L’Alliance

Présentation et orientations

Orientations 2015-2018

Défendre la bibliodiversité et l’édition indépendante via un réseau professionnel de solidarité

Soutenir la mise en place de politiques du livre nationales, régionales et internationales

Réaffirmer et défendre la liberté et l’équité d’expression

  • Réalisation d’une typologie des censures ; rédaction de plaidoyers en soutien et solidarité aux éditeurs

Renforcer les espaces collaboratifs et innover pour répondre aux transformations et enjeux de demain

  • Labo numérique, ateliers, échanges d’expériences et mutualisation d’outils (sur le numérique, sur les partenariats éditoriaux solidaires, sur l’édition en langues nationales et locales…)
  • Renforcement des échanges avec l’interprofession (auteurs, libraires, bibliothécaires, diffuseurs-distributeurs, acteurs numériques, etc.) : rencontres interprofessionnelles, actions de lobbying communes

Participer à un rééquilibrage des échanges entre pays exportateurs et pays destinataires de livres

  • Centre de ressources en ligne, en complément de l’Observatoire de la bibliodiversité
  • Modernisation des pratiques de dons de livres : Charte du don de livres revisitée par les professionnels du Sud
  • Présence dans les foires et salons du livre (stands collectifs autant dans des salons du livre au Sud qu’au Nord), promotion des ouvrages du Sud au Nord

Développer et renforcer les échanges interculturels

  • Développement et accompagnement de projets de coéditions / traductions : partenariats éditoriaux Nord-Sud et Sud-Sud porteurs du label « Le livre équitable », recherches de modèles économiques solidaires (économie sociale et solidaire)

Les orientations 2015-2018 de l’Alliance ont été définies collectivement par les éditeurs lors des Assises internationales de l’édition indépendante (2012-2014). De chacune de ces orientations, découlent des projets et des activités mis en œuvre par l’Alliance sur la période 2015-2018.

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L’éditeur indépendant de création

L’environnement socio-économique, l’approche historique et le contexte politique sont autant de facteurs à prendre en compte pour appréhender dans sa complexité et ses différentes réalités, la notion d’éditeur indépendant. Les éditeurs indépendants au Chili, en France, au Bénin, au Liban ou en Inde, exercent dans un contexte spécifique, ayant des conséquences directes sur leur activité. Cependant, si les réalités diffèrent d’un pays à un autre, il est possible de s’accorder sur un certain nombre de critères pour définir ce qu’est un éditeur indépendant. L’éditeur indépendant conçoit ainsi sa politique éditoriale en toute liberté, de façon autonome et souveraine. Il n’est pas l’organe d’expression d’un parti politique, d’une religion, d’une institution, d’un groupe de communication, ou d’une entreprise. La structure du capital de l’éditeur et l’identité de ses actionnaires informent aussi sur son indépendance : le rachat de maisons d’édition par des grandes entreprises sans aucun lien avec le métier d’éditeur et la mise en place d’une politique de rentabilité élevée impliquent bien souvent une perte d’indépendance et un remaniement de la ligne éditoriale. L’éditeur indépendant, tel que défini par les éditeurs de l’Alliance, est un éditeur de création : à travers ses choix éditoriaux souvent innovants, sa liberté d’expression, ses prises de risque éditoriales et financières, il participe au débat d’idées, à l’émancipation et au développement de l’esprit critique des lecteurs. En cela, il est un acteur majeur de la bibliodiversité.

À lire aussi : Éditeurs indépendants, de l’age de raison vers l’offensive ?, de Gilles COLLEU, collection « État des lieux de l’édition ».

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Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants 2014

En 2014, lors de la rencontre de clôture des Assises internationales de l’édition indépendante (Le Cap, Afrique du Sud), 400 éditeurs indépendants de 45 pays ont signé la Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants 2014. Rédigée collectivement en trois langues de travail le 20 septembre 2014 au Cap, la Déclaration 2014 est disponible en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais, arabe, farsi, italien...).

Lire ici les 80 recommandations & outils (sur le numérique, les politiques publiques du livre, la littérature jeunesse, l’édition en langue nationale et locale, les partenariats éditoriaux solidaires et le « Livre équitable » et le don de livres) issus des Assises internationales de l’édition indépendante.

