Plaidoyers

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Déclaration de Santiago du Chili, pour une édition indépendante au service des communautés et de la diversité, 3 octobre 2019

  • Portés par l’essor de l’édition indépendante dans les pays d’Amérique latine.
  • Confortés par la multiplication des salons et des rencontres où s’illustrent la création et la production éditoriale locale.
  • Encouragés par la façon dont certaines politiques publiques du livre et de la lecture valorisent la production intellectuelle locale et la bibliodiversité.

Réuni à Santiago du Chili les 1er, 2 et 3 octobre 2019, dans le cadre du Printemps du livre (Primavera del Libro) et des Assises internationales de l’édition indépendante (2019-2021), le réseau hispanophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (AIEI), déclare :

  • Son lien privilégié avec la lecture, pratique libératrice qui éveille les consciences, stimule l’esprit critique, nourrit l’intelligence ; et avec le livre, support fondamental de la création, du savoir et de la pensée, pilier de la culture et de la diversité culturelle.
  • Son inquiétude face à la concentration croissante de la chaîne du livre, qui se traduit en librairie par la marginalisation de la production locale, en particulier celle des éditeurs indépendants ; qui domine les médias, occultant la création et la production éditoriale critique ; qui exclut les petits et moyens éditeurs des dispositifs d’achats publics de livres.
  • Sa volonté de promouvoir au sein du monde de l’édition des pratiques favorables à un écosystème du livre riche et diversifié, qui encourage la production intellectuelle locale, la traduction et l’équilibre dans les échanges de livres entre pays hispanophones ; renforce les librairies indépendantes et leur présence dans les villes et les quartiers ; multiplie les bibliothèques publiques, universitaires et scolaires, avec des collections diversifiées et inclusives ; reflète la bibliodiversité, la diversité culturelle appliquée au monde du livre.
  • Son soutien aux politiques publiques du livre et de la lecture comme élément clé de démocratisation du livre dans nos sociétés ; comme stratégies systémiques décuplant l’effet potentiel de toute décision ou action ; et comme mécanismes limitant la concentration au profit des industries nationales du livre et de la production locale.

Et s’engage à agir pour :

  • Renforcer l’action collective des éditeurs indépendants en faveur de la bibliodiversité et de l’élaboration participative de solides politiques publiques du livre et de la lecture.
  • Faire entendre la voix de l’édition indépendante et multiplier les échanges avec les lecteurs, les acteurs du monde du livre et de la culture, les institutions publiques, par le biais d’études, de manifestes, de documents, de réunions, de rencontres régionales, nationales, internationales, et par un engagement clair envers les communautés concernées.
  • Promouvoir au sein de nos communautés le partage et la diversité des lectures, l’éducation et la formation, dans une perspective critique, conscients de faire partie d’un monde riche en biodiversité, que nous devons protéger aujourd’hui plus que jamais.
  • Interroger en permanence nos propres processus productifs et les dynamiques à l’œuvre dans le monde de l’édition en vue d’en améliorer les effets sur notre environnement social et naturel.
  • Identifier et analyser les stratégies et bonnes pratiques de nos différents pays, pour ensuite les mettre en œuvre là où elles font défaut.

L’objectif étant de renforcer localement les écosystèmes du livre en impliquant tous les acteurs concernés, et de promouvoir la culture du livre dans nos sociétés, condition nécessaire pour échapper à la manipulation et bâtir des sociétés démocratiques composées de citoyens critiques et engagés.

Nous appelons tous les éditeurs indépendants qui partagent ces propos à signer cette déclaration :

  • Silvia Aguilera, Lom ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • German Baquiola, Editorial La Caída et collectif Éditeurs indépendants d’Equateur, Equateur.
  • Constanza Brunet, Marea editorial, Argentine.
  • Mikel Buldain, Txalaparta, Pays Basque.
  • Mariela Calcagno, Hacerse de Palabras, Mexique.
  • Rodrigo Fuentes-Díaz, Edición Digital s.a., Editores de Chile, Chili.
  • Gustavo Mauricio García, Ícono editorial et président du Réseau des Éditeurs indépendants colombiens, Colombie.
  • Catalina González, Luna libros et collectif La Diligencia, Colombie.
  • Teresa Gottlieb, Editorial Maitri, Editores de Chile, Chili.
  • Guido Indij, la marca editora, Argentine.
  • María Eugenia Lorenzini, Editorial Forja, Editores de Chile, Chili.
  • Francisca Muñoz, directrice générale d’Editores de Chile, Chili.
  • Pablo Moya, Ediciones el Milagro et Alliance des Éditeurs mexicains indépendants, Mexique.
  • Daniela Navarro, Ediciones Ekaré Sur, Editores de Chile, Chili.
  • Luis Daniel Rocca, Taller de edición Rocca et Réseau des Éditeurs indépendants colombiens, Colombie.
  • Juan Carlos Sáez, JC Sáez editor, Editores de Chile, Chili.
  • Alfonso Serrano, La Oveja Roja, Espagne.
  • Javier Sepúlveda, e-books Patagonia et président de l’Association Editores de Chile.
  • Paulo Slachevsky, Lom ediciones, Editores de Chile, coordinateur RedH AIEI, Chili.
  • Mónica Tejos, Simplemente editores, Editores de Chile, Chili.
  • María José Thomas, Ocho Libros editores, Editores de Chile, Chili.
  • Carlos Vela, Editorial Pesopluma et collectif des Éditeurs indépendants du Pérou, Pérou.

