En partenariat avec la Foire du livre de Bruxelles (Belgique), plusieurs collectifs professionnels (dont l’Alliance) organisent « Éditer en francophonie », ateliers qui se dérouleront les 4 et 5 avril 2024 et réuniront plus de 20 maisons d’édition de toute la francophonie. Au programme : présentation des catalogues des maisons d’édition, échanges d’expériences sur les coéditions solidaires, découverte de l’écosystème du livre belge...
Découvrez ici le programme de ces ateliers et les participants !
L’Alliance remercie très chaleureusement l’Organisation internationale de la Francophonie pour son soutien, permettant la venue de maisons d’édition d’Afrique francophone, de l’Océan indien et d’Haïti à ces ateliers.
Auteur(s) : Lilian THURAM
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Mali, Maroc, Sénégal, Togo
Prix : 5 000 FCFA, 65 000 GNF, 75 DH, 1 500 DA
Grâce à un partenariat entre la Fondation Lilian Thuram - Éducation contre le racisme et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, 11 maisons d’édition en Afrique francophone coéditent La pensée blanche, publié initialement aux éditions Philippe Rey (France).
La pensée blanche est disponible dans les pays suivants : Algérie (Apic), Bénin (Ruisseaux d’Afrique), Burkina Faso (Sankofa & Gurli), Cameroun (Presses universitaires d’Afrique), Côte d’Ivoire (Éburnie), Gabon (Éditions Nstame), Guinée (Ganndal), Mali (Jamana), Maroc (Le Fennec), Sénégal (Papyrus d’Afrique), Togo (Graines de Pensées).
Date de parution : novembre 2023 Format : 14,5 X 22 cm ; 320 pages
Le livre
Qu’est-ce qu’être blanc ? Plus qu’une couleur de peau, n’est-ce pas plutôt une pensée ? Qui sont ceux qui l’ont inventée, et pourquoi ? Ce livre raconte l’histoire de la pensée blanche, son origine et son fonctionnement, la manière dont elle divise, comment elle s’est répandue à travers le monde au point d’être aujourd’hui universelle, jusqu’à infuser l’air que l’on respire. Depuis des siècles, la pensée blanche est une norme, la fossilisation de hiérarchies, de schémas de domination, d’habitudes qui nous sont imposées. Elle signifie aux Blancs et aux non-Blancs ce qu’ils doivent être, quelle est leur place. Comme la longue emprise des hommes sur les femmes, elle est profondément ancrée dans nos mentalités et agit au quotidien. Seule sa remise en question permettra d’avancer pour passer à autre chose. Il ne s’agit pas de culpabiliser ni d’accuser, mais de comprendre les mécanismes à l’œuvre, d’en prendre conscience pour construire de nouvelles solidarités. Le temps n’est-il pas venu d’élargir nos points de vue pour nous considérer tous enfin comme des êtres humains ?
Lilian Thuram est né en Guadeloupe en 1972. Il a créé en 2008 la fondation Éducation contre le racisme, pour l’égalité. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Mes étoiles noires (Philippe Rey, 2010, prix Seligmann contre le racisme ; coédition solidaire en Afrique francophone, Madagascar et Haïti, 2014), Manifeste pour l’égalité (Autrement, 2012) et Notre histoire (Delcourt, 2014 et 2016). Il a été commissaire général de l’exposition « Exhibitions. L’invention du sauvage », au musée du Quai-Branly en 2011. Prix de l’éthique de la Fondation Kéba-Mbaye au Sénégal en 2014, il est docteur honoris causa en sciences humaines des universités de Stockholm en Suède et de Stirling en Écosse. Dans une première vie, il a connu une carrière prestigieuse de footballeur international. Avec l’équipe de France, il a été Champion du monde en 1998 et Champion d’Europe en 2000.
Auteur(s) : Yamen MANAI
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Guinée, Maroc, Maurice, Sénégal, Togo
Langue(s) :
français
Prix : 700 DA, 50 DH, 3 500 FCFA, 50 000 GNF, 350 Rs
Yamen Manai nous conte avec fougue le cruel éveil au monde d’un adolescent révolté par les injustices. Heureusement, il a Bella. Entre eux, un amour inconditionnel et l’expérience du mépris dans cette société qui honnit les faibles jusqu’aux chiens qu’on abat « pour que la rage ne se propage pas dans le peuple ».
Mais la rage est déjà là.
