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Programmation 2019 de l’Alliance

À lire : une rétrospective de l’année 2018 et le programme d’actions 2019 de l’Alliance !

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5 pôles principaux d’activités

Les activités de l’Alliance découlent des orientations définies collectivement par les éditeurs, qui s’organisent en 5 pôles principaux :
1. Animation d’un réseau international et interculturel d’éditeurs indépendants
2. Développement d’un Observatoire de la bibliodiversité : recherches, analyses, outils de mesure et centre de ressources sur la bibliodiversité
3. Organisation et animation de rencontres et d’ateliers internationaux et thématiques, renforcement des capacités par l’échange entre pairs, notamment via le Labo numérique de l’Alliance
4. Appui aux partenariats éditoriaux internationaux (coéditions solidaires, traductions, cessions de droits)
5. Mise en œuvre d’actions de plaidoyer en faveur de la liberté d’éditer, de l’édition indépendante et de la bibliodiversité

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Rencontres, ateliers & salons

L’Alliance au Salon du livre francophone de Beyrouth, octobre 2009

Pays de parution : Liban

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants sera au Salon du livre francophone de Beyrouth, du 22 octobre au 1er novembre 2009, pour deux événements :

=> le lancement de deux dernières coéditions solidaires panafricaines de la collection « Terres solidaires », en présence de l’auteur Boubacar Boris DIOP, d’éditeurs et de libraires d’ici et d’ailleurs – le 24 octobre 2009 à 15h00 dans l’Agora.

=> la diffusion de la « Déclaration internationale des éditeurs indépendants, pour la protection et la promotion de la bibliodiversité » – tout au long du Salon.

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Les deux lauréats 2009 de la collection « Terres solidaires »

Les deux lauréats 2009 de la collection « Terres solidaires » sont maintenant désignés ! Les ouvrages sont en cours de réalisation, leur parution est prévue pour octobre/novembre 2009.

Retrouvez l’ensemble des titres de la collection « Terres solidaires » en cliquant ici.

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Books about Books, une bibliothèque spécialisée « Livre et Édition » ouverte aux étudiants

En cette période de rentrée, nous invitons les étudiants en Métiers du livre à venir consulter les ouvrages de « Books about Books », un centre de ressources gratuit, sur le livre et l’édition : abonnements aux revues spécialisées, histoire du livre, édition engagée, édition émergente, analyses et propositions, éconcomie du livre et commercialisation, numérique et Internet, auteurs et création, traduction... plus de 160 titres à consulter et à emprunter. Nous vous accueillons d’ores et déjà à l’Alliance du lundi au vendredi, de 9h30 à 18h30.

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Découvrez une sélection inédite de livres jeunesse édités en Afrique et disponibles à l’Alliance

Vous souhaitez diversifier votre fonds ? Vous êtes passionné par la littérature jeunesse ?
Partez donc à la découverte de la littérature jeunesse africaine grâce à une sélection inédite de livres édités en Afrique : des ouvrages de qualité, colorés, parfois bilingues, aux personnages attachants et aux aventures extraordinaires.

Ces ouvrages sont disponibles à l’Alliance, contactez-nous pour tout renseignement ou toute commande.

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Une opération « intelligente » de don de livres au Salon africain du livre de Genève, avril 2009

Pays de parution : Suisse

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants est présente au Salon africain du livre de Genève (22-26 avril 2009) et vous propose à cette occasion de participer à une opération intelligente de don de livres. En achetant un ou plusieurs livres jeunesse produits en Afrique sur la librairie africaine du salon, ainsi qu’une enveloppe pré-affranchie auprès de l’Alliance, vous avez la possibilité d’envoyer vous-mêmes les ouvrages à une bibliothèque en Afrique.

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Rencontre du réseau hispanophone de l’Alliance à Buenos Aires, avril 2009

Pays de parution : Argentine

Le réseau hispanophone a réuni ses membres à l’occasion de la Foire du livre de Buenos Aires en Argentine, du 18 au 22 avril 2009. À cette occasion, les représentants de 6 collectifs latinos-américains d’éditeurs indépendants ont tenu une rencontre spécifique, pour échanger leurs expériences.

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L’Alliance au Salon du livre de Paris 2009

Pays de parution : France

Du vendredi 13 au mercredi 18 mars 2009, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants sera présente au Salon du livre de Paris pour vous présenter :

  • les documents de présentation et d’engagement de l’Alliance ;
  • les titres de la collection « État des lieux de l’édition » ;
  • une sélection de titres jeunesse africains commercialisés par l’Alliance.

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Books About Books : un nouveau centre de ressources gratuit sur le livre et l’édition

Dès le 5 janvier 2009, nous vous invitons à découvrir Books About Books, un centre de ressources spécialisé « Livre et Édition » ouvert à tous au cœur de Paris.

Books About Books est ouvert du lundi au vendredi de 10h00 à 18h00. Pour toute précision, n’hésitez pas à nous appeler au 01 43 14 73 66.

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Au croisement des Afriques, Alger, 27 octobre - 5 novembre 2008

Pays de parution : Algérie

L’Alliance des éditeurs indépendants a choisi la capitale algérienne pour organiser la prochaine rencontre d’une partie de son réseau francophone.
Avec plus de 250 titres exposés à des prix spécialement adaptés, le stand collectif « Au croisement des Afriques » proposera au public du SILA une véritable ouverture sur le continent africain... et au-delà. Par ailleurs, à travers des débats et des tables rondes, les professionnels du livre croiseront leurs regards et leurs pratiques, et partageront leurs métiers. Les éditeurs réunis au SILA se retrouveront également pour des réunions de travail, avec pour objectif la mise en place de projets de coéditions solidaires.
Au carrefour de l’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et des pays francophones du Nord, le SILA sera le rendez-vous privilégié de la bibliodiversité.

Téléchargez les grands rendez-vous de cet événement !

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Rencontre internationale d’éditeurs à Bogotá, 25 - 27 avril 2008

Pays de parution : Colombie

Du 25 au 27 avril 2008, le collectif des éditeurs indépendants de Colombie - REIC (Red de Editoriales Independientes de Colombia), a organisé, en partenariat avec le CERLALC et l’Union Latine, une rencontre internationale d’éditeurs.

Les différentes tables rondes programmées ont abordé notamment l’usage des nouvelles technologies dans le monde éditorial et leur impact sur le métier d’éditeur, la diffusion des éditeurs par Internet (impression à la demande, Google books search, ebooks), la construction des catalogues des éditeurs indépendants et le fonctionnement et le rôle des alliances nationales et internationales d’éditeurs indépendants.

De nombreux éditeurs membres de l’Alliance ont activement participé à cette rencontre : Germán Coronado (Peisa, Pérou), Pablo Harari (Trilce, Uruguay), Ivana Jinkings (Boitempo, Brésil), Anne Marie Métailié (Editions Métailié, France), Paulo Slachevsky (Lom Editores, Chili), Marcelo Uribe (Ediciones Era, Mexique), ainsi que Thierry Quinqueton, le président de l’Alliance.

Deux des résultats marquants de cette rencontre furent la création formelle du REIC et l’élaboration des statuts de ce réseau, et la rédaction d’une Déclaration des éditeurs indépendants présents à Bogotá (voir ci-dessous).

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Coéditions et traductions solidaires

Sciences humaines et sociales

Reconstruire l’Afrique - version France

Auteur(s) : Ousmane SY
Pays de parution : France, Mali
Langue(s) : français
Prix : 19 €

Ousmane Sy retrace ici son parcours, celui d’un passeur hors normes, passeur entre l’action et la réflexion, entre l’Afrique et le monde, entre le passé et l’avenir. Dans cet ouvrage à la plume vive, sans appel, nourrie d’expériences personnelles, Ousmane Sy construit de véritables alternatives : une décentralisation authentique, une réforme radicale de l’État, une intégration régionale construite par les peuples, le refondation de l’aide internationale. C’est un véritable projet pour le Mali et pour l’Afrique qu’il nous propose.

Ousmane SY est docteur en développement économique et social. Il a été chercheur à l’Institut d’économie rurale et chargé de programme du PNUD au Mali, puis il a piloté la Mission de décentralisation et des réformes institutionnelles au Mali, avant d’entrer au gouvernement comme ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, ce qui lui offre l’occasion de traduire dans l’action politique ses travaux techniques. Il a créé par ailleurs son propre centre d’expertise et de conseil, le Centre d’expertises politiques et institutionnelles en Afrique (CEPIA). Depuis 2002, il coordonne l’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique.

Préface de Pierre CALAME

Date de publication : 2009, 224 pages, 14 X 21,5 cm, ISBN : 978-2-84377-149-1

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Quel commerce équitable pour demain ?

Auteur(s) : Corinne GENDRON ; Arturo PALMA TORRES ; Véronique BISAILLON
Pays de parution : France, Québec
Langue(s) : français
Prix : 22 € ; 27 $

Qu’est-ce que le commerce équitable aujourd’hui ? Qui en sont les principaux acteurs ? Quel est son avenir ? Autant de questions auxquelles ce livre se propose de répondre à travers sept expériences sur le terrain dans différentes régions du monde. Au gré de ce voyage, le lecteur partira notamment au Chiapas au cœur d’une petite organisation de producteurs de café, en Bolivie au sein d’une exploitation de quinoa, en Inde pour explorer des formes moins traditionnelles de commerce équitable…

Cet ouvrage invite à découvrir les multiples visages d’un mouvement en pleine expansion qui cherche à retrouver l’humain derrière le consommateur, la communauté derrière le producteur et à redéfinir le lien social et politique entre ceux qu’on a trop longtemps réduits à des agents économiques désincarnés. En marge des critiques stériles qui l’assaillent ces dernières années, mais sans pour autant glisser dans un discours idéalisé, les auteurs offrent de réfléchir aux enjeux que le commerce équitable soulève en regard des appels à un commerce international plus juste et des possibilités d’un marché alternatif fondé sur d’autres valeurs.

Corinne GENDRON est professeure titulaire au département Stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable. Elle a écrit plusieurs ouvrages et articles sur le commerce équitable ainsi que sur le développement durable et la responsabilité sociale. Elle intervient régulièrement en qualité d’experte auprès d’organismes privés et publics au Québec et à l’international.

Socio-économiste spécialisé en économie solidaire et en commerce équitable, Arturo PALMA TORRES est actuellement expert associé au CRIDA (France) et consultant au ministère du Développement agraire brésilien. Il est membre du mouvement pour l’économie solidaire en France et du réseau international ALOE (Alliance pour une économie pluriel, responsable et solidaire).

Titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement, Véronique BISAILLPON est coordonnatrice de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).

Date de publication : 2009, 274 pages, 14 X 21,5 cm, ISBN : 978-2-84377-148-4

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Reconstruire l’Afrique - version Afrique

Auteur(s) : Ousmane SY
Pays de parution : France, Mali
Prix : 1 800 FCFA

Ousmane Sy retrace ici son parcours, celui d’un passeur hors normes, passeur entre l’action et la réflexion, entre l’Afrique et le monde, entre le passé et l’avenir. Dans cet ouvrage à la plume vive, sans appel, nourrie d’expériences personnelles, Ousmane Sy construit de véritables alternatives : une décentralisation authentique, une réforme radicale de l’État, une intégration régionale construite par les peuples, le refondation de l’aide internationale. C’est un véritable projet pour le Mali et pour l’Afrique qu’il nous propose.

Préface de Pierre CALAME

Date de publication : 2009, 224 pages, 14 X 21,5 cm

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Essai sur l’œconomie

Auteur(s) : Pierre CALAME
Pays de parution : République de Guinée, Belgique, France, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 25 €

Comment, dans le contexte de la mondialisation, l’humanité peut-elle concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées ? C’est la question que pose Pierre Calame dans cet ouvrage.

Le présent ouvrage a reçu le label « Le livre équitable », qui symbolise cette solidarité entre éditeurs – solidarité qui mobilise aussi indirectement les lecteurs : c’est parce qu’il est vendu 25 € en France que le présent livre peut être acheté moitié moins cher en République de Guinée.

Date de publication : 2009,
608 pages,
14 X 21,6 cm

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Le mouvement mondial des femmes

Auteur(s) : Peggy Antrobus
Pays de parution : Belgique, Bénin, Cameroun, Canada, Côte d’Ivoire, France, Guinée, Mali, Maroc, Suisse
Langue(s) : anglais , français
Prix : 19 €

Qu’ont en commun des intellectuelles féministes radicales, des groupes de soutien aux femmes victimes de la guerre, des associations de mères ou d’ouvrières ? Peu de choses, à première vue. Or, depuis quelques décennies, des femmes de partout travaillent à tisser des liens, organiser des échanges et donner à leurs luttes une structure cohérente. Alors que plusieurs ignorent même son existence, le mouvement des femmes peut aujourd’hui compter sur une expérience, un pouvoir et des réseaux extraordinaires.

