Observatoire de la bibliodiversité

L’Observatoire

L’Observatoire de la bibliodiversité, qu’est-ce que c’est ?

L’Observatoire de la bibliodiversité rassemble les recherches, analyses et outils de mesure produits au sein de l’Alliance, en dialogue avec ses partenaires. Il est construit à partir des enjeux définis comme prioritaires par les éditeurs indépendants pour la période 2015-2018.

Destiné aux professionnels et aux pouvoirs publics, l’Observatoire a pour missions d’évaluer et de renforcer la bibliodiversité dans les différentes régions du monde.
Espace indépendant, évolutif et collaboratif, l’Observatoire comprend :

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants remercie les éditeurs et leurs partenaires (organisations internationales, ministères de la Culture, syndicats…) pour leur implication et leur engagement au sein de l’Observatoire de la bibliodiversité.

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Labo numérique

Labo numérique

Le Labo numérique a été lancé par l’Alliance pour accompagner les éditeurs dans leur expérimentation et leurs questionnements sur le numérique – en proposant des solutions adaptées à leurs besoins et respectueuses des écosystèmes locaux. Le Labo numérique résulte de la réflexion engagée en 2011 avec la publication de l’étude sur l’édition numérique dans les pays en développement.

Le Labo numérique s’articule ainsi autour de trois axes principaux :

  • la mise à disposition d’un ensemble d’outils et de ressources à destination des professionnels ;
  • la réflexion sur l’édition numérique à partir d’initiatives innovantes notamment dans les pays du Sud (Points de vue) ;
  • un tutorat individualisé proposé aux éditeurs membres de l’Alliance.

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Édition « dans les pays en développement »

Séquence 2 : l’équipe d’un manuel scolaire

 

  • Les intervenants sont les mêmes que pour d’autres publications, mais sont plus nombreux. Pour publier un manuel scolaire, on fait appel en effet à beaucoup de métiers différents.
  • L’éditeur - qu’il soit le directeur de la maison d’édition ou le responsable éditorial, voire les deux à la fois - est le chef d’orchestre de la publication. Toutes les décisions importantes relèvent de sa responsabilité.
  • En dessous de lui, l’assistant éditorial est celui qui met en œuvre et qui assure le suivi du projet ; il supervise le travail des personnes qui interviennent sur le contenu et la forme de l’ouvrage (auteurs, maquettiste, correcteur, dessinateur, etc.). Le travail de l’assistant éditorial s’appuie sur la charte éditoriale et la charte graphique qui auront été définies au préalable.
     
    Cliquez sur l’image pour l’ouvrir. Cliquez sur « Zoom » pour l’agrandir ou la rétrécir. Cliquez sur la croix pour la fermer.
  • Sous chacun des services figurent les intervenants extérieurs (fournisseurs, prestataires, free lance, etc.) avec lesquels travaillent ces services. Les cartouches plus clairs représentent des intervenants qui ne sont pas systématiquement présents dans l’équipe d’un manuel.
     
  • Il arrive régulièrement qu’une même personne remplisse plusieurs fonctions, c’est même la règle dans les petites structures éditoriales.
  • Nota bene : les différentes activités que recouvre la publication d’un ouvrage et leur répartition par intervenant sont détaillées dans les modules correspondants.

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Séquence 3 : le calendrier et les interventions

  • Entre l’arrivée du nouveau programme (établi par le ministère de l’Éducation nationale) et la livraison des manuels dans les classes ou dans les points de vente, on peut distinguer quatre différentes étapes.

La conception

  • Un nouveau programme est sorti. Il faut alors :
    • concevoir le projet éditorial de manuel.
    • former les équipes.
    • calculer le coût du projet, en faisant un compte d’exploitation prévisionnel.
    • s’assurer de disposer des ressources suffisantes ou rechercher des financements
    • établir les divers contrats et demander des devis (avec les auteurs, avec les prestataires, etc.).
    • tester le concept (le projet) du manuel et en tester un prototype auprès de professeurs ou même en classe.
  • Parfois, le manuel est réalisé dans le cadre d’un appel d’offres ; il est alors nécessaire de constituer un dossier pour soumissionner. Celui-ci comprend une présentation détaillée de l’ouvrage, avec un chapitre servant d’exemple. Voir pour cela la fiche pratique intitulée Comment répondre à un appel d’offres en scolaire ?

Le suivi éditorial

  • Les équipes constituées se mettent au travail avec les documents élaborés au cours de la conception du manuel, notamment la charte éditoriale, ou cahier des charges.
  • Lorsque les auteurs ont rédigé leur manuscrit, celui-ci passe par de multiples transformations avant de devenir le contenu final du manuel.
  • En parallèle, il faut préparer la fabrication (choix du papier, de l’imprimeur) et la commercialisation (préparation des listes des établissements et de documents commerciaux).

L’impression

  • C’est la partie industrielle de la publication d’un manuel.
  • Quand c’est possible, il est préférable que le responsable d’édition aille suivre chez l’imprimeur le calage, c’est-à-dire les divers essais de réglages (notamment de proportion de couleurs) sur les machines.

La vente

  • La commercialisation recouvre plusieurs activités : la promotion, la présentation des ouvrages par des délégués pédagogiques dans les établissements ou par des représentants dans les librairies et la prise de commandes (l’ensemble s’appelle la diffusion), la distribution.

Interventions nécessaires pour la publication d’un manuel scolaire

  • Le calendrier idéal pour accomplir l’ensemble de ces tâches est de quatorze mois (voir le détail du calendrier présenté dans le graphique ci-dessous). En pratique, l’éditeur ne dispose jamais d’autant de temps, car il faut que les livres soient dans les classes à la rentrée scolaire. On peut même parfois être obligé de faire l’ensemble du travail en cinq mois ! Autant dire qu’une préparation en amont de la réalisation du manuel, avant même d’avoir le programme ou l’appel d’offres, est essentielle. Le graphique suivant liste, étape après étape, les interventions, secteur par secteur, qui sont nécessaires pour livrer un manuel scolaire dans les classes. Pour une liste complète des différents intervenants, voir le schéma de la séquence précédente (séquence 2).

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Vendre et acheter des droits sur le marché international de l’édition jeunesse

Cette boîte à outils propose aux éditeurs souhaitant se positionner sur le marché international de l’édition jeunesse, des pistes et des outils pour l’appréhender, et s’y insérer plus facilement.
Cerner les tendances de l’édition jeunesse, vendre et acheter des droits, participer à des foires internationales… autant de questions auxquelles cette boîte à outils répond, en complément du guide Comment vendre des droits à l’étranger (réalisé en 2011) et mis à jour en 2014 par Le Motif (Observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) et par l’agence Mon Agent et Compagnie.
Elle se compose de :

  • fiches pratiques thématiques (consultables ici) ;
  • documents et supports types « prêts à l’emploi » (à demander directement à l’équipe de l’Alliance) / un kit juridique et du matériel de prospection type.

La présente boîte à outils fait suite à deux des ateliers organisés dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2012-2014 : en mars 2013, en partenariat avec la Foire du livre de Bologne sur la question de « La visibilité de la littérature jeunesse africaine sur le marché international » et en septembre 2014 au Cap sur « L’édition jeunesse, un enjeu essentiel pour la bibliodiversité ». Réunissant des éditeurs d’Afrique francophone et anglophone, portugais, brésiliens, ces ateliers ont montré la nécessité d’accompagner et d’outiller les éditeurs indépendants, et notamment les éditeurs des pays en développement, pour développer leur présence et leur reconnaissance à l’international.

Cette boîte à outils ne prétend pas être exhaustive : si certains documents vous semblent incomplets et/ou si vous souhaitez contribuer à l’enrichissement de ces documents, n’hésitez pas à nous écrire.

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Séquence 4 : un manuel, c’est quoi ?

Un manuel scolaire est un livre particulier

  • Cette particularité correspond à son utilisation : il sert au professeur en classe, pour donner un cours à ses élèves, en fonction d’un programme établi par l’Éducation nationale. Son contenu, son apparence, son format, son épaisseur, les matériaux avec lesquels il est fait sont choisis en tenant compte de cette utilisation particulière.
     
  • En général, les motivations de lecture et les utilisations qui peuvent être faites d’un livre sont très diverses  : on lira un roman pour passer le temps, en vacances pour se divertir, au lit pour s’endormir, à la maison, etc. On lira un roman parce qu’on a entendu parler de l’auteur, parce qu’on aime ce qu’il écrit, parce que le livre est connu, parce qu’on est obligé de le lire pour faire ses devoirs d’école. On le lira aussi bien à 15, 20, 30 ou 80 ans.
  • Au contraire, l’utilisation du manuel scolaire est très précise, y compris dans le temps et dans l’espace. Il répond à un besoin clairement identifié. Il est utilisé en classe, essentiellement ; il s’adresse à une seule tranche d’âge, et ne traite que d’une seule matière.
     
  • Le professeur peut l’utiliser de deux façons différentes pour faire son cours :
    • il se sert du manuel comme un guide de cours, et suit pas à pas son déroulement. En classe, il fait lire la page correspondant au cours du jour, fait observer l’image qui est en marge, fait faire l’exercice en dessous, puis passe à la page suivante - et ainsi de suite. Dans ce cas, c’est le manuel qui « dirige », qui guide le cours et le professeur est l’animateur qui va superviser le bon déroulement de la classe ;
    • il se sert du manuel pour « piocher » des documents, un cours, des exercices à travailler en classe. Le manuel sera alors comparable à une « banque de ressources » diverses (photo, exercice, carte, cours, évaluation, dessin…) qui permet au professeur d’élaborer des activités à faire en classe. Dans ce cas, le manuel « illustre », vient en soutien au cours préparé par le professeur.
       
  • Dans certains pays, la formation des professeurs n’est hélas pas toujours suffisante et le nombre d’élèves par classe est trop élevé. Dans ce contexte, le manuel est un guide du cours en classe. Il est alors d’autant plus important que le manuel respecte le programme, qu’il soit d’une pédagogie adaptée au niveau des élèves et aux conditions de conduite de la classe. Et, si possible, il faut qu’il donne envie d’apprendre !
     
  • Les élèves peuvent, eux aussi, avoir recours à leur manuel de deux façons bien distinctes :
    •  ils s’en servent en classe pour suivre le cours du professeur ;
    • ils le consultent chez eux parce qu’ils ont des exercices à faire, parce qu’ils ont besoin de réviser, ou encore parce qu’ils ont une recherche, un dossier, une activité à réaliser en devoir à la maison (le manuel tenant alors lieu de banque de ressources). En général, la deuxième utilisation (à la maison) est de plus en plus importante au fur et à mesure que l’enfant avance dans sa scolarité. Au lycée, le manuel peut devenir un véritable outil de révision et de ressources documentaires.
       

      Le contenu du manuel

       

  • L’ensemble des pages montrées comme exemples sont tirées du manuel de lecture pour le CP publié par les éditions Éburnie en 2006 en Côte-d’Ivoire. Nous remercions chaleureusement Éburnie pour avoir accepté que son travail vienne en illustration de ce cours.
  • La page 1 est la page de titre, elle comprend la matière, la classe et le nom de la collection s’il y a lieu, parfois le nom des auteurs, le nom de l’éditeur, de la collection. Est mentionné également le ministère de l’Éducation nationale si le livre est créé en collaboration avec celui-ci.