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Bibliodiversité

La bibliodiversité est la diversité culturelle appliquée au monde du livre. En écho à la biodiversité, elle fait référence à une nécessaire diversité des productions éditoriales mises à la disposition des lecteurs. Si les grands groupes participent, par l’importance quantitative de leur production, à une certaine diversité éditoriale, cela ne suffit pas à garantir la bibliodiversité, qui ne se mesure pas uniquement en nombre de titres disponibles. Les éditeurs indépendants, bien qu’ils se soucient de l’équilibre économique de leur maison d’édition, sont avant tout préoccupés par les contenus qu’ils publient. Leurs ouvrages peuvent apporter un autre regard et une autre voix, à côté de l’offre éditoriale plus standardisée des grands groupes. La production éditoriale des éditeurs indépendants, et les moyens de diffusion qu’ils privilégient (librairies indépendantes notamment) pour la porter aux lecteurs, sont ainsi indispensables pour préserver et enrichir la pluralité et la diffusion des idées. On peut attribuer l’invention du terme bibliodiversité à des éditeurs chiliens, lors de la création du collectif « Editores independientes de Chile » à la fin des années 1990. L’Alliance internationale des éditeurs indépendants a fortement contribué à la diffusion et à la promotion de ce terme en plusieurs langues, notamment grâce aux Déclarations de Dakar (2003), de Guadalajara (2005), de Paris (2007) et du Cap (2014). Depuis 2010, la Journée internationale de la bibliodiversité est célébrée tous les 21 septembre (jour du printemps dans l’hémisphère Sud).

Voir l’article « Bibliodiversité » sur Wikipédia en français
L’article existe aussi en anglais, en espagnol, en portugais.

La bibliodiversité, en images !

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Prédations

Des livres déversés sur un marché par conteneurs entiers, des livres produits dans un autre contexte culturel donnés gratuitement aux lecteurs ou aux bibliothèques publiques, la mise en place de succursales locales par des groupes éditoriaux venus d’ailleurs et visant à créer les conditions d’un monopole… À travers quelques exemples d’interventions dommageables pour les marchés éditoriaux en voie de développement, Étienne GALLIAND (fondateur de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants) dresse un panorama des actes de prédation directs ou indirects que subissent les marchés émergents. Un panorama édifiant.

En complément de cet article, consultez ici le Guide du partenariat éditorial équitable mais aussi les réflexions, rencontres, outils et plaidoyers que l’Alliance a développé sur les marchés du livre scolaire et le don de livres notamment.

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« Le livre équitable »

Le label « Le livre équitable » est attribué par l’Alliance à des ouvrages publiés dans le cadre d’accords éditoriaux internationaux respectueux des spécificités de chacun : les coéditions solidaires. Ces coéditions solidaires permettent de mutualiser les coûts liés à la réalisation intellectuelle et physique d’un livre et faire ainsi des économies d’échelle ; d’échanger des savoir-faire professionnels et une expérience commune, tout en respectant le contexte culturel et l’identité des éditeurs ; de diffuser plus largement les ouvrages en ajustant les prix pour chaque zone géographique ou en uniformisant les prix sur une même zone de commercialisation.

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Fair speech

La notion d’équité d’expression (Fair speech) complète celle de liberté d’expression (Free speech). Dans un contexte de concentration des médias, les pouvoirs dominants (qu’ils soient politiques, économiques, religieux, idéologiques, etc.) sont en effet les plus représentés et les plus entendus. Le Fair speech défend ainsi un accès équitable à l’expression (par exemple pour les femmes, les groupes historiquement marginalisés, etc.), permettant une réelle diversité des voix. Cette notion a été créée par Betty McLellan dans Unspeakable (Spinifex Press, 2010, Australie), et promue par Susan Hawthorne dans Bibliodiversity : A Manifesto for Independent Publishing (Spinifex Press, 2014, Australie).

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Les Déclarations de 2003, 2005 et 2007

La Déclaration de Dakar (décembre 2003) est le texte fondateur de l’Alliance et acte la naissance de l’association. La Déclaration de Guadalajara (octobre 2005) est le fruit d’une rencontre tenue au Mexique, réunissant des éditeurs indépendants du monde latin.
La Déclaration internationale des éditeurs indépendants pour la protection et la promotion de la bibliodiversité (juillet 2007) a été rédigée et signée par les 70 éditeurs présents aux Assises internationales de l’édition indépendante tenues à Paris en 2007.
Ces trois textes, ainsi que la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants de 2014, marquent l’histoire de l’Alliance – ils sont la mémoire et le présent de l’engagement des éditeurs indépendants, leurs textes politiques.