Ce livre, fruit de décennies de rencontres, de négociations, d’écoute et de réflexion, retrace les origines du mouvement mondial des femmes, l’étudie dans son extrême diversité et invite toutes les citoyennes engagées à dialoguer les unes avec les autres. C’est le message d’une pionnière aux nouvelles générations de militantes. Peggy Antrobus redonne au mouvement mondial des femmes la place qui lui revient dans la mouvance altermondialiste et resitue l’action des femmes dans le monde et dans l’histoire.

« Le mouvement des femmes se trouve aujourd’hui à un carrefour entre la protection de gains acquis de haute lutte et la submersion par la vague de la globalisation. À mon avis, la politique et l’action féministes détiennent la clé pour résoudre la crise actuelle qui menace la sécurité des êtres humains partout dans le monde. »

Peggy Antrobus est née en Jamaïque. Des études en économie l’ont menée à s’impliquer dans le domaine du développement socioéconomique. Son travail avec des ONG et la découverte du féminisme transformèrent à jamais sa compréhension de l’économie et de la politique. Elle s’impliqua notamment à l’ONU, au Women and Development Unit (WAND), et dans le réseau Development Alternatives with Women for a New Era (DAWN).

Collection Enjeux Planète

12 éditeurs francophones traitent de différents thèmes sur les défis de la mondialisation (ressources naturelles, aide au développement, rapports Nord-Sud, etc.). Une collection internationale pour une autre mondialisation : « Enjeux Planète » existe aussi en anglais et en portugais. De brefs essais, porteurs de diagnostics et de propositions, de perspectives d’action, accessibles à un large public. Portant le label « Le Livre équitable », la collection fait l’objet d’accords commerciaux justes et solidaires.

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100 propositions du Forum social mondial

Pays de parution : France, Gabon, Guinée, Mali, Maroc
Langue(s) : espagnol , français , portugais
Prix : 18 €

Créé en 2001 à Porto Alegre pour venir en contrepoint du Forum économique mondial de Davos, le Forum social mondial n’a cessé, d’édition en édition, de s’étoffer, de s’internationaliser, de s’organiser. Cependant, faute d’informations sur le contenu des débats, il n’a jamais réussi à convaincre les médias, l’opinion, les politiques de sa force « proposante ». Or, les propositions qui en ont émergé sont nombreuses. S’appuyant sur la mémoire des forums précédents, onze rédacteurs, femmes et hommes originaires de différentes régions du monde, ont couvert les débats à Porto Alegre, pour l’édition 2005 du FSM, et ont recueilli les propositions des onze espaces thématiques. Leur travail permet de démontrer que le Forum social mondial est un véritable espace de construction d’une communauté mondiale qui produit en abondance des percées intellectuelles et des propositions concrètes fondées sur la conviction que, oui, « un autre monde est possible ». Cet ouvrage est édité simultanément en portugais, en anglais et en espagnol.

Date de publication : 2006

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A Violência das Cidades

Auteur(s) : Yves PEDRAZZINI
Pays de parution : Angola, Brésil, Guinée-Bissao, Portugal
Langue(s) : portugais

Traduit du français par Giselle UNTI

L’ouvrage La Violence des villes, paru initialement en 2005 dans la collection francophone « Enjeux Planète », est paru en juin 2006 en portugais.
Coédité par l’éditeur brésilien Vozes, l’angolais Chá de Caxinde et le portugais Campo das Letras, ce livre a reçu un appui de la Fondation Prince Claus pour la culture et le développement.
Après Les batailles de l’eau de Mohammed Larbi Bouguerra, c’est le second titre francophone de la collection « Enjeux Planète » traduit et publié dans la collection lusophone « Questões Mundiais ».

Au Nord comme au Sud, nous aimons les grandes villes, mais nous n’en aimons pas la violence. Une tendance lourde est d’en attribuer les causes aux habitants les plus pauvres, puis d’adopter, pour les combattre, des stratégies sécuritaires : nos sociétés se transforment vite en sociétés de la peur. L’urbanisme, déjà, divise l’espace en forteresses et bidonvilles. On ne peut pas continuer à penser l’urbanisation depuis les commissariats de police : une lecture alternative des phénomènes de violence et d’insécurité urbaines est nécessaire. Elle ne peut se faire qu’en les resituant dans le contexte de la violence de l’urbanisation et de la globalisation. En prenant en compte, aussi, le point de vue des pauvres et en privilégiant, d’entre les pauvres, les « méchants », les outsiders, les illégaux, les bandits, les membres des gangs.
Quand tout paraît fermé, la « vision du pauvre » ouvre des pistes pour une pacification des territoires urbains. Contre l’actuelle dérive sécuritaire, un dialogue créatif s’impose avec ceux que le pouvoir diabolise. Ce livre s’adresse à tous ceux qui cherchent à saisir le sens de la ville, ceux qu’elle effraie et ceux qui l’aiment et ne veulent pas y renoncer, mais également aux habitants des quartiers extrêmes, même s’ils sont pauvres et « méchants », même si la ville les détruit plus qu’elle ne les protège. Pour reconstruire des villes habitables, il faut désobéir aux modèles.

Date de publication : 2006,
188 pages

Collection Enjeux Planète

12 éditeurs francophones traitent de différents thèmes sur les défis de la mondialisation (ressources naturelles, aide au développement, rapports Nord-Sud, etc.). Une collection internationale pour une autre mondialisation : « Enjeux Planète » existe aussi en anglais et en portugais. De brefs essais, porteurs de diagnostics et de propositions, de perspectives d’action, accessibles à un large public. Portant le label « Le Livre équitable », la collection fait l’objet d’accords commerciaux justes et solidaires.

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Water Under Threat

Auteur(s) : Mohamed LARBI BOUGUERRA (dir.)
Pays de parution : Afrique du Sud, Canada, Inde, Malaisie, Royaume-Uni, Thaïlande
Langue(s) : anglais

Traduit du français par Patrick CAMILLER

Ouvrage également disponible en arabe, portugais, espagnol et français.

Cette coédition anglophone vient rejoindre les versions francophone (12 éditeurs), lusophone (5 éditeurs), arabophone (5 éditeurs) et espagnole (1 éditeur). Le livre de Mohamed Larbi Bouguerra est donc aujourd’hui disponible dans 5 langues, et publié dans 29 pays différents.

L’eau est devenue une question politique et géostratégique majeure qui fait l’actualité dans les sommets mondiaux et les forums alternatifs. En fait, cette ressource vitale commande le développement des sociétés humaines. Pour certains, elle est une banale marchandise qui doit générer des profits. Pour d’autres, c’est un bien commun de l’humanité, ayant une charge symbolique exceptionnelle dans toutes les cultures et toutes les religions. L’eau a-t-elle un prix ? L’eau est-elle un droit ou un besoin ? Y a-t-il assez d’eau pour chacun face à la croissance démographique ? Y a-t-il une crise de l’eau ? Y aura-t-il demain des guerres de l’eau ? Les solutions techniques suffiront-elles à juguler la pollution de l’eau ? Cet ouvrage montre que la gestion et les usages de l’eau posent aux hommes des questions essentielles sur leur mode de vie, leur éthique, leur rapport avec la nature et à la biosphère. Il plaide pour une société économe en eau et pour une gestion globale solidaire de l’eau.

Date de publication : 2006,
208 pages

Collection Enjeux Planète

12 éditeurs francophones traitent de différents thèmes sur les défis de la mondialisation (ressources naturelles, aide au développement, rapports Nord-Sud, etc.). Une collection internationale pour une autre mondialisation : « Enjeux Planète » existe aussi en anglais et en portugais. De brefs essais, porteurs de diagnostics et de propositions, de perspectives d’action, accessibles à un large public. Portant le label « Le Livre équitable », la collection fait l’objet d’accords commerciaux justes et solidaires.

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La diplomatie non gouvernementale

Auteur(s) : Henri ROUILLÉ D’ORFEUIL
Pays de parution : Bénin, Cameroun, Canada, France, Gabon, Guinée, Mali, Maroc, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 14 €

Comment assurer la survie de la planète et permettre une vie habitable pour tous en son sein ? Comment tenir les objectifs du millénaire pour le développement qui visent à réduire de moitié la pauvreté et la malnutrition à l’horizon 2015 ? La diplomatie des gouvernements, si nécessaire soit-elle, a besoin de l’action des citoyens pour être plus efficace, comme le prouve l’intervention des ONG dans l’espace public mondial. Depuis quinze ans, cette diplomatie non gouvernementale a permis des avancées non négligeables : campagnes d’opinion pour la défense des droits humains, des droits économiques et sociaux, des droits de l’enfant, actions en faveur des agriculteurs familiaux et pour la souveraineté alimentaire, mobilisations pour la protection de l’environnement, l’interdiction des mines antipersonnel, la production des médicaments génériques, l’annulation de la dette des pays pauvres et le lancement de taxes internationales.

Ce livre, qui repose sur une longue expérience des négociations internationales, examine les processus diplomatiques de ces quinze dernières années et propose des clés de lecture aux analystes qui s’intéressent à la construction d’un État de droit international. Il donne aussi des pistes d’action aux responsables d’associations et aux citoyens engagés dans la construction d’une mondialisation soucieuse du respect des droits sociaux et environnementaux. En décrivant l’étonnant pouvoir d’influence des ONG au regard de leurs modestes moyens, Henri Rouillé d’Orfeuil jette les bases d’une participation plus active des citoyens au gouvernement du monde.

Date de publication : 2006

Collection Enjeux Planète

12 éditeurs francophones traitent de différents thèmes sur les défis de la mondialisation (ressources naturelles, aide au développement, rapports Nord-Sud, etc.). Une collection internationale pour une autre mondialisation : « Enjeux Planète » existe aussi en anglais et en portugais. De brefs essais, porteurs de diagnostics et de propositions, de perspectives d’action, accessibles à un large public. Portant le label « Le Livre équitable », la collection fait l’objet d’accords commerciaux justes et solidaires.

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La maison-monde

Auteur(s) : François-Xavier VERSCHAVE
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Maroc
Langue(s) : français
Prix : 15 €

Disparu en 1985, Fernand Braudel a révolutionné la façon de concevoir et d’écrire l’histoire. En convoquant les données de la géographie, de l’économie politique et de la sociologie, il a redonné à l’histoire humaine toute l’amplitude de son mouvement. L’oeuvre de Braudel peut-elle ébranler le discours des économistes et des technocrates d’aujourd’hui ? En mettant en avant l’autonomie relative des différents étages de l’économie ainsi que les voies de passage entre eux, son analyse permet de comprendre les processus de domination actuels. Cet ouvrage réactualise le premier livre de F-X Verschave, bien connu pour sa dénonciation des dérives de la coopération internationale.

Date de publication : 2005,
246 pages,
14 X 22 cm

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Littérature

Munyal, les larmes de la patience

Auteur(s) : Djaïli Amadou AMAL
Pays de parution : République de Guinée, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Togo
Prix : 3 000 FCFA ; 40 000 francs guinéens

Ramla, Hindou et Safira. Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ramla est mariée à Alhadji Issa, l’époux de Safira. Sa sœur Hindou épousera son cousin Moubarak. À toutes, l’entourage familial n’aura qu’un seul et unique conseil : Munyal ! Patience !

Violences conjugales, physiques et morales, intrigues, alliances, maraboutismes... Munyal, les larmes de la patience brise les tabous, rompt le silence et lève le voile complice de la condition de la femme dans le Sahel.

Née à Maroua au Nord du Cameroun, Djaïli Amadou Amal vit à Douala. Walaande, l’art de partager un mari et Mistiriijo, la mangeuse d’âmes, ses deux premiers romans, l’ont classée parmi les valeurs sûres de la littérature africaine contemporaine. Mynual, les larmes de la patience a reçu en 2019 le Prix Orange du Livre en Afrique ainsi que le Prix de la Presse panafricaine 2019.

