Littérature

La Science

Auteur(s) : YANG Huanming ; Pierre LÉNA
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français

Symbole du progrès, du travail de la raison qui tente d’expliquer inlassablement le réel et le destin de l’univers, la science est aussi un extraordinaire lieu de dialogue entre les cultures par sa vocation à tendre vers l’universel.

Astrophysicien, Pierre LÉNA propose d’abord une “promenade de science“ évoquant des questions que chacuns se pose. La science, traque de l’invisible à travers les apparences du visible, n’est elle qu’une affaire de spécialistes ? Patient exercice de la preuve ou belle construction mathématique, voire relation subtile entre la vérité et le changement ?

Spécialiste du gène humain, YANG Huanming donne quant à lui la perception chinoise de la science, liée à la cosmologie, à la sagesse et à la vision de l’univers et des forces qui l’animent. Il s’interroge à son tour sur la dimension éthique à partir du génome humain.

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

Une aiguille nue

Auteur(s) : Nuruddin FARAH
Pays de parution : Bénin, Cameroun, Canada, Côte d’Ivoire, France, Sénégal, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 20 €

« De Dieu !! Mogadiscio, pense Koschin, l’abattoir devenu ville. Oeil-bridé venu d’Orient, attiré par l’encens et la myrrhe, a tracé sa route dans ce qui était alors le Puntland. Cul-gras, et c’est peu dire, a marchandé avec les chefs de tribus et les chefs de clan et s’est installé pendant plus d’un demi-siècle, garantissant le maintien de la paix entre les clans. Avant l’arrivée d’Oeil-bridé et Cul-Gras à Mogadiscio il y a eu les Manguerus d’Oignon-huileux. Sans oublier bien sûr Beau-Salaud qui a fouetté des indigènes par centaines, racontant (pour que le monde entier le sache) que s’il partait, il ne resterait rien à personne, qu’ils se boufferaient entre eux. Puis Servile minable s’est approché par un autre biais (ils sont bien plus à moi qu’à vous), a falsifié l’Histoire et s’est fait un nom en tant que géniteur des meilleurs Métisses Chocolats de Négroland ».

Né en 1945, à Baidhabo, dans ce qui était alors la Somalie italienne, Nurrudine Farah a grandi en Ogadene, province Somalie de l’Est éthiopien, avant de partir étudier en Inde au milieu des années 1960. De retour au pays, il se signale dès 1968, comme enseignant à Mogadiscio mais surtout comme le premier romancier de langue anglaise et... de langue somalie. Un coup double, rare il est vrai, qui précipitera son exil scellé par la junte militaire de Mohammed Siyad Barre, arrivé au pouvoir en 1969.

Date de parution : 2007,
260 pages,
14,5 X 22 cm

Collection Terres d’écritures

La collection « Terres d’écritures » accueille des textes de création – populaires, littéraires et poétiques – coédités par des éditeurs au Nord et au Sud. Les coéditions de cette collection portent le label « Le Livre équitable ».

De l’autre côté du regard

Auteur(s) : Ken BUGUL
Pays de parution : Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal
Langue(s) : français
Prix : 2 000 FCFA ; 350 DA

Dialogue entre une fille et sa mère morte, à qui elle reproche de ne pas l’avoir aimé et de lui avoir préféré sa nièce, le roman de Ken Bugul décrit une relation, un monde où l’amour et la vérité semblent absents. Avec poésie, où phrases courtes et poèmes - comme rythmés par le souffle du désespoir - alternent dans une litanie de souvenirs, l’auteur tente de dire la douleur ineffable des choses perdues.

Née au Sénégal en 1947, d’un père marabout alors âgé de 85 ans et d’une mère qui devra se séparer d’elle alors qu’elle n’a que 5 ans, Ken Bugul, dont le nom signifie en wolof « celle dont personne ne veut », a été fonctionnaire internationale et vit aujourd’hui au Bénin. La condition féminine, l’Islam ou le rapport Nord-Sud constituent autant de thèmes qui irriguent son œuvre où elle conjugue humour et un talent inné de conteuse. Avec un regard lucide, libre et sans concession, elle est une des voix essentielles de la littérature africaine contemporaine. Parmi ses livres : La folie et la mort (Présence africaine, 2000), Rue Félix-Faure (Serpent à Plumes, 2004).

Date de parution de la version panafricaine : 2008,
282 pages,
11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Loin de mon père

Auteur(s) : Véronique TADJO ; préface d'Emmanuel DONGALA
Pays de parution : Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 45 DM ; 3 300 RWF

Nina, jeune métisse franco-ivoirienne, doit regagner sa terre d’enfance pour les funérailles de son père, le célèbre docteur Kouadio. L’occasion des retrouvailles dans la grande famille lui révèle le personnage de son père, ses zones d’ombre, son héritage inattendu et les secrets de famille. Elle est alors prise dans l’engrenage des désillusions et de la solitude, dans un pays en proie à la montée de la guerre civile.

Loin de mon père nous invite d’une manière subtile à une plongée dans la famille et la société ivoirienne en crise. De cette œuvre dense, émanent authenticité, générosité, tolérance, espoir et poésie.

Née à Paris d’un père ivoirien et d’une mère française, Véronique TADJO est poète, romancière et auteur de livres pour la jeunesse qu’elle illustre le plus souvent elle-même. Elle a passé toute son enfance et fait l’essentiel de ses études à Abidjan, puis s’est spécialisée dans le domaine anglo-américain à la Sorbonne Paris IV. Elle a enseigné à l’Université Nationale de Côte d’Ivoire pendant plusieurs années. Après avoir beaucoup voyagé, elle réside actuellement à Johannesburg (Afrique du Sud) où elle est Professeur à l’Université du Witwatersrand.