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  • La page 2 est une page « d’ours » ou de copyright, avec les noms des différents intervenants, des auteurs, et la date. Pour des questions de droits, il est important de mentionner les auteurs ainsi que le copyright de l’éditeur. Selon le contrat d’édition standard, l’éditeur doit faire figurer dans le manuel le nom des auteurs. En pratique, tout le monde ne respecte pas cette obligation, surtout quand les auteurs sont des fonctionnaires et ont rédigé l’ouvrage en tant que tels.
  • Parfois apparaît en page 3 un avant-propos constitué d’un court texte des auteurs ou de l’éditeur concernant le programme et l’utilisation du manuel, à l’adresse du professeur.
  • Suit un sommaire détaillé avec les titres des parties et des chapitres. Dans un manuel, le sommaire est un véritable outil. Il y est donc particulièrement détaillé et soigné. On y voit la progression des séances tout au long de l’année, d’un seul coup d’œil. Au collège et surtout au lycée, il permet de se retrouver très rapidement au sein d’un ouvrage - parfois complexe et imposant.

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  • Le manuel se compose ensuite d’un nombre défini de chapitres qui correspondent aux thèmes du programme à couvrir en une année scolaire. L’unité de base d’un manuel est donc le chapitre. Les chapitres ont une structure identique tout au long du manuel. C’est en séquence 6 que nous verrons en détail la composition d’un chapitre.
  • Le manuel peut contenir également des parties, qui rassemblent sous le même thème plusieurs chapitres et sont aussi présentes dans le programme. Elles « scandent » le manuel et peuvent compter entre une et six pages.
  • Viennent ensuite les pages périphériques. Cette partie du manuel s’étoffe au fur et à mesure que le manuel concerne une classe plus élevée. Elle comprend, selon les cas (classe, matière, etc.) des compléments pédagogiques, des activités supplémentaires, une table des matières, un index, un glossaire, etc.

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L’aspect physique du manuel

  • La couverture d’un manuel ne présente pas, comme on le voit, de titre accrocheur ou fantaisiste. Elle fournit les informations à repérer immédiatement pour utiliser le manuel.

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  • Le manuel est un outil qui doit être manipulable et qui doit s’user le moins possible ; il est donc broché, cousu et doté d’une couverture rigide.
  • Comme il s’adresse à des élèves jeunes et qu’il dispense des savoirs et des savoir-faire, il a recours au visuel, à l’image ; à cette fin, il est :
    • souvent imprimé en couleurs (au moins deux) ;
    • dans un format plus grand que la moyenne des livres (des images et des textes sont mis en relation dans un manuel, ils doivent être visibles en même temps) ;
    • imprimé sur un papier le plus opaque possible pour que les images ne se voient pas par transparence.
  • À l’intérieur, le contenu affiche une structure très clairement visible, grâce à des titres et à des numéros voyants ; le numéro de page apparaît, afin que l’on se repère facilement.

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  • Bien entendu, pour des raisons d’économie, on pourra trouver des manuels scolaires en piqué, imprimé en noir et blanc, avec une couverture souple, de petit format, etc.

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  • Quels que soient le budget et les contraintes qui en découlent, il faut porter une grande attention à l’aspect visuel d’un manuel scolaire. Un bon manuel propose de bons exercices et de bons cours, mais :
    • si le papier est trop fin (transparence) ou rend le texte difficile à lire parce qu’il s’imprime mal (le papier peut « boire » la couleur comme un buvard) ;
    • s’il y a des taches ;
    • si les marges ne sont pas assez grandes et si la page n’est pas assez aérée ;
    • si la taille des polices se révèle trop petite, si le texte est difficile à lire ;
    • si la mise en pages est trop tassée ;
    • si les images sont de mauvaise qualité ;
    • si les couleurs ne sont pas harmonieuses ou n’attirent pas l’œil,
    • si la hiérarchie des éléments n’est pas claire...
  • ...alors les qualités du contenu ne seront pas visibles et la transmission se fera mal.
  • On peut penser que l’aspect visuel est superficiel par rapport à la qualité du contenu. Dans le manuel scolaire, il n’en est rien : l’attractivité des pages et la lisibilité du texte comme des images jouent un rôle primordial dans la transmission et font partie intégrante de la qualité de la pédagogie d’enseignement. Si on n’a pas envie d’ouvrir un manuel ou si on a du mal à lire ce qu’il y a dedans, on n’apprend guère - voire pas du tout.

Nous remercions chaleureusement les éditions Éburnie et Edilis (Côte d’Ivoire) pour avoir accepté que leur travail vienne en illustration de ce cours.

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Séquence 5 : le livre du professeur

  • Le manuel est accompagné d’un livre du professeur, ou guide du maître. Celui-ci est comparable à un « mode d’emploi » du manuel. Il décrit avec précision au professeur :
    • comment les directives du programme (notamment en termes de pédagogie) sont appliquées dans le manuel ;
    • comment est structuré le manuel ;
    • comment est structuré chaque chapitre ;
    • comment se servir du manuel : le livre du professeur détaille avec une grande précision comment transformer en activité de classe les éléments du manuel et décrit comment traiter les cours et les exercices, ainsi que les autres parties du manuel ;
    • comment corriger les exercices (bonnes réponses aux questions).
  • Parfois, le livre du professeur propose également des activités complémentaires, des documents supplémentaires, qui ne sont pas présents dans le manuel des élèves (par manque de place ou parce qu’ils présentent un intérêt secondaire). Voici quelques exemples de pages de livre du professeur du manuel de français pour la classe de CP des éditions Éburnie, paru en 2006.





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Séquence 6 : le chapitre

Différents manuels, une même structure

 

  • Comme nous l’avons vu précédemment, le manuel répond à des objectifs précis et à des attentes spécifiques dans sa forme et son contenu, motivés par une pédagogie déterminée (séquence 4).
  • Chaque manuel est différent. Néanmoins, il est possible de classer les manuels en deux catégories selon l’objectif qu’ils doivent atteindre (en fonction de la classe ou de l’usage). Deux constructions types de chapitres sont discernables également, selon la discipline.
  • Le chapitre est la base même du manuel. Un manuel applique une pédagogie choisie en l’appliquant à différents thèmes. Le chapitre résulte de ce choix pédagogique ; il reprend tout au long du manuel la même formule, qui aura été mûrement réfléchie et testée.
  • Ainsi, chaque chapitre traite d’un des thèmes et possède une structure identique à celle des autres chapitres. La caractéristique de la construction des chapitres, outre cette répétition, est que le contenu est très structuré et que cette structure est rendue bien visible.
  • Quelle que soit la formule choisie, le chapitre aura :
    • une structure avec des titres très hiérarchisés : bandeaux sur le titre de la page, code couleurs, tailles de corps différentes, etc. ;
    • des numéros : titre de chapitre numéroté puis parties de chapitres numérotées également ;
    • des titres de rubriques récurrents : une partie « Découverte » par exemple pouvant s’appeler « Je découvre », etc.
  • Par ailleurs, quelle que soit la matière, le chapitre sera construit sur un même modèle, avec :
    • une introduction : une activité de découverte, une rubrique d’information ou de définition, etc. ;
    • une partie de cours  ;
    • une partie d’exercices (en science, la méthode inductive structure le chapitre en commençant par un exercice) ;
    • une partie de révisions ;
    • une partie d’évaluation ;
    • une partie d’activités complémentaires.
       
  • Les manuels sont construits soit comme des supports et guides de cours, soit comme des catalogues raisonnés de ressources pour la classe.

Le « manuel-guide »

  • S’ils servent de supports et de guides de cours, les manuels sont utilisés de manière suivie, linéaire, et complète. Les chapitres ont donc une structure très ordonnée que le professeur va suivre intégralement : il commence en haut de la page N et finit son cours en bas de la page N + 1 ; il aura fait lire le cours, fait réaliser chaque exercice et fait regarder chaque image par les élèves.
  • Dans ce cas, la proportion de cours, d’exercices et d’activités complémentaires dans chaque chapitre est fonction du volume horaire du programme et correspond à ce qui peut être accompli en une heure, deux heures de cours ou en quelques séances. Ces manuels sont très directifs, puisqu’il faut les suivre sans déroger au déroulé de chaque chapitre.
     
  • On reconnaît de tels manuels au fait qu’ils sont en général moins volumineux et que la structure de chaque chapitre est linéaire. Après un bandeau du titre du chapitre en haut de page, les rubriques (découverte, cours, exercices…) s’enchaînent sur une même page. Les pages montrées en exemple dans cette séquence sont extraites d’un manuel construit sur ce modèle.
     

Le « manuel-catalogue »

  • Si le manuel est une base de ressources, le professeur pioche ce qui l’intéresse et ne traite pas tout ce qu’il contient. La forme est alors plus libre et les manuels sont en général plus volumineux car plus fournis. Là où un cours d’histoire va proposer, dans le premier cas, une seule image à découvrir, ce type de manuels présentera trois ou quatre images en regard du cours, pour offrir la possibilité au professeur de choisir, selon sa convenance, une image à étudier, à l’exclusion des autres.
     
  • Les manuels construits selon cet usage sont aussi composés de chapitres très structurés, mais plus fournis. En règle générale, chaque rubrique (cours, exercices, activités, révisions, etc.) correspond à une page ou à une double page différente et le nom de la rubrique apparaît « en onglet » dans les coins supérieurs des pages, ou bien encore « en bandeau ».
  • En général, les manuels-catalogues apparaissent dans les classes supérieures, au lycée. Si le manuel est une commande par appel d’offres - surtout pour le primaire - il sera construit a priori plutôt sur le modèle du manuel-guide.

Chapitre de science, chapitre de science humaine

  • Quand on entre plus avant dans le contenu d’un chapitre, il faut distinguer les manuels de mathématiques, de physique, de chimie et de biologie de ceux d’histoire, de géographie, de français, de philosophie, d’économie, d’éducation civique et de langues étrangères.
  • Le chapitre d’un manuel de science humaine sera conçu sur le modèle suivant (certaines de ces rubriques peuvent être absentes, surtout dans les petites classes) :
    • une définition, une image de découverte, etc. ;
    • un texte (de français, de philosophie, un cours d’histoire…), souvent accompagné d’une image illustrative (choisie pour animer la page) ;
    •  des questions ;
    • des exercices ;
    • une révision ;
    • une évaluation ;
    • des activités complémentaires (applications / exercices d’intégration, activités ludiques / jeux, bilan, etc.).
       
  • Voici un chapitre d’un manuel de français pour une petite classe (modèle « manuel-guide » de science humaine) :
     
    • Cours et exercices (dans les petites classes, le cours est en fait un simple énoncé illustré comme ici) :

    • Révision / évaluation :

    • Activité complémentaire :

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  •  Un chapitre de manuel de science sera construit sur ce modèle (certaines rubriques peuvent être absentes, surtout dans les petites classes) :
    • une activité de découverte ou de compréhension d’un phénomène ;
    • un texte de cours exploitant le phénomène étudié ;
    • des exercices d’application ;
    • une révision ;
    • une évaluation ;
    • des activités complémentaires (applications / exercices d’intégration, activités ludiques / jeux, bilan…).
  • En science, les images sont le support même de l’apprentissage (photo d’une expérience par exemple, planche anatomique, schéma de géométrie, etc.). Elles sont donc à des places déterminées dans la page, et de grand format afin d’être lisibles. De ce fait, les manuels de science sont en général plus larges que les manuels de sciences humaines, ce qui permet d’avoir sur une même ligne plusieurs images, sans que la marge soit trop réduite, et de conserver de la souplesse dans la mise en pages.
  • À ces rubriques récurrentes, constitutives du chapitre, s’ajoutent des rubriques mobiles et / ou non récurrentes : une définition, du vocabulaire, un lexique, une rubrique d’information complémentaire, une rubrique « Attention » ou « Astuces », une rubrique de suggestion de lecture, etc. Ces rubriques sont différenciées visuellement du reste par des fonds de couleur ou des encadrés.