Coéditeurs : Eburnie (Côte d’Ivoire), Ganndal (Guinée Conakry), Graines de Pensées (Togo), Le Fennec (Maroc), Proximité (Cameroun), Ruisseaux d’Afrique (Bénin), Sankofa & Gurli (Burkina Faso), Tombouctou (Mali)
Date de publication de la version panafricaine : 2020, 11,5 X 19 cm
Édition première au Cameroun : Proximité, 2019

Couverture de la version marocaine de la coédition :
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Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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Palestine

Auteur(s) : Hubert HADDAD
Pays de parution : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Mali, Maroc, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 3 500 F CFA ; 10 DT ; 52 DM ; 550 DA

En Cisjordanie, Cham, soldat israélien blessé, est recueilli par une mère et sa fille palestiniennes qui pleurent Nessim, fils et frère disparu. Aux côtés d’Asmahane et de la belle Falastìn, le nouveau Nessim découvre la vie en clandestinité et l’insupportable condition des Palestiniens.
Dans ce roman bouleversant, où les destins individuels enlacent ceux – plus grands – des peuples en conflit, Hubert Haddad peint magistralement le tragique cycle de la violence se régénérant sans fin.

Hubert Haddad est né à Tunis en 1947, d’un père tunisien et d’une mère d’origine algérienne. Ses parents émigrent à Paris en 1950. Son immense œuvre, qui touche à tous les genres, commence à la fin des années soixante. Elle n’a d’égale que les nombreuses récompenses qui la jalonnent. Palestine a reçu le prix des Cinq continents de la Francophonie en 2008 et le prix Renaudot poche en 2009.

Coéditeurs : Apic (Algérie), elyzad (Tunisie), Graines de Pensées (Togo), Le Fennec (Maroc), Proximité (Cameroun)
Date de publication de la version panafricaine : 2017, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Zulma (2007), prix des Cinq Continents 2008

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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Ceux qui sortent dans la nuit

Auteur(s) : MUTT-LON
Pays de parution : République de Guinée, Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Nigeria, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo
Langue(s) : français
Prix : 3 500 FCFA ; 700 DA

Pour venger la mort prématurée de sa sœur, Alain Nsona force les portes de la société secrète des ewusus qui régit la communauté depuis des millénaires selon un code aussi immuable qu’implacable. Enrôlé par Ada, puissant sorcier à la tête d’une académie de sages, il est contraint à un voyage dans le temps, avec pour mission de rapporter la formule de la dématérialisation des objets. Soucieux de mettre leurs connaissances occultes au service du progrès, ces ewusus projettent en effet de réaliser une révolution scientifique...
Dans ce roman fantastique, à l’écriture maîtrisée, Mutt-Lon interroge le devenir de l’Afrique dans la confrontation de deux périodes – l’ère précoloniale et la modernité – reliées par l’empreinte permanente du surnaturel.

Né en 1973 à Bafia (Cameroun), Mutt-Lon est monteur à la télévision d’État camerounaise, la CRTV, après avoir enseigné les mathématiques. Ceux qui sortent dans la nuit, son premier roman, a reçu le Prix Ahmadou Kourouma 2014.

Coéditeurs : Amalion (Sénégal), Apic (Algérie), Eburnie (Côte d’Ivoire), Ganndal (Guinée Conakry), Graines de Pensées (Togo), Proximité (Cameroun), Sankofa & Gurli (Burkina Faso)
Date de publication de la version panafricaine : 2017, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Grasset (2013), prix Ahmadou Kourouma 2014.

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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La Saison de l’Ombre

Auteur(s) : Léonora MIANO
Pays de parution : République de Guinée, Cameroun, Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 600 DA ; 45 DM ; 35 000 GNF ; 3 500 RWF

« Elles marchent côte à côte, serrées l’une contre l’autre, avancent à petits pas vers jedu. La végétation les empêche d’aller plus vite. Elles ne se sont pas munies d’un coutelas, pour trancher les branches rebelles. D’ailleurs, elles ont tout leur temps. Il en est ainsi, lorsqu’on ignore où l’on va : point n’est besoin de se hâter... De quoi s’inquiéter quand on a tout perdu ? »
Dire, avec les mots les plus justes, l’interminable douleur de ceux qui restent après le départ du grand « poisson de fer » des étrangers aux « pieds de poule », tel est le mérite de ce roman de Léonora Miano. Rarement un roman a su nous faire vivre avec autant d’émotion le désespoir et le désarroi des familles frappées en pleine nuit par le feu prédateur des négriers.

Née à Douala (Cameroun) en 1973, Léonora Miano vit en France depuis 1991. L’Intérieur de la Nuit, son premier roman, est paru en 2005. Une dizaine d’autres ont suivi depuis lors, recevant de nombreuses distinctions littéraires. Son écriture s’attache aux expériences subsahariennes et afrodescendantes, les inscrivant dans la conscience du monde. La Saison de l’Ombre a reçu le prix Femina 2013.

Date de publication de la version panafricaine : 2016, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Grasset (2013)

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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La sourde violence des rêves

Auteur(s) : K. Sello DUIKER ; traducteur : Jean-Yves KRUGER-KATELAN
Pays de parution : France, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 23 € ; 36 CHF

Roman vaste, dense, osé, ce roman d’apprentissage, La sourde violence des rêves raconte la plongée de Tshepo dans la dépression, voire la folie, puis sa lente émersion via la prostitution qui lui fait connaître la fraternité, la tendresse et même l’amour. Son parcours suivra les voies de la ville du Cap, sorte de San Francisco des antipodes, à l’image de cette société multiple où il côtoie des personnes de toutes origines, des plus pauvres aux plus aisés.

Roman polyphonique, La sourde violence des rêves est traversé de réflexions nombreuses brillantes sur le rapport entre les hommes et les femmes, l’identité sexuelle, l’homosexualité, les relations entre les « races », l’alcool, la drogue, les communautés... Ce roman brosse une fresque formidable de la vie au Cap (Afrique du Sud), au tournant du siècle, creuset d’un nouveau monde où affleure une nouvelle géographie des genres. Vaste odyssée urbaine, La sourde violence des rêves propose une « saison en enfer » moderne.

K. Sello DUIKER, né en 1974, grandit dans l’Afrique du Sud post-apartheid à Soweto (township de Johannesburg), le cœur de la révolte anti-apartheid. Né de parents issus de la classe moyenne, il devient un des premiers étudiants noirs à fréquenter un lycée privé essentiellement réservé à l’élite blanche. Quand Nelson Mandela devient le premier président noir du pays, Sello DUIKER a vingt ans. Après des études en Grande-Bretagne, il devient rédacteur publicitaire, scénariste et responsable de programmes à la télévision sud-africaine. Il a vingt-sept ans quand il publie La sourde violence des rêves. K.Sello Duiker a été l’un des éléments le plus brillant et le plus prometteur de la nouvelle génération post-apartheid.

Année de publication : 2014, 496 pages, 15 X 22 cm
ISBN France : 978-2-3641-303-95
ISBN Suisse : 978-2-8290-470-4

Plus d’informations sur le site des éditions Vents d’ailleurs et le site des éditions d’en bas.

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Walaandé, l’art de partager un mari

Auteur(s) : Djaïli Amadou AMAL
Pays de parution : Liban, Tunisie
Langue(s) : arabe

Une coédition des éditions Al Intishar / Centre de publication arabe (Liban), Dar Al Farabi (Liban) et Med Ali Éditions (Tunisie), soutenue par la Fondation Prince Claus, récompensant un flux de traduction rare et favorisant la diffusion des œuvres d’un continent à un autre.

Walaandé, l’art de partager un mari met en exergue les réalités que vivent au quotidien les femmes dans un ménage polygamique. Les principaux thèmes évoqués sont la polygamie, l’éducation de la femme, la discrimination, la violence à l’encontre des femmes, le mariage précoce et forcé, la répudiation.

Ce roman est un vibrant témoignage de la vie des femmes éplorées par des années de musèlement affectif. Un roman qui, autant que possible, balaie les promesses des lendemains chantants qui noient les réalités du quotidien maussade, conflictuel, stressant voire dramatique d’un foyer polygamique riche de sa variété de la gent féminine, des signes extérieurs d’aisance mais achalandés de problèmes.

C’est l’histoire d’une famille musulmane aisée de Maroua comme il y en a tant, où le père de famille, homme d’affaires roule-carrosse, aligne une progéniture nombreuse, s’entoure d’une cour infinie de serviteurs, renouvelle son cheptel féminin au gré de ses humeurs et des rencontres fortuites.

Quatre épouses, une ribambelle d’enfants et un nombreux personnel domestique animent la vie quotidienne d’une maisonnée qui dispose du confort nécessaire pour mener une vie fastueuse. Mais non. Walaandé décrit plutôt une existence fastidieuse pour tous.

Derrière les lambris dorés ornant les remparts servant de clôture à cette concession immense où parfum, couleurs et fleurs annoncent en principe les saveurs du bien-être des gens riches, il n’y aurait finalement qu’ennui, solitude, attente, angoisse, complots et jalousies. Mais surtout, cette dictature masculine, cette condescendance du « répudiateur suprême », cet époux au verbe naguère mielleux qui, du temps où il sollicitait les faveurs de sa cible, lui avait décrit la beauté du mirage où il allait hélas, l’enchaîner. C’est à peine si dans la déclamation de son amour, il ne lui avait fait visualiser les battements de son cœur. La même mélodie du bonheur à Aïssatou, Djaïli, Nafissa, Sakina. Les mêmes déceptions pour toutes.

Ce roman est, comme toute œuvre de l’esprit, inspiré du réel, où vies et envies, charmes et larmes, incertitudes et frustrations ankylosent les énergies féminines, flétrissent les beautés naguère envoutantes. Les travers de la polygamie telle que décrite ici en font un écho au long soupir étouffé de ces milliers de femmes, qui dans leur jeunesse avaient rêvé de l’homme amoureux ; et non seulement de cette limousine parfumée qui d’ailleurs pour luxueuse qu’elle soit, se révèle finalement, la version extérieure d’une prison où s’enterrent les rêves.

Djaïli Amadou AMAL est la première écrivaine du Nord Cameroun. C’est une jeune métisse Peuhle et Égyptienne par sa mère. Cette mixité de ses origines a sans doute favorisé sa liberté d’écrire, écrire seulement, et plus encore sur un sujet jusque là tabou dans sa société, le mariage polygamique, qui on le sait est étroitement lié au mariage précoce des jeunes filles.
Djaïli Amadou AMAL fait sans doute partie de la fine fleur de la nouvelle mouvance des écrivains camerounais du terroir. Son roman a déjà connu une réimpression en moins de six mois. Elle a fait une tournée très remarquée au Cameroun et au Tchad dans les réseaux des Alliances françaises sur le thème de la polygamie.

Date de publication de la traduction en arabe : 2013, 144 pages, 16,5 X 21,5 cm, ISBN : 978-614-404-419-3
Édition originale : 2010, éditions Ifrikiya, Cameroun

Quatrième de couverture de Walaandé, l'art de partager un mari

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Loin de mon père

Auteur(s) : Véronique TADJO ; préface d'Emmanuel DONGALA
Pays de parution : Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 45 DM ; 3 300 RWF

Nina, jeune métisse franco-ivoirienne, doit regagner sa terre d’enfance pour les funérailles de son père, le célèbre docteur Kouadio. L’occasion des retrouvailles dans la grande famille lui révèle le personnage de son père, ses zones d’ombre, son héritage inattendu et les secrets de famille. Elle est alors prise dans l’engrenage des désillusions et de la solitude, dans un pays en proie à la montée de la guerre civile.

Loin de mon père nous invite d’une manière subtile à une plongée dans la famille et la société ivoirienne en crise. De cette œuvre dense, émanent authenticité, générosité, tolérance, espoir et poésie.

Née à Paris d’un père ivoirien et d’une mère française, Véronique TADJO est poète, romancière et auteur de livres pour la jeunesse qu’elle illustre le plus souvent elle-même. Elle a passé toute son enfance et fait l’essentiel de ses études à Abidjan, puis s’est spécialisée dans le domaine anglo-américain à la Sorbonne Paris IV. Elle a enseigné à l’Université Nationale de Côte d’Ivoire pendant plusieurs années. Après avoir beaucoup voyagé, elle réside actuellement à Johannesburg (Afrique du Sud) où elle est Professeur à l’Université du Witwatersrand.

Date de publication de la version panafricaine : 2013, 262 pages, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Actes Sud (2010)

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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La civilisation, ma mère !...