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Activités

Comment nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie - tribune du 16 février 2018

Tribune de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, 16 février 2018, publiée par Le Monde Afrique et ActuaLitté.

Souvent, lorsque nous entendons les instances politiques donner leur vision de la francophonie, nous nous demandons si nous devons réagir : rappeler un certain nombre de faits, valoriser les actions de terrain qui agissent pour des échanges équitables, expliquer concrètement comment ces actions se mettent en œuvre, faire parler les acteurs et donner à voir ce qui se vit… La question s’est posée à nouveau quand nous avons appris qu’une consultation publique se tenait sur la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde. Nous avons lu les tribunes d’Alain Mabanckou, de Véronique Tadjo, de Pierre Astier, de Françoise Vergès, d’Abdourahman A. Waberi, et nous nous reconnaissons dans leurs propos. Nous prenons le parti, dans le prolongement de leurs mots et dans ce contexte où les médias et les pouvoirs publics abordent les enjeux de la francophonie, de dire ce qu’est pour nous, collectif réunissant 550 éditeurs indépendants dans 52 pays dans le monde, un tel espace.

L’appel à l’« innovation » dans la francophonie, formulé dans le cadre des objectifs de la consultation, pourrait laisser entendre que rien n’a été fait, que rien n’existe et que des avancées ne peuvent venir que par impulsion de la France. Il serait pourtant dommage de ne pas prendre en compte toutes les dynamiques et la richesse du travail d’éditeur qui est mené tous les jours, depuis des décennies, dans tous les espaces francophones.

Dans l’enquête qu’elle a récemment publiée dans Le Monde Afrique, Kidi Bebey montre le dynamisme et la pugnacité de maisons d’édition africaines, qui pour certaines sont nées il y a plus de 25 ans. Ces structures défrichent, osent, tentent, découvrent… avec souvent des moyens minimes… Elles permettent à des réseaux humains de s’organiser, de collaborer, d’échanger, de vivre ensemble, un peu mieux. Elles font vivre la bibliodiversité – la diversité culturelle appliquée au monde du livre – à travers de nouveaux croisements, de nouveaux regards, en tentant de nouvelles approches.

Cette vitalité est ainsi le fait de l’engagement citoyen des professionnels du livre et des lecteurs, qui ensemble construisent des outils et des échanges solidaires, y compris face au manque d’accompagnement des pouvoirs publics. Il suffit pour cela de s’arrêter quelques instants sur la diversité des initiatives de nombreuses structures  : Africultures, découvreur de talents et ressource culturelle unique aujourd’hui menacée ; le collectif Afrilivres, réunissant plus de 30 maisons d’édition en Afrique francophone ; Esprit Panaf, point de rencontres des éditeurs et auteurs d’Afrique francophone avec les lecteurs du Salon du livre d’Alger ; l’Espace de la Diversité pour les littératures de la diversité au Québec et ailleurs ; l’Oiseau Indigo, diffusant des ouvrages dans l’espace francophone, du Sud au Nord ; l’Association internationale des libraires francophones et sa Caravane du livre entre autres ; les nombreux salons en Afrique, à l’initiative d’éditeurs, de libraires et d’auteurs comme la Rentrée littéraire du Mali, Togo BD, le Salon du livre béninois et de la presse jeunesse de Cotonou ; le Salon du livre jeunesse de Conakry… et bien d’autres…

Nous, éditeurs indépendants, dans la francophonie comme ailleurs, prenons des risques pour porter des idées, sommes inventifs dans le développement de nos activités, créatifs dans nos modes d’actions. Nous expérimentons au sein de l’Alliance des modèles de coopération qui ont fait leur preuve, en particulier les coéditions solidaires, pour favoriser la circulation des textes en Afrique francophone (mais aussi en Amérique latine, dans le monde anglophone…). Nous animons également l’Observatoire de la bibliodiversité qui nous permet d’interpeller chaque fois que nécessaire les pouvoirs publics. Nous dénonçons ainsi la mainmise des groupes d’édition français (entre autres) sur les marchés du livre scolaire en Afrique, qui menace gravement l’édition locale et participe d’une hégémonie culturelle. Nous alertons régulièrement sur la pratique préoccupante du don de livres, bien souvent délétère pour la vitalité des écosystèmes du livre locaux. Nous confirmons aussi que les relations éditoriales entre les pays d’Afrique francophone et la France ne pourront exister sans un rééquilibrage des flux économiques, culturels, sans une volonté politique de part et d’autres… et avant tout sans un changement de regards.

