de livres revisitée par les professionnels du Sud
  • Présence dans les foires et salons du livre (stands collectifs autant dans des salons du livre au Sud qu’au Nord), promotion des ouvrages du Sud au Nord

Développer et renforcer les échanges interculturels

  • Développement et accompagnement de projets de coéditions / traductions : partenariats éditoriaux Nord-Sud et Sud-Sud porteurs du label « Le livre équitable », recherches de modèles économiques solidaires (économie sociale et solidaire)

Les orientations 2015-2018 de l’Alliance ont été définies collectivement par les éditeurs lors des Assises internationales de l’édition indépendante (2012-2014). De chacune de ces orientations, découlent des projets et des activités mis en œuvre par l’Alliance sur la période 2015-2018.

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L’éditeur indépendant de création

L’environnement socio-économique, l’approche historique et le contexte politique sont autant de facteurs à prendre en compte pour appréhender dans sa complexité et ses différentes réalités, la notion d’éditeur indépendant. Les éditeurs indépendants au Chili, en France, au Bénin, au Liban ou en Inde, exercent dans un contexte spécifique, ayant des conséquences directes sur leur activité. Cependant, si les réalités diffèrent d’un pays à un autre, il est possible de s’accorder sur un certain nombre de critères pour définir ce qu’est un éditeur indépendant. L’éditeur indépendant conçoit ainsi sa politique éditoriale en toute liberté, de façon autonome et souveraine. Il n’est pas l’organe d’expression d’un parti politique, d’une religion, d’une institution, d’un groupe de communication, ou d’une entreprise. La structure du capital de l’éditeur et l’identité de ses actionnaires informent aussi sur son indépendance : le rachat de maisons d’édition par des grandes entreprises sans aucun lien avec le métier d’éditeur et la mise en place d’une politique de rentabilité élevée impliquent bien souvent une perte d’indépendance et un remaniement de la ligne éditoriale. L’éditeur indépendant, tel que défini par les éditeurs de l’Alliance, est un éditeur de création : à travers ses choix éditoriaux souvent innovants, sa liberté d’expression, ses prises de risque éditoriales et financières, il participe au débat d’idées, à l’émancipation et au développement de l’esprit critique des lecteurs. En cela, il est un acteur majeur de la bibliodiversité.

À lire aussi : Éditeurs indépendants, de l’age de raison vers l’offensive ?, de Gilles COLLEU, collection « État des lieux de l’édition ».

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Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants 2014

En 2014, lors de la rencontre de clôture des Assises internationales de l’édition indépendante (Le Cap, Afrique du Sud), 400 éditeurs indépendants de 45 pays ont signé la Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants 2014. Rédigée collectivement en trois langues de travail le 20 septembre 2014 au Cap, la Déclaration 2014 est disponible en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais, arabe, farsi, italien...).

Lire ici les 80 recommandations & outils (sur le numérique, les politiques publiques du livre, la littérature jeunesse, l’édition en langue nationale et locale, les partenariats éditoriaux solidaires et le « Livre équitable » et le don de livres) issus des Assises internationales de l’édition indépendante.

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Bibliodiversité

La bibliodiversité est la diversité culturelle appliquée au monde du livre. En écho à la biodiversité, elle fait référence à une nécessaire diversité des productions éditoriales mises à la disposition des lecteurs. Si les grands groupes participent, par l’importance quantitative de leur production, à une certaine diversité éditoriale, cela ne suffit pas à garantir la bibliodiversité, qui ne se mesure pas uniquement en nombre de titres disponibles. Les éditeurs indépendants, bien qu’ils se soucient de l’équilibre économique de leur maison d’édition, sont avant tout préoccupés par les contenus qu’ils publient. Leurs ouvrages peuvent apporter un autre regard et une autre voix, à côté de l’offre éditoriale plus standardisée des grands groupes. La production éditoriale des éditeurs indépendants, et les moyens de diffusion qu’ils privilégient (librairies indépendantes notamment) pour la porter aux lecteurs, sont ainsi indispensables pour préserver et enrichir la pluralité et la diffusion des idées. On peut attribuer l’invention du terme bibliodiversité à des éditeurs chiliens, lors de la création du collectif « Editores independientes de Chile » à la fin des années 1990. L’Alliance internationale des éditeurs indépendants a fortement contribué à la diffusion et à la promotion de ce terme en plusieurs langues, notamment grâce aux Déclarations de Dakar (2003), de Guadalajara (2005), de Paris (2007) et du Cap (2014). Depuis 2010, la Journée internationale de la bibliodiversité est célébrée tous les 21 septembre (jour du printemps dans l’hémisphère Sud).