Né en 1980 à Tunis, Yamen Manai vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Bel abîme (Prix Orange du livre en Afrique 2022, Prix de la littérature arabe 2022…) et ses précédents romans, La marche de l’incertitude (2010), La sérénade d’Ibrahim Santos (2011) et L’amas ardent (2017, Prix des Cinq Continents de la Francophonie) sont publiés aux éditions Elyzad en Tunisie.
Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Le Salon international de l’édition indépendante en ligne s’est tenu du 20 au 22 septembre 2023. L’ensemble de la programmation de Babelica (lectures en arabe, en créole, en mapuche… ; tables rondes sur l’intelligence artificielle, l’écologie décoloniale, l’édition inclusive, les cartoneras en Amérique latine, la traduction dans le monde arabe, les coéditions solidaires… ; rencontres avec Lilian Thuram et Vandana Shiva…) est à (re)voir et (ré)écouter en replay sur la chaîne YouTube de l’Alliance.
Le Salon du livre Babelica (réunissant plus de 90 maisons d’édition dans le monde) est disponible en ligne tout au long de l’année, jusqu’à la prochaine édition de Babelica en 2024 !
L’Alliance internationale des éditeurs indépendants remercient à nouveau les partenaires de Babelica (Campus AFD et l’Organisation internationale de la Francophonie) ; Maxime Guedj (PCFH Studio) et Thibault Daumain qui ont conçu et développé la plateforme Babelica ; l’ensemble des intervenant·es ; l’équipe d’interprètes et toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette deuxième édition !
La rencontre annuelle du CIEI, moment phare pour construire le programme d’action 2024 de l’Alliance mais aussi travailler le fonctionnement, l’organisation et la vie associative de l’association réunira l’ensemble des coordinateur·rices des réseaux linguistiques pour 3 journées de réunion.
Une session ouverte à l’ensemble des membres de l’Alliance est prévue le 25 octobre, de 14h00 à 16h00 (heure de France).
Recently Weaver Books (Zimbabwe), Modjaji Books (South Africa), and Spinifex Press (Australia) collaborated on a book project. Because of this collaboration, we thought that a panel where we considered collaboration and co-publishing in more depth would be valuable as part of Babelica.
The process of co-publishing potentially has benefits to all parties and is a way of making an author’s work travel further and to new readers in more countries. The publishers at these presses, Susan Hawthorne and Jessica Powers from Catalyst Press, will share their experiences of co-publishing and look at the benefits and challenges.
Babelica is the International online Book Fair of Independent Publishing, conceived and organised by the network of publishers of the International Alliance of Independent Publishers. All the information about the 2023 edition can be found at babelica.alliance-publishers.org
The word « bibliodiversity » was invented by Chilean publishers in the 2000s. It is the cultural equivalent of biodiversity. For a culture to be in balance, it is important that monoculture does not dominate the book ecosystem ; it is important that a multitude of voices exist and are heard - and independent publishers make a major contribution to this bibliodiversity.
Ten years after the publication of 𝘉𝘪𝘣𝘭𝘪𝘰𝘥𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘪𝘵𝘺 : 𝘈 𝘔𝘢𝘯𝘪𝘧𝘦𝘴𝘵𝘰 𝘧𝘰𝘳 𝘐𝘯𝘥𝘦𝘱𝘦𝘯𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘗𝘶𝘣𝘭𝘪𝘴𝘩𝘪𝘯𝘨, how has bibliodiversity evolved in different countries ? Three publishers from the Czech Republic, Syria and Australia discuss how and why bibliodiversity is important to them, what are the challenges and threats within their publishing territories. They also present the changes and challenges they have observed and faced over the last 10 years.
Babelica is the International online Book Fair of Independent Publishing, conceived and organised by the network of publishers of the International Alliance of Independent Publishers. All the information about the 2023 edition can be found at babelica.alliance-publishers.org
L’engagement est-il toujours associé à la notion de risque (financiers, organisationnels, éditoriaux, etc.) ? Pendant cette discussion, la spécificité de l’édition jeunesse, le récit own-voice et les enjeux des maisons d’édition engagées dans les contextes politiques français et québécois seront abordés.
Babelica est le Salon international de l’édition indépendante en ligne pensé et organisé par le réseau d’éditrices et éditeurs de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants. Toutes les informations sur l’édition 2023 sont à retrouver sur babelica.alliance-publishers.org
The result of the reflections of the members of the Alliance during the International Conference on Independent Publishing in Pamplona-Iruñea (November 2021), the Guide to Good Practices offers book professionals concrete lines of action on book ecology, social publishing, solidarity publishing, feminist and LGBTQI+ publishing... and presents an inventory of alternative practices, sources of inspiration for the book of tomorrow.