Date de publication de la version panafricaine : 2013, 262 pages, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Actes Sud (2010)

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

La Nuit

Auteur(s) : TANG Ke Yang - Martine LAFFON
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 9,45 €

La géographie des fuseaux horaires nous enseigne que lorsque Paris s’endort, Shanghai se réveille. Mais demandez à un écrivain chinois et à un écrivain français de vous dire la nuit, ce n’est pas de sommeil qu’ils vous parleront, ou si peu. Tang Ke Yang, jeune spécialiste de littérature comparée et Martine Laffon, philosophe, ont trop de fascination pour la nuit multiforme pour en laisser la richesse aux ronfleurs. Et le voyage qu’ils nous proposent chacun, au bout de la nuit de leur âme - et de leur civilisation - est une invitation à voir, dans le noir, ce que nous ne voyons pas, à regarder dans la nuit de l’autre pour mieux le comprendre, pour mieux se comprendre soi-même.
Car, nous disent-ils, la nuit éclaire. Passée la peur de l’enfant perdu dans le noir, une mystérieuse alchimie se produit par quoi la nuit, comme par surprise, nous révèle quelque chose de l’infini. Tang Ke Yang et Martine Laffon en ont fait tous deux l’expérience personnelle, l’un qui découvrit dans la nuit cet « espace de nonchalance dans notre vie cravachée par la raison », l’autre pour qui le temps nocturne donne à « connaître ce que l’oeil et les autres sens ne peuvent plus distinguer, car ils ont oublié ce qu’ils savaient si bien dans la lumière du jour ». Nuits blanches, nuits canailles bien françaises, nuits jadis interdites en Chine, où nul ne pouvait déambuler sans permis spécial, nuits d’ivresse et nuits de clairvoyance, nuits de Pascal et de Descartes qui y formèrent le meilleur de leur pensée, nuits intérieures et nuits pièges, nuits des luminaires, des lanternes rouges et des lumignons chinois, nuits célébrées de la tradition chrétienne, nuit des écrivains et des poètes. De ce florilège d’évocations proposées par nos deux auteurs, on peut tirer un démenti catégorique au doute exprimé au détour d’une page par Martine Laffon : « Et si la nuit n’était que la nuit ? »

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

Le Rêve

Auteur(s) : JIN Si Yan - Maurice BELLET
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français

Quand on sait qu’existait jadis dans l’Empire du Milieu un “Grand Augure“, sorte de secrétaire d’État oniromancien placé à la tête d’un “service de la divination“, et quand on lit ce qu’écrit ici Jin Siyan sur le rôle du songe dans sa propre vie, on comprend que pour les Chinois le rêve est une affaire prise au sérieux. Est-ce en contrepoint que Maurice Bellet déplore la difficulté de l’homme occidental - “ce rêveur qui ne se connaît pas lui-même“ - à faire de même ? Pas seulement. Philosophe, psychanalyste, prêtre et parfois romancier, Maurice Bellet connaît et aime le rêve pour l’avoir accompagné et travaillé chez les autres et chez lui-même, et pour en avoir longtemps étudié la valeur créatrice. Et même si, dans sa contribution à ce livre, il ne parle que très rarement de lui-même, ses analyses et ses paraboles le révèlent en profondeur, car elles sont bien plus chargées d’expérience que de spéculation abstraite.
A la spéculation détachée de la vie, Jin Siyan ne tient pas davantage. Ancienne enseignante à l’Université de Pékin, Maître de conférences à l’ENA et professeur de civilisation chinoise et de littérature comparée à l’Université d’Artois, elle tient ici, avant tout, à raconter. Elle raconte les rêves du quotidien de son enfance rurale et heureuse, ceux des légendes et des mythes de la Chine ancienne, elle raconte les revenants, et ce que fut le rêve dans des époques aussi troublées que celle de la Révolution culturelle.
Pour des raisons très différentes, les deux auteurs évoquent ici le rêve comme un médiateur. Pour l’homme occidental décrit par Maurice Bellet, bâti sur des scissions - âme/corps, sujet/objet - le rêve est une manière d’interface “à la jointure de l’esprit et du corps“.
Pour les Chinois, plutôt étrangers à ce type d’oppositions, le rêve est néanmoins, là aussi, un passeur. “Il procède sans entraves, nous dit Jin Siyan, oscillant entre les mondes du yin et du yang“.

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

La Mort

Auteur(s) : TANG Yi Jie - Xavier LE PICHON
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 9,91 €

Deux universitaires de haute volée - un géophysicien français et un philosophe chinois - parlant de la mort, voilà qui peut effrayer un lecteur peu rompu au langage académique. Qu’il aborde ce livre rassuré. Ce dont nous parlent ici le professeur Tang Yijie, président de l’Académie de Culture Chinoise et Xavier Le Pichon, professeur au Collège de France, c’est de leur père, de leur mère, de leurs frères et sœurs, de leurs convictions et de leur foi. C’est, avant tout, de la vie.
Tang Yijie et Xavier Le Pichon ont eu plusieurs fois l’occasion de se rencontrer et de dialoguer sur les sujets essentiels de l’existence. Ainsi ces deux textes ne résultent-ils pas d’une simple juxtaposition. Ils se répondent mutuellement, avec un souci quasi pédagogique de s’adresser à la culture de l’autre, de mettre en évidence - et en question - les traits les plus représentatifs de sa propre civilisation.

Même s’il juge que la place de la culture chrétienne dans la culture européenne est “sans doute excessive“, Xavier Le Pichon choisit de traiter du mystère de la mort dans la perspective qui est la sienne : catholique. Lucide, il nous montre combien la mort - jadis incorporée à la vie, et rappel que “la destinée de l’homme est le bonheur éternel“ - est devenue en Europe au cours des siècles, et avec les progrès de la médecine, un événement de plus en plus lié à la douleur de la vie. Un passage, certes, vers la lumière, mais bien chèrement acquis ! Impressionnants, par exemple, ces quelques mots écrits par son père évoquant sa mort proche : “La mort est l’acte le plus important de la vie ; elle est comme le sceau qui clït la lettre écrite avec tant de larmes, de sang et de souffrance. Elle doit comme couronner la vie.“

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

La Nature

Auteur(s) : YUE Dai Yun - Anne SAUVAGNARGUES
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 9,45 €