Les manuels de langue

  • Les manuels de langue suivent soit le modèle des sciences, soit le modèle des sciences humaines.
  •  S’il s’agit d’un manuel de civilisation, les chapitres débuteront par des textes littéraires, des articles de journaux, etc. ; le modèle sera celui des sciences humaines.
  • S’il s’agit d’un manuel de grammaire et de vocabulaire, on commencera le cours par un exercice et le modèle adopté sera celui des sciences.

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Séquence 7 : recruter une équipe d’auteurs

Des fonctionnaires à double casquette

  • Les auteurs de manuels scolaires sont en général des fonctionnaires de l’Éducation nationale. Ils sont professeurs en activité ou à la retraite, participant à la rédaction des programmes, faisant partie de comité de réflexion sur l’éducation ou la pédagogie, chercheurs, cadres de l’enseignement ou simples enseignants ayant une pratique éprouvée de la classe.
  • Les auteurs doivent avant tout posséder une expérience de l’enseignement, que ce soit par une pratique de la classe (indispensable) ou par une réflexion pédagogique, qui ne suffit pas pour autant à elle seule.

Quelle équipe pour quelle réussite ?

  • Les auteurs constituent une équipe de quelques personnes travaillant à un même manuel et à son livre du professeur. En effet, en général il y a plusieurs auteurs, de deux minimum à environ une dizaine. Cela est dû :
    • à la lourdeur de la tâche à accomplir : on peut considérer qu’une page de manuel correspond à quatre pages différentes, c’est-à-dire qu’elle aura été remaniée (réécrite, avec un dessin refait, etc.) trois fois avant d’atteindre sa forme définitive et son contenu final ;
    • au peu de temps imparti pour faire ce travail : les manuels devant arriver en classe à une date précise, il est hors de question de repousser la date de départ chez l’imprimeur, quitte à travailler la nuit !
    • Par ailleurs, un même manuel peut contenir plusieurs spécialités (histoire et géographie, algèbre et géométrie…) dans lesquelles un auteur se sentira plus à l’aise qu’un autre.
       
  • L’idéal est de former une équipe comprenant un directeur d’ouvrage (voir ses fonctions en séquence 9) et deux à quatre auteurs.
  • Au-delà de cinq personnes, les interactions (envois de courriers, appels téléphoniques, réunions de travail) commencent à être trop nombreuses et, en dessous de deux, la charge de travail est trop lourde. Tout dépend, cependant, du manuel considéré, de la classe et de la matière. Pour un manuel d’histoire destiné aux terminales, on aura facilement plus de cinq auteurs, tandis que deux auteurs suffiront parfois pour un ouvrage de mathématiques destiné aux CP. Il est rarissime qu’un seul auteur prenne en charge tout un manuel et son livre du professeur. 
  • Deux types d’équipes peuvent être constituées :
    •  une équipe d’auteurs de statut équivalent. Dans ce cas, chaque auteur a un rapport direct avec l’assistant éditorial qui chapeaute l’ensemble du travail et veille au calendrier comme à la qualité du contenu, ainsi qu’à la bonne réalisation de la mise en pages, de la correction et de l’illustration ;
    •  une équipe d’auteurs avec un directeur d’ouvrage. Le directeur d’ouvrage travaille avec l’éditeur (directeur de maison d’édition ou responsable éditorial) à élaborer le concept du manuel puis fait l’intermédiaire entre l’assistant éditorial et les auteurs, et veille au calendrier comme au contenu du manuel.
       

Comment trouver des auteurs ?

  •  Pour choisir des auteurs, trois moyens sont à votre disposition :
    •  faire appel à un professeur expérimenté et de confiance qui va constituer son équipe d’auteurs parmi ses relations ;
    •  faire appel à différents professeurs qui ont déjà réalisé des manuels ou ont une pratique de la rédaction de manuels scolaires ou de livres éducatifs et les tester ;
    •  choisir des professeurs en activité et les tester.
       
  • L’idéal est de constituer une équipe de personnes qui se connaissent : une personne ayant une expérience du manuel scolaire (en qui on a confiance pour avoir déjà collaboré avec elle, par exemple), choisit de deux à quatre confrères pour constituer son équipe. Souvent, cette personne endosse alors le rôle de directeur d’ouvrage.
  • Le profil type d’un directeur d’ouvrage est celui d’un professeur, en activité ou non, qui a eu des responsabilités dans la formation des enseignants, comme cadre de l’enseignement ou rédacteur de programmes. Il a déjà rédigé des livres éducatifs, que ce soit des manuels, des ouvrages parascolaires ou des livres de pédagogie. Pour trouver un directeur d’ouvrage, il faut :
    •  consulter les manuels existants et rencontrer les auteurs de ces manuels qui ne travailleraient plus avec l’éditeur ;
    •  consulter les ouvrages parascolaires ou de pédagogie connaissant un certain succès et rencontrer leurs auteurs ;
    •  dans les pays où l’État fournit un premier contenu et quand l’éditeur doit reprendre le travail avec une équipe d’auteurs : rencontrer les rédacteurs des contenus des manuels ;
    • rencontrer des rédacteurs de programmes quand ceux-ci sont des professeurs ou ont eu une pratique de l’enseignement.
  • Une fois que le contact a été établi, plusieurs rencontres sont nécessaires pour évaluer la capacité de la personne à diriger une équipe d’auteurs et à transformer ses compétences de professeur ou de théoricien de la pédagogie en qualités de concepteur de manuel scolaire. 
  • Il faut partir du principe qu’un bon auteur est d’abord un bon professeur :
    •  un professeur qui a réfléchi à sa pratique de l’enseignement, qui sait « ce qui marche et ce qui ne marche pas » avec les élèves ;
    •  qui utilise et connaît bien les manuels scolaires ;
    •  qui a une pratique des programmes, et qui les a analysés.
  • Mais cela ne suffit pas : un bon auteur possède aussi la capacité de transformer toutes ses qualités de professeur et sa faculté d’analyse en un travail de conception d’outil destiné à une classe d’où il sera absent, menée par un professeur qui ne sera pas lui.
  • C’est la difficulté essentielle de l’élaboration d’un manuel : arriver à s’abstraire et à constituer quelque chose pour un autre que celui qui le crée. Il faut penser à la place des milliers de personnes qui consulteront et utiliseront ce manuel sans pouvoir communiquer avec son concepteur, dans des conditions souvent bien différentes de ce qu’on imagine quand on rédige et quand on organise des chapitres !
     
  • Il est rarement judicieux de travailler avec des universitaires, car on a plus besoin dans un manuel d’une pédagogie présentant des contenus adaptés aux élèves que d’une expertise scientifique exhaustive. Or, les universitaires ont tendance à faire le livre en pensant à leurs confrères de l’université plutôt qu’aux élèves qui se serviront du manuel, ce qui les conduit à écrire eux-mêmes, ou à exiger des auteurs de l’équipe des contenus non adaptés au niveau d’enseignement. Bien sûr, si un universitaire a été ou est également professeur dans la classe du manuel, alors l’appréciation de son apport est différente.
     
  • Quand on n’a pas la possibilité de trouver un directeur d’ouvrage qui constituerait son équipe, il faut recruter différents auteurs qui ne se connaissent pas forcément et tester leurs capacités. Afin de trouver des professeurs qui deviennent auteurs, on peut :
    •  demander aux établissements voisins ou à ses relations si des professeurs sont actifs dans l’analyse de leur enseignement ou exercent une autre activité témoignant d’un goût pour leur métier ;
    • assister à des cours de ces professeurs en demandant un droit d’accès au directeur d’école ;
    •  consulter Internet à la recherche de professeurs qui auraient une activité sur le Net (qui proposeraient des ressources à des élèves ou à d’autres professeurs, etc.) ;
    • consulter les manuels existants et rencontrer les auteurs de ces manuels qui ne travailleraient plus avec l’éditeur ;
    •  consulter les ouvrages parascolaires ou de pédagogie connaissant un certain succès et rencontrer leurs auteurs.

Comment s’assurer de la qualité des auteurs ? Le questionnaire

  • Voici un exemple de questionnaire reprenant les questions qui doivent être posées lors des entretiens avec un auteur potentiel.

  • Pour évaluer la capacité du directeur d’ouvrage à manager une équipe :

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  • Ces questions permettent de vérifier si un professeur possède les compétences techniques et relationnelles, ainsi que la motivation, nécessaires à la conception d’un manuel. Cependant, beaucoup d’auteurs potentiels n’ont pas forcément de réponse pertinente à toutes ces questions sans pour autant être de futurs mauvais auteurs.
  • L’impression générale, bonne ou mauvaise, compte beaucoup également : le travail sur un manuel est une aventure humaine qui demande cordialité, souplesse, motivation et intelligence, en plus de la considération pour les manuels, les élèves et la matière. Un test permet également de se faire une bonne idée de la qualité d’un auteur.

Comment s’assurer de la qualité des auteurs ? Le test

  • Si le professeur n’a pas encore été auteur de manuel, il est préférable de le tester. Pour cela, il faut lui donner un modèle de chapitre (une page double de cours ou d’expériences selon la matière et une page double d’exercices, une page de compléments avec des indications de calibrage du texte, de nombre d’images et de nombre d’exercices) et un sujet à traiter. Selon la matière, il devra rédiger :
    •  un cours (histoire, géographie, français, langue…) ;
    •  des questions sur des images qu’il aura associées au cours ;
    •  une activité (sciences) ;
    •  quelques exercices, dont un de découverte et un d’évaluation ;
    •  un sujet d’activité complémentaire.
  • Le mieux est de reprendre un modèle de chapitre d’un manuel existant dans la matière et la classe (venant de l’étranger s’il n’y en a pas encore dans le pays) et de s’en inspirer pour faire faire le test.
  • Déroulement du test  : l’auteur potentiel rencontre l’éditeur, puis il prépare un manuscrit chez lui à partir des indications de l’éditeur, il le lui apporte ou le lui envoie. Une fois seul, l’éditeur lit son travail et l’évalue. Puis, il « fait un retour » à l’auteur, en le rencontrant de nouveau ou à distance.
  • Quand on reçoit le test, on peut s’aider de manuels existants pour juger de sa qualité. Il faut particulièrement faire attention aux éléments suivants :
    •  le sujet est-il bien celui qui devait être traité ?
    •  les points importants de ce sujet apparaissent-ils ?
    •  la structure du chapitre est-elle claire ?
    •  la hiérarchie des titres et des éléments est-elle nette ?
    •  la progression : le manuscrit va-t-il du plus simple au plus complexe ou en tout cas adopte-t-il une démarche clairement perceptible ?
    •  le calibrage respecte-t-il ce qui était demandé ou est-il légèrement supérieur ?
    •  les consignes livrées ont-elles été observées ?
    •  le niveau de langue employé correspond-il à la classe ?
    •  les phrases sont-elles assez courtes, leur syntaxe est-elle simple ?
    •  le vocabulaire : les mots employés le sont-ils à bon escient ? sont-ils connus des élèves ?
    •  l’orthographe est-elle juste ?
    •  les images sont-elles pertinentes ?
    •  les questions sur les images sont-elles intéressantes ?
    •  expérience ou exercice : est-ce intéressant ? original ? simple ?
    •  les consignes sont-elles faciles à comprendre ?
    •  les questions sont-elles claires ?
    •  peut-on y répondre ?
    •  les exercices varient-ils les approches ? présentent-ils bien des niveaux de difficultés différents ?
       