Voir l’article « Bibliodiversité » sur Wikipédia en français
L’article existe aussi en anglais, en espagnol, en portugais.

La bibliodiversité, en images !

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Prédations

Des livres déversés sur un marché par conteneurs entiers, des livres produits dans un autre contexte culturel donnés gratuitement aux lecteurs ou aux bibliothèques publiques, la mise en place de succursales locales par des groupes éditoriaux venus d’ailleurs et visant à créer les conditions d’un monopole… À travers quelques exemples d’interventions dommageables pour les marchés éditoriaux en voie de développement, Étienne GALLIAND (fondateur de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants) dresse un panorama des actes de prédation directs ou indirects que subissent les marchés émergents. Un panorama édifiant.

En complément de cet article, consultez ici le Guide du partenariat éditorial équitable mais aussi les réflexions, rencontres, outils et plaidoyers que l’Alliance a développé sur les marchés du livre scolaire et le don de livres notamment.

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« Le livre équitable »

Le label « Le livre équitable » est attribué par l’Alliance à des ouvrages publiés dans le cadre d’accords éditoriaux internationaux respectueux des spécificités de chacun : les coéditions solidaires. Ces coéditions solidaires permettent de mutualiser les coûts liés à la réalisation intellectuelle et physique d’un livre et faire ainsi des économies d’échelle ; d’échanger des savoir-faire professionnels et une expérience commune, tout en respectant le contexte culturel et l’identité des éditeurs ; de diffuser plus largement les ouvrages en ajustant les prix pour chaque zone géographique ou en uniformisant les prix sur une même zone de commercialisation.

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Fair speech

La notion d’équité d’expression (Fair speech) complète celle de liberté d’expression (Free speech). Dans un contexte de concentration des médias, les pouvoirs dominants (qu’ils soient politiques, économiques, religieux, idéologiques, etc.) sont en effet les plus représentés et les plus entendus. Le Fair speech défend ainsi un accès équitable à l’expression (par exemple pour les femmes, les groupes historiquement marginalisés, etc.), permettant une réelle diversité des voix. Cette notion a été créée par Betty McLellan dans Unspeakable (Spinifex Press, 2010, Australie), et promue par Susan Hawthorne dans Bibliodiversity : A Manifesto for Independent Publishing (Spinifex Press, 2014, Australie).

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Les Déclarations de 2003, 2005 et 2007

La Déclaration de Dakar (décembre 2003) est le texte fondateur de l’Alliance et acte la naissance de l’association. La Déclaration de Guadalajara (octobre 2005) est le fruit d’une rencontre tenue au Mexique, réunissant des éditeurs indépendants du monde latin.
La Déclaration internationale des éditeurs indépendants pour la protection et la promotion de la bibliodiversité (juillet 2007) a été rédigée et signée par les 70 éditeurs présents aux Assises internationales de l’édition indépendante tenues à Paris en 2007.
Ces trois textes, ainsi que la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants de 2014, marquent l’histoire de l’Alliance – ils sont la mémoire et le présent de l’engagement des éditeurs indépendants, leurs textes politiques.

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Activités

La sourde violence des rêves

Auteur(s) : K. Sello DUIKER ; traducteur : Jean-Yves KRUGER-KATELAN
Pays de parution : France, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 23 € ; 36 CHF

Roman vaste, dense, osé, ce roman d’apprentissage, La sourde violence des rêves raconte la plongée de Tshepo dans la dépression, voire la folie, puis sa lente émersion via la prostitution qui lui fait connaître la fraternité, la tendresse et même l’amour. Son parcours suivra les voies de la ville du Cap, sorte de San Francisco des antipodes, à l’image de cette société multiple où il côtoie des personnes de toutes origines, des plus pauvres aux plus aisés.