Là où les hommes d’Europe sont en lutte ou en coexistence forcée avec la nature, les Chinois sont, selon la tradition confucéenne, en symbiose, en communion, en dépendance mutuelle. « Nous nous regardons, le ciel et moi, sans nous lasser », chante le célèbre poète Li Po, cité par Mme Yue Dai Yun. Plus encore : à lire les innombrables légendes que rapporte cette dernière, l’homme est, ou devient la nature : combien de jeunes filles, de dieux ou de déesses (anciens humains) ont-il ainsi été transformés en collines, et leurs larmes en torrents ? La montagne, l’eau de la rivière, l’immensité des mers ne sont pas, en Chine, des choses, mais des réalités vivantes qui s’imposent à l’homme et lui enseignent le temps, la mort, l’infranchissable. Dès lors, nous dit Yue Dai Yun, il faut « éviter de se contraindre et surtout de s’opposer à la nature pour s’adapter à soi-même ». La nature est en effet, pour beaucoup de Chinois, la source et non l’objet de la spéculation intellectuelle. Rien de tel, par exemple, que de grimper pour penser : « La succession des montagnes n’a pas de limites pour les Chinois, car elle symbolise l’élévation de leur esprit et l’élargissement de leur pensée ». Ne cherchons pas partout dans ces deux textes l’opposition Orient-Occident. La vénération chinoise pour les reliefs élevés, qui vient d’être évoquée, ne rejoint-elle pas notre propre tradition, celle du Sinaï ou du Thabor, sans oublier la montagne du fameux Sermon ? Nos mystiques seraient-elles à l’opposé, quand les Chinois disent, selon Yue Dai Yun : « Il y a des montagnes au-delà des montagnes ; il y a un autre monde au-delà du nôtre » ? Et la Chine aurait-elle le monopole de l’émerveillement ? La magie des produits de la nature, que les femmes Miao, en automne, rapportent sur les marchés, de ces fruits sauvages d’un rouge éclatant, de ces feuilles de palmiers, Aristote la connut lui aussi, dont Anne Sauvagnargues nous dit que « les idées étaient toujours limpides, pleines de rochers, d’animaux, d’hommes et de ciel étoilé qu’on observe la nuit, allongé sur les terrasses ».
En lisant ces deux textes, très différents, très littéraires, le lecteur est invité à s’intéresser à des visions du monde et de la nature héritées, souvent, d’un lointain passé. Lointain ? Pas tant que cela ! L’histoire du « sauvetage de la lune », auquel participa héroïquement Yue Dai Yun dans son enfance, nous dit assez bien combien les mythes traditionnels imprègnent les hommes et les femmes d’aujourd’hui, et leur donnent, peut-être, la force de se battre pour une nature moins saccagée.

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

La Beauté

Auteur(s) : ZHU Cunming - Dominique FERNANDEZ
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 9,45 €

Il y a une relation étroite entre la notion de beauté et celle de culture, d’esthétique et d’humanité. “Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre“, écrit Baudelaire en la personnifiant. Mais la beauté est-elle réellement accessible ? Comment se traduit-elle dans l’univers, chinois ou occidental ? Dans une perspective très originale, Zhu Cumming montre combien l’expérience de beauté est universelle, mais aussi profondément liée à celle de la laideur. En témoignent les bronzes des temples, les figures de dragon à la gueule énorme, comme autant de faces cachées du sentiment du beau. De son côté, Dominique Fernandez s’attache à définir la beauté comme expérience de l’ambiguïté. Plus que la cathédrale qui parle trop directement de Dieu, la musique, en particulier, évoque cet impalpable inaccessible. A partir du mythe d’Orphée, qui court dans la culture occidentale de Monteverdi à Jean Cocteau, Dominique Fernandez poursuit la vérité de la beauté dans une réflexion éblouissante. Un grand plaisir de lecture et de culture.

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

Le Goût

Auteur(s) : GONG Gang - Paul ARIÈS
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français

Si peu de gens connaissent la culture chinoise, beaucoup en revanche n’ignorent pas ce qu’est le canard laqué ou le riz cantonnais. Avec bonheur, Gong Gang explique combien, en Chine, l’idée du beau se conjugue indissociablement avec l’idée du bon, en une association qui peut sembler étrange à l’occidental. Ainsi la dégustation du thé met en jeu des valeurs particulières, de clarté et de limpidité, en fonction d’une définition plus large des cinq sens. Pour Paul Ariès, la reflexion se fait plus polémique : rappelant l’origine du bon goût occidental, qui s’exprime en particulier par l’art culinaire, le restaurant, né au début du XIXe siècle avec des personnalités comme Brillat-Savarin, il s’alarme face à la mondialisation qui risque de marquer la fin de cette culture de table. « Le bon goût est-il soluble dans la modernité ? ». Un échange de vues qui ravira les amateurs des plaisirs de bouche.

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

L’Architecture

Auteur(s) : YANG Xin - Dom Angelico SURCHAMP
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 9,45 €

Depuis des siècles, les cultures de l’humanité se fixent à travers les pierres, les monuments, qu’ils soient utilitaires ou artistiques, qu’ils manifestent la puissance des rois ou la grandeur des dieux. Mais pour s’initier à l’architecture chinoise, quoi de mieux qu’une visite guidée de quelques monuments emblématiques, comme la Grande Muraille, la Cité Pourpre Interdite, le temple du Ciel et le palais d’Eté ? C’est ce que propose d’abord Yang Xin, dans un texte à la description très poussée. On comprend alors mieux combien l’architecture chinoise est un art total, qui s’enracine dans les axes de la pensée : relation avec la nature, jeu permanent entre le Ying et le Yang, le vide et le plein, le Ciel et la Terre. De son côté, dom Angelico Surchamp, éminent spécialiste de l’art roman, dresse un panorama de l’histoire de l’architecture en Occident, montrant comment, progressivement, se dessinent les figures du temple, de l’église, de la maison d’habitation. Peu à peu, l’espace s’organise autour des valeurs clés. Plus que le simple combat de l’homme face aux éléments, face à la matière, l’art de bâtir traduit une vision du monde.

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

La Passion

Auteur(s) : Michel SAUQUET - YE Shuxian
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français

Le thème de la passion serait-il le lieu central de la différence culturelle entre Orient et Occident ? Si la civilisation occidentale voit dans la passion une expérience fondatrice, indispensable au plan affectif, esthétique ou spirituel, l’Orient se montre, lui, plus méfiant, à l’instar de la sagesse bouddhiste qui invite à s’en libérer pour accéder à l’éveil.
Ye Shuxian choisit, dans un témoignage incarné dans la Chine contemporaine, de parler de la passion amoureuse. Codifiée dans la Chine traditionnelle, bridé sous la Révolution culturelle, le sentiment amoureux s’exprime, aujourd’hui avec plus de force.
Michel Sauquet montre quand à lui toute la richesse et l’ambiguïté du mot passion dans la culture européenne : elle est à la fois ce qui fait vivre et souffrir, ce qui absorbe, construit et détruit. Passion amoureuse, passion de l’artiste dont témoigne par exemple la figure de Rimbaud ; passion mystique exaltée par la musique de Bach.