Notre francophonie est riche d’une diversité de langues, de cultures, de réalités. Nous ne voulons pas la vivre comme un espace clos et uniforme, comme un carcan. Nous la considérons au regard des autres espaces du monde : nous sommes des éditeurs d’Afrique francophone, d’Europe, d’Amérique latine, d’Inde, d’Australie, d’Afrique du Sud, de Turquie… animés par l’esprit de la Convention de l’Unesco de 2005. La francophonie doit pouvoir s’inscrire dans la bibliodiversité, nous y travaillons tous les jours.

C’est cette vision de la francophonie que nous défendons. Nous pensons qu’elle rend plus curieux, plus tolérants, plus ouverts – c’est sans doute une évidence, mais il semblait utile, aujourd’hui, de le rappeler.

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Indie Book Day, mois de mars

L’Indie Book Day a été créé en 2013, à l’initiative d’éditeurs indépendants en Allemagne, il s’est internationalisé en 2017 grâce à des collectifs d’éditeurs indépendants dans le monde et à l’Alliance.

Mode d’emploi : le 3e dimanche du mois de mars, les lecteurs sont invités à aller dans une librairie indépendante, acheter un livre édité par un éditeur indépendant, et publier une photo du livre sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #indiebookday. Les libraires et les éditeurs peuvent organiser une campagne de communication commune en amont, pour informer les lecteurs par exemple (affiches dans les librairies, informations sur les réseaux sociaux et sites Internet, etc.).

Retrouvez ci-contre les logos de l’Indie Book Day et ici la page officielle de l’Indie Book Day.

1. Logo_français

2. Logo_anglais

3. Logo_portugais

5. Logo_italien

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Journée internationale de la bibliodiversité (Jour B), 21 septembre

Le Jour B a été créé en 2010, à l’initiative d’éditeurs membres du réseau hispanophone de l’Alliance en Amérique latine.

Il se déroule toutes les années dans plusieurs pays, et notamment en Amérique latine. Le 21 septembre, jour du printemps dans l’hémisphère Sud, les éditeurs, libraires, l’ensemble des professionnels du livre mais aussi le public sont invités à célébrer l’édition indépendante, la diversité éditoriale.

Mode d’emploi : toutes les idées et activités sont les bienvenues, qu’elles soient à l’initiative d’un éditeur, d’un collectif d’éditeurs, de libraires, d’auteurs, de lecteurs, etc. : bookcrossing, pique-nique littéraire, rencontres professionnelles, lectures, émissions radio, articles de presse…

Voir ici la carte sonore littéraire et multilingue pour le Jour B 2021 (et les 20 ans de l’Alliance).

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Retrouvez ci-contre les logos du Jour B à télécharger et ici le blog du Jour B.

Visualisez ici toutes les vidéos du Jour B.

Logo_en français

Logo_en espagnol

Logo_en anglais

Logo_en portugais

Logo_en arabe

Logo_en italien

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Manual de edición. Guía para estos tiempos revueltos

Auteur(s) : Manuel GIL
Pays de parution : Argentine
Langue(s) : espagnol

Nouvelle édition publiée en 2017 par la marca editora (Argentine), en coédition avec EDINAR (Argentine) et le CERLALC.
Ouvrage de référence publié initialement par le CERLALC.

ISBN : 978-950-889-299-7
264 pages / 20 X 25 cm

Pour en savoir plus.

Voir également ci-dessous l’édition péruvienne du Manual de edición, éditée par La Travesía Editora, maison d’édition péruvienne, membre du collectif EIP au Pérou.