Roman polyphonique, La sourde violence des rêves est traversé de réflexions nombreuses brillantes sur le rapport entre les hommes et les femmes, l’identité sexuelle, l’homosexualité, les relations entre les « races », l’alcool, la drogue, les communautés... Ce roman brosse une fresque formidable de la vie au Cap (Afrique du Sud), au tournant du siècle, creuset d’un nouveau monde où affleure une nouvelle géographie des genres. Vaste odyssée urbaine, La sourde violence des rêves propose une « saison en enfer » moderne.

K. Sello DUIKER, né en 1974, grandit dans l’Afrique du Sud post-apartheid à Soweto (township de Johannesburg), le cœur de la révolte anti-apartheid. Né de parents issus de la classe moyenne, il devient un des premiers étudiants noirs à fréquenter un lycée privé essentiellement réservé à l’élite blanche. Quand Nelson Mandela devient le premier président noir du pays, Sello DUIKER a vingt ans. Après des études en Grande-Bretagne, il devient rédacteur publicitaire, scénariste et responsable de programmes à la télévision sud-africaine. Il a vingt-sept ans quand il publie La sourde violence des rêves. K.Sello Duiker a été l’un des éléments le plus brillant et le plus prometteur de la nouvelle génération post-apartheid.

Année de publication : 2014, 496 pages, 15 X 22 cm
ISBN France : 978-2-3641-303-95
ISBN Suisse : 978-2-8290-470-4

Plus d’informations sur le site des éditions Vents d’ailleurs et le site des éditions d’en bas.

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Les Assises internationales de l’édition indépendante en 2014 !

Pays de parution : Afrique du Sud

Après la tenue de 6 ateliers thématiques et préparatoires entre novembre 2012 et décembre 2013, le 7e et dernier atelier thématique des Assises aura lieu du 30 avril au 2 mai 2014 à Abu Dhabi, en partenariat avec la Foire du livre d’Abu Dhabi. Cet atelier sur « Le numérique : quels enjeux pour la bibliodiversité dans le monde arabophone ? » réunira 15 éditeurs et experts numériques. Plus d’informations à venir prochainement...

Du 17 au 22 septembre 2014, la rencontre du Cap (Afrique du Sud) conclura les Assises internationales de l’édition indépendante. Plus de 50 éditeurs indépendants de 40 pays seront ainsi présents au Cap pour cette rencontre interculturelle et inter-linguistique en faveur de la bibliodiversité.
Un événement mené en partenariat avec l’Open Book Festival.
Pour en savoir plus, contactez l’équipe de l’Alliance et télécharger le dossier ci-dessous.

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André Schiffrin, un compagnon de route disparaît

André Schiffrin, grande figure de l’édition indépendante, est décédé ce dimanche 1er décembre 2013 à Paris. Son travail et ses analyses (L’édition sans éditeurs, Le contrôle de la parole…) ont joué un rôle essentiel dans la création de l’Alliance aux débuts des années 2000.
Après une carrière à la tête de Pantheon books (États-Unis), André Schiffrin quitte le groupe Random House, pour créer au début des années 1990 The New Press, maison d’édition à but non lucratif, membre de l’Alliance.
André Schiffrin a écrit plusieurs textes fondamentaux sur les enjeux de l’édition indépendante, traduits dans de nombreuses langues. Son dernier livre, L’Argent et les mots, a été traduit et coédité dans le réseau arabophone de l’Alliance par Al Intishar (Liban), Med Ali (Tunisie) et Atlas Publishing (Syrie).
En cette période d’Assises internationales de l’édition indépendante, et alors même qu’André Schiffrin avait pris part aux Assises de Paris en 2007, l’Alliance perd un compagnon de route – sa mémoire et ses réflexions continueront de nous accompagner. Les éditeurs indépendants des quatre coins du monde lui rendent hommage ici.