  • L’idéal est de faire lire ces tests à un autre professeur pour recueillir son avis, ou à un autre auteur déjà sélectionné.
     
  • Il peut être utile de tester également le directeur d’ouvrage en lui montrant un cours, avec des illustrations et des exercices, et en lui demandant ce qu’il en pense, quelles sont les améliorations qu’il apporterait (véracité scientifique, approche des questions, pertinence du choix des images, niveau du cours, style, etc.).

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Séquence 8 : lire un programme

L’évolution des curricula

  • Les manuels scolaires sont le miroir d’un programme, lui-même faisant partie d’un curriculum délivré par l’Éducation nationale.
  • Les nouveaux curricula correspondent à une réforme. La réforme elle-même est due à un changement social ou à une évolution des approches éducatives, qui impliquent un repositionnement des enseignements par rapport à la mission qu’on attribue à l’éducation à un moment donné. Parfois, le programme, lui, change juste pour que son contenu s’adapte à une réalité qui a évolué.
  • Les programmes sont conçus par une commission d’experts, des universitaires qui travaillent sur la didactique et les contenus des enseignements.
  • D’un enseignement centré sur des savoirs transmis par le maître aux élèves, nous sommes passés ces dernières décennies à un enseignement faisant participer ceux-ci.
  • La pédagogie par objectifs (PPO), initiée aux États-Unis par Ralph Tyler en 1935, a supplanté l’enseignement traditionnel. Elle fixe des objectifs d’apprentissage clairs et mesurables, qui permettent d’évaluer cet apprentissage. L’enseignement est décomposé en plusieurs tâches à savoir faire (« compter jusqu’à 100 », « lire un texte de cent mots », etc.).
  • L’approche par compétences (APC), apparue dans les années 1960, a succédé à la pédagogie par objectifs, accusée de trop cloisonner les savoirs et les activités et de faire la part belle aux situations scolaires et non à la vie réelle. L’APC privilégie l’apprentissage de capacités et de savoir-être (life skills) permettant aux élèves de s’insérer dans la vie économique. Elle oriente l’apprentissage vers la réalisation réussie de tâches faisant appel à divers savoir et savoir-faire. L’élève expérimente une situation pour apprendre un comportement. Elle a donné lieu à des réformes des curricula dans les pays africains depuis 1995.
  • On adapte depuis quelques années l’APC et on met en place une pédagogie de l’intégration, ou approche par compétences de base : les programmes définissent des familles de situations à partir desquelles l’enseignement participatif est prodigué. Cette pédagogie comprend une activité d’intégration de l’apprentissage (exercice reprenant ce qui a été fait).

La structure et le contenu d’un programme

  • Prenons par exemple un programme français d’histoire-géographie-éducation civique, choisi pour la simple raison qu’il est accessible en ligne (cliquer ici) ou consultons directement le programme de la classe de sixième (cliquer ici).

  • Après une partie introductive axée sur le contexte d’enseignement (rappel de ce qui est fait au primaire par exemple) ainsi que sur la démarche et les enjeux de la discipline, un tableau listant les thèmes d’étude est présenté. Il répertorie :
    • les connaissances précises que doit acquérir l’élève sur le thème, des exemples très précis sont parfois fournis ;
    • les démarches pour ce faire : le programme expose la méthode la plus adaptée à chaque connaissance, donne même des exemples de ce qui peut être étudié ;
    • les capacités que doit développer l’élève et qui doivent être évaluées.
    • Il définit également un horaire d’enseignement global ainsi qu’un temps d’enseignement pour chaque thème.
  • Le programme peut être plus ou moins précis, des pages entières peuvent être consacrées à l’exposition de la démarche pédagogique et de l’enjeu de la discipline, surtout en cas de réforme de tous les programmes. Il indiquera toujours l’esprit de l’enseignement et sa finalité, et fournira un tableau avec la liste des savoirs et un volume horaire.
  • L’esprit et la finalité de l’enseignement aident les auteurs à imaginer le concept du manuel. La liste des savoirs et des capacités à évaluer serviront de plan au manuel qui calquera sa structure sur les tableaux du programme. Ce plan proportionnera le nombre de pages de chaque élément du manuel en fonction du volume horaire précisé.

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Séquence 9 : l’auteur

Le directeur d’ouvrage

  • Dans les maisons d’édition bien implantées dans le scolaire, des équipes d’auteurs sont formées de longue date, avec des personnes habituées à collaborer.
  • Elles sont dirigées par des directeurs d’ouvrage, mais également par des directeurs de collection, qui apportent leur expertise dans la discipline des manuels de plusieurs classes se suivant (sixième, cinquième, quatrième, troisième par exemple). Ils sont connus pour leurs recherches et leurs travaux ou leurs prises de position sur un sujet et font office de caution scientifique.
  • Le directeur d’ouvrage participe à l’élaboration du concept du manuel puis sert d’intermédiaire entre les auteurs et l’éditeur : il chapeaute l’équipe d’auteurs, supervise la rédaction des manuscrits, veille à l’harmonie et à l’exhaustivité de l’ensemble, à la qualité pédagogique du manuel. Cela laisse à l’éditeur le temps de s’assurer de la bonne exécution de la mise en pages, de la correction, de la photogravure, etc., et lui permet de moins avoir à retoucher le texte et l’organisation générale du manuel.
  • Plus précisément, le directeur d’ouvrage accomplit les tâches suivantes :

L’équipe de rédacteurs

  • L’équipe d’auteurs est une équipe de rédacteurs. Le terme « rédacteurs » ne signifie pas qu’ils ne font qu’écrire : ils choisissent des images, ou proposent des idées pour en faire réaliser. Ils sélectionnent également des textes (en français par exemple). Ce sont des fournisseurs de contenu. Ce sont eux qui vont créer la matière première sur laquelle l’assistant éditorial et les autres personnes impliquées dans l’édition du manuel vont travailler.
  • Ce qu’ils remettent à l’éditeur la première fois ne ressemble pas du tout à ce qui sera publié au final ! Ils participent aussi aux changements qui sont faits dans leurs manuscrits tout au long de l’avancée de l’édition du manuel.
  • Quand il y a un directeur d’ouvrage, les auteurs peuvent être plus en retrait et avoir des rapports indirects avec l’assistant éditorial et les autres intervenants. Mais quand ce n’est pas le cas l’assistant éditorial les sollicite beaucoup au sujet des opérations pratiquées sur leurs manuscrits.
  • Voici une liste des tâches qu’ils prennent en charge.



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  • Cela dit, il faut bien percevoir que, hormis dans le cas où le manuel est pris en charge par un directeur d’ouvrage chevronné, la responsabilité du manuel incombe avant tout à l’assistant éditorial, qui va transformer l’expérience de professeur des auteurs en un outil pédagogique.

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Séquence 10 : le rôle de l’éditeur et du responsable éditorial

Un chef d’orchestre

  • Comme nous l’avons vu dans les séquences 1 et 2, l’emploi du mot « éditeur » concerne soit le directeur de la maison d’édition, soit le responsable éditorial, soit l’assistant d’édition. Ces personnes sont les chefs d’orchestre de l’ensemble des interventions qui ont lieu au cours de l’élaboration d’un manuel. Voici un schéma des intervenants qu’ils coordonnent.

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Les fonctions du chef d’orchestre

  • Le directeur de la maison d’édition et le responsable éditorial - qui peuvent être une seule et même personne dans les petites structures - s’occupent essentiellement de choisir ce qui va être publié, de prévoir budget et contrats, de définir la force de vente à mettre en œuvre et de lancer le projet de manuel. Quand l’équipe est formée et quand l’assistant éditorial se met au travail, ils supervisent le bon déroulement des opérations. Bien souvent, ils apportent leur aide et font eux-mêmes de l’édition. Voici leurs différentes fonctions dans la phase éditoriale « amont ».

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Les interactions du chef d’orchestre

  • En dehors de cette phase « amont » qui aboutit à la création de la charte éditoriale, ils endossent un rôle de superviseurs et se consacrent aux autres secteurs impliqués dans la publication d’un manuel (à savoir la fabrication et la commercialisation, et, en amont, les aspects juridiques et financiers). Ils sont ainsi amenés à être en contact avec tous les intervenants de la publication d’un manuel, dont voici la liste.

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Coopérations et éditions solidaires

Visioconférence : la coédition en littérature de jeunesse, novembre 2020

Voir ici la visioconférence du 24 novembre 2020 sur le thème de la coédition dans l’espace francophone à partir d’un cas pratique : la coédition de 1001 activités autour du livre de Philippe Brasseur édité par Casterman en 2013. Ce livre a fait l’objet, en 2020, d’une coédition entre 10 maisons d’édition d’Afrique subsaharienne et de l’Océan Indien, coordonnée par l’Alliance et soutenue par le Centre national du livre.

Cette visioconférence était organisée par le BIEF, dans le cadre du premier fellowship des éditeurs francophones de jeunesse et de bande dessinée (voir informations ici).

Avec Corinne Fleury, directrice de l’Atelier des nomades (Maurice), Bérengère Decherf, responsable des droits et marchés dérivés (Casterman), Laurence Hugues, directrice de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.

Retrouvez le dossier complet sur la coédition de ce livre dans la revue en ligne du Centre national de la littérature pour la jeunesse de la BNF : Takam Tikou, numéro spécial réalisé en partenariat avec l’Alliance.

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« Nous devons faire de nos auteurs des stars », entretien de François Nkémé (Cameroun), Jeune Afrique, 26 avril 2021

Un entretien de François Nkémé (éditions Proximité au Cameroun) publié par Jeune Afrique le 26 avril 2021, à lire ici en intégralité.

Extraits :
La littérature camerounaise peut-elle profiter du succès de l’écrivaine Djaïli Amadou Amal ? Le premier éditeur de la finaliste du prix Goncourt 2020 veut croire qu’une renaissance est possible dans son pays.

Quatre ans après la première publication du roman Les Impatientes de l’écrivaine Djaïli Amadou Amal, finaliste du prix Goncourt et vainqueur du Goncourt des lycéens 2020, François Nkémé savoure encore un succès inattendu. En 2017, ce sont les éditions Proximité, la maison qu’il a créée en 2002, qui faisaient découvrir pour la première fois ce roman sous le titre Munyal, les larmes de la patience.

Après la réédition de l’œuvre en France par les éditions Emmanuelle Colas en 2019, l’auteure obtient une série de distinctions. Depuis, près de 10 000 exemplaires de ce roman ont été vendus sur le continent, où Proximité a gardé les droits de diffusion.

Vous avez découvert Djaïli Amadou Amal, mais il a fallu attendre qu’elle soit distinguée en France pour qu’elle connaisse aussi le succès au Cameroun. Comment faire émerger les auteurs africains ?
Il faudrait qu’il y ait une tradition de prix littéraires et que les médias et le grand public les prennent au sérieux. Combien de programmes littéraires avons-nous sur nos petits écrans ? Regardez comment la musique est diffusée sur toutes les chaines de télé et à longueur de journée. Nous devons travailler à faire de nos auteurs des valeurs, des stars. C’est vraiment dommage qu’Amal gagne le prix Goncourt des lycéens avant de pouvoir se faire connaitre dans son pays où pourtant elle écrit depuis dix ans.