« Manual de edición », La Travesía Editora, Perú

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Les cheveux de Cora / Ny volon’i Cora

Auteur(s) : Ana Zarco CÂMARA (texte) ; Taline SCHUBACH (illustrations)
Pays de parution : Madagascar
Langue(s) : français , malgache
Prix : 16 0000 Ar (4 €)

Album illustré jeunesse – édition bilingue français-malgache
Traduit du portugais (Brésil) vers le français par Joana Cabral, traduit en malgache par Veloniaina Rabakoly

Éditions Jeunes Malgaches, 2014, 32 pages
Édition originale : Pallas Editora (Brésil)

ISBN : 978-2 916362-42-7

Ce livre est issu de plusieurs rencontres entre les éditrices et éditeurs membres de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (« Groupe jeunesse » de l’Alliance), lors de salons du livre (stand collectif jeunesse) et dans le cadre d’ateliers autour de la littérature jeunesse. Ces temps de partage, de connaissance mutuelle, d’échanges, de savoir-faire favorisent des partenariats éditoriaux inédits. En soutenant et favorisant ces partenariats, les membres de l’Alliance participent à la circulation des textes et des idées d’un continent à un autre, mais aussi d’une langue à une autre. À travers ces partenariats éditoriaux solidaires, il s’agit aussi de développer des flux de traduction encore « rares », par exemple ici du portugais du Brésil vers le malgache.

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Kofi et le petit garçon de feu

Auteur(s) : Nei LOPES (texte) ; Hélène MOREAU (illustrations)
Pays de parution : Bénin
Langue(s) : français

Kofi était enfant dans un village du Ghana, au temps où ce pays s’appelait la Gold Coast et était une colonie anglaise. Il avait entendu dire qu’il existait des gens qui avaient des cheveux clairs et des peaux blanches, peaux qui rougissaient quand ils étaient en colère et qui, alors, pouvaient brûler celui qui les touchait. Imaginez alors son inquiétude quand il se trouva face à un jeune Anglais, venu en visite avec son père, chef d’une délégation officielle. Le petit Blanc, lui, pensait que le noir de la peau s’effaçait au toucher… Tous ces présupposés écartés, leur sourire et leur poignée de main sont des plus sincères. Cette histoire, porteuse de leçon sur l’importance de la rencontre pour dépasser les préjugés, est servie par un texte qui reflète bien le point de Kofi avec toute sa naïveté. Les illustrations aux belles couleurs chaudes modèlent formes et lumières.
Les dernières pages du livre sont consacrées à un intéressant dossier documentaire sur le Ghana.
Présentation du livre : © Nathalie Beau (Takam Tikou)

Traduit du portugais (Brésil) vers le français par Flavio Corrêa de Mello

Ruisseaux d’Afrique (Bénin), 2012 ; 37 pages
Édition originale : Pallas Editora (Brésil)

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Atelier sur l’édition numérique et les langues africaines à Conakry (Guinée Conakry), 20-23 novembre 2017

Après Ouagadougou, Tunis, Dakar, Abidjan… c’est à Conakry – capitale mondiale du livre de l’Unesco en 2017 – que se tiendra le prochain atelier numérique de l’Alliance, réunissant plus de 15 éditeurs d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et de Madagascar. Cet atelier, animé par des éditeurs et typographes, explorera les outils numériques permettant de résoudre les problèmes typographiques rencontrés dans la réalisation d’ouvrages en langues locales. Découvrez ci-contre le programme et la liste des participants.

Cet atelier est soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie et mis en place grâce au partenariat avec les éditions Ganndal, éditeur membre de l’Alliance en Guinée Conakry.

Les éditions Ganndal, qui fêtent leurs 25 ans en 2017, organisent par ailleurs plusieurs activités à cette période, qui se tiendront au Centre culturel franco-guinéen. Les éditeurs participant à l’atelier prendront part à tout ou partie de ces événements, et interviendront notamment lors du colloque sur la littérature jeunesse en Afrique :
Colloque sur le livre de jeunesse en Afrique : du 22 au 23 novembre
Salon du livre de jeunesse : du 23 au 26 novembre
Colloque sur les défis de la promotion et de la distribution des livres en langues africaines : du 27 au 28 novembre
Retrouvez ci-contre la présentation de l’ensemble des activités organisées par les éditions Ganndal et le programme du colloque sur la littérature jeunesse en Afrique.

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HotList 2017 des éditeurs indépendants latino-américains !

WHY A HOTLIST ?

In 2009, together with the members of EDINAR (Argentinean Alliance of independent publishers), we decided to launch a promotion strategy, following the “Young independent Germans” : a HotList.

Against the tendentious ranking of the most sold out books published in the newspapers, every member of the collective had to choose one book among her/his new books -the one that she or he saw as the most outstanding, for whatever reason. With all EDINAR publishers, we thus formed a list, promoted at the same time by a group of booksellers from Buenos Aires who arranged a special table dedicated to this list in their bookshops during one month.

