Les politiques publiques du livre (papier et numérique) sont un ensemble de mesures, normes, cadres et lois qui structurent et soutiennent la chaîne du livre dans un pays donné : elles doivent renforcer la filière du livre de chaque pays, contribuer à soutenir la production locale, la diffusion et l’accès de tous au livre, en particulier par la mise en place de mesures réglementaires et fiscales adéquates et par la multiplication des espaces de lecture (bibliothèques publiques par exemple). Les politiques publiques du livre doivent être élaborées et mises en œuvre avec l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre dans chaque pays. Il est par ailleurs nécessaire que ces politiques nationales soient prolongées par des politiques régionales et internationales.
Dans le cadre du travail sur les politiques publiques du livre entamé en 2017 (voir présentation ici), l’Alliance lance un appel à candidatures pour les phases de récolte de données et de cartographies des politiques publiques du livre dans le monde arabe et en Afrique subsaharienne/Madagascar.
Si vous êtes intéressé-e-s pour réaliser ce travail de récolte de données et de cartographies dans une de ces deux zones, aux conditions indiquées dans les appels ci-contre, nous vous remercions d’adresser votre proposition à l’équipe de l’Alliance, avant le 30 avril 2017.
Plus de 15 éditeurs de 6 pays du monde arabe, du Chili et de France, se sont réunis le jeudi 30 mars 2017, à la Foire du livre de Tunis (Tunisie) dans le cadre d’une journée dédiée aux politiques publiques du livre.
Des panoramas des politiques publiques du livre en Algérie, au Liban, au Maroc et en Tunisie ont été dressés par les professionnels du livre arabophones et francophones. Ils ont été enrichis par un dialogue avec des éditeurs chilien et français, apportant un regard croisé – source d’inspiration et d’échanges.
Au cours de ces échanges très riches, permettant de confronter les points de vue entre éditeurs, libraires et représentants d’associations professionnelles, des thématiques sont apparues récurrentes et similaires entre les différents pays. Les participants ont ainsi souhaité inviter les pouvoirs publics de leur pays respectifs à agir... lire la suite dans le document joint.
Un des projets phares de l’Observatoire de la bibliodiversité pour la période 2017-2019 concerne les politiques publiques du livre dans 3 zones géographiques (Amérique latine, monde arabe et Afrique subsaharienne/Madagascar). Ce projet se matérialise par 3 phases principales :
Récolte de données sur les politiques publiques du livre dans ces zones ;
Analyse des données : panoramas, état des lieux des politiques publiques dans les zones étudiées ;
Cartographies des données : illustrations visuelles des politiques publiques du livre.
Les objectifs fixés :
Répertorier et mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre des pays concernés ;
Réaliser des panoramas des politiques publiques du livre, libres d’accès, consultables et réutilisables par les professionnels et les pouvoirs publics ;
Favoriser le dialogue et les échanges entre professionnels de plusieurs pays ;
Favoriser le dialogue et les échanges entre les pouvoirs publics et les éditeurs ;
Développer des outils de plaidoyer pour les éditeurs indépendants ;
Contribuer à la mise en place et à la consolidation de politiques publiques du livre dans les pays en développement (entre autres pour une plus grande circulation des livres et des idées, pour une appropriation des outils numériques par les professionnels du livre, pour des échanges équilibrés entre le Nord et le Sud…) ;
Affirmer le rôle de la société civile (professionnels du livre et particulièrement éditeurs indépendants) dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques du livre.
La Conférence des Parties à la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO a approuvé lors de sa sixième session (Paris, 12-15 juin 2017) les directives opérationnelles sur la mise en œuvre de la Convention 2005 dans l’environnement numérique.
Les 80 recommandations proposées ici déclinent et détaillent les principes affirmés dans la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants 2014, texte majeur en faveur de la bibliodiversité, signé le 20 septembre 2014 par plus de 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde.
Elles dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays.
Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.
Sommaire des 80 recommandations et outils pour défendre et promouvoir la bibliodiversité :
* Des politiques publiques pour garantir la bibliodiversité
* Des propositions et actions pour favoriser la bibliodiversité numérique
* Le système Amazon, quelles menaces pour la bibliodiversité ?
* Des mesures nécessaires pour l’édition en langues locales et nationales
* Repenser le don de livres
* Des propositions et actions pour développer les partenariats éditoriaux solidaires
* Des actions pour renforcer une édition jeunesse plurielle
Dans un souci d’appropriation de ces recommandations et outils par l’ensemble des acteurs du livre, nous vous remercions de nous contacter pour toute remarque, suggestion, idée et proposition, qui compléteront et affineront ce travail !