Date de publication : 1999

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

Le Voyage

Auteur(s) : WANG Yipei - Olivier BLEYS
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 11,50 €

À en croire les grands mythes et récits , le voyage fait partie de l’aventure humaine. Qu’il parte sans retour ou vers une terre promise (Abraham ou Moïse), qu’il connaisse de nombreuses tribulations avant de revenir à son point d’origine (Ulysse), qu’il se mette en route pour chercher la sagesse à travers de multiples (Bouddha) ou qu’il s’en aille découvrir des terres inconnues (Christophe Colomb ou Marco Polo), l’homme enrichit ainsi sa perception du monde.
A une ère où les voyages font partie de notre quotidien, WANG Yipei, écrivain et spécialiste de littérature occidentale, évoque avec beaucoup de sensibilité l’approche chinoise où les thèmes de l’exil intérieur et des migrations sont omniprésents. Jeune romancier et voyageur, Olivier BLEYS, à travers la littérature et l’histoire des civilisations, pose son regard d’Occidental sur ce thème du voyage.

Date de publication : 2002

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

Le Dialogue

Auteur(s) : François CHENG
Pays de parution : Chine, France
Langue(s) : chinois , français
Prix : 10 €

“Le destin a voulu qu’à partir d’un certain moment de ma vie, je sois devenu porteur de deux langues, chinoise et française. Était-ce tout à fait dû au destin ? À moins qu’il y entrât tout de même une part de volonté délibérée ? Toujours est-il que j’ai tenté de relever le défi en assumant, à ma manière, les deux langues , jusqu’à en tirer les extrêmes conséquences. Deux langues complexes, que communément on qualifie de “grandes“, chargées qu’elles sont d’histoire et de culture. Et surtout, deux langues de nature si différente qu’elles creusent entre elles le plus grand écart qu’on puisse imaginer.
Rien d’étonnant à ce que depuis lors, au coeur de mon aventure linguistique orientée vers l’amour pour une langue adoptée, trône un thème majeur : le dialogue...“
F.C.

Date de publication : 2002

Collection Proches lointains

La rencontre de deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui, chacun à sa manière, développe des sujets comme le rêve, le goût, la nature, la nuit, la mort, la beauté, etc. 13 titres sont déjà édités dans chacune des deux langues.

Dernières nouvelles de la Françafrique

Auteur(s) : Sayouba TRAORE, Kangni ALEM, Abdourahman A. WABERI, Engène EBODE, Dave WILSON, Ange-Séverin MALANDA, Soeuf ELBADAWI, Tanella BONI, Camille AMOURO, Yahia BELASKRI, Jean-Jacques SEWANOU DABLA, RAHARIMANANA, Diogène N’TARINDWA
Pays de parution : Burkina Faso, France
Langue(s) : français
Prix : 16 €

Afrique.
Continent de toutes les richesses enfouies sous tous les maux...
Des mots, des morts et du sang...
L’Afrique va mal. Mais qui le dit ?
Ses enfants. Ses artistes. Ses auteurs aussi.
À l’iniatives de Raharimanana et de Soeuf Elbadawi, des voix africaines déchirent le voile de la Françafrique par le biais de la nouvelle. Magouilles, barbouzes, tortures et autres manipulations... Tout y passe.
Treize auteurs nous rappellent que l’Afrique n’est ni sourde ni muette. Ils nous donnent les dernières nouvelles de la Françafrique pour montrer encore et encore la réalité de ce qui se joue dans les anciennes colonies françaises que l’on dit indépendantes.

Date de publication : 2003

L’Europe, vues d’Afrique

Auteur(s) : Florent COUAO-ZOTTI, Jean Luc RAHARIMANANA, Boubacar Boris DIOP, Koullsy LAMKO, Fatou DIOME, Patrice NGANANG, Arezki MELLAL, Ken BUGUL, Aziz CHOUAKI, Fama DIAGNE SENE
Pays de parution : France, Mali
Langue(s) : français
Prix : 15 €

Quelle image donne, à l’extérieur, cette Europe habituée à se contempler, à s’inquiéter de ses petites ou grandes querelles internes ? C’est la question que nous avons posée à dix auteurs africains. Issus du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, ils ont choisi, chacun, un aspect particulier de la culture européenne : le rapport au temps, la féminité, la technologie, l’acceuil de l’étranger, le culte des morts... De Karnac, de Genève, d’Allemagne ou du Sénégal, l’Afrique regarde l’Europe.

Date de publication : 2004

L’Ombre d’Imana

Auteur(s) : Véronique TADJO
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Rwanda, Sénégal, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 1500 FCFA / 2,3 €

Invitée au Rwanda en 1998 pour une résidence d’écriture, Véronique Tadjo découvre les séquelles laissées par le génocide. Par devoir de mémoire, elle décide de redonner des visages, des noms, des vies à ceux qu’elle a croisés, victimes ou bourreaux. Tour à tour témoignage et fiction, son texte pose un regard humain sur un des plus grands drames de l’Afrique contemporaine. L’Ombre d’Imana est un acte de foi dans la capacité de la littérature à apporter un éclairage nouveau sur le passé et à aider les peuples à réapprendre à vivre ensemble. Pour qu’une telle barbarie ne se reproduise plus.

Auteur de nationalité ivoirienne, Véronique Tadjo vit actuellement en Afrique du Sud. Elle a écrit des romans, des recueils de poèmes et des livres pour la jeunesse. Le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire 2005 lui a été décerné pour l’ensemble de son œuvre.

Date de publication : 2006,
144 pages,
12 X 19 cm

Dauchez l’Africain, maître et comédien

Auteur(s) : Pierre CHAMBERT
Pays de parution : France, Mali
Langue(s) : français
Prix : 17 €

Alger, Tlemcen, Angers, Saint-Étienne, Firminy, Yaoundé, Bamako, Philippe Dauchez a, dans toutes ces villes, joué de son art, le théâtre, en tant que comédien, metteur en scène ou professeur. Un temps assistant d’Albert Camus, il s’est toujours passionné pour l’intégration du théâtre dans la Cité sous toutes ses formes, classique, populaire, traditionnel...

