La 7e édition du Salon du livre de Téhéran, non censuré, se tiendra du 4 mai au 6 juin prochain, dans 17 villes européennes et américaines. L’objectif du salon est de donner la possibilité aux auteur·rices et éditeur·rices qui seraient censuré·es ou interdit·es en Iran de s’exprimer librement et de présenter leurs œuvres.
Plusieurs maisons d’édition indépendantes latino-américaines se retrouveront pour la 47e édition de la Foire du livre de Buenos Aires (27 avril - 15 mai 2023), dont la ville invitée d’honneur cette année est Santiago de Chile.
Le collectif Editoriales de Chile et l’Alliance organisent à cette occasion une table ronde le 27 avril à 12h00 (heure d’Argentine) : « L’édition indépendante : espace de rencontres, de solidarité et d’actions conjointes en Amérique latine », avec la participation de Maria-Paz Morales (Dudo Ediciones / Editoriales de Chile), Germán Gacio Baquiola (Corredor Sur Editores / Editores independientes de Ecuador) et Andrés Bracony (Tinta Limón, Argentine), modérée par Paulo Slachevsky (LOM Ediciones / coordinateur du réseau hispanophone de l’Alliance).
Dans le cadre du Salon international du livre d’Abidjan (SILA), l’Alliance organise un atelier professionnel à destination d’une quinzaine de maisons d’édition d’Afrique francophone. L’atelier, animé par Tchonté Silué, abordera les thèmes suivants : création et animation d’une communauté de lecteur·rices, utilisation des réseaux sociaux, création de contenu audiovisuel (vidéos, podcasts), animation d’un club de lecture.
Une foire aux projets permettra par ailleurs aux éditeur·rices de présenter leur catalogue dans l’optique de projets de cessions de droits et/ou de coéditions. Un temps d’échanges de savoir-faire et d’expériences sur les coéditions solidaires accompagnera cette foire aux projets.
Dans le cadre du Salon international du livre de jeunesse de Conakry (7-10 novembre 2022), impulsé et coordonné par les éditions Ganndal en Guinée, une vingtaine de maisons d’édition d’Afrique francophone se réunissent à Conakry pour un programme de formation monté sur mesure pour répondre aux besoins des finalistes du Prix Orange du livre en Afrique et aux membres de l’Alliance.
Les rencontres à Conakry s’articuleront en plusieurs temps :
un atelier « Typographie, composition, correction » animé par Gilles Colleu (Rue des éditeurs, France)
un atelier sur les partenariats éditoriaux dans l’espace francophone suivi d’échanges sur les catalogues des éditeur·rices
des séances de travail entre les maisons d’édition impliquées dans la collection « Terres solidaires » (délibération du Comité de lecture et choix des prochains titres de la collection notamment).
Les participant.es prendront également part à l’inauguration du Salon et exposeront durant le Salon les livres jeunesse de leur pays. Enfin, les participant.es sont également conviés à fêter le trentenaire des éditions Ganndal, que l’Alliance remercie à nouveau pour leur soutien et leur accueil si chaleureux à Conakry !
Lire le programme et voir la liste des participant·es ici !
Cette rencontre est essentielle dans la vie de l’Alliance : elle permet de définir les activités de l’Alliance pour la période à venir ; de travailler sur la gouvernance de l’association ; de prendre des décisions sur des questions stratégiques pour l’association.
« Je n’aurais pas écrit tous mes livres si je n’avais pas eu des éditeurs réceptifs, des éditeurs qui avaient leurs propres réseaux, qui travaillent selon une philosophie que je partage et selon laquelle tout ce qui est petit est beau. Dans les systèmes auto-organisés, tout ce qui est petit est synonyme de grandeur : grandeur d’âme, de cœur… Grandeur aussi car on peut étendre les possibilités de l’humanité et de la terre à une époque où l’économie dominante aimerait réduire ces possibilités. »
« Si vous n’aviez pas des profils si divers et si vous ne publiiez pas la diversité d’idées nécessaire à l’époque dans laquelle on vit, non seulement vous ne disposeriez pas, en tant que réseau d’éditeurs, de la résilience et de l’assise requises, mais vous ne seriez pas non plus en mesure d’offrir cette incroyable vigueur à la société dans laquelle nous vivons. »
« Plus que jamais, l’avenir du livre dans sa diversité et la promotion des voix minoritaires voire alternatives reposent sur les épaules des éditrices et éditeurs indépendant·es qui, par sens d’engagement et conviction, par attachement aux causes tranchant avec le seul diktat du capitalisme, font vivre l’essence culturelle des livres. »
« Mon troisième roman, Munyal ; les larmes de la patience, est désormais présent dans bien des pays francophones d’Afrique à la faveur de la collection “Terres solidaires” de l’Alliance. Bien des autrices et auteurs africains figurent dans cette liste, mais ma fierté est surtout d’avoir accédé à ces reconnaissances à partir de l’Afrique subsaharienne où je réside et écris. Voilà qui participe véritablement à l’esprit de la diversité cher à l’Alliance et qui représente des valeurs que nous autres écrivains, écrivaines, éditrices et éditeurs devrons défendre et promouvoir. L’Alliance joue dans ce sens un rôle primordial qui, autant que faire se peut, pallie en partie la problématique de diffusion des livres en Afrique subsaharienne et particulièrement dans les pays francophones. »
Le Salon Babelica, via sa plateforme en ligne, met à l’honneur la diversité de la production éditoriale indépendante internationale. Plus de 65 maisons d’édition de 37 pays présentent une sélection de 200 titres (littérature, jeunesse, sciences humaines, bandes dessinées…) en indonésien, arabe, portugais, basque, espagnol, kinyarwanda, allemand, créole, français, italien, anglais, malgache, … à découvrir sur Babelica et à acheter en ligne.