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Solidarité avec Shahidul Alam (Bangladesh), 8 août 2018

COMMUNIQUÉ
8 août 2018

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants, réseau de 553 éditeurs indépendants dans le monde, exprime sa consternation et son désarroi suite à l’enlèvement et à la détention du photographe et militant des droits de l’homme Shahidul Alam, à Dhaka. Shahidul Alam a été un partenaire de l’Alliance, nous donnant ainsi l’occasion de le rencontrer et de collaborer avec lui à plusieurs reprises.

Nous pensons que les accusations portées contre lui en vertu de l’article « 57 des TIC » sont une tentative d’intimidation, usant d’une loi draconienne pour étouffer son droit à la liberté d’expression. Shahidul Alam a été détenu sans procédure légale ; nous avons par ailleurs reçu des informations inquiétantes faisant état de traitements brutaux infligés à un détenu.

Le droit de manifester pacifiquement et la défense de ce droit sont fondamentaux pour la démocratie. L’Alliance exprime sa complète solidarité avec Shahidul Alam et réitère ici son engagement en faveur de la liberté d’expression au Bangladesh, et dans le reste du monde.

Voir ici le film réalisé par New Internationalist (UK) en soutien à Shahidul Alam.

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Acte de censure contre la maison d’édition indépendante Txalaparta (Pays basque), 1er mars 2018

Les éditeurs de l’Alliance dénoncent la censure de l’ouvrage El desarme, la vía vasca d’Iñaki Egaña (coédition des éditions Txalaparta avec le journal Gara et le média Mediabask), lors de sa promotion sur la radio-télévision basque.

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Comment nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie - tribune du 16 février 2018

Tribune de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, 16 février 2018, publiée par Le Monde Afrique et ActuaLitté.

Souvent, lorsque nous entendons les instances politiques donner leur vision de la francophonie, nous nous demandons si nous devons réagir : rappeler un certain nombre de faits, valoriser les actions de terrain qui agissent pour des échanges équitables, expliquer concrètement comment ces actions se mettent en œuvre, faire parler les acteurs et donner à voir ce qui se vit… La question s’est posée à nouveau quand nous avons appris qu’une consultation publique se tenait sur la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde. Nous avons lu les tribunes d’Alain Mabanckou, de Véronique Tadjo, de Pierre Astier, de Françoise Vergès, d’Abdourahman A. Waberi, et nous nous reconnaissons dans leurs propos. Nous prenons le parti, dans le prolongement de leurs mots et dans ce contexte où les médias et les pouvoirs publics abordent les enjeux de la francophonie, de dire ce qu’est pour nous, collectif réunissant 550 éditeurs indépendants dans 52 pays dans le monde, un tel espace.

L’appel à l’« innovation » dans la francophonie, formulé dans le cadre des objectifs de la consultation, pourrait laisser entendre que rien n’a été fait, que rien n’existe et que des avancées ne peuvent venir que par impulsion de la France. Il serait pourtant dommage de ne pas prendre en compte toutes les dynamiques et la richesse du travail d’éditeur qui est mené tous les jours, depuis des décennies, dans tous les espaces francophones.

Dans l’enquête qu’elle a récemment publiée dans Le Monde Afrique, Kidi Bebey montre le dynamisme et la pugnacité de maisons d’édition africaines, qui pour certaines sont nées il y a plus de 25 ans. Ces structures défrichent, osent, tentent, découvrent… avec souvent des moyens minimes… Elles permettent à des réseaux humains de s’organiser, de collaborer, d’échanger, de vivre ensemble, un peu mieux. Elles font vivre la bibliodiversité – la diversité culturelle appliquée au monde du livre – à travers de nouveaux croisements, de nouveaux regards, en tentant de nouvelles approches.