Des grandes scènes françaises dans le passé aux places des villages maliens aujourd’hui, il a toujours travaillé avec la même simplicité et le même engagement. Cet ouvrage retrace son histoire, sa passion de la vie, du théâtre et des gens, dans un texte qui fait se croiser l’intimité et l’universel, l’histoire et la vie quotidienne, le théâtre savant et l’art populaire. Pierre Chambert nous dresse un portrait poétique d’un homme qui a mis sa vie toute entière au service d’un théâtre utile.

Pierre Chambert, poète et écrivain, exerce le métier d’inspecteur-conseiller pour le théâtre et les spectacles au ministère de la Culture et de la Communication. Il est actuellement en fonction en Guyane, à proximité de l’Amazonie, de ses légendes et de ses conteurs.

Date de publication : 2006, 256 pages

Festins de la détresse

Auteur(s) : Aminata SOW FALL
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Mali, Maroc, Sénégal, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 18 €

Chroniques d’une famille et d’une cour, Festins de la détresse, nous plongent au cœur de vies en proie aux absurdités que provoquent les changements économiques et sociaux, trop rapides pour le temps d’une vie humaine. Puisant dans la mémoire complexe du chant africain, Aminata Sow Fall veut « changer la croyance selon laquelle la nourriture et les biens matériels sont seuls nécessaires à la survie, et mettre en évidence l’importance de la créativité et des besoins spirituels. Ils sont même plus importants que les biens matériels, qui ne suffisent pas à fonder la dignité d’un être humain ».

Date de publication : 2005,
160 pages,
14,5 X 22 cm

Collection Terres d’écritures

La collection « Terres d’écritures » accueille des textes de création – populaires, littéraires et poétiques – coédités par des éditeurs au Nord et au Sud. Les coéditions de cette collection portent le label « Le Livre équitable ».

Sozaboy

Auteur(s) : Ken SARO-WIWA
Pays de parution : Algérie, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire
Langue(s) : français
Prix : 3 000 FCFA ; 350 DA

À travers le regard d’un adolescent africain qui s’engage dans l’armée sans bien savoir pourquoi, Ken Saro-Wiwa nous plonge dans le chaos d’un conflit absurde, celui de la guerre civile nigériane (1967-1970). Écrit dans une langue extraordinaire – un anglais « pourri » –, Sozaboy est un chef d’œuvre de la littérature africaine, d’une violence et d’une audace inouïes, salué dans le monde entier comme un plaidoyer implacable contre la folie de la guerre.

Né en 1941 au Nigéria, Ken Saro-Wiwa, après des études d’anglais, enseigne au Laos. Romancier et auteur de feuilletons populaires pour la télévision, il crée sa propre maison d’édition et préside l’Union des écrivains nigérians. Il est aussi un journaliste reconnu pour sa plume acerbe et ses prises de position courageuses. En 1995, il est condamné à mort et exécuté par pendaison pour son activité militante en faveur de la communauté Ogoni dont il était issu.

Date de publication de la version panafricaine : 2008,
294 pages,
11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Kaveena

Auteur(s) : Boubacar Boris DIOP
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 000 FCFA ; 350 DA ; 40 DM ; 2 500 RWF

Un cadavre dans un bunker : celui du chef de l’État, N’Zo Nikiema. Un mystère : celui du meurtre de la petite Kaveena, fille unique de la maîtresse du président défunt. Le colonel Asante Kroma, chef de la police, va devoir démêler les sombres arcanes d’un système dont il a aussi été l’un des rouages.
Kaveena, long monologue lucide et désespéré, dit de manière implacable l’Afrique meurtrie, aux mains de politiciens locaux et étrangers, brutaux, avides, sans merci. Un roman courageux et sans concession.

Auteur sénégalais né en 1946, Boubacar Boris Diop s’est imposé comme un écrivain majeur de l’Afrique contemporaine. Il a écrit plusieurs romans, dont Murambi, Le livre des ossements (Stock, 1997) et Doomi Golo, écrit en wolof (Papyrus, 2003) et paru en français aux éditions Philippe Rey en 2009.

Date de publication de la version panafricaine : 2009, 382 pages, 11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Jazz et vin de palme

Auteur(s) : Emmanuel DONGALA
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Mali, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 1 500 FCFA ; 300 DA ; 40 DM ; 2 000 RWF

Un homme - pourtant féroce adversaire de l’animisme - confie à un ancien camarade du parti : « J’ai été ensorcelé par mon oncle paternel ». Un autre, Likibi, est jugé pour avoir empêché la pluie de tomber sur son village : accusé d’être féticheur, il est exécuté. Un gardien d’usine fait l’éloge de la Révolution rouge sans en comprendre un traître mot : son zèle lui sera fatal...
Avec une ironie mordante et un ton décalé, ce recueil de huit nouvelles évoque la déroute des jeunes États africains et les désillusions qui ont suivi les indépendances. Autant de portraits d’hommes et de femmes qu’Emmanuel Dongala parvient à saisir avec justesse et humanité. Le style est faussement naïf, les situations parfois loufoques... et si l’auteur s’autorise des échappées poétiques - liées à sa passion du jazz - le constat reste souvent pessimiste derrière l’humour doux-amer de l’écriture.

Né en 1941, Emmanuel Dongala a grandi au Congo-Brazzaville et vit aujourd’hui aux États-Unis. Il est l’auteur de plusieurs romans, dont Les petits garçons naissent aussi des étoiles et Johnny Chien Méchant, parus au Serpent à plumes.

Date de publication de la version panafricaine : 2009, 204 pages, 11,5 X 19 cm

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Mandela et moi

Auteur(s) : Lewis NKOSI ; préface de Véronique TADJO
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA ; 45 DM ; 8 DT ; 3 300 RWF

Le jeune Zoulou Dumisani Gumede grandit dans le cadre bucolique des montagnes sud-africaines. Cet irrésistible séducteur a deux obsessions : le sexe et une adoration inconditionnelle pour Nelson Mandela, le mythique leader de l’ANC recherché alors dans tout le pays et incarnation idéale pour lui du courage et de la virilité.
Paru initialement en 2006, Mandela et moi dessine un portrait décalé de l’Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid. Roman d’apprentissage atypique et audacieux, mêlant de savoureuses anecdotes relatives à la vie quotidienne de la communauté zouloue et à la violence ordinaire, tant familiale que sociale et politique d’un pays en souffrance. Sagesse et humour se côtoient dans cette fable, qui se veut un hommage au grand Mandela.