Crédit photo : L’éditeur camerounais François Nkémé dans la bibliothèque de sa maison d’édition en chantier à Yaoundé. © MABOUP POUR JA

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L’édition solidaire, dossier réalisé en partenariat avec la revue Takam Tikou publiée par le CNLJ / BnF, mars 2021

Lire le dossier ici !

Ce dossier est dédié à Viviana Quiñones, co-fondatrice, avec Marie Laurentin, de la revue Takam Tikou. Responsable de l’Afrique au sein du secteur international du CNLJ, Viviana était une militante du livre et de la lecture ; Viviana était aussi une amie de l’Alliance. Elle nous manque énormément.

Présentation du dossier
Concevoir des livres ensemble, partager des projets, mutualiser les coûts, faciliter la circulation des écrits, rendre le livre abordable et accessible à tout un chacun : des maisons d’édition coéditent solidairement des livres et engagent dans leur démarche l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre. Une belle façon de garantir la bibliodiversité... Depuis 20 ans, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants milite pour l’édition solidaire à travers un réseau de partenaires engagés. C’est donc tout naturellement que nous avons choisi de réaliser ce dossier en collaboration avec cette structure militante.

Dans ce dossier, réalisé en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (Centre national de la littérature pour la jeunesse - La Joie par les livres), nous vous proposons de découvrir les principes de l’édition solidaire à travers des exemples concrets, des interviews et des témoignages d’acteurs de la chaîne du livre engagés dans cette démarche.

Des ressources pratiques permettront d’aller plus loin dans la découverte - et peut-être la mise en place - d’une démarche éditoriale solidaire, en ces temps de pandémie où le livre est plus que jamais nécessaire et où le secteur de l’édition est touché de plein fouet par la crise économique.

Sommaire du dossier
Introduction

Une aventure éditoriale

Des acteurs engagés

Quelques ressources

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« ’It’s a real battle’ : African authors fight for publishing independence », The Guardian, mai 2020

“Francophone African books are still very often published by French imprints, which can make them hard to get at home. But there is a growing push for change...

When Cameroonian author Daniel Alain Nsegbe first saw his debut novel for sale in his home city of Douala, the price was so high “you would have to ask someone to stop eating for two days in order to buy the book”. It was around 16,000 CFA francs (£20) ; the average monthly salary in Douala is £150. The book, Ceux qui sortent dans la nuit (Those Who Go Out at Night) was published by Grasset, a French imprint [...]”

Lire ici l’article d’Olivia Snaije, publié dans The Guardian, 14 mai 2020.

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Le Maroc et l’aventure du « Livre équitable », enquête sur la collection « Enjeux Planète », réalisée par Kenza Sefrioui, novembre 2005

Dans cet article publié par Le Journal hebdomadaire (Maroc) du 19-25 novembre 2005, Kenza Sefrioui (journaliste et éditrice, En toutes lettres au Maroc) nous plonge dans l’aventure de la collection « Enjeux Planète » : une collection d’essais de sciences humaines, publiés solidairement par 12 éditeurs francophones, traduite en plusieurs langues (arabe, chinois, portugais, espagnol...).

« Enjeux Planète » : douze éditeurs indépendants, des coûts répartis selon les zones géographiques, des auteurs des cinq continents, des livres sur les défis de la mondialisation.

Lire l’article ici :

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Collection « Terres solidaires »

La collection « Terres solidaires » est née en 2007, pour favoriser la circulation de la littérature africaine dans l’espace francophone. Les maisons d’édition qui participent à la collection sont basées en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord. Initialement créée pour rééditer des textes écrits par des auteurs africains édités en France, et les rendre, grâce au processus des coéditions solidaires, accessibles auprès du lectorat africain, elle est désormais ouverte à la réédition de textes parus en premier lieu au catalogue de maisons d’édition africaine. C’est le cas de Munyal, les larmes de la patience, de Djaïli Amadou Amal, 13e titre de la collection, originairement édité en 2017 par les éditions Proximité basées à Yaoundé, au Cameroun.

Les éditrices et éditeurs sélectionnent les textes, et échangent tout au long des étapes du processus éditorial. Le principe d’un prix public de vente adapté au pouvoir d’achat des lecteurs (en moyenne 3 500 FCFA, soit 5 euros) continue d’être l’un des principes piliers.

En lire plus ici...

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Le livre et l’édition et l’économie sociale et solidaire, Thierry Quinqueton, septembre 2018

« Le livre et l’édition et l’économie sociale et solidaire » (septembre 2018), mémoire réalisé par Thierry Quinqueton (membre du Bureau de l’Alliance), Master 2, « Droit et développement de l’économie sociale et solidaire », Faculté de droit et de sciences sociales de l’Université de Poitiers.

Plan du mémoire :
1. Le livre et l’édition abordent les thématiques de l’économie sociale et solidaire
2. Les thématiques de l’économie sociale et solidaire interrogent le livre et l’édition
3. Les potentialités pour le livre et l’édition des sociétés coopératives d’intérêt collectif et des coopératives d’activité et d’emploi

Extrait (introduction) :
Le champ du livre et de l’édition – indissociablement économique et culturel – et le champ de l’économie sociale et solidaire – comme relevant à la fois du mouvement social, du renouvellement de la pensée sur l’économie et de l’expérimentation de nouvelles formes d’activités – ne sont pas des champs clos. L’ambition de ce travail est de contribuer à l’exploration de leurs croisements, en intégrant une vision prospective : en quoi le champ de l’économie sociale et solidaire a-t-il intérêt que se développe et se renforce une offre de livres pour structurer le débat public autour de son objet ? En quoi le monde du livre et de l’édition a-t-il intérêt à prendre en compte les formes nouvelles d’activités économiques développées par l’économie sociale et solidaire pour répondre à certains des défis auxquels il est confronté ?

Lire l’intégralité du mémoire ici !

Pour accéder à l’« Editographie francophone pour l’économie sociale et solidaire » (parcours dans les catalogues de 56 maisons d’édition, annexe I au mémoire) sur Google drive ou sur Calameo.

Pour accéder au parcours « Des coopératives dans le secteur du livre et de l’édition » (présentation des sociétés coopératives participatives - SCOP, des sociétés coopératives d’intérêt collectif - SCIC et des entrepreneurs des coopératives d’activité et d’emploi - CAE du secteur du livre et de l’édition, annexe II au mémoire) sur Google drive ou sur Calameo.

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Les coéditions, les partenariats au sein de la francophonie : expérience et témoignage de Béatrice Lalinon Gbado, Ruisseaux d’Afrique (Bénin)

Retranscription de l’intervention de Béatrice Lalinon Gbado (éditions Ruisseaux d’Afrique au Bénin), lors de la table ronde sur « les partenariats éditoriaux » sur la scène du Pavillon d’honneur, à la Foire du livre de Francfort, octobre 2017.
Propos recueillis par Katja Petrovic, BIEF.

Extraits :
« Ce que nous avons fait, c’est de lancer des coéditions très tôt, depuis 2002, des coéditions qui ont engagé des maisons d’édition de Tunisie, de Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal et d’autres pays et qui ont permis de créer des collections qui ont généré jusqu’à 80 titres diffusés dans tous ces pays à la fois, ce qui nous a permis de régler les problèmes de distribution, de production, de qualité aussi de ce que nous mettions au service des enfants.

Quand nous rentrons dans le rapport Sud-Nord, les réalités ne sont pas les mêmes et on peut se poser la question sur le positionnement des éditeurs du Nord par rapport aux éditeurs du Sud.

Tout à l’heure, j’ai entendu qu’il y a des lignes qui bougent mais elles bougent comment et dans quelles proportions ? Est-ce que les chasses ne sont pas toujours gardées, est-ce que cette francophonie que nous voulons promouvoir, que nous disons promouvoir, est-ce que nous sommes vraiment prêts à nous ouvrir ou est-ce que nous pensons toujours que nous avons des leçons à donner.

La question est de savoir si l’on peut entrer en relation à égalité. C’est-à-dire accepter que celui qui s’en vient là, même si je ne suis pas d’accord avec son projet, c’est un projet qui a de la valeur, que je peux accepter et partager demain, qu’il a toujours accepté et partagé ma forme de penser, ma forme de diffuser cette pensée, etc. C’est le problème clé, il faut qu’on résolve ce problème de regard et de posture dans la relation. »

Lire l’intégralité de l’intervention ici :

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Mécénat, crowdfunding : quels financements privés pour le livre ?, FILL, 2018

Retrouvez sur le site de la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL) le dossier « Mécénat, crowdfunding : quels financements privés pour le livre ? » - dossier préparé en 2018 grâce aux ressources de Livre et Lecture en Bretagne, Normandie Livre & Lecture, l’ALCA Nouvelle-Aquitaine, l’Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur et la FILL, avec la collaboration des membres de la commission Fill-Information-Communication.

Présentation du dossier :
Monter un festival, développer une maison d’édition, ouvrir, agrandir (ou sauver) une librairie : les aides privées, par le biais du mécénat ou du financement participatif (crowdfunding), sont des outils complémentaires aux aides publiques non négligeables dans le montage financier des projets culturels.

Encore faut-il savoir manier les outils pour nouer un partenariat avec un mécène ou réussir sa campagne de crowdfunding.

Comme en témoignent tous les acteurs du livre et de la lecture interrogés dans ce dossier, ces modes de financement n’ont rien d’anecdotiques, même pour des projets de taille modeste !

Accédez au dossier ici !

Voir aussi la fiche pratique : « Crowdfunding, mode d’emploi pour les éditeurs », réalisée par l’Alliance en juin 2018.

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Crowdfunding, mode d’emploi pour les éditeurs

Le crowdfunding ou financement participatif est l’ensemble de techniques et de méthodes mises en œuvre pour lever des fonds, dans le but de réaliser un projet. Il est généralement utilisé en complément d’autres outils de financement tels que les prêts d’honneur, les emprunts bancaires, les subventions.

Comment le crowdfunding fonctionne-t-il ? Quels sont les prérequis nécessaires ? Quelles sont les opportunités et les limites de ce type de financement pour les éditeurs indépendants ?

Réponse à ces questions dans la fiche pratique ci-dessous, réalisée par Djamilatou DIALLO en juin 2018.

Voir aussi le dossier « Mécénat, crowdfunding : quels financements privés pour le livre ? », FILL, 2018.

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Politiques publiques du livre

Quelles politiques publiques en faveur du livre ? Publishers & Books (OAPE), mai-juin 2020

L’African Observatory of Publishing Professionals (OAPE) en partenariat avec l’Alliance publie un numéro de Publishers & Books consacré aux politiques publiques du livre en Afrique, suite au lancement de la cartographie et de l’analyse des politiques publiques du livre en Afrique francophone subsaharienne et Madagascar, réalisées par l’Alliance en 2020.

Retrouvez ce numéro sur le site de l’OAPE !

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Cartographie des politiques publiques du livre en Amérique latine et en Afrique subsaharienne et Madagascar

Un panorama inédit des politiques de soutien à la lecture et au livre dans 22 pays, consultable et téléchargeable en ligne : politiquespubliqueslivre.alliance-editeurs.org

Né du constat de l’absence de données sur les politiques publiques du livre dans les zones où exercent les éditrices et éditeurs membres de l’Alliance, particulièrement en Amérique latine et en Afrique subsaharienne, le projet de cartographie des politiques publiques est le fruit de plusieurs années de travail entre professionnel.le.s du livre et de l’édition, universitaires et expert.e.s des politiques publiques du livre. Il repose avant toute chose sur l’investissement et l’implication des éditrices et éditeurs membres de l’Alliance, qui en sont les acteurs premiers. Il est un des projets phares de l’Observatoire de la bibliodiversité.