Suite à l’annonce de la hausse du taux de TVA, passant de 5,5 % à 7 % en France au 1er janvier 2012 – mesure qui fragilisera au premier chef la librairie indépendante, l’Alliance manifeste sa solidarité avec l’ensemble des maillons de la chaîne du livre en France, et notamment avec les appels lancés par le Syndicat de la Librairie française et le Syndicat national de l’Édition. Nous rappelons à cette occasion la nécessité de protéger et d’encadrer le livre par des dispositifs législatifs adaptés aux réalités de chaque pays – permettant de renforcer les marchés du livre localement et l’accès aux œuvres pour les lecteurs.
Protéger le livre de Markus GERLACH, dossier de la collection « État des lieux de l’édition » est maintenant disponible en italien, auprès de la Fédération italienne des éditeurs indépendants, FIDARE, qui a réalisé la traduction et la publication de cette nouvelle édition.
Année de publication : 2010, 68 pages, 15 X 21 cm, 8 euros.
Massivement utilisés par les petites structures éditoriales pour la diffusion de leurs productions auprès des libraires, des bibliothèques et des lecteurs, les services postaux représentent un outil privilégié de la circulation du livre dans le monde. Or, l’absence, la disparition ou la remise en cause des tarifs postaux particuliers au livre portent préjudice à la bibliodiversité dans de nombreux pays.
Dans un espace latino-américain très vaste et marqué par la faiblesse de la distribution, une grande partie des éditeurs assurent eux-mêmes l’acheminement de leurs productions. Pour eux, l’existence de tarifs postaux préférentiels permettant l’envoi de livres apparaît d’autant plus vitale.
En novembre 2009, l’Alliance est alertée de la disparition progressive des tarifs postaux préférentiels pour le livre dans de nombreux pays d’Amérique latine.
Devant l’absence d’études récentes sur les tarifs en vigueur dans cette région – et face à la difficulté d’obtenir des informations fiables – l’Alliance décide de mener l’enquête en se basant sur l’expérience de ses membres latino-américains.
La synthèse de ce travail de collecte et d’analyse d’informations – mené par Mathieu Joulin pour l’Alliance – est désormais disponible. Tout contribution visant à compléter ou à actualiser cette étude sera la bienvenue, n’hésitez pas à nous contacter.
Tarifs postaux et circulation du livre en Amérique latine
Cette étude disponible en espagnol a été réalisée en exclusivité pour l’Alliance internationale des éditeurs indépendants par Elena Enríquez Fuentes (Mexique) en 2008.
Ce travail démontre qu’il existe une importante asymétrie dans l’échange commercial de livres entre l’Espagne et l’Amérique latine. Cette affirmation se base sur l’analyse de l’évolution des exportations et des importations de l’Espagne vers l’Amérique latine entre 2006 et 2007.
Après la publication en 2019 d’une cartographie des politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne francophone/Madagascar et en Amérique latine, les éditeur·rices indépendant·es du monde arabe ont le plaisir de vous présenter la cartographie des politiques publiques du livre dans 11 pays de la région : Égypte, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Oman, Palestine, Soudan, Syrie, Tunisie et Yémen.
Au vu de l’instabilité et de la fragilité socio-politique dans la région, réaliser ce projet était un défi que l’équipe de coordination du projet (Samar Haddad, Atlas Publishing en Syrie ; Fayez Allam en Syrie ; Hani Altelfah, Marfaa for Culture and Publishing en Turquie) a relevé avec détermination et conviction.
(Re)vivre en images le lancement de la cartographie des politiques publiques dans le monde arabe, qui s’est déroulé à la Cité de la Culture de Tunis, en juin 2025.
Objectifs et méthodologie
La cartographie a été développée entre 2018 et 2019 pour les 2 zones suivantes : Amérique latine et Afrique subsaharienne/Madagascar. Un travail d’actualisation des données est entrepris pour ces deux zones depuis novembre 2025. La cartographie a été finalisée en 2025 pour le monde arabe (les données récoltées datent de 2023-2024 pour cette zone-là).
La cartographie propose une approche comparée des politiques publiques du livre dans trois régions du monde – l’Amérique latine, l’Afrique subsaharienne/Madagascar et le monde arabe – et met l’accent sur leur nécessité pour le maintien d’une bibliodiversité dans les zones étudiées. Ces différents panoramas permettent d’avoir une vue globale d’ensemble, notamment à travers les analyses transversales, mais aussi de s’informer plus particulièrement sur les mesures spécifiques à l’œuvre dans chacun des pays, par l’intermédiaire des fiches pays. Ces deux niveaux d’information rendent compte des points communs mais aussi des différences qui existent entre les pays étudiés. Cet outil a notamment pour vocation de favoriser le dialogue entre professionnel·les de l’édition et pouvoirs publics afin de consolider et/ou de développer des politiques publiques dans les pays.