Lewis NKOSI est né à Durban (Afrique du Sud) en 1936. Journaliste, il a enseigné la littérature dans différentes universités. Auteur de plusieurs essais consacrés à la culture et à la littérature sud-africaine, de pièces de théâtre et de romans, il a reçu de nombreux prix littéraires. Il est décédé à Johannesburg en septembre 2010.

Date de publication de la version panafricaine : 2011, 360 pages, 11,5 X 19 cm

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

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Trop de soleil tue l’amour

Auteur(s) : Mongo BETI ; préface d'Odile TOBNER
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA ; 45 DM ; 8 DT ; 3 300 RWF

Zam, journaliste politique engagé, est victime d’un vol : toute sa précieuse collection de disques de jazz est dérobée. Le lendemain, il découvre un cadavre dans son placard. S’ensuit alors une succession de péripéties où Zam - plus porté sur les plaisirs simples de la vie - prend lentement conscience de ce qui se trame autour de lui. Il décide alors de mener une enquête qui se transforme très vite en cauchemar, où des policiers véreux se confondent avec des politiciens corrompus, où les diplomates étrangers se dérobent tandis que les services secrets se déchaînent.
Trop de soleil tue l’amour - premier volet d’une trilogie restée inachevée - s’inscrit dans cette tradition de la farce littéraire qui entend dénoncer par l’humour la tragédie d’une Afrique prise dans les rets de ses contradictions et des ingérences multiples.

Écrivain, essayiste, libraire, éditeur, citoyen militant, Mongo BETI - né en 1932 au Cameroun - a été, durant un demi-siècle, au cœur du combat pour une Afrique libérée des drames de la colonisation et des indépendances confisquées. Auteur d’une œuvre importante et considéré comme un des écrivains africains majeurs, Mongo BETI est décédé en octobre 2001.

Date de publication de la version panafricaine : 2011, 372 pages, 11,5 X 19 cm

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Seeking Palestine (À la recherche de la Palestine)

Auteur(s) : Penny JOHNSON; Raja SHEHADEH (Eds.)
Pays de parution : Australie, Inde
Langue(s) : anglais
Prix : Rs. 395 (Women Unlimited, India)

Une coédition du réseau anglophone de l’Alliance : Spinifex Press (Australie) et Women Unlimited (Inde).

« La Palestine en exil », déclare Rana BARAKAT, « est une idée, un amour, un but, un mouvement, un massacre, une démonstration, une parade, un poème, une thèse, un roman, et oui, une commodité, ainsi qu’un peuple dispersé, déplacé, dépossédé et déterminé ». Comment les Palestiniens vivent, imaginent et réfléchissent sur les questions de patrie et d’exil en cette période où la Palestine est en transition et se retrouve sans état, au cœur d’un projet national vivement contesté et en pleine crise, et affligée d’une augmentation prononcée de la violence étatique israélienne et de l’oppression palestinienne qui s’ensuit ? Comment l’exil et la patrie peuvent être réécrits ? Dans ce volume recueillant des textes inédits, quinze écrivains – essayistes, poètes, romanciers, critiques, artistes et biographes – répondent en partageant leurs réflexions, expériences, souvenirs et polémiques. Qu’est-ce que cela représente, comme le dit Lila ABU-LUGHOD, « d’être amené à être Palestinien ? » Que se passe-t-il lorsque vous amenez vos enfants américains, comme Sharif ELMUSA l’a fait, dans le camp de réfugiés où vous avez grandi ? Et comment pouvez-vous convaincre, comme Suad AMIRY essaie de le faire, un employé d’aéroport inquiet de continuer à chercher un code pour un pays qui n’est pas reconnu ? Les contributeurs étudient le passé par le biais de souvenirs non conventionnels, réfléchissant à l’année 1948, où tout a commencé. Mais ils sont également vivement intéressés par les débuts, imaginant, comme le dit Mischa HILLER, « une Palestine qui reflète ce que nous sommes actuellement et ce que nous espérons devenir ». Leurs contributions – poignantes, drôles, intimes, réfléchies, intensément politiques – en font une œuvre qui est remarquable de par sa candeur et grâce à laquelle elle explore les différentes expériences individuelles et collectives d’attente, de vivre pour, et d’être à la recherche de la Palestine.
Penny JOHNSON est une chercheuse indépendante qui travaille en étroite collaboration avec l’Institut des Études Féminines de l’Université Birzeit, où elle édite le journal Review of Women’s Studies. Ses articles et recherches récentes sur la Palestine mettent l’accent sur le mariage et la guerre, les épouses de prisonniers politiques, et les opinions de jeunes Palestiniens sur les mariages justes et injustes. Elle est éditrice associée du journal Jerusalem Quaterly.
Raja SHEHADEH est un avocat et écrivain palestinien qui vit à Ramallah. Il est le fondateur de l’organisation pionnière pour les Droits de l’homme non partisans, Al Haq. Affilié de la Commission internationale des juristes, il est l’auteur de plusieurs livres sur le droit international, les Droits de l’homme et le Moyen-Orient. Il est également l’auteur du livre lauréat Palestinian Walks and A Rift in Time : Travels with My Ottoman Uncle. Son nouveau livre, Occupation Diaries, a été publié en août 2012.

« Comment une histoire fondamentalement triste peut donner autant de plaisir ? La réponse réside dans ces récits : ces histoires, mémoires, et poèmes sont un plaisir et sont éducatifs : personnels, originaux, parfois amusants, mais accomplis et toujours honnêtes. Ils sont un témoignage de notre esprit humain, et de la contribution grandissante de la Palestine à la littérature mondiale ». – Ahdaf SOUEIF

ISBN : 81-88965-73-1 (Women Unlimited, India), 978-1-74219-823-1 (Spinifex, Australia).

La civilisation, ma mère !...