Auteur(s) : Driss CHRAÏBI ; préface Abdelkader DJEMAÏ
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Rwanda, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA

La Civilisation, ma mère !... est le portrait vif et plein d’humour d’une mère aimée et aimante qui se heurte avec entrain aux multiples progrès de la modernité. Née orpheline, pauvre et mariée très tôt à un homme plus âgé qu’elle, condamnée à remplir son rôle d’épouse au foyer, l’héroïne va apprendre à lire et à écrire dans une société marocaine traditionnelle et conservatrice. Elle participera avec enthousiasme aux luttes pour l’indépendance du Maroc et pour la libération de la femme arabe.
Parue en 1972, cette œuvre du patrimoine littéraire africain, habilement servie par une prose poétique, mérite, par la confrontation de deux mondes qu’elle met en scène, d’être l’un des points de passage des espaces littéraires maghrébins et subsahariens aux nombreux référents communs. Roman de la libération de la femme et du refus de la fatalité, La Civilisation, ma mère !... est aussi l’aventure d’une nouvelle naissance africaine qui demeure une préoccupation actuelle.

Né en 1926 au Maroc, Driss CHRAÏBI s’installe en France à partir de 1945 pour ses études. Révélé par son roman Le Passé simple en 1954, il est l’auteur d’une œuvre importante, tour à tour féroce et ironique, abordant des thèmes comme le colonialisme, l’immigration ou encore la place de la femme dans la société traditionnelle marocaine.
Décédé en 2007, Driss CHRAÏBI est l’un des grands écrivains marocains de langue française.

Date de publication de la version panafricaine : 2013, 214 pages, 11,5 X 19 cm
Édition première : Denoël, 1972

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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Seeking Palestine (À la recherche de la Palestine)

Auteur(s) : Penny JOHNSON; Raja SHEHADEH (Eds.)
Pays de parution : Australie, Inde
Langue(s) : anglais
Prix : Rs. 395 (Women Unlimited, India)

Une coédition du réseau anglophone de l’Alliance : Spinifex Press (Australie) et Women Unlimited (Inde).

« La Palestine en exil », déclare Rana BARAKAT, « est une idée, un amour, un but, un mouvement, un massacre, une démonstration, une parade, un poème, une thèse, un roman, et oui, une commodité, ainsi qu’un peuple dispersé, déplacé, dépossédé et déterminé ». Comment les Palestiniens vivent, imaginent et réfléchissent sur les questions de patrie et d’exil en cette période où la Palestine est en transition et se retrouve sans état, au cœur d’un projet national vivement contesté et en pleine crise, et affligée d’une augmentation prononcée de la violence étatique israélienne et de l’oppression palestinienne qui s’ensuit ? Comment l’exil et la patrie peuvent être réécrits ? Dans ce volume recueillant des textes inédits, quinze écrivains – essayistes, poètes, romanciers, critiques, artistes et biographes – répondent en partageant leurs réflexions, expériences, souvenirs et polémiques. Qu’est-ce que cela représente, comme le dit Lila ABU-LUGHOD, « d’être amené à être Palestinien ? » Que se passe-t-il lorsque vous amenez vos enfants américains, comme Sharif ELMUSA l’a fait, dans le camp de réfugiés où vous avez grandi ? Et comment pouvez-vous convaincre, comme Suad AMIRY essaie de le faire, un employé d’aéroport inquiet de continuer à chercher un code pour un pays qui n’est pas reconnu ? Les contributeurs étudient le passé par le biais de souvenirs non conventionnels, réfléchissant à l’année 1948, où tout a commencé. Mais ils sont également vivement intéressés par les débuts, imaginant, comme le dit Mischa HILLER, « une Palestine qui reflète ce que nous sommes actuellement et ce que nous espérons devenir ». Leurs contributions – poignantes, drôles, intimes, réfléchies, intensément politiques – en font une œuvre qui est remarquable de par sa candeur et grâce à laquelle elle explore les différentes expériences individuelles et collectives d’attente, de vivre pour, et d’être à la recherche de la Palestine.
Penny JOHNSON est une chercheuse indépendante qui travaille en étroite collaboration avec l’Institut des Études Féminines de l’Université Birzeit, où elle édite le journal Review of Women’s Studies. Ses articles et recherches récentes sur la Palestine mettent l’accent sur le mariage et la guerre, les épouses de prisonniers politiques, et les opinions de jeunes Palestiniens sur les mariages justes et injustes. Elle est éditrice associée du journal Jerusalem Quaterly.
Raja SHEHADEH est un avocat et écrivain palestinien qui vit à Ramallah. Il est le fondateur de l’organisation pionnière pour les Droits de l’homme non partisans, Al Haq. Affilié de la Commission internationale des juristes, il est l’auteur de plusieurs livres sur le droit international, les Droits de l’homme et le Moyen-Orient. Il est également l’auteur du livre lauréat Palestinian Walks and A Rift in Time : Travels with My Ottoman Uncle. Son nouveau livre, Occupation Diaries, a été publié en août 2012.

« Comment une histoire fondamentalement triste peut donner autant de plaisir ? La réponse réside dans ces récits : ces histoires, mémoires, et poèmes sont un plaisir et sont éducatifs : personnels, originaux, parfois amusants, mais accomplis et toujours honnêtes. Ils sont un témoignage de notre esprit humain, et de la contribution grandissante de la Palestine à la littérature mondiale ». – Ahdaf SOUEIF

ISBN : 81-88965-73-1 (Women Unlimited, India), 978-1-74219-823-1 (Spinifex, Australia).

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Mandela et moi

Auteur(s) : Lewis NKOSI ; préface de Véronique TADJO
Pays de parution : Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Rwanda, Togo, Tunisie
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 400 DA ; 45 DM ; 8 DT ; 3 300 RWF

Le jeune Zoulou Dumisani Gumede grandit dans le cadre bucolique des montagnes sud-africaines. Cet irrésistible séducteur a deux obsessions : le sexe et une adoration inconditionnelle pour Nelson Mandela, le mythique leader de l’ANC recherché alors dans tout le pays et incarnation idéale pour lui du courage et de la virilité.
Paru initialement en 2006, Mandela et moi dessine un portrait décalé de l’Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid. Roman d’apprentissage atypique et audacieux, mêlant de savoureuses anecdotes relatives à la vie quotidienne de la communauté zouloue et à la violence ordinaire, tant familiale que sociale et politique d’un pays en souffrance. Sagesse et humour se côtoient dans cette fable, qui se veut un hommage au grand Mandela.

Lewis NKOSI est né à Durban (Afrique du Sud) en 1936. Journaliste, il a enseigné la littérature dans différentes universités. Auteur de plusieurs essais consacrés à la culture et à la littérature sud-africaine, de pièces de théâtre et de romans, il a reçu de nombreux prix littéraires. Il est décédé à Johannesburg en septembre 2010.

Date de publication de la version panafricaine : 2011, 360 pages, 11,5 X 19 cm

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.

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Jeunesse

Le dodo aux plumes d’or

Auteur(s) : Corinne FLEURY (texte) ; Sébastien PELON (illustrations)
Pays de parution : Côte d’Ivoire, Maurice

Dans un village de l’île Maurice vit le dodo aux plumes d’or. Son fabuleux pouvoir attire la convoitise des villageois. Le dodo est menaceì. Seule la bonne femme Mimine décide de le protéger. Mais saura-t-elle déjouer les ruses des cupides villageois ?

Une coédition panafricaine réunissant l’Atelier des nomades (Île Maurice) et les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

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Contes de l’Île Maurice

Auteur(s) : Shenaz PATEL (texte) ; Sébastien PELON (illustrations)
Pays de parution : Côte d’Ivoire, Maurice

Comment Tizan a transformé une sauterelle en vache ? Pourquoi un éléphant et une baleine sont convaincus qu’un petit lièvre est beaucoup plus fort qu’eux ? Autour de Tizan, du compère jaco, du lièvre et des personnages populaires de la tradition orale mauricienne, ce recueil réunit 9 contes rusés et drôles pour découvrir une île Maurice remplie de malice.

Une coédition panafricaine réunissant l’Atelier des nomades (Île Maurice) et les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

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Les quatre frères

Auteur(s) : Bienvenue GNIMPO N'KOUÉ (texte) ; Ayoutoufèï GUÉDÉGUÉ (illustrations)
Pays de parution : Bénin, Côte d’Ivoire

Une coédition panafricaine réunissant les éditions Ruisseaux d’Afrique (Bénin) et les éditions Vallesse (Côte d’Ivoire).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

Les illustrations de ce livre ont reçu, en 2018, le 1er prix de la première édition du prix Hervé Gigot pour l’illustration du livre jeunesse en Afrique, initié par les éditions Ruisseaux d’Afrique (Bénin).

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Le soir autour du feu

Auteur(s) : Sylvie NTSAMÉ
Pays de parution : Gabon, République démocratique du Congo

Une coédition panafricaine réunissant les éditions Ntsamé (Gabon) et les éditions Elondja (RDC).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

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La Forêt sacrée

Auteur(s) : Nicolas CONDÉ (texte) ; Irina CONDÉ (illustrations)
Pays de parution : Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, République démocratique du Congo, Togo
Langue(s) : français

Koné a l’âge de rentrer dans la forêt sacrée pour en ramener un animal fantastique qui l’accompagnera toute sa vie. Mais la forêt est pleine de dangers et les animaux sont devenus difficiles et rares à trouver. Quand Koné rencontre enfin le camélion, comprendra-t-il le message et sera-t-il capable de mener à bien sa mission ?

Une coédition panafricaine réunissant les éditions Ganndal (Guinée Conakry), les éditions Éburnie (Côte d’Ivoire), Ruisseaux d’Afrique (Bénin), Graines de Pensées (Togo), les éditions Ntsamé (Gabon) et les éditions Elondja (RDC).

Date de publication : septembre 2020

Cette coédition solidaire est issue d’un atelier sur la littérature jeunesse organisé par l’Alliance à Abidjan, en mai 2019, dans le cadre des Assises internationales de l’édition indépendante 2019-2021. Elle a reçu le soutien de l’Agence française de développement.

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Les nouveautés du fonds « Lectures d’Afrique(s) » à découvrir d’urgence !

Le fonds Lectures d’Afrique(s) rassemble aujourd’hui la production de six maisons d’édition indépendantes d’Afrique (Afrique du Sud, Bénin, Madagascar, Mali, Rwanda, Togo) et du Brésil.

Découvrez les nouveautés des éditions Bakamé (Rwanda), Donniya (Mali), Jeunes Malgaches (Madagascar), Graines de Pensées (Togo), Pallas (Brésil) et Ruisseaux d’Afrique (Bénin). Si vous souhaitez diversifier votre fonds, lire en malgache, en portugais, en kinyarwanda, en français, si vous désirez tout simplement découvrir des auteurs et illustrateurs africains et brésiliens... la solution est ici... téléchargez le catalogue !

Télécharger le catalogue ici :

Téléchargez les nouveautés du fonds Lectures d’Afrique(s) !

Retrouvez l’intégralité du catalogue ici.

Contactez l’Alliance internationale des éditeurs indépendants pour passer commande ou pour tout renseignement supplémentaire.

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Lectures d’Afrique(s), téléchargez le catalogue !

Auteur(s) : Catalogue collectif
Pays de parution : République de Guinée, Afrique du Sud, Bénin, Brésil, Madagascar, Mali, Maroc, Rwanda, Tunisie
Langue(s) : anglais , arabe , français , malgache , portugais , amazighe , bambara , kinyarwanda , kiswahili

Ancrés dans le quotidien africain, dans les rues de Bamako et de Conakry, au port de pêche de Cotonou, sur les terres tunisiennes, ou imprégnés de l’héritage afro-brésilien, découvrez dès maintenant les 281 contes, documentaires, albums et romans qui composent ce catalogue. La production de neuf maisons d’édition indépendantes d’Afrique (Afrique du Sud, Bénin, Madagascar, Mali, Maroc, République de Guinée, Rwanda, Tunisie) et du Brésil est ainsi disponible en France, en Belgique et en Suisse ! Si vous souhaitez diversifier votre fonds, lire en bambara, en arabe, en anglais, en portugais, en kinyarwanda, en malgache, en français, si vous désirez tout simplement découvrir... la solution est ici... tournez les pages !

L’Alliance diffuse et distribue l’ensemble des ouvrages présentés dans le catalogue.

Téléchargez ici le catalogue.

Le catalogue Lectures d’Afrique(s) a été réalisé avec le soutien de la Région Ile-de-France.

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Contos do mar sem fim

Auteur(s) : Cinco autores de Angola, quatro de Guiné-Bissau e sete escritores do Brasil
Pays de parution : Angola, Brésil, Guinée-Bissao
Langue(s) : portugais
Prix : R$ 32,00

Ce recueil, qui emprunte son titre à un vers emblématique de Fernando
Pessoa, est une véritable invitation au voyage, à travers seize récits
d’auteurs du Brésil, de Guinée-Bissau et D’Angola.