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Les nouveautés du fonds « Lectures d’Afrique(s) » à découvrir d’urgence !

Le fonds Lectures d’Afrique(s) rassemble aujourd’hui la production de six maisons d’édition indépendantes d’Afrique (Afrique du Sud, Bénin, Madagascar, Mali, Rwanda, Togo) et du Brésil.

Découvrez les nouveautés des éditions Bakamé (Rwanda), Donniya (Mali), Jeunes Malgaches (Madagascar), Graines de Pensées (Togo), Pallas (Brésil) et Ruisseaux d’Afrique (Bénin). Si vous souhaitez diversifier votre fonds, lire en malgache, en portugais, en kinyarwanda, en français, si vous désirez tout simplement découvrir des auteurs et illustrateurs africains et brésiliens... la solution est ici... téléchargez le catalogue !

Télécharger le catalogue ici :

Téléchargez les nouveautés du fonds Lectures d’Afrique(s) !

Retrouvez l’intégralité du catalogue ici.

Contactez l’Alliance internationale des éditeurs indépendants pour passer commande ou pour tout renseignement supplémentaire.

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La collection « Terres solidaires » à l’honneur au Salon du livre d’Abidjan, 12 - 16 novembre 2013

Pays de parution : Côte d’Ivoire

À l’occasion de la parution de La civilisation, ma mère !... de Driss CHRAIBI et de Loin de mon père de Véronique TADJO, la collection « Terres solidaires » sera à l’honneur du 12 au 16 novembre 2013 au Salon du livre d’Abidjan (Côte d’Ivoire). En présence de Ken BUGUL pour le roman De l’autre côté du regard et de Véronique TADJO pour le roman Loin de mon père. Retrouvez également à Abidjan des éditeurs de la collection : les éditions Édilis (Côte d’Ivoire), les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire), les éditions Le Fennec (Maroc), les éditions Graines de pensées (Togo).
Un événement organisé et soutenu par les éditions Éburnie.

« Terres solidaires » : les grands noms de la littérature africaine rassemblés dans une collection solidaire et panafricaine. Une collection soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie, Claude Calame (EHESS, Paris), l’Institut français.
Pour en savoir plus sur la collection,cliquez ici.

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Walaandé, l’art de partager un mari

Auteur(s) : Djaïli Amadou AMAL
Pays de parution : Liban, Tunisie
Langue(s) : arabe

Une coédition des éditions Al Intishar / Centre de publication arabe (Liban), Dar Al Farabi (Liban) et Med Ali Éditions (Tunisie), soutenue par la Fondation Prince Claus, récompensant un flux de traduction rare et favorisant la diffusion des œuvres d’un continent à un autre.

Walaandé, l’art de partager un mari met en exergue les réalités que vivent au quotidien les femmes dans un ménage polygamique. Les principaux thèmes évoqués sont la polygamie, l’éducation de la femme, la discrimination, la violence à l’encontre des femmes, le mariage précoce et forcé, la répudiation.

Ce roman est un vibrant témoignage de la vie des femmes éplorées par des années de musèlement affectif. Un roman qui, autant que possible, balaie les promesses des lendemains chantants qui noient les réalités du quotidien maussade, conflictuel, stressant voire dramatique d’un foyer polygamique riche de sa variété de la gent féminine, des signes extérieurs d’aisance mais achalandés de problèmes.

C’est l’histoire d’une famille musulmane aisée de Maroua comme il y en a tant, où le père de famille, homme d’affaires roule-carrosse, aligne une progéniture nombreuse, s’entoure d’une cour infinie de serviteurs, renouvelle son cheptel féminin au gré de ses humeurs et des rencontres fortuites.

Quatre épouses, une ribambelle d’enfants et un nombreux personnel domestique animent la vie quotidienne d’une maisonnée qui dispose du confort nécessaire pour mener une vie fastueuse. Mais non. Walaandé décrit plutôt une existence fastidieuse pour tous.