Speakers :
* Indira Chandrasekhar, Tulika, India
* Dorota Hartwich, Format, Poland
* Dieulermesson Petit Frère, LEGS Édition, Haiti
* Carlos Vela, Pesopluma and representative of the EIP collective, Peru
Moderated by Mariana Warth, Pallas Editora (Brazil) and coordinator of the Alliance’s Lusophone network
Discours de clôture des Assises internationales de l’édition indépendante de Pampelune-Iruñea (26 novembre 2021) par les ambassadrices de la bibliodiversité de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, Vandana Shiva (activiste et autrice, Inde) et Djaïli Amadou Amal (autrice, Cameroun).
Streaming table ronde #1 « Les défis à relever pour un écosystème du livre diversifié et engagé face aux enjeux actuels » avec John B. Thompson (sociologue, Royaume-Uni), Julien Lefort-Favreau (professeur de littérature contemporaine et théorie critique, Québec/Canada), Kenza Sefrioui (éditrice, En toutes lettres, Maroc), Esther Merino (éditrice, éditions les Monédières et vice-présidente de l’Association des Éditeurs de Nouvelle-Aquitaine, France) modérée par Alfonso Serrano (éditeur, La Oveja Roja, Madrid).
Depuis plusieurs années, les notions d’indépendance et de bibliodiversité reviennent constamment dans la quasi-totalité des discours relatifs au secteur de l’édition. Cependant, si l’on sort des sentiers battus et que l’on pousse la réflexion un peu plus loin, il existe toujours, et partout, un réseau dense de relations d’interdépendances à différents niveaux de la société, qui ne sont pas toujours évidentes à expliciter. Or, leur identification est nécessaire pour que le cadre théorique construit à partir de ces notions dépasse le simple slogan et mène à une réflexion solide sur la place de l’activité éditoriale des éditrices et éditeurs indépendant.e.s au sein de la société.
Streaming table-ronde #2 « Écologie du livre » avec Anaïs Massola (libraire, Le Rideau rouge et cofondatrice de l’Association pour l’écologie du livre, France), José Bellver (économiste et chercheur, Madrid), Susan Hawthorne (éditrice, Spinifex Press, Australie), modérée par Corinne Fleury (éditrice, Atelier des nomades, Ile Maurice/France).
Un coup d’œil rapide au budget national de la plupart des États permet d’observer que l’activité éditoriale est classée dans la catégorie des activités industrielles. Rien de plus logique pour un métier qui mobilise une quantité importante de main d’œuvre et de matières premières, lesquelles une fois transformées en produits commercialisables, sont transportées et échangées dans le monde entier. À l’heure de l’inévitable réflexion autour de la durabilité écologique de l’activité humaine sur la planète, rien ne devrait nous empêcher d’analyser sereinement les responsabilités découlant des choix des maisons d’édition indépendantes. Et dans un contexte de visibilité croissante du numérique, il convient également de s’interroger sur ce qui se cache derrière l’apparente intangibilité de ce « nuage ».
Assises internationales de l’édition indépendante, Pampelune-Iruñea, 23 novembre 2021
Streaming of the round table #5 « Freedom of publishing / fair speech » with Azadeh Parsapour (publisher, Nogaam, Iran/UK), Mohamed El Baaly (publisher, Sefsara Publishing, Egypt), Tomaz Adour (publisher, Vermelho Marinho, Brazil), Müge Gursoy Sokmen (publisher, Metis Publisher, Turkey), moderated by Antoinette Koleva (KX Critique and Humanism, Bulgaria).
Streaming of the round table #6 « Writing and publishing in minority languages » with Marie Michèle Razafintsalama (publisher, Jeunes Malgaches, Madagascar), Dante González (publisher, Pakarina Ediciones, Peru), Maria José Galvez (General Director of Books and Reading Promotion, Spanish Ministry of Culture), moderated by Garazi Arrula (publisher, Txalaparta, Navarra).
International Conference of Independent Publishers , Baluarte, Pamplona-Iruñea, November 25, 2021
Streaming table ronde #3 « Que dire et où le dire ? » avec Gisèle Sapiro (sociologue, France), Ronny Agustinus (éditeur, Marjin Kiri, Indonésie), Ibrahima Aya (éditeur, Éditions Tombouctou, Mali), modérée par Paulo Slachevsky (éditeur, Lom Ediciones, Chili).