Date de publication : 2010 ; 224 pages ; 14 X 21 cm ; ISBN : 978-85-347-0294-2

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Catalogue jeunesse - « À la découverte de la littérature jeunesse africaine » et son supplément « Les Afriques en fête »

Pour accéder aux catalogues jeunesse, cliquez ici et ici.

Ces ouvrages sont disponibles à l’Alliance, contactez-nous par téléphone ou par email pour tout renseignement ou toute commande.

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Maman

Auteur(s) : Béatrice LALINON GBADO ; Mamadou Wolid NIANG, Ousseynou SAKHO, Abdoulaye SECK, Ibrahima DIA, Chérif DIOP
Pays de parution : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Congo Brazzaville
Langue(s) : français
Prix : 15 euros ; 5 000 FCFA

Ce texte poétique, écrit par Béatrice LALINON GBADO, est un véritable hommage à la femme, un long poème magnifiquement illustré par plusieurs artistes sénégalais travaillant la technique du « sous-verre ».

Date de publication : 2006,
48 pages,
24 X 24 cm

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Plaidoyers

Liban : regards croisés d’éditeurs, “l’édition est le secteur le plus affecté”, septembre 2020

Sept éditeurs indépendants au Liban témoignent, dans une série d’interviews réalisées (et traduits de l’arabe vers le français) par l’Alliance, publiées par ActuaLitté le 29 septembre 2020. Ces interviews croisées sont ici restituées, à retrouver par ailleurs sur le site d’ActuaLitté.

D’après vous, que se passe-t-il aujourd’hui au Liban ? Quelle analyse portez-vous sur les récents événements dramatiques qui ont eu lieu dans le pays ? En quoi vont-ils contribuer à aggraver la crise actuelle ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Le Liban, en ce moment, est en pleine crise et dans tous les domaines : politique, économique et sociale. Une crise politique et économique issue de longues années d’absence d’une vraie politique et de mauvaises stratégies menées par la classe dirigeante, qui a pris l’autorité à la fin de la guerre civile en 1991 jusqu’à présent. Corruption, partage de l’autorité entre les confessions, absence de démocratie, régimes électoraux démodés, absence de responsabilité…
    Depuis le 17 octobre dernier, une forte protestation contre cette situation éclate et, désormais, le peuple libanais est dans la rue : protestation, manifestation, grève, affrontement… afin de changer le régime politique vers un autre, juste et moderne. L’effondrement du régime devient en ce moment-vérité, et tout ce que nous avons vécu depuis le 17 octobre était les symptômes de cet effondrement.
  • Ismaïl al-Tawil, Centre d’études pour l’unité arabe : Nous sommes confrontés depuis des mois à de graves difficultés économiques. La livre libanaise s’est dépréciée, les avoirs de la Banque centrale en devises fortes ont fondu et on ne trouve plus le dollar que sur le marché noir. Avant le dollar valait 1 500 livres libanaises, il a maintenant franchi la barre des 10 000 livres — un taux de change tellement élevé qu’il en est choquant.
    Et ce sont nos politiciens corrompus qui en sont responsables. Il y a aussi le coronavirus, qui a gelé l’activité économique, et enfin la gigantesque explosion de cet entrepôt dans le port de Beyrouth. Ça ressemblait à une explosion nucléaire ; elle a endommagé la majorité des bâtiments, et fait des milliers de blessés et des centaines de victimes.
  • Rabih Berro, Dar Jadawel : Ce qui se passe aujourd’hui au Liban c’est, à l’échelle régionale et internationale, une lutte d’influence entre différents États. Les récents événements dramatiques sont le résultat de l’immense carence des gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays. Leur seul souci était de piller le pays, pas de le développer. Quant à l’aggravation de la crise, elle est inévitable ; et il est aussi certain que toutes les forces politiques vont essayer de tirer profit de la crise, favorisant ainsi les États étrangers en concurrence pour exercer leur influence dans le pays.
    La récente catastrophe [l’explosion dans le port de Beyrouth] est la conséquence de cette situation générale, car elle résulte de la négligence rampante dans le secteur public.
  • Rabih Kesserwan, Al Maaref Forum : Nous vivons un enchevêtrement de crises, sur les plans politique, économique et social, qui remontent à trois décennies. La crise se propage en même temps qu’on assiste à un repli des acteurs internationaux et régionaux, des acteurs qui entouraient le Liban de leurs soins et dont le rôle a longtemps été de contenir ces crises.
  • Hassan Yaghi, Dar al-Tanweer : Difficile de répondre à cette question, car cela demande de présenter toute une variété de points de vue. Au Liban, il n’y a pas seulement deux points de vue, par exemple celui du gouvernement et celui de l’opposition, même le mouvement de protestation est divisé et impuissant pour parler d’une seule voix. L’ensemble de la société libanaise est en effet gangréné par le confessionnalisme.
    Si le peuple libanais ne parvient pas à se débarrasser de cette maladie, le vrai problème du pays, il ne pourra jamais sortir de cette situation. Je pense que ce qui s’est passé est le résultat de la déliquescence, et même de l’effondrement de l’État et de ses institutions, malgré le pouvoir du gouvernement : il existe une différence entre le pouvoir gouvernemental et l’État…
    Le gouvernement est fort, grâce au pouvoir des leaders communautaires et en raison des divisions qui traversent la société : les différents camps ont peur les uns des autres. Personne ne pouvait imaginer que les dirigeants du pays allaient non seulement voler l’argent des impôts, mais aussi celui qu’ils avaient emprunté au nom du peuple libanais, sans oublier cet argent reçu de l’étranger qui sert à acheter nos dirigeants et une frange importante de la population.
    Mais pire encore, ils ont aussi volé les économies du peuple et de leurs fils qui avaient émigré et épargné pour leurs vieux jours… le plus ignoble des vols… Pour couronner le tout, il y a eu cette explosion, sur laquelle il est difficile de mettre des mots, on ne peut pas la décrire. Et pourtant c’est toujours les mêmes au pouvoir… Je pense malheureusement que le peuple est aussi responsable de la situation dans laquelle il se trouve…
  • Nabil Mroueh, Arab Diffusion Company : Le Liban est plongé dans une longue nuit, une crise où s’accumulent les calamités qui a puissamment impacté le secteur de l’édition : crise économique multiforme, mouvements de protestation, crise des liquidités, et enfin propagation de l’épidémie du coronavirus et perturbation des transports maritimes et terrestres suite à l’explosion dans le port de Beyrouth. Tous ces facteurs ont contribué à mettre les secteurs libanais de l’impression et de l’édition à l’arrêt.
    Il faut encore ajouter l’annulation des foires du livre dans les pays arabes — qui constituaient l’une des rentrées d’argent les plus importantes des éditeurs arabes et étaient le lieu pour faire connaître et travailler à la diffusion des nouveaux ouvrages — ainsi que la hausse des prix du papier, des fournitures et des coûts d’impression, qui doivent maintenant être réglés en dollars et en espèces. Ce que ne sont pas en mesure de faire les éditeurs, car les banques refusent de fournir des liquidités aux déposants.

La propagation du coronavirus a été à l’origine de tensions sociales. Qu’en est-il pour vous en tant que maison d’édition, comment se sont passés les derniers mois ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Notre situation est celle de tout le peuple libanais. La crise économique et l’effondrement de la livre libanaise face au dollar pèsent beaucoup sur la capacité des Libanais, au moins pour garantir les besoins nécessaires ; manger et se déplacer. Notre préoccupation aujourd’hui est de pouvoir garantir les salaires de nos employés (bien que ce salaire ait perdu 80 % de sa valeur), et ensuite… de dépasser cette situation et pouvoir continuer à faire notre travail.
  • Salim al-Zariqani, Dar Kitab al-Jadid al-Moutahida : Le coronavirus n’a pas seulement provoqué des tensions sociales ; c’est la vie même qui a été affectée dans le monde entier, dans tous les détails du quotidien. L’épidémie a conduit à la mise en place d’un confinement de plusieurs semaines, la fermeture complète des institutions, des entreprises et des maisons d’édition, une perturbation des transports aériens, du fret et du courrier…
    En tant que maison d’édition, nous avons été très affectés, notamment par l’arrêt des foires du livre dans le monde arabe. Il nous a fallu suspendre notre calendrier de publication. Les entrées d’argent se sont taries, nous avons donc dû licencier certains de nos employés, tandis que d’autres ont vu leur salaire divisé par deux ou par trois… La plupart des maisons d’édition, dans tous les pays arabes, sont menacées de faillite.
    Parmi les difficultés qui paralysent nos activités, il y a notamment l’extension de la contrefaçon papier, et l’aggravation alarmante du phénomène des copies numériques pirates. Les fédérations et associations professionnelles sont impuissantes face à la crise qui frappe le secteur. Elles se sont révélées incapables d’avancer des solutions efficaces et des propositions convaincantes…
  • Ismaïl al-Tawil, Centre d’études pour l’unité arabe : Les derniers mois ont bien sûr été catastrophiques pour les propriétaires de maisons d’édition et ceux qui y travaillent. L’État n’a malheureusement apporté aucune aide au secteur, et nous n’avons pas non plus reçu d’aide du ministère de la Culture ou de l’Association des éditeurs arabes, pas même du Syndicat des éditeurs libanais. Si l’épidémie de Covid-19 continue, les foires du livre ne pourront pas reprendre, il n’y aura donc pas de rentrées d’argent pour les maisons d’édition : cela conduira inévitablement un grand nombre d’entre elles à la faillite.
  • Rabih Berro, Dar Jadawel : Le secteur de l’édition est celui qui est le plus affecté par la situation difficile que traverse le pays ; le livre étant considéré comme un luxe, la demande a donc diminué à la lumière de la crise économique étouffante qui sévit au Liban. Et la propagation du coronavirus renforce les tensions sociales. Notre situation est très difficile. Nous avons presque arrêté toutes nos activités en raison de l’épidémie, qui a entrainé l’annulation de la plupart des foires du livre dans les pays arabes.
  • Hassan Yaghi, Dar al-Tanweer : Nous traversons une période extrêmement difficile. Que peut-on dire au sujet d’un État dont les ressources ont été pillées, qui doit affronter les conséquences de l’épidémie de coronavirus et celles de la terrible explosion qui a frappé Beyrouth ? Les éditeurs sont menacés de tous les côtés, la plupart d’entre nous ont arrêté de travailler et tiennent avec le peu qu’il leur reste. Nous ne pouvons pas nous en sortir, et nous n’avons aucun espoir de recevoir de l’aide… Je pense que personne ne se soucie du secteur de l’édition…
    Il y a des problèmes bien plus graves, comme la faim, qui menace aux portes. On ne peut pas en attendre d’un État déjà à genoux… La seule chose que nous pouvons faire c’est attendre la réouverture des frontières et la fin du confinement, car par nature nos activités dépendent des marchés étrangers… quand cela arrivera, je pense que notre situation s’améliora peut-être…

Quelles aides l’État libanais a-t-il apporté au secteur de l’édition pendant cette période ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Rien du tout, il n’y a pas une politique gouvernementale pour aider les éditeurs au Liban.
  • Salim al-Zariqani, Dar Kitab al-Jadid al-Moutahida : Pas la moindre… et au contraire nous sommes tenus, pendant cette crise, de régler tout ce que nous lui devons : impôts, assurances, factures (électricité, eau, téléphone), taxes municipales, sans oublier toutes nos autres dépenses courantes.
  • Rabih Berro, Dar Jadawel : Nous n’avons reçu aucun soutien de l’État, pas même sur le plan moral. Ce dont seront faits les prochains moins reste encore inconnu.
  • Nabil Mroueh, Arab Diffusion Company : Si nous avons été forcés de réduire notre rythme de publication de nouveaux ouvrages, nous avons dû continuer à payer les salaires de nos employés et engager les dépenses urgentes pour tenir et surmonter la crise. L’État n’a fourni aucune aide ni aucune facilité de paiement aux éditeurs, contrairement à ce qu’il a fait pour d’autres secteurs, qui ont ainsi pu continuer à emprunter auprès du secteur bancaire.

Comment pensez-vous que la situation va évoluer dans les mois à venir ?