Derrière les lambris dorés ornant les remparts servant de clôture à cette concession immense où parfum, couleurs et fleurs annoncent en principe les saveurs du bien-être des gens riches, il n’y aurait finalement qu’ennui, solitude, attente, angoisse, complots et jalousies. Mais surtout, cette dictature masculine, cette condescendance du « répudiateur suprême », cet époux au verbe naguère mielleux qui, du temps où il sollicitait les faveurs de sa cible, lui avait décrit la beauté du mirage où il allait hélas, l’enchaîner. C’est à peine si dans la déclamation de son amour, il ne lui avait fait visualiser les battements de son cœur. La même mélodie du bonheur à Aïssatou, Djaïli, Nafissa, Sakina. Les mêmes déceptions pour toutes.

Ce roman est, comme toute œuvre de l’esprit, inspiré du réel, où vies et envies, charmes et larmes, incertitudes et frustrations ankylosent les énergies féminines, flétrissent les beautés naguère envoutantes. Les travers de la polygamie telle que décrite ici en font un écho au long soupir étouffé de ces milliers de femmes, qui dans leur jeunesse avaient rêvé de l’homme amoureux ; et non seulement de cette limousine parfumée qui d’ailleurs pour luxueuse qu’elle soit, se révèle finalement, la version extérieure d’une prison où s’enterrent les rêves.

Djaïli Amadou AMAL est la première écrivaine du Nord Cameroun. C’est une jeune métisse Peuhle et Égyptienne par sa mère. Cette mixité de ses origines a sans doute favorisé sa liberté d’écrire, écrire seulement, et plus encore sur un sujet jusque là tabou dans sa société, le mariage polygamique, qui on le sait est étroitement lié au mariage précoce des jeunes filles.
Djaïli Amadou AMAL fait sans doute partie de la fine fleur de la nouvelle mouvance des écrivains camerounais du terroir. Son roman a déjà connu une réimpression en moins de six mois. Elle a fait une tournée très remarquée au Cameroun et au Tchad dans les réseaux des Alliances françaises sur le thème de la polygamie.

Date de publication de la traduction en arabe : 2013, 144 pages, 16,5 X 21,5 cm, ISBN : 978-614-404-419-3
Édition originale : 2010, éditions Ifrikiya, Cameroun

Quatrième de couverture de Walaandé, l'art de partager un mari

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Le Comité international des éditeurs indépendants réuni à Paris, 17-19 octobre 2013

Pays de parution : France

Le Comité international des éditeurs indépendants (CIEI) se réunira à Paris du 17 au 19 octobre à la BULAC (Bibliothèque universitaire des langues et des civilisations) pour sa réunion annuelle. Au programme de ces journées : présentation et analyse par les éditeurs des premières conclusions (outils et recommandations) issues des ateliers préparatoires des Assises internationales de l’édition indépendante ; préparation de la rencontre générale clôturant les Assises au Cap en septembre 2014.

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La diffusion des ouvrages de sciences humaines et sociales : quelles stratégies innovantes pour tirer son épingle du jeu ?, 13 - 15 octobre 2013, Francfort (Allemagne)

Pays de parution : Allemagne

Après Guadalajara en novembre 2012, Paris, Bologne en mars 2013 et Ouagadougou en juin 2013... le 6e atelier des Assises internationales de l’édition indépendante aura lieu à Francfort du 13 au 15 octobre 2013, sur le thème « Diffusion et distribution des ouvrages de sciences humaines et sociales : quelles stratégies innovantes ? ».

Quinze éditeurs d’Amérique latine, d’Asie, d’Europe et d’Afrique partageront leurs expériences et leur savoir-faire, leur permettant de s’interroger sur les solutions offertes par le numérique pour la diffusion de leurs ouvrages, de mutualiser certains outils, et de faire naître des projets de traductions et coéditions.

Cet atelier est organisé en partenariat avec la Foire du livre de Francfort, et grâce au soutien de la Fondation de France, du Centre national du livre et du Goethe-Institut en Afrique du Sud.

Pour plus d’informations sur les Assises, cliquez ici !

Les éditeurs seront également présents tout au long de la Foire du livre de Francfort (du 9 au 13 octobre) sur leur stand respectif et/ou sur le stand de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (hall 5.0 D111).