In 2010, Argentina was Guest country of Frankfurt Book Fair and the Argentinean National Book Chamber had a spacious booth with a strong presence of local publishing, which did not include many independent publishers. However, the Hotlist had an outstanding exhibition space in this Fair : thanks to a German colleague, curious publisher, philoanarchist, employed by the Fair, we got a well-situated booth and the possibility to exhibit our HotList.

Because a lot of Latin-American publishers cannot travel every year to Frankfurt, we have reminded this adventure and decided to implement it again this year, extended to Spanish-speaking publishers from Latin America, in order to give a better visibility to the vibrant Latin-American independent publishing, in the biggest commercial Book Fair of the World.

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This HotList presents a selection of about 40 books published in Peru, Colombia, Argentina, Uruguay, Chile… exhibited in the “Reading Island for Independent Publishers” (Pavilion 4.1) of the Frankfurt Book Fair, thanks to the cooperation of the Kurt Wolff Stiftung, group of German independent publishers.

We hope you will appreciate !

Guido Indij
Argentinean publisher, coordinator of the Spanish-speaking network of the International Alliance of independent publishers

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Rencontre du Comité international des éditeurs indépendants (CIEI) à Paris (France), 7-9 octobre 2017

Les 9 coordinateurs et vice-coordinateurs des 6 réseaux linguistiques de l’Alliance, le Bureau et l’équipe de l’Alliance se retrouvent pour le CIEI, rencontre annuelle essentielle dans la gouvernance de l’association. Au programme : politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne, Amérique latine et dans le monde arabe ; l’Europe et l’Alliance ; stratégie et gouvernance ; l’Alliance de demain...

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Francfort en français : appel à la cohérence pour plus de bibliodiversité

Alors que s’ouvre d’ici quelques semaines la Foire du livre de Francfort (11-15 octobre 2017), mettant à l’honneur la France et les langues françaises, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants souhaite rappeler certains enjeux essentiels pour les éditeurs indépendants et la bibliodiversité, tels qu’exprimés par les 400 éditeurs de 50 pays en 2014, dans la Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants.

La France a souhaité, dans le cadre de son invitation à Francfort, accorder une place aux éditeurs du Sud et nous nous félicitons de cette belle opportunité. Nous espérons ainsi que cette ouverture constituera une étape supplémentaire pour que les professionnels francophones apprennent à se connaître davantage, à dialoguer et échanger. Ces rapports de confiance et de curiosité, qui sont au cœur de l’Alliance, ont en effet fait leur preuve depuis plus de 15 ans, ayant donné naissance à des coéditions et des traductions inédites entre les continents.

Cependant, d’autres aspects de « Francfort en Français » vont à l’encontre de cette dynamique positive. Des opérations de dons de livres de la France vers l’Afrique, entre autres, sont ainsi organisées à Francfort cette année. En particulier, les 30 000 livres qui seront présentés sur le Pavillon français sont destinés à être distribués dans plusieurs pays à l’issue de la Foire – et ce alors même qu’une vingtaine d’éditeurs africains sont invités à prendre part à la Foire, sur un stand « Afrique/Haïti ». Comme nous le mentionnions dans plusieurs communiqués et dans le programme de nos activités à Francfort (voir ici), les dons de livres, même s’ils procèdent d’une bonne intention, peuvent venir fragiliser l’économie locale de la chaîne du livre. Ils représentent aussi une hégémonie culturelle violente s’ils ne sont pas précautionneusement pensés avec les professionnels du livre des régions destinataires qui sont les relais et médiateurs auprès des lecteurs.

Nous appelons ainsi à la responsabilité de chacun : pouvoirs publics, associations et professionnels, pour que ces dons soient faits en concertation avec les éditeurs africains présents mais aussi en dialogue avec les libraires locaux africains. Il s’agit des conditions élémentaires pour des échanges équilibrés et respectueux de l’environnement des acteurs.

Il est urgent de repenser le don de livres. Il est prioritaire d’encourager et de soutenir des partenariats éditoriaux équitables et pérennes.

Nous espérons que la volonté de montrer la francophonie dans sa diversité et pluralité à Francfort s’accompagnera d’actes significatifs de la part des pouvoirs publics au Nord comme au Sud. Il est en effet indispensable qu’une volonté politique accompagne un changement de prisme et de rapports entre les pays de la francophonie.