  • Hassan Khalil, Dar Al Farabi : Compliquée à l’absence d’une solution durable pour la situation. Nous sommes en pleine crise politique et économique, aucune voie sérieuse est ouverte en ce moment. Pauvreté partout, toutes les estimations donnent un futur très sombre pour les Libanais. Et si nous ajoutons le dernier accident (l’explosion au port du Beyrouth) et la démission du gouvernement, je pourrais dire que le Liban, en ce moment, est dans une impasse sans issue. Mais, malgré ça, on garde l’espoir.
  • Salim al-Zariqani, Dar Kitab al-Jadid al-Moutahida : Nous attendons encore que la crise se calme un peu, mais en vérité personne ne sait ce qui va se passer, ni quelle sera la situation dans les prochains mois. Dans le monde arabe, nous n’avons pas de centres d’études spécialisés ni de véritables centres de veille stratégique à même de formuler des solutions et des propositions qui nous permettraient d’avancer dans la bonne direction.
  • Hassan Yaghi, Dar al-Tanweer : Nous attendons que la vie reprenne son cours normal dans les pays arabes, et tout particulièrement ceux du Golfe : nous attendons en premier lieu la reprise des foires du livre, les principales sources de rentrées d’argent, bien qu’il soit de plus en plus cher et difficile d’y participer… et aussi la réouverture des librairies… Mais ce dont nous souffrons le plus, c’est la contrefaçon et le piratage… S’il y a bien une chose pour aider le secteur, c’est lutter contre le piratage. Ce serait vraiment salutaire.

Crédit photo : Jeanne Menjoulet, CC BY SA ND 2.0

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Que dire, et où le dire ? : lettre ouverte des éditrices et éditeurs indépendant.e.s aux autrices, auteurs et intellectuel.le.s engagé.e.s pour un monde plus juste, juillet 2020

« Alors que nous sommes entrés dans le XXIe siècle, il est difficile de dissocier la fin des moyens : que dire, et où le dire ? Ainsi, nous constatons que beaucoup d’idées et d’écrits cherchant à promouvoir le débat, la création et la pensée critique, la justice et l’égalité sont publiés dans des grands conglomérats aux multiples labels éditoriaux. Le pouvoir transformateur de ces œuvres n’est-il pas réduit à néant lorsqu’elles plongent dans les rouages de l’industrie du divertissement ? C’est un fait, les sociétés transnationales, quel que soit leur domaine d’action, sont l’expression même du système qui nous domine. Les choisir comme maisons d’édition, n’est-ce pas, d’une manière ou d’une autre, laisser le monde des idées transformatrices aux mains de ceux qui jettent les bases du modèle que nous critiquons ? N’est-ce pas renforcer le contrôle du grand capital sur la parole et notre vie quotidienne ? Par ailleurs, comment ne pas s’interroger sur les investissements croisés des groupes d’entreprises qui possèdent les maisons d’édition ? Et, ces croisements sont-ils neutres ? »

Dans cette lettre ouverte, les éditrices et éditeurs indépendant.e.s proposent à l’ensemble des acteurs du livre de réfléchir avec elles et eux à leurs pratiques, et aux impacts qui en découlent. Elles et ils appellent notamment les auteurs, les universitaires et les intellectuels à travailler pour des projets dont la vocation est de transformer l’ordre des choses et non de le consolider, à publier leurs œuvres dans les maisons d’édition indépendantes de leur pays, et à privilégier également des maisons d’édition indépendantes lorsqu’il s’agit de céder les droits étrangers et de traduction.

Alors que le monde entier subit les conséquences sanitaires, sociales, économiques de la pandémie, les écosystèmes du livre et les maisons d’édition indépendantes sont davantage fragilisées, et pour certaines, tentent de survivre. Si la solidarité entre les créateurs et les professionnels du livre est un des fondements pour la bibliodiversité, cette solidarité s’avère vitale dans le contexte actuel.

Lire la lettre ici.
Cette lettre est également disponible en espagnol, anglais, arabe et portugais.

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L’édition indépendante internationale face à la pandémie (mai 2020)

Être éditrices et éditeurs indépendant.e.s, c’est questionner le monde, c’est aider à lui donner un sens, aujourd’hui et demain

À l’heure où l’ensemble des pays de la planète sont touchés par la pandémie, nous, éditrices et éditeurs indépendants des quatre coins du monde, vivons des situations sanitaires, sociales et économiques diverses. Nous faisons face à des réalités différentes, dans des temporalités différentes : enjeux immédiats en termes de survie d’une partie de la population (Inde, Madagascar, Indonésie…) ; une pandémie qui frappe dans des contextes de crise politique déjà installée (Haïti, Égypte, Syrie…) ; la quasi-absence ou la mise en place retardée de politiques publiques du livre (Cameroun, Gabon…) ; la résilience des maisons d’édition indépendantes face aux mastodontes (Australie)… Si nos réalités sont diverses, nos préoccupations restent collectives : fragilité des structures indépendantes, incertitude des lendemains, inquiétude sur des dérives possibles (société de surveillance, pression sur les salariés, virtualisation des apprentissages…).

Nous sommes en perpétuel questionnement, pour tenter de comprendre notre monde : quoi faire, comment, avec qui, à quel rythme ?
Nous avons besoin de temps, pour comprendre, réaliser – ce temps, nous voulions le prendre d’ici 2021 et nos Assises « REpenser et célébrer ». REpenser : rester un acteur éveillé et créatif, agir, en termes d’écologie, d’économie sociale et solidaire, de nouvelles approches des lecteurs, de pratiques coopératives entre professionnels, de liberté d’éditer, de fair speech…

Lire la suite ci-après...

Consulter aussi :
Politiques publiques du livre

Digital Lab

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Luis Sepúlveda, un écrivain généreux, solidaire et engagé dans la construction d’un monde plus juste et plus humain, 16 avril 2020

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants et son réseau d’éditrices et éditeurs hispanophones saluent la mémoire de l’écrivain chilien Luis Sepúlveda, décédé le 16 avril 2020 à Oviedo (Espagne) des suites du Coronavirus, après plusieurs semaines d’hospitalisation.

C’est dans le cadre de la Foire du livre ibéro-américaine de Gijón, organisée et dirigée par Luis Sepúlveda pendant plus d’une décennie, que le premier réseau d’éditeurs indépendants hispanophones a vu le jour et que la première réunion des éditeurs indépendants d’Amérique latine a été organisée en 2000.

Dans ce prolongement, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants et l’Association des éditeurs indépendants du Chili, aujourd’hui Editores de Chile, ont été constituées.

Nous rendons aujourd’hui hommage à un homme généreux, solidaire et engagé dans la construction d’un monde plus juste et plus humain.

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Déclaration de Santiago du Chili, pour une édition indépendante au service des communautés et de la diversité, 3 octobre 2019

  • Portés par l’essor de l’édition indépendante dans les pays d’Amérique latine.
  • Confortés par la multiplication des salons et des rencontres où s’illustrent la création et la production éditoriale locale.
  • Encouragés par la façon dont certaines politiques publiques du livre et de la lecture valorisent la production intellectuelle locale et la bibliodiversité.

Réuni à Santiago du Chili les 1er, 2 et 3 octobre 2019, dans le cadre du Printemps du livre (Primavera del Libro) et des Assises internationales de l’édition indépendante (2019-2021), le réseau hispanophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants (AIEI), déclare :

  • Son lien privilégié avec la lecture, pratique libératrice qui éveille les consciences, stimule l’esprit critique, nourrit l’intelligence ; et avec le livre, support fondamental de la création, du savoir et de la pensée, pilier de la culture et de la diversité culturelle.
  • Son inquiétude face à la concentration croissante de la chaîne du livre, qui se traduit en librairie par la marginalisation de la production locale, en particulier celle des éditeurs indépendants ; qui domine les médias, occultant la création et la production éditoriale critique ; qui exclut les petits et moyens éditeurs des dispositifs d’achats publics de livres.
  • Sa volonté de promouvoir au sein du monde de l’édition des pratiques favorables à un écosystème du livre riche et diversifié, qui encourage la production intellectuelle locale, la traduction et l’équilibre dans les échanges de livres entre pays hispanophones ; renforce les librairies indépendantes et leur présence dans les villes et les quartiers ; multiplie les bibliothèques publiques, universitaires et scolaires, avec des collections diversifiées et inclusives ; reflète la bibliodiversité, la diversité culturelle appliquée au monde du livre.
  • Son soutien aux politiques publiques du livre et de la lecture comme élément clé de démocratisation du livre dans nos sociétés ; comme stratégies systémiques décuplant l’effet potentiel de toute décision ou action ; et comme mécanismes limitant la concentration au profit des industries nationales du livre et de la production locale.

Et s’engage à agir pour :

  • Renforcer l’action collective des éditeurs indépendants en faveur de la bibliodiversité et de l’élaboration participative de solides politiques publiques du livre et de la lecture.
  • Faire entendre la voix de l’édition indépendante et multiplier les échanges avec les lecteurs, les acteurs du monde du livre et de la culture, les institutions publiques, par le biais d’études, de manifestes, de documents, de réunions, de rencontres régionales, nationales, internationales, et par un engagement clair envers les communautés concernées.
  • Promouvoir au sein de nos communautés le partage et la diversité des lectures, l’éducation et la formation, dans une perspective critique, conscients de faire partie d’un monde riche en biodiversité, que nous devons protéger aujourd’hui plus que jamais.
  • Interroger en permanence nos propres processus productifs et les dynamiques à l’œuvre dans le monde de l’édition en vue d’en améliorer les effets sur notre environnement social et naturel.
  • Identifier et analyser les stratégies et bonnes pratiques de nos différents pays, pour ensuite les mettre en œuvre là où elles font défaut.

L’objectif étant de renforcer localement les écosystèmes du livre en impliquant tous les acteurs concernés, et de promouvoir la culture du livre dans nos sociétés, condition nécessaire pour échapper à la manipulation et bâtir des sociétés démocratiques composées de citoyens critiques et engagés.

Nous appelons tous les éditeurs indépendants qui partagent ces propos à signer cette déclaration :

  • Silvia Aguilera, Lom ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • German Baquiola, Editorial La Caída et collectif Éditeurs indépendants, Equateur.
  • Nicolas Biebel, Econautas Editorial, Argentine.
  • Constanza Brunet, Marea editorial, Argentine.
  • Mikel Buldain, Txalaparta, Pays Basque.
  • Mariela Calcagno, Hacerse de Palabras, Mexique.
  • Fabiola Calvo Ocampo, Acracia Proyecto de Investigación Editorial, Colombie.
  • Patricia Cocq Muñoz, Cocorocoq Editoras, Editores de Chile, Chili.
  • Daniela Cortés del Castillo, Loba Ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • Mónica Cumar, Ediciones Columba, Editores de Chile, Chili.
  • Hectór Dinsmann, Libros de la Araucaria, Argentine.
  • Rodrigo Fuentes-Díaz, Edición Digital s.a., Editores de Chile, Chili.
  • José Gabriel Feres, Virtual Ediciones, Editores de Chile, Chili.
  • Gustavo Mauricio García, Ícono editorial et président du Réseau des Éditeurs indépendants colombiens, Colombie.
  • Catalina González, Luna libros et collectif La Diligencia, Colombie.
  • Teresa Gottlieb, Editorial Maitri, Editores de Chile, Chili.
  • Victor Hugo de la Fuente, Editorial Aún creemos en los sueños, Editores de Chile, Chili.
  • Guido Indij, la marca editora, Argentine.
  • Eduardo Lira, Escrito con Tiza, Editores de Chile, Chili.
  • María Eugenia Lorenzini, Editorial Forja, Editores de Chile, Chili.
  • Marcelo Mendoza, Mandrágora, Editores de Chile, Chili.
  • Lucía Moscoso Rivera, Mecánica Giratoria, Equateur.
  • Pablo Moya, Ediciones el Milagro et Alliance des Éditeurs mexicains indépendants, Mexique.
  • Francisca Muñoz, directrice générale, Chili.
  • Daniela Navarro, Ediciones Ekaré Sur, Editores de Chile, Chili.
  • Mabel Andrea Rivera Pavez, Ediciones Universidad Alberto Hurtado, Editores de Chile, Chili.
  • Eduardo Ruiz-Tagle Eyzaguirre, Editorial Rapanui Press, Editores de Chile, Chili.
  • Luis Daniel Rocca, Taller de edición Rocca et Réseau des Éditeurs indépendants colombiens, Colombie.
  • Juan Carlos Sáez, JC Sáez editor, Editores de Chile, Chili.
  • Leonel Sagahón et Jerónimo Repoll, Editorial Tintable, Mexique.
  • Alfonso Serrano, La Oveja Roja, Espagne.
  • Javier Sepúlveda, e-books Patagonia Association Editores de Chile.
  • Paulo Slachevsky, Lom ediciones, Editores de Chile, Coordinateur RedH AIEI, Chili.
  • Mónica Tejos, Simplemente editores, Editores de Chile, Chili.
  • María José Thomas, Ocho Libros editores, Editores de Chile, Chili.
  • Max Valdés Avilés, Vicio Impune Editorial, Editores de Chile, Chili.
  • Carlos Vela, Editorial Pesopluma, collectif des Éditeurs indépendants du Pérou, Pérou.
  • Marisol Vera, Editorial Cuarto Propio, Editores de Chile, Chili.