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Loin de mon père

Auteur(s) : Véronique TADJO ; préface d'Emmanuel DONGALA
Pays de parution : Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 45 DM ; 3 300 RWF

Nina, jeune métisse franco-ivoirienne, doit regagner sa terre d’enfance pour les funérailles de son père, le célèbre docteur Kouadio. L’occasion des retrouvailles dans la grande famille lui révèle le personnage de son père, ses zones d’ombre, son héritage inattendu et les secrets de famille. Elle est alors prise dans l’engrenage des désillusions et de la solitude, dans un pays en proie à la montée de la guerre civile.

Loin de mon père nous invite d’une manière subtile à une plongée dans la famille et la société ivoirienne en crise. De cette œuvre dense, émanent authenticité, générosité, tolérance, espoir et poésie.

Née à Paris d’un père ivoirien et d’une mère française, Véronique TADJO est poète, romancière et auteur de livres pour la jeunesse qu’elle illustre le plus souvent elle-même. Elle a passé toute son enfance et fait l’essentiel de ses études à Abidjan, puis s’est spécialisée dans le domaine anglo-américain à la Sorbonne Paris IV. Elle a enseigné à l’Université Nationale de Côte d’Ivoire pendant plusieurs années. Après avoir beaucoup voyagé, elle réside actuellement à Johannesburg (Afrique du Sud) où elle est Professeur à l’Université du Witwatersrand.

Date de publication de la version panafricaine : 2013, 262 pages, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Actes Sud (2010)

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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La civilisation, ma mère !...

Auteur(s) : Driss CHRAÏBI ; préface Abdelkader DJEMAÏ
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA

La Civilisation, ma mère !... est le portrait vif et plein d’humour d’une mère aimée et aimante qui se heurte avec entrain aux multiples progrès de la modernité. Née orpheline, pauvre et mariée très tôt à un homme plus âgé qu’elle, condamnée à remplir son rôle d’épouse au foyer, l’héroïne va apprendre à lire et à écrire dans une société marocaine traditionnelle et conservatrice. Elle participera avec enthousiasme aux luttes pour l’indépendance du Maroc et pour la libération de la femme arabe.
Parue en 1972, cette œuvre du patrimoine littéraire africain, habilement servie par une prose poétique, mérite, par la confrontation de deux mondes qu’elle met en scène, d’être l’un des points de passage des espaces littéraires maghrébins et subsahariens aux nombreux référents communs. Roman de la libération de la femme et du refus de la fatalité, La Civilisation, ma mère !... est aussi l’aventure d’une nouvelle naissance africaine qui demeure une préoccupation actuelle.

Né en 1926 au Maroc, Driss CHRAÏBI s’installe en France à partir de 1945 pour ses études. Révélé par son roman Le Passé simple en 1954, il est l’auteur d’une œuvre importante, tour à tour féroce et ironique, abordant des thèmes comme le colonialisme, l’immigration ou encore la place de la femme dans la société traditionnelle marocaine.
Décédé en 2007, Driss CHRAÏBI est l’un des grands écrivains marocains de langue française.

Date de publication de la version panafricaine : 2013, 214 pages, 11,5 X 19 cm
Édition première : Denoël, 1972

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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Gouvernance

Jérôme CHEVRIER, membre du Bureau

Jérôme Chevrier travaille depuis 20 ans dans le secteur du livre et de la lecture. Bibliothécaire, il a travaillé à la Bibliothèque nationale de France, au ministère de la Culture, au Centre national du livre, à l’Institut français d’Afrique du Sud. Il est actuellement chargé de médiation culturelle à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou. Il a rejoint le Bureau de l’Alliance en juillet 2021.