La cartographie propose plusieurs entrées : une entrée par pays (fiche pays recensant les dispositifs existants en matière de soutien public au livre à l’échelle nationale) ; une entrée par thématique (régulation du marché, taxes, accords internationaux, aides à la création et à l’édition, etc.) ; une entrée régionale (données comparées à travers des analyses transversales).
La cartographie est interactive et évolutive : les fiches présentant les institutions et les politiques publiques nationales pour le livre peuvent faire l’objet d’amendements et de modifications au fil des évolutions des dispositifs. Cette cartographie a ainsi vocation à s’élargir à de nouveaux pays des deux régions, voire à intégrer une nouvelle région à terme (le monde arabe notamment).

La cartographie a pour objectifs de :
• mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre des pays concernés ;
• proposer des panoramas des politiques publiques du livre, libres d’accès, consultables et réutilisables par les professionnel.le.s et les pouvoirs publics ;
• favoriser le dialogue et les échanges entre les pouvoirs publics et les éditeurs ;
• développer des outils de plaidoyer pour les éditeurs indépendants ;
• contribuer à la mise en place et à la consolidation de politiques publiques du livre dans les pays en développement (entre autres pour une plus grande circulation des livres et des idées, pour une appropriation des outils numériques par les professionnels du livre, pour des échanges équilibrés entre le Nord et le Sud…) ;
• affirmer le rôle de la société civile (professionnels du livre et particulièrement éditeurs indépendants) dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques du livre.

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L’Alliance remercie chaleureusement les partenaires de ce projet : la Fondation de France et la DDC Suisse.

Voir en complément le numéro « Politiques publiques du livre » de la revue Bibliodiversity.

Revue de presse

Pour toute question, n’hésitez pas à écrire à l’équipe de l’Alliance : equipe@alliance-editeurs.org

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L’État tunisien et le soutien au livre : rapport de la Fédération tunisienne des éditeurs, janvier 2020

L’État tunisien et le soutien au livre : (Dys)fonctionnements de la politique du livre en Tunisie
Un rapport de la Fédération tunisienne des éditeurs rédigé en janvier 2020, à télécharger ci-contre.

À lire aussi : « Peut-on enfin espérer une vraie politique du livre en Tunisie ? », par Karim Ben Smaïl, directeur des éditions Cérès et président de la Fédération tunisienne des éditeurs - publiée par Nawaat, le 4 février 2020

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Les politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne et à Madagascar : une étude inédite (septembre 2019) !

Analyse transversale de données récoltées dans 12 pays, par Luc Pinhas, université Paris 13 Villetaneuse (France)

Dans une vaste étude transversale, qui réactualise nos connaissances sur les politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne francophone, Luc Pinhas pointe les similitudes et les différences qui existent entre les situations de 12 pays de la région. Si des évolutions très intéressantes pour la production et la chaîne du livre locales doivent être soulignées – cf. la préférence donnée aux acteurs locaux par la loi ivoirienne de 2015 – les cadres législatifs et réglementaires gagneraient certainement à être renforcés pour soutenir et dynamiser l’économie locale du livre.

Sommaire

  • Préambule
  • Méthodologie
  • Introduction
  • L’encadrement juridique
  • Fiscalité et régulation du marché
  • L’organisation professionnelle
  • L’organisation administrative
  • Les soutiens directs au livre
  • Conclusion

Cette analyse est à retrouver dans un numéro spécial de la revue Bibliodiversity sur « Les politiques publiques du livre » disponible en version papier et numérique.

Voir aussi l’analyse sur « Lois, politiques publiques, institutions et dispositifs d’appui au livre et à la lecture en Amérique latine », publiée en septembre 2019.

En complément à ces analyses, consulter la cartographie des politiques publiques et des mécanismes de soutien par pays étudiés ici : politiquespubliqueslivre.alliance-editeurs.org

La collecte de données dans les 11 pays d’Afrique subsaharienne et à Madagascar ainsi qu’en Amérique latine, les analyses transversales de ces données et la cartographie en ligne ont bénéficié du soutien de la Fondation de France et de la DDC Suisse.

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Lois, politiques publiques, institutions et dispositifs d’appui au livre et à la lecture en Amérique latine : une étude inédite (septembre 2019) !

Analyse des données récoltées dans 10 pays auprès des éditeurs indépendants et des acteurs publics, par Andrés E. Fernández Vergara (université du Chili)

Cet article rédigé en espagnol propose une analyse régionale des politiques publiques de développement du livre et de la lecture en Amérique latine de langue espagnole, à partir du point de vue de 53 acteurs du monde du livre de 10 pays différents. Il rend compte des similitudes et des différences qui existent d’un pays à l’autre en la matière : ici, il y a des réseaux complexes d’institutions et des dispositifs de promotion du livre ; là, il n’y a ni politique nationale ni objectif stratégique. Les acteurs interrogés soulignent les difficultés qu’ils rencontrent dans leur secteur aujourd’hui : concentration du marché, piratage, manque de soutien aux langues autochtones, etc. Autant de dangers qui menacent la bibliodiversité dans la région.

Sommaire :

  • Méthodologie
  • Censure et contrôle des contenus
  • Lois, politiques publiques et dispositifs réglementaires du livre et de la lecture
  • Institutions et organismes en charge du livre et de la lecture
  • Soutiens et aides directes au livre et à la lecture
  • Législation du droit d’auteur
  • Organisation de la profession
  • Conclusion

Cette analyse est à retrouver en français dans un numéro spécial du numéro de la revue Bibliodiversity sur « Les politiques publiques du livre » disponible en version papier et numérique.

Voir aussi l’analyse sur « Les politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne et à Madagascar » par Luc Pinhas, publiée en septembre 2019.

En complément à ces analyses, consulter la cartographie des politiques publiques et des mécanismes de soutien par pays étudiés ici : politicaspublicaslibro.alliance-editeurs.org

La collecte de données dans les 11 pays d’Afrique subsaharienne et à Madagascar ainsi qu’en Amérique latine, les analyses transversales de ces données et la cartographie en ligne ont bénéficié du soutien de la Fondation de France et de la DDC Suisse.

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Les politiques publiques du livre (dossier de la revue Bibliodiversity)

Commandez en ligne ici (version papier ou numérique) !

Prix de vente (version papier) : 20 euros ; 30 dollars canadiens ; 20 francs suisses ; 12 000 francs CFA.
Format : 14,5 X 21 cm ; 190 pages
Numéro ISSN : 2650-0205

Prix de vente (version numérique - PDF) : 10 euros ; 15 dollars canadiens ; 10 francs suisses ; 6 000 francs CFA.
Numéro ISSN : 1775-3759

ISBN : 978-2-490855-02-5

Publication : juin 2019
La revue Bibliodiversity est coéditée par Double ponctuation et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Voir tous les autres numéros de la revue (« L’Auto édition », « Édition et engagement »...).

Présentation du numéro :
De la censure à la protection la plus appuyée, les interventions publiques dans le secteur du livre prennent des formes variées.
Composé d’articles universitaires, de témoignages de professionnels du livre et de deux analyses régionales inédites (Afrique subsaharienne francophone et Amérique latine hispanophone), ce numéro nous emmène de la Russie à la Suisse, en passant par la Syrie, le Liban, la Tunisie, le Maroc, le Québec, la France et l’Argentine.
Il tente de répondre à une question : l’intervention des pouvoirs publics favorise-t-elle la diversité éditoriale ?

Sommaire du numéro « Les politiques publiques du livre » :

  • « Les interventions publiques dans le secteur du livre. Objectifs, formes, niveaux de développement et principales caractéristiques », par Étienne Galliand, rédacteur en chef de Bibliodiversity
  • « Fédéralisme et cohésion. Les nouvelles politiques du livre en Suisse », par Carine Corajoud, historienne (Suisse)
  • "Une autonomie relative. Analyse comparative des marges de manœuvre
    de l’édition publique en France", par Hélène Seiler-Juilleret, École des hautes études en sciences sociales (France)
  • « Négocier le contrôle, promouvoir la lecture ? Éditeurs indépendants face à l’État dans la Russie des années 2010 », par Bella Ostromooukhova (France et Russie), Sorbonne Université
  • « Maroc : livres en déshérence. Les lacunes de l’implication des pouvoirs publics dans le secteur du livre et de l’écrit », par Anouk Cohen (France et Maroc), CNRS et Kenza Sefrioui, docteure en Littérature comparée, critique littéraire et éditrice (Maroc)
  • « Les politiques publiques du livre en Tunisie ». Témoignage de Nouri Abid, éditions Med Ali (Tunisie)
  • « Les politiques publiques du livre en Syrie ». Témoignage de Samar Haddad, Atlas Publishing (Syrie)
  • « Les politiques publiques du livre au Liban. Le regard d’un libraire ». Témoignage de Michel Choueiri, librairie Culture & Co (Liban et Émirats arabes unis)
  • « Les politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne et à Madagascar. Analyse transversale de données récoltées dans 12 pays », par Luc Pinhas, université Paris 13 Villetaneuse (France)
  • « Édition et pouvoirs publics : le cas du Québec. Ou de l’influence des actions publiques sur l’indépendance éditoriale ? », par Pascal Genêt, université de Sherbrooke (Québec-Canada)
  • « Lois, politiques publiques, institutions et dispositifs d’appui au livre et à la lecture en Amérique latine. Analyse des données récoltées dans 10 pays », par Andrés E. Fernández Vergara, université du Chili
  • « De la culture vers l’économie. Analyse d’un programme public de soutien à l’édition locale à Buenos Aires : Opción Libros », par José de Souza Muniz Jr., Centre fédéral d’éducation technologique de Minas Gerais (Brésil)

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Réconcilier le droit d’auteur, les droits culturels et les droits sociaux, Lionel Maurel, avril 2018

Depuis plusieurs années, l’irruption du numérique bouleverse l’ensemble des filières culturelles et provoque un intense travail d’adaptation et de renégociation des règles de la propriété intellectuelle au niveau mondial.
Les débats font rage entre les partisans d’un durcissement du régime de la propriété intellectuelle et ceux qui prônent au contraire un assouplissement en faveur des usages.
Alors que les discussions semblent dans l’impasse et menacent de créer de nouvelles divisions entre les différents maillons de la chaîne du livre, l’Alliance a demandé à Lionel Maurel, bibliothécaire, spécialiste des questions de propriété intellectuelle et engagé dans le mouvement des communs, de réfléchir à la façon dont les éditeurs indépendants pourraient favoriser une sortie de crise des débats sur la propriété intellectuelle.

Selon lui, les récentes conversations qui se sont ouvertes autour de la question des droits culturels permettent d’aborder la question de façon renouvelée. En effet, en partant de l’idée d’inséparabilité des droits fondamentaux, il paraît possible de traiter comme un tout cohérent les droits d’auteur, les droits culturels et les droits sociaux. L’enjeu est de trouver une approche qui cesserait d’opposer les acteurs de la chaîne du livre, les uns aux autres, pour refonder des solidarités et permettre la conquête de nouveaux droits.

Par leur positionnement particulier, les éditeurs indépendants pourraient jouer un rôle important dans cette reconfiguration de la discussion collective dans le secteur du livre.