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Gouvernance

Laurence HUGUES

Suite à des études à l’IUT Métiers du Livre d’Aix en Provence, Laurence HUGUES a suivi une licence de Lettres modernes à Trois-Rivières au Québec, puis un Master Commercialisation des produits de l’édition à Paris 13-Villetaneuse. Après plusieurs séjours professionnels en Afrique de l’Ouest, elle rejoint l’équipe de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants en 2007. En juillet 2009, Étienne GALLIAND, fondateur et jusqu’alors directeur de l’Alliance lui transmet la direction de l’association.

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Mariam PELLICER

Mariam PELLICER a suivi un cursus à l’Institut d’Études Politiques de Toulouse (spécialisation sur la lutte contre les discriminations et les politiques d’égalité de genre), après un échange académique au Chili, où elle a étudié entre autres la sociologie du genre. Mariam a fait ses premières expériences professionnelles au sein de l’International Alliance of Women à Athènes, puis à la Fondation des Femmes à Paris.

Depuis son arrivée à l’Alliance en janvier 2020, Mariam est en charge de l’animation des réseaux hispanophone et lusophone, de la coordination de l’Observatoire de la bibliodiversité et du pôle plaidoyer de l’Alliance.

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Camille CLOAREC

Après un master de recherche en Littérature française à la Sorbonne Nouvelle, Camille CLOAREC a travaillé à la Maison de la Poésie à Nantes, puis a été coordinatrice de la vie littéraire au Ciclic (centre du livre, du cinéma et de la culture numérique pour la région Centre-Val de Loire), avant d’être chargée de la promotion du livre et du débat d’idées à l’Ambassade de France au Canada. En 2019, Camille a commencé à apprendre le télougou (langue indienne) à l’Inalco.
Camille rejoint l’équipe de l’Alliance en juillet 2020 ; elle est notamment en charge de l’animation du réseau francophone et des projets de coéditions et de traductions au sein de l’Alliance.

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Laura AUFRERE, présidente

Laura Aufrère a étudié les sciences politiques et a travaillé pendant dix dans le secteur culturel, dont cinq ans en tant que coordinatrice de l’union représentant, en France, les initiatives de spectacle vivant/enregistré et des arts visuels se reconnaissant de l’économie sociale et solidaire (UFISC). Elle est maintenant doctorante (CEPN – Paris 13), et travaille sur les dynamiques d’économie sociale et solidaire et des communs dans le secteur culturel (collectifs et initiatives en communs, processus de coopération, gouvernance, protection sociale, modèles sociaux de solidarité, modèles économiques, etc). Elle a rejoint le Bureau de l’Alliance en 2016, et est présidente de l’association depuis 2020.

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Luc PINHAS, vice-président

Vice-président de l’Alliance depuis l’Assemblée générale du 20 juin 2011, Luc Pinhas, ancien élève à l’École normale supérieure de Saint-Cloud, est docteur en Sciences de la Communication et Maître de conférences à l’Université Paris 13-Villetaneuse. Il est actuellement responsable du Master « Commercialisation du livre ».

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Thierry QUINQUETON, vice-président

Thierry Quinqueton a une longue expérience du milieu éditorial et du dialogue interculturel. Il a été directeur littéraire des éditions Desclée De Brouwer (France) de 1991 à 1999, puis directeur du Centre culturel français de Khartoum de 2000 à 2004. Après 4 années au ministère des Affaires étrangères (division de l’écrit et des médiathèques), il a dirigé de mai 2009 à juillet 2013 le réseau de médiathèques de l’agglomération de Châtellerault, puis de 2013 à 2017 le Bureau du livre de l’Ambassade de France à Beyrouth, au Liban.
Thierry Quinqueton poursuit enfin des recherches sur l’imbrication de l’économie marchande, des politiques publiques et des aspects non monétaires dans l’économie du livre (droit et développement de l’économie sociale et solidaire - université de Poitiers). Auteur de Que ferait Saul Alinsky ? (DDB, 2011), il a été Président de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants de 2006 à 2013.