Auteur(s) : Driss CHRAÏBI ; préface Abdelkader DJEMAÏ
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA

La Civilisation, ma mère !... est le portrait vif et plein d’humour d’une mère aimée et aimante qui se heurte avec entrain aux multiples progrès de la modernité. Née orpheline, pauvre et mariée très tôt à un homme plus âgé qu’elle, condamnée à remplir son rôle d’épouse au foyer, l’héroïne va apprendre à lire et à écrire dans une société marocaine traditionnelle et conservatrice. Elle participera avec enthousiasme aux luttes pour l’indépendance du Maroc et pour la libération de la femme arabe.
Parue en 1972, cette œuvre du patrimoine littéraire africain, habilement servie par une prose poétique, mérite, par la confrontation de deux mondes qu’elle met en scène, d’être l’un des points de passage des espaces littéraires maghrébins et subsahariens aux nombreux référents communs. Roman de la libération de la femme et du refus de la fatalité, La Civilisation, ma mère !... est aussi l’aventure d’une nouvelle naissance africaine qui demeure une préoccupation actuelle.

Né en 1926 au Maroc, Driss CHRAÏBI s’installe en France à partir de 1945 pour ses études. Révélé par son roman Le Passé simple en 1954, il est l’auteur d’une œuvre importante, tour à tour féroce et ironique, abordant des thèmes comme le colonialisme, l’immigration ou encore la place de la femme dans la société traditionnelle marocaine.
Décédé en 2007, Driss CHRAÏBI est l’un des grands écrivains marocains de langue française.

Date de publication de la version panafricaine : 2013, 214 pages, 11,5 X 19 cm
Édition première : Denoël, 1972

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Walaandé, l’art de partager un mari

Auteur(s) : Djaïli Amadou AMAL
Pays de parution : Liban, Tunisie
Langue(s) : arabe

Une coédition des éditions Al Intishar / Centre de publication arabe (Liban), Dar Al Farabi (Liban) et Med Ali Éditions (Tunisie), soutenue par la Fondation Prince Claus, récompensant un flux de traduction rare et favorisant la diffusion des œuvres d’un continent à un autre.

Walaandé, l’art de partager un mari met en exergue les réalités que vivent au quotidien les femmes dans un ménage polygamique. Les principaux thèmes évoqués sont la polygamie, l’éducation de la femme, la discrimination, la violence à l’encontre des femmes, le mariage précoce et forcé, la répudiation.

Ce roman est un vibrant témoignage de la vie des femmes éplorées par des années de musèlement affectif. Un roman qui, autant que possible, balaie les promesses des lendemains chantants qui noient les réalités du quotidien maussade, conflictuel, stressant voire dramatique d’un foyer polygamique riche de sa variété de la gent féminine, des signes extérieurs d’aisance mais achalandés de problèmes.

C’est l’histoire d’une famille musulmane aisée de Maroua comme il y en a tant, où le père de famille, homme d’affaires roule-carrosse, aligne une progéniture nombreuse, s’entoure d’une cour infinie de serviteurs, renouvelle son cheptel féminin au gré de ses humeurs et des rencontres fortuites.

Quatre épouses, une ribambelle d’enfants et un nombreux personnel domestique animent la vie quotidienne d’une maisonnée qui dispose du confort nécessaire pour mener une vie fastueuse. Mais non. Walaandé décrit plutôt une existence fastidieuse pour tous.

Derrière les lambris dorés ornant les remparts servant de clôture à cette concession immense où parfum, couleurs et fleurs annoncent en principe les saveurs du bien-être des gens riches, il n’y aurait finalement qu’ennui, solitude, attente, angoisse, complots et jalousies. Mais surtout, cette dictature masculine, cette condescendance du « répudiateur suprême », cet époux au verbe naguère mielleux qui, du temps où il sollicitait les faveurs de sa cible, lui avait décrit la beauté du mirage où il allait hélas, l’enchaîner. C’est à peine si dans la déclamation de son amour, il ne lui avait fait visualiser les battements de son cœur. La même mélodie du bonheur à Aïssatou, Djaïli, Nafissa, Sakina. Les mêmes déceptions pour toutes.

Ce roman est, comme toute œuvre de l’esprit, inspiré du réel, où vies et envies, charmes et larmes, incertitudes et frustrations ankylosent les énergies féminines, flétrissent les beautés naguère envoutantes. Les travers de la polygamie telle que décrite ici en font un écho au long soupir étouffé de ces milliers de femmes, qui dans leur jeunesse avaient rêvé de l’homme amoureux ; et non seulement de cette limousine parfumée qui d’ailleurs pour luxueuse qu’elle soit, se révèle finalement, la version extérieure d’une prison où s’enterrent les rêves.

Djaïli Amadou AMAL est la première écrivaine du Nord Cameroun. C’est une jeune métisse Peuhle et Égyptienne par sa mère. Cette mixité de ses origines a sans doute favorisé sa liberté d’écrire, écrire seulement, et plus encore sur un sujet jusque là tabou dans sa société, le mariage polygamique, qui on le sait est étroitement lié au mariage précoce des jeunes filles.
Djaïli Amadou AMAL fait sans doute partie de la fine fleur de la nouvelle mouvance des écrivains camerounais du terroir. Son roman a déjà connu une réimpression en moins de six mois. Elle a fait une tournée très remarquée au Cameroun et au Tchad dans les réseaux des Alliances françaises sur le thème de la polygamie.

Date de publication de la traduction en arabe : 2013, 144 pages, 16,5 X 21,5 cm, ISBN : 978-614-404-419-3
Édition originale : 2010, éditions Ifrikiya, Cameroun

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Quatrième de couverture de Walaandé, l’art de partager un mari

La sourde violence des rêves

Auteur(s) : K. Sello DUIKER ; traducteur : Jean-Yves KRUGER-KATELAN
Pays de parution : France, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 23 € ; 36 CHF

Roman vaste, dense, osé, ce roman d’apprentissage, La sourde violence des rêves raconte la plongée de Tshepo dans la dépression, voire la folie, puis sa lente émersion via la prostitution qui lui fait connaître la fraternité, la tendresse et même l’amour. Son parcours suivra les voies de la ville du Cap, sorte de San Francisco des antipodes, à l’image de cette société multiple où il côtoie des personnes de toutes origines, des plus pauvres aux plus aisés.