About the project :
‘Publishing & Book Culture in Africa’ is a new project headed by Caroline Davis, Associate Professor in Publishing, Department of Information Studies, Centre for Publishing, at University College London. With the support of a British Academy Mid-Career Fellowship – and in association with Beth le Roux, Associate Professor of Publishing Studies at the University of Pretoria in South Africa – the intention is to set up a virtual network bringing together publishing researchers/educators across Africa. The network will serve as a platform of linking researchers, as well as a way of accessing databases of information about publishing in Africa ; and to provide information about ongoing and past projects and open-access publications and research resources, including those generated by current research projects. A responsive and mobile-friendly project website ’Publishing & Book Culture in Africa’ is shortly to be launched.
As part of a wide range of resources to be made available, Hans Zell was commissioned to create the Repository, and which is now freely accessible in a Pilot edition on the Hans Zell web pages for a limited period of time. The final version will be hosted on the Network’s website later in the year.
Pre-print version uploaded on Academia.edu April 2022
Final print/online version to appear in The African Book Publishing Record,
Volume 48, Issue 2, (June 2022) https://www.degruyter.com/view/j/abpr
Le lundi 8 novembre 2021, la Fill (Fédération interrégionale du livre et de la lecture) et ses partenaires – Livre et lecture en Bretagne, Mobilis Pays de la Loire, ALCA Nouvelle-Aquitaine, l’ArL Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Agence Livre et Lecture Bourgogne-Franche-Comté – organisaient une rencontre nationale et interprofessionnelle à l’occasion des 40 ans de la loi Lang.
Le glossaire de l’édition indépendante est une construction collective menée par des éditrices et éditeurs du réseau hispanophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Il donne à voir les significations et définitions des mots couramment utilisés dans l’édition. Il s’agit d’un projet évolutif, qui s’enrichira au fil du temps pour d’une part inclure de nouveaux concepts, et d’autre part prendre en compte de nouvelles propositions de définitions. L’idée n’est pas de figer les concepts mais de les ouvrir pour mettre en valeur leurs significations multiples.
Chaque terme est signé par la personne qui a travaillé sur la définition. Le glossaire a été édité par Germán Gacio Baquiola (Corredor Sur Editorial, Équateur / collectif Editores independientes de Ecuador), Teresa Gottlieb, (Editorial Maitri, Chili), Paulo Slachevsky (Lom Ediciones, Chili) et Miguel Villafuerte, (Editorial Blanca, Équateur).
La revue Bibliodiversité est coéditée par Double ponctuation et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants. Voir les autres numéros de la revue Bibliodiversité ici.
Présentation
La diversité n’est pas forcément au rendez-vous dans le monde du livre et de l’écrit. Comme tous les lieux de pouvoir, effectif ou symbolique, il n’échappe pas aux formes d’exclusion et de prédation qui s’observent partout dans la société.
En favorisant volontairement une pluralité d’approches sur la question de l’inclusion, cet ouvrage essaye de rendre compte d’un phénomène multiforme. Ainsi, que ce soit par le biais du féminisme, de l’autochtonie, du mouvement LGBTQ+ ou en considérant les exclu·es du monde de l’écrit, les auteur·es s’interrogent sur la capacité inclusive de ce secteur.
Au-delà des constats, elles/ils proposent des exemples constructifs (collectés en France, au Québec, en Belgique, en Espagne, en Inde…) pour favoriser l’inclusion : la mise en place d’une gender editor au sein d’une Rédaction, la création d’une maison d’édition autochtone, la gestion de librairies, de maisons d’édition ou de revues féministes ou gaies, la réflexion de bibliothécaires sur les conditions d’accueil des minorités, etc.
Peu à peu, grâce à ces multiples initiatives, souvent sans volonté de polémiquer ou de faire table rase de l’existant, des professionnel·les combattent au quotidien les discriminations et favorisent l’expression d’une diversité réelle.
Depuis son apparition au début du 20e siècle sur le continent africain, la bande dessinée éditée en langue locale a toujours eu une grande importance. Je vous propose donc un tour d’horizon d’une situation linguistique éminemment complexe à travers ce petit bout de lorgnette parfois éclairant que peut constituer le 9e art. Dans ce premier chapitre, j’aborderai la situation de la bande dessinée en langue swahili. Celle-ci a une sphère d’influence assez importante en Afrique : Kenya et Tanzanie, bien sur, qui l’ont adopté comme langue officielle, la RDC pour qui c’est une des quatre langues nationales mais également le Rwanda, le Burundi et les Comores. Seule une partie de ces pays édite de la bande dessinée dans cette langue : le Kenya, la Tanzanie et la RDC.
Au cours du vingtième siècle, la bande dessinée a connu un développement lent mais continu sur l’ensemble du continent africain. Si les éditeurs et les groupes de presse ont joué un rôle essentiel et positif dans la diffusion de ce média, un autre facteur essentiel, bien que peu étudié par ailleurs, est à prendre en compte : les bandes dessinées de commande. Si le recours régulier de la publicité à des strips ou des pages de bande dessinée pour vanter les mérites de tel ou tel produit remonte à l’époque coloniale, un phénomène remontant aux années 1990 est de plus en plus apparent : les bandes dessinées de sensibilisation, devenues la principale source de revenus pour nombre d’auteurs du continent. État des lieux sur un pan méconnu du métier de dessinateur de BD Africain.
Dans cet article, Christophe Cassiau-Haurie décrypte le panorama de la bande dessinée en Guinée, où le 9e art reste encore balbutiant, limité à quelques noms sans constituer un mouvement particulier. Avec toutefois tout l’avenir devant elle et des personnalités qui ne manquent pas de se faire remarquer sur la scène panafricaine.