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Mariette ROBBES, membre du Bureau

Mariette Robbes est spécialisée dans l’animation de réseaux, la communication et la gestion de projets dans le secteur associatif et culturel. Elle a notamment travaillé au sein des éditions Katha (Inde), à l’AILF (Association internationale des libraires francophones) et à l’International Youth Library (Allemagne).
Sa passion grandissante pour les tiers-lieux et les nouveaux modes de travail et de création (fablabs, coworking, ateliers partagés etc.) la conduit à explorer de nouveaux horizons. Elle travaille désormais en tant que chargée de développement & animation de réseau chez myCowork à Paris.
Passionnée par l’édition pour la jeunesse en Inde, elle est également membre associée du projet universitaire DELI, (Dictionnaire encyclopédique des littératures de l’Inde). Par ailleurs, Mariette développe des projets en freelance : appui à la recherche de financements, graphisme et mise en page.

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Michel SAUQUET, membre de l’Assemblée générale

Michel Sauquet a travaillé pendant 40 ans dans le secteur de la coopération internationale, basé soit en France soit dans des pays du Sud comme l’Éthiopie ou le Brésil, dans le cadre d’ONG (Gret, Inades), du Bureau international du travail et de la Fondation Charles Léopold Mayer. Il est Maître de conférences à Sciences Po Paris, et intervient régulièrement à l’ENA, aux Langues O, à l’École Centrale et à l’université Paris-Dauphine. Il a présidé l’Alliance internationale des éditeurs indépendants de 2002 à 2006, et est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de fiction et de sciences humaines.

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Annie GOGAT, membre de l’Assemblée générale

Annie Gogat travaille pour la Fondation Charles Léopold Mayer en tant que Responsable de la comptabilité. Passionnée par les questions d’intégration, impliquée dans la vie scolaire de son quartier, elle se trouve naturellement en position de médiation dans de nombreux contextes. Après avoir vécu des années à Villeneuve-la-Garenne, elle réside actuellement à Bouffémont (région parisienne). Elle a été la trésorière de l’Alliance entre 2002 et 2020.

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Hélène KLOECKNER, membre de l’Assemblée générale

Hélène Kloeckner est référente égalité femmes-hommes et responsable de la communication interne à Sciences Po. Auteure d’une enquête sur le livre scolaire en Afrique francophone subsaharienne, parue dans la revue Africultures en 2003, elle a travaillé pendant douze ans dans l’édition, et collaboré aux Nouvelles éditions africaines du Sénégal, à Dakar. Bénévole de l’Alliance depuis 2004, elle a plus particulièrement suivi les coéditions panafricaines de la collection « Terres solidaires ». Elle a été la présidente de l’Alliance entre 2013 et 2020.

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Gérard AIMÉ, membre de l’Assemblée générale

Né en 1946, diplômé du Centre de Formation des Journalistes, DES de sociologie politique, Gérard Aimé débute comme journaliste et photo-reporter au Canada. Co-fondateur des éditions Alternatives, co-auteur des premières publications, il va diriger cette maison d’édition pendant 35 ans, jusqu’à son rachat par les éditions Gallimard. Il est aujourd’hui conseiller auprès de différentes maisons d’édition. Gérard Aimé a été membre du Bureau de l’Alliance entre 2011 et 2016.

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Marie HATET, membre de l’Assemblée générale

Marie Hatet travaille depuis quinze ans dans les secteurs de l’éducation et de la culture. En charge actuellement d’un projet d’éducation artistique et culturelle sur le site de la Villette à Paris, elle est également membre du comité de lecture de l’association Tatoulu (littérature pour la jeunesse), et membre fondatrice de l’association Les Fondeurs de Roue. Elle a rejoint le Bureau de l’Alliance entre 2014 et 2016 et est maintenant membre de l’Assemblée générale de l’association.

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Traductrices et traducteurs

L’Alliance collabore régulièrement avec des traducteurs et traductrices (newsletters mensuelles, documents de communication, de gouvernance, etc.), et tout particulièrement avec :

Nathalie COOREN (pour la langue espagnole)
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Nathalie Cooren a suivi une formation juridique (maîtrise de droit avec une spécialisation en droit européen et international) et en sciences sociales (master en sociologie des conflits). Après avoir longtemps travaillé dans le domaine des relations internationales où la traduction faisait partie intégrante de son quotidien, elle a décidé d’en faire son métier à temps plein.
Plusieurs années passées à l’étranger, en Amérique latine notamment, l’ont également très tôt sensibilisée à l’importance des langues et à la diversité des cultures. Elle traduit de l’espagnol et de l’anglais vers le français, aussi bien des documents dans les domaines juridique, institutionnel, politique, environnemental, touristique, marketing et bien entendu, éditorial, que des ouvrages (voir notamment « Guide du municipalisme : pour une ville citoyenne apaisée, ouverte »).

