Bibliodiversité : dépendance et interdépendances, 2021

Streaming table ronde #1 « Les défis à relever pour un écosystème du livre diversifié et engagé face aux enjeux actuels » avec John B. Thompson (sociologue, Royaume-Uni), Julien Lefort-Favreau (professeur de littérature contemporaine et théorie critique, Québec/Canada), Kenza Sefrioui (éditrice, En toutes lettres, Maroc), Esther Merino (éditrice, éditions les Monédières et vice-présidente de l’Association des Éditeurs de Nouvelle-Aquitaine, France) modérée par Alfonso Serrano (éditeur, La Oveja Roja, Madrid).

Depuis plusieurs années, les notions d’indépendance et de bibliodiversité reviennent constamment dans la quasi-totalité des discours relatifs au secteur de l’édition. Cependant, si l’on sort des sentiers battus et que l’on pousse la réflexion un peu plus loin, il existe toujours, et partout, un réseau dense de relations d’interdépendances à différents niveaux de la société, qui ne sont pas toujours évidentes à expliciter. Or, leur identification est nécessaire pour que le cadre théorique construit à partir de ces notions dépasse le simple slogan et mène à une réflexion solide sur la place de l’activité éditoriale des éditrices et éditeurs indépendant.e.s au sein de la société.

Streaming table-ronde #2 « Écologie du livre » avec Anaïs Massola (libraire, Le Rideau rouge et cofondatrice de l’Association pour l’écologie du livre, France), José Bellver (économiste et chercheur, Madrid), Susan Hawthorne (éditrice, Spinifex Press, Australie), modérée par Corinne Fleury (éditrice, Atelier des nomades, Ile Maurice/France).

Un coup d’œil rapide au budget national de la plupart des États permet d’observer que l’activité éditoriale est classée dans la catégorie des activités industrielles. Rien de plus logique pour un métier qui mobilise une quantité importante de main d’œuvre et de matières premières, lesquelles une fois transformées en produits commercialisables, sont transportées et échangées dans le monde entier. À l’heure de l’inévitable réflexion autour de la durabilité écologique de l’activité humaine sur la planète, rien ne devrait nous empêcher d’analyser sereinement les responsabilités découlant des choix des maisons d’édition indépendantes. Et dans un contexte de visibilité croissante du numérique, il convient également de s’interroger sur ce qui se cache derrière l’apparente intangibilité de ce « nuage ».

Assises internationales de l’édition indépendante, Pampelune-Iruñea, 23 novembre 2021

Recommander cette page