Les logiques de concentration dans le monde éditorial et la domination de l’aspect marchand du livre au détriment de son aspect culturel, se mêlent à d’autres élans conservateurs qui ont un impact sur le secteur, comme le colonialisme culturel, le patriarcat, la marginalisation des minorités et des langues périphériques… Réfléchir à ces relations de pouvoir et de domination, renforcer le caractère libérateur et transformateur du livre et de la parole, telle est l’invitation de cette deuxième matinée des Assises internationales de l’édition indépendante.
Streaming table ronde #4 « Les femmes dans le monde éditorial » avec Samar Haddad (éditrice, Atlas Publishing, Syrie), Barbora Baronová (éditrice, éditions wo-men, République tchèque), Julia Ortiz (éditrice, Criatura Editora, Uruguay), Djaïli Amadou Amal (autrice, Cameroun), modérée par Ana Gallego Cuiñas (anthropologie sociale et culturelle, Université de Grenade).
Alors que les professions de l’édition semblent majoritairement occupées par des femmes dans de nombreux pays – et bien que la situation ne soit pas identique dans tous les contextes culturels et sur tous les marchés du livre – les femmes restent sous-représentées dans les postes à responsabilité au sein des maisons d’édition, de même que les autrices sont moins consacrées que les auteurs par les prix littéraires. Ce constat – ce déséquilibre –, pointé du doigt en Europe notamment, est-il généralisable au niveau international ? Être une femme dans le milieu de l’édition, qu’est-ce que cela implique concrètement ? L’édition indépendante internationale offre un panorama pluriel et varié de la place et du rôle accordés aux professionnelles dans le secteur. Qu’elles exercent leur métier en Syrie, en République Tchèque, au Cameroun ou au Canada, qu’elles soient autrices, éditrices ou éditrices féministes, cette table ronde donnera un écho aux voix de femmes, professionnelles du livre, qui contribuent à façonner le paysage éditorial international.
Ces tables rondes se sont déroulées lors des Assises internationales de l’édition indépendante, à Pampelune-Iruñea, le 24 novembre 2021.
La revue Bibliodiversité est coéditée par Double ponctuation et l’Alliance internationale de l’édition indépendante.
Présentation
La lecture profonde, longue et complexe disparaît au profit d’une lecture plus immédiate. L’image fait irruption partout, comme le montre le triomphe des mangas et des BD. La lecture éclectique est remplacée par une spécialisation dans un genre donné. Les temps de lecture de livres se réduisent (ou se métissent) au profit du temps d’écran. Le livre audio fait une percée remarquée – mais relève-t-il de la lecture ?
Pourtant, on n’a jamais autant lu, en tous cas en ligne. La littérature jeunesse se porte bien. Des communautés soudées fourmillent de recommandations de titres. Des Instagrammeuses stars font vendre des centaines d’exemplaires et les rayons mangas des librairies sont peuplés d’ados.
Doit-on en déduire que cette lecture en pleine (r)évolution est avant tout marquée par une rupture générationnelle ? Que l’image et le son représentent l’avenir de la lecture ? Et comment donner le goût de lire de tout ? Autant de questions – parmi d’autres – qui sont abordées dans ce livre.
La cartographie propose plusieurs entrées : une entrée par pays (fiche pays recensant les dispositifs existants en matière de soutien public au livre à l’échelle nationale) ; une entrée par thématique (régulation du marché, taxes, accords internationaux, aides à la création et à l’édition, etc.) ; une entrée régionale (données comparées à travers des analyses transversales).
La cartographie est interactive et évolutive : les fiches présentant les institutions et les politiques publiques nationales pour le livre peuvent faire l’objet d’amendements et de modifications au fil des évolutions des dispositifs. Cette cartographie a ainsi vocation à s’élargir à de nouveaux pays des deux régions, voire à intégrer une nouvelle région à terme (le monde arabe notamment).
La cartographie a pour objectifs de :
• mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre des pays concernés ;
• proposer des panoramas des politiques publiques du livre, libres d’accès, consultables et réutilisables par les professionnel.le.s et les pouvoirs publics ;
• favoriser le dialogue et les échanges entre les pouvoirs publics et les éditeurs ;
• développer des outils de plaidoyer pour les éditeurs indépendants ;
• contribuer à la mise en place et à la consolidation de politiques publiques du livre dans les pays en développement (entre autres pour une plus grande circulation des livres et des idées, pour une appropriation des outils numériques par les professionnels du livre, pour des échanges équilibrés entre le Nord et le Sud…) ;
• affirmer le rôle de la société civile (professionnels du livre et particulièrement éditeurs indépendants) dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques du livre.