Cette vitalité est ainsi le fait de l’engagement citoyen des professionnels du livre et des lecteurs, qui ensemble construisent des outils et des échanges solidaires, y compris face au manque d’accompagnement des pouvoirs publics. Il suffit pour cela de s’arrêter quelques instants sur la diversité des initiatives de nombreuses structures  : Africultures, découvreur de talents et ressource culturelle unique aujourd’hui menacée ; le collectif Afrilivres, réunissant plus de 30 maisons d’édition en Afrique francophone ; Esprit Panaf, point de rencontres des éditeurs et auteurs d’Afrique francophone avec les lecteurs du Salon du livre d’Alger ; l’Espace de la Diversité pour les littératures de la diversité au Québec et ailleurs ; l’Oiseau Indigo, diffusant des ouvrages dans l’espace francophone, du Sud au Nord ; l’Association internationale des libraires francophones et sa Caravane du livre entre autres ; les nombreux salons en Afrique, à l’initiative d’éditeurs, de libraires et d’auteurs comme la Rentrée littéraire du Mali, Togo BD, le Salon du livre béninois et de la presse jeunesse de Cotonou ; le Salon du livre jeunesse de Conakry… et bien d’autres…

Nous, éditeurs indépendants, dans la francophonie comme ailleurs, prenons des risques pour porter des idées, sommes inventifs dans le développement de nos activités, créatifs dans nos modes d’actions. Nous expérimentons au sein de l’Alliance des modèles de coopération qui ont fait leur preuve, en particulier les coéditions solidaires, pour favoriser la circulation des textes en Afrique francophone (mais aussi en Amérique latine, dans le monde anglophone…). Nous animons également l’Observatoire de la bibliodiversité qui nous permet d’interpeller chaque fois que nécessaire les pouvoirs publics. Nous dénonçons ainsi la mainmise des groupes d’édition français (entre autres) sur les marchés du livre scolaire en Afrique, qui menace gravement l’édition locale et participe d’une hégémonie culturelle. Nous alertons régulièrement sur la pratique préoccupante du don de livres, bien souvent délétère pour la vitalité des écosystèmes du livre locaux. Nous confirmons aussi que les relations éditoriales entre les pays d’Afrique francophone et la France ne pourront exister sans un rééquilibrage des flux économiques, culturels, sans une volonté politique de part et d’autres… et avant tout sans un changement de regards.

Notre francophonie est riche d’une diversité de langues, de cultures, de réalités. Nous ne voulons pas la vivre comme un espace clos et uniforme, comme un carcan. Nous la considérons au regard des autres espaces du monde : nous sommes des éditeurs d’Afrique francophone, d’Europe, d’Amérique latine, d’Inde, d’Australie, d’Afrique du Sud, de Turquie… animés par l’esprit de la Convention de l’Unesco de 2005. La francophonie doit pouvoir s’inscrire dans la bibliodiversité, nous y travaillons tous les jours.

C’est cette vision de la francophonie que nous défendons. Nous pensons qu’elle rend plus curieux, plus tolérants, plus ouverts – c’est sans doute une évidence, mais il semblait utile, aujourd’hui, de le rappeler.

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Francfort en français : appel à la cohérence pour plus de bibliodiversité

Alors que s’ouvre d’ici quelques semaines la Foire du livre de Francfort (11-15 octobre 2017), mettant à l’honneur la France et les langues françaises, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants souhaite rappeler certains enjeux essentiels pour les éditeurs indépendants et la bibliodiversité, tels qu’exprimés par les 400 éditeurs de 50 pays en 2014, dans la Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants.

La France a souhaité, dans le cadre de son invitation à Francfort, accorder une place aux éditeurs du Sud et nous nous félicitons de cette belle opportunité. Nous espérons ainsi que cette ouverture constituera une étape supplémentaire pour que les professionnels francophones apprennent à se connaître davantage, à dialoguer et échanger. Ces rapports de confiance et de curiosité, qui sont au cœur de l’Alliance, ont en effet fait leur preuve depuis plus de 15 ans, ayant donné naissance à des coéditions et des traductions inédites entre les continents.

Cependant, d’autres aspects de « Francfort en Français » vont à l’encontre de cette dynamique positive. Des opérations de dons de livres de la France vers l’Afrique, entre autres, sont ainsi organisées à Francfort cette année. En particulier, les 30 000 livres qui seront présentés sur le Pavillon français sont destinés à être distribués dans plusieurs pays à l’issue de la Foire – et ce alors même qu’une vingtaine d’éditeurs africains sont invités à prendre part à la Foire, sur un stand « Afrique/Haïti ». Comme nous le mentionnions dans plusieurs communiqués et dans le programme de nos activités à Francfort (voir ici), les dons de livres, même s’ils procèdent d’une bonne intention, peuvent venir fragiliser l’économie locale de la chaîne du livre. Ils représentent aussi une hégémonie culturelle violente s’ils ne sont pas précautionneusement pensés avec les professionnels du livre des régions destinataires qui sont les relais et médiateurs auprès des lecteurs.