Lionel Maurel
Juriste de formation, Lionel Maurel est conservateur de bibliothèque, en poste à l’université Paris Lumières. Auteur du blog S.I.Lex, il est spécialiste des questions de propriété intellectuelle, de droit du numérique et du droit de la culture. Engagé dans le mouvement des Communs, il a co-fondé le collectif SavoirsCom1 et est membre du Collège d’Orientation Stratégique de La Quadrature du Net.
Crédit photo : Par thesupermath. CC-BY-SA. Source : Wikimedia Commons, remix by Guénaël Boutouillet

Lire le texte ici !

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La participation des éditeurs dans la construction de la politique nationale de la lecture et du livre au Chili, Paulo Slachevsky (Lom Ediciones, Chili), mars 2017

Intervention de Paulo Slachevsky, Lom Ediciones (Chili), membre de l’association Editores de Chile et de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, lors de la rencontre sur les politiques publiques du livre dans le monde arabe : regards croisés avec le Chili et la France, 30 mars 2017, Tunis.

Extraits :
« La politique du livre au Chili vise aussi à renforcer les conditions pour que le pays ait un rôle proactif dans l’élaboration et la production de connaissances, en cherchant à lutter contre le colonialisme culturel qui nous domine et la féroce inégalité des échanges Nord-Sud […] Les capacités de lecture des citoyens, les capacités à écrire et à publier des écrivains et des universitaires, ont peu de chances d’être renforcées si l’on n’améliore pas dans le même temps les capacités éditoriales d’un pays et les possibilités d’accès aux livres locaux ».

Lire ici l’intégralité du texte

Ce texte a été relayé par ActuaLitté (voir article paru le 25 avril 2018).

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Politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne/Madagascar : analyse à mi-parcours, avril 2018

Lors des Assises de l’édition francophone (Salon du livre de Genève), le 25 avril 2018, Serge Dontchueng Kouam (Presses universitaires d’Afrique au Cameroun) a présenté un bilan à mi-parcours des données récoltées sur les politiques publiques du livre dans 11 pays d’Afrique subsaharienne/Madagascar.

Consultez ici les premiers éléments d’analyse issus de cette récolte de données, sur les 6 axes suivants :
1/ Liberté d’expression et libre accès à l’information
2/ Politiques publiques de soutien au livre
3/ Dispositions fiscales et mesures de réglementation du marché
4/ Normes internationales et identification du livre
5/ Environnement socio-économique et structuration du secteur du livre
6/ Propriété intellectuelle

L’analyse complète des données récoltées ainsi que les cartographies les illustrant seront prêtes en juin 2019, en ligne dans l’Observatoire de la bibliodiversité. L’analyse est réalisée par Luc Pinhas (Maître de conférences à l’Université Paris 13-Villetaneuse et responsable du Master « Commercialisation du livre » ; auteur notamment d’Éditer dans l’espace francophone), en collaboration avec Serge Dontchueng Kouam.

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Liberté d’éditer

La liberté de publier en danger au Canada ?, avril 2008

Une incroyable tentative de censure met en danger l’existence même des éditions Écosociété (Québec – Canada) ; plus de 60 éditeurs de 30 pays déclarent leur plus complète solidarité avec l’éditeur québécois et appellent les protagonistes de « l’affaire Noir Canada » à respecter la liberté d’expression et de publication.

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Indicateurs de la bibliodiversité

L’édition indépendante critique. Engagements politiques et intellectuels, Sophie Noël, 2021

Présentation
L’histoire de l’édition ne se réduit pas à l’emprise des grands groupes et des logiques commerciales. La période récente a vu l’apparition de petites structures éditoriales qui revendiquent une position « critique » et qui, pour certaines, parviennent à s’inscrire dans la durée en dépit des difficultés économiques rencontrées. Sophie Noël a mené une enquête sur ces éditeurs « indépendants », à la tête de 33 maisons d’édition qui s’emploient à concilier les exigences de l’excellence intellectuelle et de la radicalité politique.

Cette nouvelle édition est enrichie de deux index des noms propres (éditeurs, auteurs) et des maisons d’édition, collections, organismes et institutions publiques.

© Presses de l’enssib, 2021
Retrouvez toutes les informations sur cette publication ici.

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Re|Penser les politiques culturelles 2018 (rapport mondial Convention 2005 Unesco)

Re|Penser les politiques culturelles 2018 (rapport mondial Convention 2005 Unesco)
La créativité au cœur du développement

Extrait de la préface du rapport :

« Ce nouveau Rapport Mondial de l’UNESCO “Re|Penser les politiques culturelles” est un outil précieux dans la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles. Cette Convention désormais ratifiée par 146 Parties, dont l’Union Européenne, est le fer de lance de l’UNESCO dans son action pour renforcer les capacités de production de création et de diffusion des biens, des activités et des services culturels. Les États se voient soutenus dans leur droit souverain de mener des politiques publiques pour le développement de secteurs industriels culturels et créatifs forts et dynamiques.
L’UNESCO s’attache à développer avec eux des politiques publiques plus efficaces et plus durables en ce sens. Notre feuille de route est claire et requière la collaboration des gouvernements et des acteurs nongouvernementaux dans 4 domaines-clés : renforcer la gouvernance de la culture, améliorer les conditions de mobilité des artistes, intégrer la culture dans les stratégies de développement durable, et promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales. Ces quatre objectifs sont étroitement liés à l’Agenda 2030 pour le Développement Durable ».

Audrey Azoulay
Directrice générale de l’UNESCO

Lire le rapport en français ici.

Octavio Kulesz, membre du Labo numérique de l’Alliance, est l’auteur du chapitre 3 de ce rapport : Les politiques culturelles à l’ère des plateformes numériques.

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Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention 2005 de l’UNESCO dans l’environnement numérique

La Conférence des Parties à la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO a approuvé lors de sa sixième session (Paris, 12-15 juin 2017) les directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention 2005 dans l’environnement numérique.

Lire les directives en français ici.

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Books about books (BAB), une bibliothèque spécialisée « Livre et Édition » ouverte aux étudiants et aux professionnels, en plein coeur de Paris

Books about Books (BAB) est une bibliothèque spécialisée dans les Métiers du livre, ouverte aux étudiants et aux professionnels, en plein cœur de Paris, dans les locaux de l’Alliance.

Plus de 180 documents en français, espagnol, anglais... à consulter et à emprunter : abonnements aux revues spécialisées, histoire du livre, édition engagée, édition émergente, édition internationale, analyses et propositions, économie du livre et commercialisation, numérique et Internet, auteurs et création, traduction...

L’équipe de l’Alliance vous accueille au 38, rue Saint-Sabin (11e), du lundi au vendredi, de 10h00 à 18h30.

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Éditeurs indépendants : de l’âge de raison vers l’offensive ?

Qu’est-ce qu’un éditeur indépendant ? Est-il par essence un petit éditeur ? Un grand groupe peut-il être un éditeur indépendant ? Dans un contexte de concentration et de financiarisation, comment l’éditeur peut-il être et rester indépendant tout en gardant son rôle indispensable d’agitateur d’idées ?

Gilles Colleu, ancien élève de Jean-Marie Bouvaist, a enseigné à ses côtés au sein du Master de Villetaneuse. Il est actuellement professeur associé dans le département Métiers du livre de l’IUT d’Aix-en-Provence. Il a créé et dirige avec Jutta Hepke les éditions Vents d’ailleurs et intervient depuis vingt ans comme consultant auprès de maisons d’édition.

Dans cet ouvrage, il nous fait part en particulier de sa conviction : une activité éditoriale doit être fondée sur un cycle long d’exploitation, pour construire à la fois un catalogue cohérent et une activité commerciale pérenne.

Nota bene  : cet ouvrage est aujourd’hui épuisé. Il est possible de venir le consulter dans les locaux de l’Alliance, en attendant une réédition.

Date de publication : 20 novembre 2006, 160 pages, 15 x 21 cm, ISBN 10 : 2-9519747-2-8 ; ISBN 13 : 978-2-9519747-2-2 ; commande en librairie, ou directement à l’Alliance des éditeurs indépendants (tél. : +33(0)1 43 14 73 66, fax : +33(0)1 43 14 73 63).

Collection État des lieux de l’édition

La edición independiente_en espagnol

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Des paroles et des actes pour la bibliodiversité

23 éditeurs indépendants ont pris la parole lors de la rencontre « Les éditeurs indépendants du monde latin et la bibliodiversité » (Guadalajara, Mexique, novembre 2005), pour témoigner de la spécificité culturelle d’un métier nécessaire, passionnant, essentiel, qu’ils exercent pourtant dans un contexte économique difficile. Leurs interventions ont pu être rassemblées dans cet ouvrage. Elles gardent leur dimension orale et nous plongent dans le contexte et la spontanéité d’une rencontre internationale.

Venus d’Afrique, d’Amériques et d’Europe, ces éditeurs mettent en avant les propositions les plus urgentes pour défendre concrètement la bibliodiversité.

Date de publication : 29 novembre 2006, 288 pages, 15 x 21 cm, ISBN : 978-2-9519747-3-9 ; commande en librairie, ou directement à l’Alliance des éditeurs indépendants (tél. : +33(0)1 43 14 73 66, fax : + 33(0)1 43 14 73 63).

Collection État des lieux de l’édition

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80 recommandations & outils en faveur de la bibliodiversité

Ces 80 recommandations dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays. Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.
Elles s’adressent aux pouvoirs publics, aux organismes internationaux et aux professionnels du livre des quatre coins du monde.

Elles font écho à la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants 2014, texte majeur en faveur de la bibliodiversité, signé le 20 septembre 2014 par plus de 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde.

L’ensemble de ces propositions est issu des Assises internationales de l’édition indépendante tenues sous le patronage de l’UNESCO entre 2012 et 2014.

Pour toute remarque, suggestion, idée et proposition, permettant de compléter et affiner ce travail, contactez l’équipe de l’Alliance !

Sommaire des 80 recommandations et outils pour défendre et promouvoir la bibliodiversité :
* Des politiques publiques pour garantir la bibliodiversité
* Des propositions et actions pour favoriser la bibliodiversité numérique
* Le système Amazon, quelles menaces pour la bibliodiversité ?
* Des mesures nécessaires pour l’édition en langues locales et nationales
* Repenser le don de livres
* Des propositions et actions pour développer les partenariats éditoriaux solidaires
* Des actions pour renforcer une édition jeunesse plurielle

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Revue Bibliodiversité

Les alternatives. Écologie, économie sociale et solidaire : l’avenir du livre ?

Pour commander ce titre au format numérique, c’est ici !

Prix de vente (version numérique - PDF) : 5 euros
ISBN : 978-2-490855-11-7

Pour commander le titre au format papier, adressez-vous à votre librairie indépendante !
Diffusion et distribution : CEDIF et POLLEN

Prix de vente (version papier) : 15 euros
Format : 14,5 X 21 cm ; 236 pages
ISBN : 978-2-490855-10-0

Publication : 23 février 2021

La collection « Bibliodiversité » est coéditée par Double ponctuation et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Voir tous les autres numéros de la revue (« Langues minorées », « Les politiques publiques du livre », « L’Auto édition », « Édition et engagement », « Translation and Globalization »...).

Présentation
À l’heure où les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d’importance et où les schémas de production classiques sont questionnés de façon croissante, le livre écologique, responsable et solidaire existe-t-il ?