Pour signer la « Déclaration de Santiago du Chili, pour une édition indépendante au service des communautés et de la diversité », merci de contacter l’équipe de l’Alliance.

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Solidarité avec Shahidul Alam (Bangladesh), 8 août 2018

COMMUNIQUÉ
8 août 2018

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants, réseau de 553 éditeurs indépendants dans le monde, exprime sa consternation et son désarroi suite à l’enlèvement et à la détention du photographe et militant des droits de l’homme Shahidul Alam, à Dhaka. Shahidul Alam a été un partenaire de l’Alliance, nous donnant ainsi l’occasion de le rencontrer et de collaborer avec lui à plusieurs reprises.

Nous pensons que les accusations portées contre lui en vertu de l’article « 57 des TIC » sont une tentative d’intimidation, usant d’une loi draconienne pour étouffer son droit à la liberté d’expression. Shahidul Alam a été détenu sans procédure légale ; nous avons par ailleurs reçu des informations inquiétantes faisant état de traitements brutaux infligés à un détenu.

Le droit de manifester pacifiquement et la défense de ce droit sont fondamentaux pour la démocratie. L’Alliance exprime sa complète solidarité avec Shahidul Alam et réitère ici son engagement en faveur de la liberté d’expression au Bangladesh, et dans le reste du monde.

Voir ici le film réalisé par New Internationalist (UK) en soutien à Shahidul Alam.

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Acte de censure contre la maison d’édition indépendante Txalaparta (Pays basque), 1er mars 2018

Les éditeurs de l’Alliance dénoncent la censure de l’ouvrage El desarme, la vía vasca d’Iñaki Egaña (coédition des éditions Txalaparta avec le journal Gara et le média Mediabask), lors de sa promotion sur la radio-télévision basque.

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Comment nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie - tribune du 16 février 2018

Tribune de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, 16 février 2018, publiée par Le Monde Afrique et ActuaLitté.

Souvent, lorsque nous entendons les instances politiques donner leur vision de la francophonie, nous nous demandons si nous devons réagir : rappeler un certain nombre de faits, valoriser les actions de terrain qui agissent pour des échanges équitables, expliquer concrètement comment ces actions se mettent en œuvre, faire parler les acteurs et donner à voir ce qui se vit… La question s’est posée à nouveau quand nous avons appris qu’une consultation publique se tenait sur la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde. Nous avons lu les tribunes d’Alain Mabanckou, de Véronique Tadjo, de Pierre Astier, de Françoise Vergès, d’Abdourahman A. Waberi, et nous nous reconnaissons dans leurs propos. Nous prenons le parti, dans le prolongement de leurs mots et dans ce contexte où les médias et les pouvoirs publics abordent les enjeux de la francophonie, de dire ce qu’est pour nous, collectif réunissant 550 éditeurs indépendants dans 52 pays dans le monde, un tel espace.

L’appel à l’« innovation » dans la francophonie, formulé dans le cadre des objectifs de la consultation, pourrait laisser entendre que rien n’a été fait, que rien n’existe et que des avancées ne peuvent venir que par impulsion de la France. Il serait pourtant dommage de ne pas prendre en compte toutes les dynamiques et la richesse du travail d’éditeur qui est mené tous les jours, depuis des décennies, dans tous les espaces francophones.

Dans l’enquête qu’elle a récemment publiée dans Le Monde Afrique, Kidi Bebey montre le dynamisme et la pugnacité de maisons d’édition africaines, qui pour certaines sont nées il y a plus de 25 ans. Ces structures défrichent, osent, tentent, découvrent… avec souvent des moyens minimes… Elles permettent à des réseaux humains de s’organiser, de collaborer, d’échanger, de vivre ensemble, un peu mieux. Elles font vivre la bibliodiversité – la diversité culturelle appliquée au monde du livre – à travers de nouveaux croisements, de nouveaux regards, en tentant de nouvelles approches.

Cette vitalité est ainsi le fait de l’engagement citoyen des professionnels du livre et des lecteurs, qui ensemble construisent des outils et des échanges solidaires, y compris face au manque d’accompagnement des pouvoirs publics. Il suffit pour cela de s’arrêter quelques instants sur la diversité des initiatives de nombreuses structures  : Africultures, découvreur de talents et ressource culturelle unique aujourd’hui menacée ; le collectif Afrilivres, réunissant plus de 30 maisons d’édition en Afrique francophone ; Esprit Panaf, point de rencontres des éditeurs et auteurs d’Afrique francophone avec les lecteurs du Salon du livre d’Alger ; l’Espace de la Diversité pour les littératures de la diversité au Québec et ailleurs ; l’Oiseau Indigo, diffusant des ouvrages dans l’espace francophone, du Sud au Nord ; l’Association internationale des libraires francophones et sa Caravane du livre entre autres ; les nombreux salons en Afrique, à l’initiative d’éditeurs, de libraires et d’auteurs comme la Rentrée littéraire du Mali, Togo BD, le Salon du livre béninois et de la presse jeunesse de Cotonou ; le Salon du livre jeunesse de Conakry… et bien d’autres…

Nous, éditeurs indépendants, dans la francophonie comme ailleurs, prenons des risques pour porter des idées, sommes inventifs dans le développement de nos activités, créatifs dans nos modes d’actions. Nous expérimentons au sein de l’Alliance des modèles de coopération qui ont fait leur preuve, en particulier les coéditions solidaires, pour favoriser la circulation des textes en Afrique francophone (mais aussi en Amérique latine, dans le monde anglophone…). Nous animons également l’Observatoire de la bibliodiversité qui nous permet d’interpeller chaque fois que nécessaire les pouvoirs publics. Nous dénonçons ainsi la mainmise des groupes d’édition français (entre autres) sur les marchés du livre scolaire en Afrique, qui menace gravement l’édition locale et participe d’une hégémonie culturelle. Nous alertons régulièrement sur la pratique préoccupante du don de livres, bien souvent délétère pour la vitalité des écosystèmes du livre locaux. Nous confirmons aussi que les relations éditoriales entre les pays d’Afrique francophone et la France ne pourront exister sans un rééquilibrage des flux économiques, culturels, sans une volonté politique de part et d’autres… et avant tout sans un changement de regards.

Notre francophonie est riche d’une diversité de langues, de cultures, de réalités. Nous ne voulons pas la vivre comme un espace clos et uniforme, comme un carcan. Nous la considérons au regard des autres espaces du monde : nous sommes des éditeurs d’Afrique francophone, d’Europe, d’Amérique latine, d’Inde, d’Australie, d’Afrique du Sud, de Turquie… animés par l’esprit de la Convention de l’Unesco de 2005. La francophonie doit pouvoir s’inscrire dans la bibliodiversité, nous y travaillons tous les jours.

C’est cette vision de la francophonie que nous défendons. Nous pensons qu’elle rend plus curieux, plus tolérants, plus ouverts – c’est sans doute une évidence, mais il semblait utile, aujourd’hui, de le rappeler.

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Francfort en français : appel à la cohérence pour plus de bibliodiversité

Alors que s’ouvre d’ici quelques semaines la Foire du livre de Francfort (11-15 octobre 2017), mettant à l’honneur la France et les langues françaises, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants souhaite rappeler certains enjeux essentiels pour les éditeurs indépendants et la bibliodiversité, tels qu’exprimés par les 400 éditeurs de 50 pays en 2014, dans la Déclaration internationale des éditeurs et éditrices indépendants.

La France a souhaité, dans le cadre de son invitation à Francfort, accorder une place aux éditeurs du Sud et nous nous félicitons de cette belle opportunité. Nous espérons ainsi que cette ouverture constituera une étape supplémentaire pour que les professionnels francophones apprennent à se connaître davantage, à dialoguer et échanger. Ces rapports de confiance et de curiosité, qui sont au cœur de l’Alliance, ont en effet fait leur preuve depuis plus de 15 ans, ayant donné naissance à des coéditions et des traductions inédites entre les continents.

Cependant, d’autres aspects de « Francfort en Français » vont à l’encontre de cette dynamique positive. Des opérations de dons de livres de la France vers l’Afrique, entre autres, sont ainsi organisées à Francfort cette année. En particulier, les 30 000 livres qui seront présentés sur le Pavillon français sont destinés à être distribués dans plusieurs pays à l’issue de la Foire – et ce alors même qu’une vingtaine d’éditeurs africains sont invités à prendre part à la Foire, sur un stand « Afrique/Haïti ». Comme nous le mentionnions dans plusieurs communiqués et dans le programme de nos activités à Francfort (voir ici), les dons de livres, même s’ils procèdent d’une bonne intention, peuvent venir fragiliser l’économie locale de la chaîne du livre. Ils représentent aussi une hégémonie culturelle violente s’ils ne sont pas précautionneusement pensés avec les professionnels du livre des régions destinataires qui sont les relais et médiateurs auprès des lecteurs.

Nous appelons ainsi à la responsabilité de chacun : pouvoirs publics, associations et professionnels, pour que ces dons soient faits en concertation avec les éditeurs africains présents mais aussi en dialogue avec les libraires locaux africains. Il s’agit des conditions élémentaires pour des échanges équilibrés et respectueux de l’environnement des acteurs.

Il est urgent de repenser le don de livres. Il est prioritaire d’encourager et de soutenir des partenariats éditoriaux équitables et pérennes.

Nous espérons que la volonté de montrer la francophonie dans sa diversité et pluralité à Francfort s’accompagnera d’actes significatifs de la part des pouvoirs publics au Nord comme au Sud. Il est en effet indispensable qu’une volonté politique accompagne un changement de prisme et de rapports entre les pays de la francophonie.

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Solidarité avec le peuple mexicain, 22 septembre 2017

Le 21 septembre, nous fêtions dans le monde entier la Journée internationale de la bibliodiversité. Au Mexique, après le terrible séisme survenu le 19 septembre, l’heure est au constat : des victimes, des rues dévastées, des centaines et des centaines de personnes sans toit…

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants témoigne – en ces jours de célébration de la diversité culturelle, de la circulation des idées et des textes – sa solidarité avec le peuple mexicain.

L’Association des éditeurs indépendants mexicains (AEMI), collectif membre de l’Alliance, propose ainsi de collecter des ouvrages auprès des éditeurs latino-américains, afin de les offrir notamment aux enfants et jeunes mexicains – pour que les imaginaires ne se referment pas sur cette catastrophe, que les histoires et mots d’ailleurs viennent les accompagner dans ces moments douloureux.

La bibliodiversité, c’est aussi cela : faire attention au monde qui nous entoure, rester éveillés et conscients, être solidaires.

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Journée internationale de la bibliodiversité & Indie Book Day

Indie Book Day, mois de mars

L’Indie Book Day a été créé en 2013, à l’initiative d’éditeurs indépendants en Allemagne, il s’est internationalisé en 2017 grâce à des collectifs d’éditeurs indépendants dans le monde et à l’Alliance.

Mode d’emploi : le 3e dimanche du mois de mars, les lecteurs sont invités à aller dans une librairie indépendante, acheter un livre édité par un éditeur indépendant, et publier une photo du livre sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #indiebookday. Les libraires et les éditeurs peuvent organiser une campagne de communication commune en amont, pour informer les lecteurs par exemple (affiches dans les librairies, informations sur les réseaux sociaux et sites Internet, etc.).

Retrouvez ci-contre les logos de l’Indie Book Day et ici la page officielle de l’Indie Book Day.

1. Logo_français

2. Logo_anglais

3. Logo_portugais

5. Logo_italien

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Journée internationale de la bibliodiversité (Jour B), 21 septembre

Le Jour B a été créé en 2010, à l’initiative d’éditeurs membres du réseau hispanophone de l’Alliance en Amérique latine.

Il se déroule toutes les années dans plusieurs pays, et notamment en Amérique latine. Le 21 septembre, jour du printemps dans l’hémisphère Sud, les éditeurs, libraires, l’ensemble des professionnels du livre mais aussi le public sont invités à célébrer l’édition indépendante, la diversité éditoriale.