Roman polyphonique, La sourde violence des rêves est traversé de réflexions nombreuses brillantes sur le rapport entre les hommes et les femmes, l’identité sexuelle, l’homosexualité, les relations entre les « races », l’alcool, la drogue, les communautés... Ce roman brosse une fresque formidable de la vie au Cap (Afrique du Sud), au tournant du siècle, creuset d’un nouveau monde où affleure une nouvelle géographie des genres. Vaste odyssée urbaine, La sourde violence des rêves propose une « saison en enfer » moderne.

K. Sello DUIKER, né en 1974, grandit dans l’Afrique du Sud post-apartheid à Soweto (township de Johannesburg), le cœur de la révolte anti-apartheid. Né de parents issus de la classe moyenne, il devient un des premiers étudiants noirs à fréquenter un lycée privé essentiellement réservé à l’élite blanche. Quand Nelson Mandela devient le premier président noir du pays, Sello DUIKER a vingt ans. Après des études en Grande-Bretagne, il devient rédacteur publicitaire, scénariste et responsable de programmes à la télévision sud-africaine. Il a vingt-sept ans quand il publie La sourde violence des rêves. K.Sello Duiker a été l’un des éléments le plus brillant et le plus prometteur de la nouvelle génération post-apartheid.

Année de publication : 2014, 496 pages, 15 X 22 cm
ISBN France : 978-2-3641-303-95
ISBN Suisse : 978-2-8290-470-4

Plus d’informations sur le site des éditions Vents d’ailleurs et le site des éditions d’en bas.

La Saison de l’Ombre

Auteur(s) : Léonora MIANO
Pays de parution : République de Guinée, Cameroun, Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 600 DA ; 45 DM ; 35 000 GNF ; 3 500 RWF

« Elles marchent côte à côte, serrées l’une contre l’autre, avancent à petits pas vers jedu. La végétation les empêche d’aller plus vite. Elles ne se sont pas munies d’un coutelas, pour trancher les branches rebelles. D’ailleurs, elles ont tout leur temps. Il en est ainsi, lorsqu’on ignore où l’on va : point n’est besoin de se hâter... De quoi s’inquiéter quand on a tout perdu ? »
Dire, avec les mots les plus justes, l’interminable douleur de ceux qui restent après le départ du grand « poisson de fer » des étrangers aux « pieds de poule », tel est le mérite de ce roman de Léonora Miano. Rarement un roman a su nous faire vivre avec autant d’émotion le désespoir et le désarroi des familles frappées en pleine nuit par le feu prédateur des négriers.

Née à Douala (Cameroun) en 1973, Léonora Miano vit en France depuis 1991. L’Intérieur de la Nuit, son premier roman, est paru en 2005. Une dizaine d’autres ont suivi depuis lors, recevant de nombreuses distinctions littéraires. Son écriture s’attache aux expériences subsahariennes et afrodescendantes, les inscrivant dans la conscience du monde. La Saison de l’Ombre a reçu le prix Femina 2013.

Date de publication de la version panafricaine : 2016, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Grasset (2013)

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

Palestine

Auteur(s) : Hubert HADDAD
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Mali, Maroc, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 3 500 F CFA ; 10 DT ; 52 DM ; 550 DA

En Cisjordanie, Cham, soldat israélien blessé, est recueilli par une mère et sa fille palestiniennes qui pleurent Nessim, fils et frère disparu. Aux côtés d’Asmahane et de la belle Falastìn, le nouveau Nessim découvre la vie en clandestinité et l’insupportable condition des Palestiniens.
Dans ce roman bouleversant, où les destins individuels enlacent ceux – plus grands – des peuples en conflit, Hubert Haddad peint magistralement le tragique cycle de la violence se régénérant sans fin.

Hubert Haddad est né à Tunis en 1947, d’un père tunisien et d’une mère d’origine algérienne. Ses parents émigrent à Paris en 1950. Son immense œuvre, qui touche à tous les genres, commence à la fin des années soixante. Elle n’a d’égale que les nombreuses récompenses qui la jalonnent. Palestine a reçu le prix des Cinq continents de la Francophonie en 2008 et le prix Renaudot poche en 2009.

Coéditeurs : Apic (Algérie), elyzad (Tunisie), Graines de Pensées (Togo), Le Fennec (Maroc), Proximité (Cameroun)
Date de publication de la version panafricaine : 2017, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Zulma (2007), prix des Cinq Continents 2008

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

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Ceux qui sortent dans la nuit

Auteur(s) : MUTT-LON
Pays de parution : République de Guinée, Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Nigeria, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo
Langue(s) : français
Prix : 3 500 FCFA ; 700 DA

Pour venger la mort prématurée de sa sœur, Alain Nsona force les portes de la société secrète des ewusus qui régit la communauté depuis des millénaires selon un code aussi immuable qu’implacable. Enrôlé par Ada, puissant sorcier à la tête d’une académie de sages, il est contraint à un voyage dans le temps, avec pour mission de rapporter la formule de la dématérialisation des objets. Soucieux de mettre leurs connaissances occultes au service du progrès, ces ewusus projettent en effet de réaliser une révolution scientifique...
Dans ce roman fantastique, à l’écriture maîtrisée, Mutt-Lon interroge le devenir de l’Afrique dans la confrontation de deux périodes – l’ère précoloniale et la modernité – reliées par l’empreinte permanente du surnaturel.

Né en 1973 à Bafia (Cameroun), Mutt-Lon est monteur à la télévision d’État camerounaise, la CRTV, après avoir enseigné les mathématiques. Ceux qui sortent dans la nuit, son premier roman, a reçu le Prix Ahmadou Kourouma 2014.

Coéditeurs : Amalion (Sénégal), Apic (Algérie), Eburnie (Côte d’Ivoire), Ganndal (Guinée Conakry), Graines de Pensées (Togo), Proximité (Cameroun), Sankofa & Gurli (Burkina Faso)
Date de publication de la version panafricaine : 2017, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Grasset (2013), prix Ahmadou Kourouma 2014.

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

La collection « Terres solidaires », créée en 2007, repose sur un principe de « restitution » au Sud de textes littéraires écrits par des auteurs africains, publiés initialement au Nord. Par le biais de la coédition solidaire et grâce à l’appui d’éditeurs français, des éditeurs en Afrique publient à des prix les plus accessibles possible pour le lectorat, des textes majeurs d’auteurs africains.

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