Pour le monde arabe, les données ont été récoltées auprès des professionnel·les du livre et pouvoirs publics dans une vingtaine de pays. Dans beaucoup de cas, les données collectées n’étaient pas suffisamment précises et complètes : si l’absence et/ou la difficulté à obtenir des informations est un élément d’analyse significatif en soi (sur le manque de transparence des dispositifs de soutien au livre, sur le manque de connaissance des professionnel·les du livre des cadres législatifs existants, sur l’absence de politiques relatives au livre, etc.), les informations étaient trop lacunaires pour que ces pays puissent être cartographiés. Cette cartographie présente donc des manques : plusieurs pays représentant un poids économique et culturel très important pour le livre dans le monde arabe ne sont pas (encore) cartographiés. Cette cartographie comporte (sans doute) des inexactitudes, voire des erreurs : plusieurs informations reçues étaient contradictoires et bien qu’elles aient été vérifiées, il était parfois très complexe d’aboutir à des certitudes. Nous nous en excusons par avance et vous remercions de nous faire part de toutes observations et remarques. En effet, la cartographie n’est pas figée et est évolutive : vous avez la possibilité d’y contribuer (cliquez sur « Contribuer » quand vous êtes dans une fiche pays). Si vous souhaitez ajouter un pays à la cartographie, n’hésitez pas à nous contacter par ailleurs : equipe@alliance-editeurs.org
Suite à la récolte de données, un travail d’analyse transversale de ces données a été réalisée par Hani Altelfah (chercheur et éditeur basé en Turquie). Cette analyse se concentre sur plusieurs enjeux clés dont la liberté d’expression, les différentes formes de censure, l’environnement socio-économique du livre, les droits de propriété intellectuelle… Elle est disponible ici en arabe et ici en anglais.
Remerciements
L’Alliance internationale de l’édition indépendante remercie très chaleureusement tout·es les professionnel·les du livre qui ont contribué à ce projet ; Samar Haddad, qui a porté sans relâche ce projet, malgré toutes les difficultés rencontrées et les nombreux moments de doutes ! ; Fayez Allam qui a travaillé en coulisses, avec une immense patience ; Hani Altelfah pour son énergie et la qualité de ses analyses ; Franck Mermier pour sa relecture et ses conseils ; l’équipe de traducteur·rices et correcteur·rices (Dahouk Rukieh, Abdulla Fadel, Anna Akkash) ; Dépli Studio pour la conception du site de la cartographie ; Nouri Abid (Med Ali, Tunisie) pour l’organisation du lancement de la cartographie à Tunis.
L’Alliance remercie enfin l’Open Society Foundations pour son soutien inestimable et la confiance accordée.
La cartographie propose plusieurs entrées : une entrée par pays (fiche pays recensant les dispositifs existants en matière de soutien public au livre à l’échelle nationale) ; une entrée par thématique (régulation du marché, taxes, accords internationaux, aides à la création et à l’édition, etc.) ; une entrée régionale (données comparées à travers des analyses transversales).
La cartographie est interactive et évolutive : les fiches présentant les institutions et les politiques publiques nationales pour le livre peuvent faire l’objet d’amendements et de modifications au fil des évolutions des dispositifs. Cette cartographie a ainsi vocation à s’élargir à de nouveaux pays des deux régions, voire à intégrer une nouvelle région à terme (le monde arabe notamment).
La cartographie a pour objectifs de :
• mettre à disposition des données sur les politiques publiques du livre des pays concernés ;
• proposer des panoramas des politiques publiques du livre, libres d’accès, consultables et réutilisables par les professionnel.le.s et les pouvoirs publics ;
• favoriser le dialogue et les échanges entre les pouvoirs publics et les éditeurs ;
• développer des outils de plaidoyer pour les éditeurs indépendants ;
• contribuer à la mise en place et à la consolidation de politiques publiques du livre dans les pays en développement (entre autres pour une plus grande circulation des livres et des idées, pour une appropriation des outils numériques par les professionnels du livre, pour des échanges équilibrés entre le Nord et le Sud…) ;
• affirmer le rôle de la société civile (professionnels du livre et particulièrement éditeurs indépendants) dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques du livre.