Mode d’emploi : toutes les idées et activités sont les bienvenues, qu’elles soient à l’initiative d’un éditeur, d’un collectif d’éditeurs, de libraires, d’auteurs, de lecteurs, etc. : bookcrossing, pique-nique littéraire, rencontres professionnelles, lectures, émissions radio, articles de presse…

Retrouvez ci-contre les logos du Jour B à télécharger et ici le blog du Jour B.

Visualisez ici toutes les vidéos du Jour B.

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HotLists & sélections thématiques

HotLists Amérique latine et monde arabe 2020 !

Cette année, à l’occasion de la Foire du livre de Francfort (14-18 octobre 2020), deux HotList sont présentées… de manière virtuelle !

Une HotList latino-américaine - 4e édition : sélection de titres de plus de 35 maisons d’édition indépendantes latino-américaines de 8 pays (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Mexique, Pérou, Uruguay) et de tous genres confondus : littérature, sciences humaines, jeunesse, BD… Retrouvez la HotList latino-américaine 2020 en ligne ici ! Les HotList précédentes sont aussi en ligne, ici.
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Une HotList du monde arabe - une toute première ! : si le monde arabe a en partage une langue, la langue arabe, qui en a cimenté la culture au long des siècles, celle-ci est loin d’être la seule. Du Maghreb au Machreq, de la corne de l’Afrique au Cham, cet immense espace recouvre des réalités multiples. La diversité linguistique lui est donc inhérente. Plus de 30 maisons d’édition indépendantes de 7 pays (Algérie, Égypte, Liban, Maroc, Quatar, Syrie et Tunisie) vous proposent une immersion dans la littérature, les sciences humaines, la littérature jeunesse du monde arabe ! À travers cette HotList, les éditrices et éditeurs indépendant.e.s du monde arabe vous invitent à découvrir les 1001 facettes de la création littéraire et intellectuelle de leur pays, en ligne ici !
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Les HotList, si elles permettent de découvrir la créativité de l’édition indépendante, sont également des outils facilitant les échanges de droits : les livres et les autrices/auteurs sont présentés dans la langue d’origine du livre et en anglais, les contacts des maisons d’édition sont facilement accessibles et à jour – ces catalogues sont ainsi à consulter et utiliser tout au long de l’année !

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HotList Maghreb 2020

Les éditeurs indépendants du Maghreb présentent leur HotList !
Première étape au Maghreb-Orient des livres (MODEL), à l’Hôtel de ville de Paris, du 7 au 9 février 2020.

Arabe littéral, darija, amazighe dans ses différentes variantes, français, espagnol, anglais… les paysages éditoriaux du Maghreb sont depuis longtemps multilingues.

Les éditeurs et éditrices indépendant.e.s d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, vous invitent à venir à découvrir, avec cette Hotlist Maghreb, la diversité des langues et de la création littéraire et intellectuelle de leurs pays.

Le MODEL 2020 est la première étape qui accueille cette exposition itinérante, appelée à s’élargir à l’ensemble des pays du monde arabe.

Cette démarche s’inscrit dans le sillage des éditeurs d’Amérique latine, membres du réseau de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui depuis dix ans, célèbrent de cette manière la richesse et la créativité de l’édition indépendante.

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HotList 2019 (foire du livre de Francfort, 16-20 octobre 2019) !

Découvrez la HotList 2019 !

Grâce à un partenariat avec la Kurt Wolff Stiftung (collectif d’éditeurs indépendants allemands) et la Foire du livre de Francfort, les éditeurs indépendants latino-américains présentent à Francfort, sur le stand de la « Reading Island for Independent Publishers » (Hall 4.1 / D36), une vingtaine d’ouvrages de tous les genres : romans, nouvelles, beaux livres, essais, littérature jeunesse … publiés en Argentine, en Équateur, au Chili, en Colombie, au Mexique…

La HotList est consultable en ligne tout au long de l’année, occasion de découvrir la richesse et la créativité de l’édition indépendante latino-américaine.

Historique…
- 2009 : les membres d’EDINAR (collectif d’éditeurs indépendants argentins) proposent, lors de la Foire du livre de Buenos Aires, une sélection des meilleurs ouvrages de leur catalogue. Cette sélection est ensuite mise en valeur dans les librairies indépendantes de Buenos Aires.
- 2010 : l’Argentine est le pays invité d’honneur de la Foire du livre de Francfort, l’édition indépendante argentine est toutefois peu représentée à cette occasion. Les éditeurs indépendants argentins, en partenariat avec la Foire du livre de Francfort, décident alors de présenter une HotList sur le stand des éditeurs indépendants allemands : une vitrine de la diversité et de la qualité de leurs productions.
- 2017 : la HotList 2017 s’ouvre aux éditeurs indépendants d’Amérique latine ! Grâce à la collaboration avec le collectif Kurt Wolff Stiftung (éditeurs indépendants allemands), une sélection d’une quarantaine de titres d’éditeurs d’Argentine, du Chili, de Colombie, du Pérou, d’Uruguay... est exposée à Francfort, sur la « Reading Island », (Hall 4.1).
- 2018 : suite au succès de l’édition 2017, la HotList est reconduite et s’étend aux éditeurs brésiliens ! Par ailleurs, une sélection thématique et internationale est lancée : c’est le thème de la lutte des femmes qui est retenu avec la WomenList 2018, proposant plus de 30 titres édités par des maisons d’édition indépendantes de tous les continents.
- 2019 : l’Alliance internationale des éditeurs indépendants et le collectif Kurl Wolff Stiftung propose une nouvelle édition de la HotList. Une vingtaine d’ouvrages (romans, essais, livres pour enfants, bandes-dessinées etc.) seront exposés à la foire de Francfort 2019. Une HotList 2019 haute en couleur !

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WomenList : une sélection thématique et internationale - Foire du livre de Francfort 2018

La WomenList, c’est plus de 30 romans, nouvelles, essais et bandes dessinées sur le féminisme, les luttes pour les droits des femmes, leur émancipation à travers le monde – des titres d’éditeurs indépendants de tous les continents.

On assiste à une résurgence de mouvements pour les droits des femmes (par exemple le mouvement #MoiAussi / #MeeToo), ainsi qu’à une plus forte conscientisation des violences faites à l’encontre des femmes. Il est ainsi temps de connaître les ouvrages publiés par des éditeurs indépendants dans le monde, en différentes langues, et sur une variété de registres... allant de la politique au fantastique.

La lecture des titres de la WomenList est un rappel de la violence subie par les femmes (viol, torture et violence systématisée à l’égard des femmes, indifférence et négligence, guerre, esclavage sexuel et mariage forcé...), mais aussi un appel à la résistance et à l’espoir, que ce soit à travers la figure de Pussy Riot ou les femmes qui se révoltent contre le patriarcat, les femmes à la tête de projets environnementaux, les femmes poètes...

Des voix du monde entier se font entendre – Afrique du Sud, Algérie, Angleterre, Argentine, Australie, Brésil, Cameroun, Canada, Chili, Colombie, Côte d’Ivoire, Équateur, Égypte, France, Gabon, Guinée Conakry, Haïti, Inde, Indonésie, Iran, Maroc, Mexique, Sénégal, Suisse, Syrie, Turquie... Dans plusieurs langues dont l’arabe, l’anglais, l’indonésien, le farsi, le français, l’allemand, l’espagnol, le portugais et le turc.

Les femmes écrivent de la poésie, des nouvelles, des tracts politiques, des romans, des biographies, des bandes dessinées et plus encore. Ce sont des paroles qui comptent : les voix des femmes se font entendre haut et fort. Il est temps d’écouter !

La WomenList est une initiative de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, grâce à un partenariat avec le Kurt Wolff Stiftung (collectif d’éditeurs indépendants allemands) et la Foire du livre de Francfort. La WomenList est présentée à Francfort sur le stand « Reading Island for Independent Publishers » (Hall 4.1 / D36) et reste disponible en ligne, sur le site de l’Alliance. Le catalogue de la WomenList a été réalisé par Julie Agor (Oréka graphisme).

La WomenList est née dans les sillons de la HotList (sélection de livres publiés par des maisons d’édition indépendantes d’Amérique latine et présentée à la Foire du livre de Francfort en 2017 et 2018 – Hall 4.1 / D36).

Lire ici l’article publié par Publishing Perspectives, 5 octobre 2018

En 2019, une nouvelle sélection internationale sera présentée à Francfort, sur un autre thème… faisant suite à la WomenList 2018 !

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HotList 2018 : l’édition indépendante d’Amérique latine à Francfort !

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants propose de mettre en lumière le formidable dynamisme de l’édition indépendante en Amérique latine à la Foire internationale du livre de Francfort au travers d’une sélection de livres latino-américains : la HotList 2018.

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Grâce à un partenariat avec la Kurt Wolff Stiftung (collectif d’éditeurs indépendants allemands) et la Foire du livre de Francfort, les éditeurs indépendants latino-américains présentent à Francfort, sur le stand de la « Reading Island for Independent Publishers » (Hall 4.1 / D36), plus d’une trentaine d’ouvrages de tous les genres : romans, nouvelles, beaux livres, essais, littérature jeunesse, poésie… publiés en Argentine, au Brésil, en Équateur, au Chili, en Colombie, au Mexique, au Venezuela !

La HotList est consultable en ligne tout au long de l’année, occasion de découvrir la richesse et la créativité de l’édition indépendante latino-américaine.

À découvrir également : la WomenList, sélection thématique et internationale inaugurée en 2018, célébrant cette année les luttes des femmes !

Historique…

  • 2009 : les membres d’EDINAR (collectif d’éditeurs indépendants argentins) proposent, lors de la Foire du livre de Buenos Aires, une sélection des meilleurs ouvrages de leur catalogue. Cette sélection est ensuite mise en valeur dans les librairies indépendantes de Buenos Aires.
  • 2010 : l’Argentine est le pays invité d’honneur de la Foire du livre de Francfort, l’édition indépendante argentine est toutefois peu représentée à cette occasion. Les éditeurs indépendants argentins, en partenariat avec la Foire du livre de Francfort, décident alors de présenter une HotList sur le stand des éditeurs indépendants allemands : une vitrine de la diversité et de la qualité de leurs productions.
  • 2017 : la HotList 2017 s’ouvre aux éditeurs indépendants d’Amérique latine ! Grâce à la collaboration avec le collectif Kurt Wolff Stiftung (éditeurs indépendants allemands), une sélection d’une quarantaine de titres d’éditeurs d’Argentine, du Chili, de Colombie, du Pérou, d’Uruguay... est exposée à Francfort, sur la « Reading Island », (Hall 4.1).
  • 2018 : suite au succès de l’édition 2017, la HotList est reconduite et s’étend aux éditeurs brésiliens ! Par ailleurs, une sélection thématique et internationale est lancée : cette année, c’est le thème de la lutte des femmes qui est retenu avec la WomenList 2018, proposant plus de 30 titres édités par des maisons d’édition indépendantes de tous les continents.

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HotList 2017 des éditeurs indépendants latino-américains !

WHY A HOTLIST ?

In 2009, together with the members of EDINAR (Argentinean Alliance of independent publishers), we decided to launch a promotion strategy, following the “Young independent Germans” : a HotList.

Against the tendentious ranking of the most sold out books published in the newspapers, every member of the collective had to choose one book among her/his new books -the one that she or he saw as the most outstanding, for whatever reason. With all EDINAR publishers, we thus formed a list, promoted at the same time by a group of booksellers from Buenos Aires who arranged a special table dedicated to this list in their bookshops during one month.

In 2010, Argentina was Guest country of Frankfurt Book Fair and the Argentinean National Book Chamber had a spacious booth with a strong presence of local publishing, which did not include many independent publishers. However, the Hotlist had an outstanding exhibition space in this Fair : thanks to a German colleague, curious publisher, philoanarchist, employed by the Fair, we got a well-situated booth and the possibility to exhibit our HotList.

Because a lot of Latin-American publishers cannot travel every year to Frankfurt, we have reminded this adventure and decided to implement it again this year, extended to Spanish-speaking publishers from Latin America, in order to give a better visibility to the vibrant Latin-American independent publishing, in the biggest commercial Book Fair of the World.

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This HotList presents a selection of about 40 books published in Peru, Colombia, Argentina, Uruguay, Chile… exhibited in the “Reading Island for Independent Publishers” (Pavilion 4.1) of the Frankfurt Book Fair, thanks to the cooperation of the Kurt Wolff Stiftung, group of German independent publishers.

We hope you will appreciate !

Guido Indij
Argentinean publisher, coordinator of the Spanish-speaking network of the International Alliance of independent publishers

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