Nous appelons ainsi à la responsabilité de chacun : pouvoirs publics, associations et professionnels, pour que ces dons soient faits en concertation avec les éditeurs africains présents mais aussi en dialogue avec les libraires locaux africains. Il s’agit des conditions élémentaires pour des échanges équilibrés et respectueux de l’environnement des acteurs.

Il est urgent de repenser le don de livres. Il est prioritaire d’encourager et de soutenir des partenariats éditoriaux équitables et pérennes.

Nous espérons que la volonté de montrer la francophonie dans sa diversité et pluralité à Francfort s’accompagnera d’actes significatifs de la part des pouvoirs publics au Nord comme au Sud. Il est en effet indispensable qu’une volonté politique accompagne un changement de prisme et de rapports entre les pays de la francophonie.

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Solidarité avec le peuple mexicain, 22 septembre 2017

Le 21 septembre, nous fêtions dans le monde entier la Journée internationale de la bibliodiversité. Au Mexique, après le terrible séisme survenu le 19 septembre, l’heure est au constat : des victimes, des rues dévastées, des centaines et des centaines de personnes sans toit…

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants témoigne – en ces jours de célébration de la diversité culturelle, de la circulation des idées et des textes – sa solidarité avec le peuple mexicain.

L’Association des éditeurs indépendants mexicains (AEMI), collectif membre de l’Alliance, propose ainsi de collecter des ouvrages auprès des éditeurs latino-américains, afin de les offrir notamment aux enfants et jeunes mexicains – pour que les imaginaires ne se referment pas sur cette catastrophe, que les histoires et mots d’ailleurs viennent les accompagner dans ces moments douloureux.

La bibliodiversité, c’est aussi cela : faire attention au monde qui nous entoure, rester éveillés et conscients, être solidaires.

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Appel à la liberté d’expression et d’édition en Turquie, 22 août 2016

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants appelle les autorités turques à libérer immédiatement les éditeurs, les auteurs et journalistes, actuellement détenus. Il est nécessaire que la liberté d’expression et d’édition en Turquie soit garantie. Se joignant à l’Association des éditeurs turcs, l’Alliance condamne la fermeture sommaire de maisons d’édition et de médias, qui constitue une véritable violation des droits de l’homme, et demande aux autorités turques d’annuler ces fermetures.

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Appel à la liberté d’expression et d’édition au Bangladesh, novembre 2015

Extrait du communiqué de l’Alliance pour un appel à la liberté d’expression et d’édition au Bangladesh, 10 novembre 2015 :

Depuis plusieurs mois, des auteurs, blogueurs, éditeurs et libraires font l’objet d’attaques violentes et meurtrières au Bangladesh.
L’Alliance internationale des éditeurs indépendants, représentant 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde, condamne ces attaques meurtrières et l’atteinte à la liberté d’expression et d’édition. L’Alliance réaffirme également le rôle essentiel que doivent jouer les pouvoirs publics, au Bangladesh comme dans le reste du monde, pour favoriser l’émancipation des citoyens, pour garantir un espace public de dialogue et de paix. La pluralité et la diversité des idées constituent la base de la démocratie. Il est urgent que le gouvernement bangladais protège et défende les acteurs du livre, assurant ainsi les fondements nécessaires à leur métier et à leur liberté d’expression.

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Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle française, mars 2012

Alors que le Salon du livre de Paris ouvrait ses portes le 16 mars 2012, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants a souhaité adresser aux candidats quelques propositions concrètes en faveur de la bibliodiversité.

Certaines de ces propositions ont été relayées par l’équipe de campagne de François Hollande chargée du programme « Livre et lecture ».

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La hausse de la TVA en France menace la librairie et l’édition indépendantes, communiqué de l’Alliance, novembre 2011

Suite à l’annonce de la hausse du taux de TVA, passant de 5,5 % à 7 % en France au 1er janvier 2012 – mesure qui fragilisera au premier chef la librairie indépendante, l’Alliance manifeste sa solidarité avec l’ensemble des maillons de la chaîne du livre en France, et notamment avec les appels lancés par le Syndicat de la Librairie française et le Syndicat national de l’Édition. Nous rappelons à cette occasion la nécessité de protéger et d’encadrer le livre par des dispositifs législatifs adaptés aux réalités de chaque pays – permettant de renforcer les marchés du livre localement et l’accès aux œuvres pour les lecteurs.

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