Danielle CHARONNET (pour la langue espagnole)
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Rachel MATTEAU MATSHA (pour la langue anglaise)
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Rachel Matteau Matsha est maître de conférences à l’Université de technologie de Durban (Afrique du Sud). Ses recherches portent sur l’histoire du livre, la sociologie de la littérature, les études sur l’océan Indien et les études postcoloniales. Née au Québec (Canada), elle est titulaire d’une licence en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en littérature africaine de l’Université de Witwatersrand à Johannesburg (Afrique du Sud). Elle est l’autrice de Real and Imagined Readers. Reading, publishing and censorship under apartheid (UKZN Press, paru en 2018). Elle collabore avec l’Alliance internationale des éditeurs indépendants depuis 2013.

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Bénévoles

Des bénévoles viennent ponctuellement appuyer l’équipe permanente de l’Alliance pour la mise en œuvre du programme d’actions de l’association : nous les remercions infiniment pour leur implication et leur engagement à nos côtés !

Céline ANFOSSI
Céline Anfossi est spécialisée dans la gestion de projets et l’accompagnement. Elle a travaillé dans le secteur du livre, principalement dans l’accompagnement des professionnels (Alliance internationale des éditeurs indépendants, Fill-Fédération interrégionale du livre et de la lecture). Elle continue aujourd’hui d’explorer ces questions, à travers différents types de projets et de publics (femmes en recherche d’emploi, étudiants) et s’intéresse notamment à la thématique de l’insertion professionnelle.

Djamilatou DIALLO
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Née à Tahiti, de parents franco-guinéens, Djamilatou a poursuivi ses études à Paris en Lettres et en Histoire (mémoire de Master d’Histoire antique : « Patrons de cités en Afrique romaine du IIIe au Ve siècle : étude épigraphique »).
À long terme, Djamilatou aimerait se spécialiser dans la protection et la valorisation du patrimoine en travaillant pour différents organismes culturels ici ou ailleurs.
Suite à un stage de 5 mois au sein de l’Alliance (réalisation de la WomenList et de la HotList 2018 présentées à la Foire de Francfort et étude sur le marché du manuel scolaire en Afrique francophone), Djamilatou fait aujourd’hui partie des bénévoles de l’association.

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Le Comité international des éditeurs indépendants (CIEI)

Le CIEI se compose des coordinateurs/trices et vice-coordinateurs/trices des réseaux linguistiques de l’Alliance – les coordinateurs et vice-coordinateurs sont désignés par les membres des réseaux linguistiques. Depuis 2011, le CIEI est un organe indispensable dans la gouvernance de l’Alliance, représentant la voix de l’Assemblée des alliés. Le CIEI se réunit physiquement une fois par an en présence des membres du Bureau et de l’équipe de l’Alliance. L’ordre du jour est construit à partir des nécessités et des objectifs de l’Alliance, prenant avant tout en compte les besoins et les attentes exprimés par les alliés.

Composition du CIEI :

  • Coordinatrice du réseau anglophone : Colleen Higgs, Afrique du Sud (Modjaji Books)
  • Vice-coordinateur du réseau anglophone : Ronny Agustinus, Indonésie (Marjin Kiri)
  • Coordinatrice du réseau francophone : Élisabeth Daldoul, Tunisie (elyzad)
  • Vice-coordinateurs du réseau francophone : Paulin Assem, Togo (AGO Média) et Jean-Claude Naba, Burkina Faso (Sankofa & Gurli)
  • Coordinateur du réseau hispanophone : Paulo Slachevsky, Chili (Lom Ediciones)
  • Coordinateurs du réseau persanophone : Tinouche Nazmjou, France/Iran (Naakojaa) et Anahita Mehdipour, Allemagne/Iran (Forough Verlag)

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