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Georges LORY, membre du Bureau

Georges Lory a été conseiller culturel en Afrique du Sud de 1990 à 1994, il participe à la transition démocratique du pays. Entre 1998 et 2008, directeur des Affaires internationales de Radio France Internationale, il fait passer de 76 à 169 le nombre de ses relais FM dans le monde. De 2009 à 2013, il a dirigé la délégation générale de l’Alliance française en Afrique australe.
Il a publié trois recueils de poèmes (dont un en afrikaans), piloté un ouvrage publié par Autrement sur l’Afrique du Sud, traduit des poètes dont Breyten Breytenbach, Antjie Krog et Lebo Mashile, des romans et nouvelles de Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature 1991, des textes de John Coetzee, d’André Brink et de Kopano Matlwa, ainsi que l’écrivain néerlandais Adriaan van Dis. Il est l’auteur de quatre ouvrages, principalement sur l’Afrique du Sud.

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Et aussi...

De 2002 à 2009, Étienne GALLIAND (fondateur de l’Alliance) a dirigé l’association. Il a ensuite créé la structure Double ponctuation, avec laquelle l’Alliance collabore régulièrement. Double Ponctuation est entre autres coéditeur de la revue Bibliodiversity.

Alexandre TIPHAGNE rejoint l’Alliance de 2002 à 2007, en charge notamment des coéditions et des réseaux lusophone et hispanophone. De décembre 2012 à avril 2014, Alexandre a été chef adjoint du Cabinet de la Ministre de la Culture et de la Communication et conseiller technique en charge du livre, puis chef de Cabinet. Il est actuellement collaborateur parlementaire d’Aurélie Filippetti à l’Assemblée nationale.

Thomas WEISS a travaillé à l’Alliance entre 2003 et 2006 en tant que logisticien, administrateur et webmestre. Il a également coordonné des coéditions des réseaux anglophone et arabophone. En 2007, il devient consultant et développeur web indépendant et travaille principalement pour la fondation Charles Léopold Mayer, Exemole Sarl et l’Institut de recherche et débat sur la gouvernance. En 2013, il rejoint un groupe informatique français, Netapsys Conseil, en tant que directeur de pôle. Il est actuellement consultant à OCTO Technology.

Entre 2008 et 2010, Nathalie CARRÉ a apporté son expertise sur les collections de coéditions solidaires « Terres solidaires » et « Terres d’écritures ». Nathalie continue d’animer le Comité de lecture de la collection « Terres solidaires ». Elle est aujourd’hui professeur de swahili à l’Inalco.

Sonbol REGNAULT-BAHMANYAR a participé à l’aventure de l’Alliance de 2010 à 2012, en développant le groupe d’éditeurs persanophones de l’association. Sonbol est aujourd’hui en Iran, où elle projette d’ouvrir une pâtisserie française.

Matthieu JOULIN a rejoint l’équipe de l’Alliance en 2011, après avoir obtenu un Master Langues, littératures et civilisations hispano-américaines à Bordeaux, et un Master Commercialisation du livre à Paris 13-Villetaneuse. Entre 2011 et 2019, Matthieu était en charge de l’animation des réseaux hispanophone et lusophone de l’Alliance, du Labo numérique, et de plusieurs recherches et analyses de l’Observatoire de la bibliodiversité.

Clémence HEDDE a travaillé 10 ans à l’Alliance, entre 2010 et 2020. Après un double cursus Géographie / Métiers du livre, en France et au Royaume-Uni, et des expériences dans différentes maisons d’édition (Autrement, La Découverte, Phaidon), Clémence a été responsable de programmes au sein de l’Alliance, plus spécifiquement en charge de l’animation du réseau francophone et du groupe d’éditeurs de littérature jeunesse, de la coordination de coéditions internationales, de l’organisation de rencontres et d’ateliers, ainsi que du suivi d’études dans le cadre de l’Observatoire de la bibliodiversité. Elle est maintenant coordinatrice littéraire au Ciclic, l’agence régionale du Centre Val de Loire pour le livre, l’image et la culture numérique.

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David ELOY, membre du Bureau

Journaliste engagé sur les questions de solidarité internationale, de développement durable et de droits humains, David Eloy a cofondé, en 2005, Altermondes, un média porté par les acteurs de la société civile, dont il a assumé la responsabilité de rédacteur en chef jusqu’en 2016. Il avait précédemment occupé des fonctions de chargés de mission dans plusieurs ONG de solidarité internationale, dont le Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID), Peuples Solidaires – Action Aid France et l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec).

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