Alors qu’une part non négligeable des livres imprimés finissent pilonnés sans avoir été lus et que les flux physiques d’ouvrages génèrent d’importantes émissions de gaz à effet de serre, des imprimeurs, des éditeurs, des libraires s’interrogent sur leurs pratiques et l’impact qu’elles ont.

Ils proposent des alternatives au système dominant pour répondre à ces défis – et définir ainsi l’avenir du livre ?

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Langues minorées / Nathalie Carré et Raphaël Thierry, coordinateurs

Dossier coordonnée par Nathalie Carré (Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Inalco) et Raphaël Thierry (chercheur indépendant).

Commandez en ligne ici (version papier ou numérique) !

Prix de vente (version papier) : 20 euros ; 30 dollars canadiens ; 20 francs suisses ; 12 000 francs CFA.
Format : 14,5 X 21 cm ; 188 pages
Numéro ISSN : 2650-0205

Prix de vente (version numérique - PDF) : 10 euros ; 15 dollars canadiens ; 10 francs suisses ; 6 000 francs CFA.
Numéro ISSN : 1775-3759

ISBN : 978-2-490855-03-2

Publication : janvier 2020
Bibliodiversity est coéditée par Double ponctuation et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Voir tous les autres numéros de la revue (« Les politiques publiques du livre », « L’Auto édition », « Édition et engagement », « Translation and Globalization »...).

Présentation
Plus de la moitié des langues parlées dans le monde sont menacées de disparition ; si rien n’est fait, l’Unesco estime que 90 % des langues auront disparu au cours du siècle. Élément essentiel de la culture d’un peuple, les langues sont pourtant bien plus qu’un simple outil de communication ; toutes proposent une description profondément unique du monde qui nous entoure et des êtres qui l’habitent. Que peut faire – et que fait déjà – le secteur de l’édition pour aider à conserver et à faire vivre ces langues minorées ? C’est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, à travers des textes universitaires et des témoignages de professionnels du livre qui, ensemble, proposent une approche inédite du sujet.

Au regard de leurs publications, l’ouvrage analyse la situation de plusieurs langues minorées – créole haïtien, corse, innu, yiddish, kikuyu, basque, malgache, náhuatl, etc. – et montre que des solutions existent quand les acteurs de la chaîne du livre se mobilisent.

Sommaire du dossier

  • Publier en langues minorées. De la diversité des langues d’édition en contexte mondialisé, par Nathalie Carré, Inalco (France) et Raphaël Thierry, chercheur indépendant (France)
  • L’édition en créole en Haïti. Obstacles, initiatives et perspectives de développement, par Sandie Blaise, Duke University (États-Unis)
  • La diffusion de la poésie yiddish dans l’espace germanophone. Le cas des éditions bilingues, par Caroline Puaud, université Paris-Sorbonne (France)
  • Écrire et publier à Madagascar. Comment atteindre le monde ?, par Dominique Ranaivoson, université de Lorraine (France)
  • Faire dialoguer (en ligne) les langues minorées. L’exemple d’une collaboration intergénérationnelle en Afrique de l’Est, par Pierre Boizette, université Paris-Nanterre (France)
  • Normativité, diversité et dynamiques de création dans le champ littéraire basque contemporain. Étude de ses tendances de fonctionnement à travers la trajectoire littéraire d’Eñaut Etxamendi, par Itziar Madina Elguezabal, école doctorale Bordeaux-Montaigne (France)
  • Repérer, cataloguer, rendre visible. La place des langues minorées dans les collections de la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC), entretien avec Marine Defosse, Soline Lau-Suchet et Nicolas Pitsos,
    bibliothécaires à la BULAC (France)
  • « Tant que la langue circulera, nous aurons des livres à produire ». Publier en langue corse, entretien avec Bernard Biancarelli, éditions Albiana (Corse/France)
  • « L’édition doit grandir le monde ». Mémoire d’encrier et les langues du monde,
    entretien avec Rodney Saint-Éloi, éditions Mémoire d’encrier (Québec/Canada)
  • « Le sauvetage d’une langue est une tâche qui nous incombe à tous ». Publier de la littérature jeunesse en langues autochtones au Mexique, entretien avec María Yolanda Argüello Mendoza, éditions Magenta (Mexique)
  • Les politiques publiques du livre et de la lecture en faveur des langues autochtones au Chili. Intervention (réactualisée en 2020) au Parlement du livre et de la parole, par Paulo Slachevsky, Lom Ediciones (Chili)
  • Sauver, transmettre. Un exemple de transcription-traduction d’oeuvres de la littérature orale des peuples du Vietnam, par Mireille Gansel, traductrice, écrivaine (France)
  • L’engagement de PEN en faveur des droits linguistiques. L’importance d’écrire, de publier et de lire en langues marginalisées, entretien entre Peter McDonald, université d’Oxford (Royaume-Uni) et Carles Torner, PEN International (Catalogne/Espagne)

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Les politiques publiques du livre (dossier de la revue Bibliodiversity)

Commandez en ligne ici (version papier ou numérique) !

Prix de vente (version papier) : 20 euros ; 30 dollars canadiens ; 20 francs suisses ; 12 000 francs CFA.
Format : 14,5 X 21 cm ; 190 pages
Numéro ISSN : 2650-0205

Prix de vente (version numérique - PDF) : 10 euros ; 15 dollars canadiens ; 10 francs suisses ; 6 000 francs CFA.
Numéro ISSN : 1775-3759

ISBN : 978-2-490855-02-5

Publication : juin 2019
La revue Bibliodiversity est coéditée par Double ponctuation et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Voir tous les autres numéros de la revue (« L’Auto édition », « Édition et engagement »...).

Présentation du numéro :
De la censure à la protection la plus appuyée, les interventions publiques dans le secteur du livre prennent des formes variées.
Composé d’articles universitaires, de témoignages de professionnels du livre et de deux analyses régionales inédites (Afrique subsaharienne francophone et Amérique latine hispanophone), ce numéro nous emmène de la Russie à la Suisse, en passant par la Syrie, le Liban, la Tunisie, le Maroc, le Québec, la France et l’Argentine.
Il tente de répondre à une question : l’intervention des pouvoirs publics favorise-t-elle la diversité éditoriale ?

Sommaire du numéro « Les politiques publiques du livre » :

  • « Les interventions publiques dans le secteur du livre. Objectifs, formes, niveaux de développement et principales caractéristiques », par Étienne Galliand, rédacteur en chef de Bibliodiversity
  • « Fédéralisme et cohésion. Les nouvelles politiques du livre en Suisse », par Carine Corajoud, historienne (Suisse)
  • "Une autonomie relative. Analyse comparative des marges de manœuvre
    de l’édition publique en France", par Hélène Seiler-Juilleret, École des hautes études en sciences sociales (France)
  • « Négocier le contrôle, promouvoir la lecture ? Éditeurs indépendants face à l’État dans la Russie des années 2010 », par Bella Ostromooukhova (France et Russie), Sorbonne Université
  • « Maroc : livres en déshérence. Les lacunes de l’implication des pouvoirs publics dans le secteur du livre et de l’écrit », par Anouk Cohen (France et Maroc), CNRS et Kenza Sefrioui, docteure en Littérature comparée, critique littéraire et éditrice (Maroc)
  • « Les politiques publiques du livre en Tunisie ». Témoignage de Nouri Abid, éditions Med Ali (Tunisie)
  • « Les politiques publiques du livre en Syrie ». Témoignage de Samar Haddad, Atlas Publishing (Syrie)
  • « Les politiques publiques du livre au Liban. Le regard d’un libraire ». Témoignage de Michel Choueiri, librairie Culture & Co (Liban et Émirats arabes unis)
  • « Les politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne et à Madagascar. Analyse transversale de données récoltées dans 12 pays », par Luc Pinhas, université Paris 13 Villetaneuse (France)
  • « Édition et pouvoirs publics : le cas du Québec. Ou de l’influence des actions publiques sur l’indépendance éditoriale ? », par Pascal Genêt, université de Sherbrooke (Québec-Canada)
  • « Lois, politiques publiques, institutions et dispositifs d’appui au livre et à la lecture en Amérique latine. Analyse des données récoltées dans 10 pays », par Andrés E. Fernández Vergara, université du Chili
  • « De la culture vers l’économie. Analyse d’un programme public de soutien à l’édition locale à Buenos Aires : Opción Libros », par José de Souza Muniz Jr., Centre fédéral d’éducation technologique de Minas Gerais (Brésil)

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L’Auto-édition (janvier 2019) / Sylvie Bosser, coordinatrice

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Prix de vente (version papier) : 10 euros ; 15 dollars canadiens ; 10 francs suisses ; 6 000 francs CFA.
Numéro ISSN : 2650-0205
Prix de vente (version numérique - PDF) : 5 euros ; 8 dollars canadiens ; 5 francs suisses ; 3 000 francs CFA.
Numéro ISSN : 1775-3759
ISBN : 978-2-490855-01-8

Présentation du numéro :
S’éditer soi-même est de moins en moins perçu comme un geste égocentré, narcissique – voire revanchard. Contourner la fonction sélective d’un tiers (l’éditeur) au profit d’une relation directe au lecteur potentiel – que cela soit par choix ou par obligation, lorsque l’on a été rejeté par ceux « de la place » – semble au contraire en parfaite adéquation avec l’air du temps, qui prône l’horizontalité des rapports, l’absence d’intermédiaire et la relation directe du producteur au consommateur, les circuits courts, la méfiance des experts, des élites et de la comitologie.
Si l’auto-édition est décomplexée, elle est surtout dynamique sous format numérique, où les barrières à l’entrée sont aujourd’hui négligeables. Pour autant, l’auto-édition est-elle vecteur de bibliodiversité ?
La notion « d’indépendance » est elle aussi questionnée par cette évolution de la production. En effet, on parle très couramment aux États-Unis d’auteurs ou d’ebooks « indies », cette figure de l’auteur indépendant étant elle aussi maintenant assimilée et revendiquée dans le contexte hexagonal. Mais de quelle indépendance s’agit-il ?

Sommaire du numéro « L’Auto-édition » :

  • L’auto-édition : un vecteur de bibliodiversité ? / Par Sylvie Bosser, université Paris 8
  • De l’auto-édition en littérature française.
    Mise en perspective historique d’une pratique éditoriale multiforme / Par Olivier Bessard-Banquy, université Bordeaux-Montaigne
  • Les auteurs auto-édités sur Kindle Direct Publishing.
    Motivations, identités, pratiques et attentes / Par Stéphanie Parmentier, université Bordeaux-Montaigne
  • L’auto-édition de bandes dessinées.
    Une voie d’entrée spécifique au sein du champ éditorial / Par Kevin Le Bruchec, université Paris 13
  • Le tiers (in)visible.
    Le mentorat littéraire, un processus favorisant l’auto-édition ? / Par Marie Caffari et Johanne Mohs, Haute école des arts de Berne
  • Autopublication : un phénomène singulier par sa nature, son ampleur et ses acteurs.
    Radiographie de l’autopublication en Amérique latine et au-delà / Par Daniel Benchimol, pour le CERLALC
  • L’auto-édition littéraire au Maroc.
    Conditions, enjeux et significations sociales d’une pratique culturelle en expansion / Par Kaoutar Harchi, Centre de recherche sur les liens sociaux
  • L’auto-édition en Iran.
    Histoire d’un dilemme sur fond d’audace / Témoignage d’Azadeh Parsapour, éditrice
  • Les Éditions du Net.
    Un entretien avec Henri Mojon / Conduit par Sylvie Bosser, université Paris 8

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