français

L’Alliance

La Saison de l’Ombre

Auteur(s) : Léonora MIANO
Pays de parution : République de Guinée , Cameroun, Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo
Langue(s) : français
Prix : 2 500 FCFA ; 600 DA ; 45 DM ; 35 000 GNF ; 3 500 RWF

« Elles marchent côte à côte, serrées l’une contre l’autre, avancent à petits pas vers jedu. La végétation les empêche d’aller plus vite. Elles ne se sont pas munies d’un coutelas, pour trancher les branches rebelles. D’ailleurs, elles ont tout leur temps. Il en est ainsi, lorsqu’on ignore où l’on va : point n’est besoin de se hâter... De quoi s’inquiéter quand on a tout perdu ? »
Dire, avec les mots les plus justes, l’interminable douleur de ceux qui restent après le départ du grand « poisson de fer » des étrangers aux « pieds de poule », tel est le mérite de ce roman de Léonora Miano. Rarement un roman a su nous faire vivre avec autant d’émotion le désespoir et le désarroi des familles frappées en pleine nuit par le feu prédateur des négriers.

Née à Douala (Cameroun) en 1973, Léonora Miano vit en France depuis 1991. L’Intérieur de la Nuit, son premier roman, est paru en 2005. Une dizaine d’autres ont suivi depuis lors, recevant de nombreuses distinctions littéraires. Son écriture s’attache aux expériences subsahariennes et afrodescendantes, les inscrivant dans la conscience du monde. La Saison de l’Ombre a reçu le prix Femina 2013.

Date de publication de la version panafricaine : 2016, 11,5 X 19 cm
Édition première en France : Grasset (2013)

Une coédition solidaire « Le livre équitable ».

Collection Terres solidaires

Créée en 2007, la collection « Terres solidaires » est une expérience collective. Elle propose des textes littéraires d’autrices et auteurs africain.e.s, édités par un collectif de maisons d’édition en Afrique francophone. Grâce au principe de la coédition solidaire, les textes circulent, sont disponibles et accessibles pour les lecteurs africains ; l’écosystème du livre local est préservé et renforcé.
La collection « Terres solidaires » est soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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Bibliodiversité. Manifeste pour une édition indépendante

Auteur(s) : Susan Hawthorne ; Agnès El Kaïm (trad.)
Pays de parution : Cameroun, France, Mali, Suisse
Langue(s) : français
Prix : 9 € ; 10 CHF ; 3000 FCFA

« Un système économique et social est en état d’équilibre
dynamique lorsque des voix différentes peuvent être entendues ».

Inspiré de la notion de biodiversité, le terme « bibliodiversité » fait référence à un ensemble de publications variées dans le paysage éditorial, représentatives d’un système culturel équilibré où toutes les voix peuvent s’exprimer. Aujourd’hui, l’uniformisation des médias et la concentration des secteurs de l’édition et de la librairie favorisent le développement d’une culture standardisée et soumise, à grand renfort de campagnes marketing, à des exigences de rentabilité plus que d’originalité et de qualité. En quête d’une autre voix, les petits éditeurs indépendants entendent bien maintenir la diversité culturelle.

S’inspirant de son propre parcours, l’auteure, militante féministe australienne et éditrice indépendante engagée, fait ici le lien entre l’évolution de la place de la femme dans notre société et la bibliodiversité, entre l’oppression des femmes et celle
des créations à la marge, dédaignées par les poids lourds de l’édition. À l’heure du numérique et de l’autopublication, elle rappelle les fonctions indispensables de relecture et de mise en forme assurées par l’éditeur, qui garantissent la qualité d’un
ouvrage. Elle s’attache aussi à mettre en avant les talents d’innovation des petites structures indépendantes, développant une nouvelle forme d’ « écologie de l’édition » en marge des grosses structures vers une véritable bibliodiversité du XXIe siècle.

Une traduction de l’anglais vers le français, couplée à une coédition solidaire entre 4 éditeurs en France (éditions Charles Léopold Mayer), en Suisse (éditions d’en bas), au Mali (Jamana) et au Cameroun (Presses universitaires d’Afrique).

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Journée internationale de la bibliodiversité, 21 septembre 2016

La bibliodiversité… elle est le quotidien des éditeurs indépendants, ce qui les anime. Pourquoi en faire une journée spéciale alors ? Pour marquer le jour du printemps dans l’hémisphère Sud, pour que les livres occupent les espaces publics, pour échanger, se retrouver, partager, débattre, s’amuser… Parce que la diversité d’idées est indispensable à la construction de sociétés démocratiques, parce que les éditeurs indépendants en sont des acteurs, aux côtés des auteurs, des traducteurs, des illustrateurs, des libraires, des bibliothécaires…

Cette année, parmi les festivités et activités prévues :
Au Québec, les éditions Mémoire d’encrier organisent en partenariat avec la Maison de la Syrie une rencontre littéraire Syrie-Québec
En Syrie, les éditions Atlas Publishing réuniront des libraires et éditeurs au cœur de Damas
Au Chili, le collectif EDIN diffusera un catalogue des productions des éditeurs indépendants dans les principales bibliothèques du pays ; des animations filmées ponctueront la journée
En Colombie, les espaces publics (parcs, places publiques) seront investis par les éditeurs du collectif REIC
En Italie, les éditeurs indépendants membres de la FIDARE font entendre leurs voix dans un appel
En Espagne, le ministère de la Culture lance une campagne en faveur de la bibliodiversité
Au Pérou, le collectif EIP organise une foire du livre indépendant, du 23 au 25 septembre, à suivre sur Facebook
En Argentine, le collectif EDINAR prévoit des lâchers de livres, des rencontres...

Suivez l’ensemble des animations sur les réseaux sociaux et sur le blog du Jour B.

Et ici, la vidéo du Jour B 2016 !

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Présentation

L’Alliance internationale de l’édition indépendante est un collectif professionnel qui réunit plus de 980 maisons d’édition indépendantes présentes dans 60 pays dans le monde. Créée sous forme d’association en 2002, elle s’articule en 6 réseaux linguistiques (anglophone, arabophone, francophone, hispanophone, lusophone et persanophone) et en groupes thématiques. Les membres de l’Alliance sont des maisons d’édition et des collectifs d’éditeur·rices nationaux.
L’ensemble des activités de l’Alliance tendent à promouvoir et à faire vivre la bibliodiversité (la diversité culturelle appliquée au monde du livre).

Dans le cadre de ses missions, l’Alliance a ainsi créé un Observatoire de la bibliodiversité, qui rassemble les recherches, analyses et outils produits au sein de l’Alliance, à destination des professionnel·les et des pouvoirs publics. L’Observatoire a pour objectifs d’évaluer et de renforcer la bibliodiversité dans les différentes régions du monde.
Par ailleurs, l’Alliance organise et anime des rencontres professionnelles internationales et des ateliers thématiques (par exemple sur l’édition jeunesse, sur le numérique…) permettant aux éditeur·rices indépendant·es de différents continents d’échanger et d’initier des collaborations. Ces rencontres favorisent le renforcement des capacités par l’échange entre pairs, dimension développée notamment autour de l’édition numérique dans le cadre du Labo numérique.
L’Alliance soutient également des projets éditoriaux internationaux (coéditions solidaires, traductions, cessions de droits…), pour une plus grande circulation des textes et un accès aux livres le plus équitable possible pour les lecteur·rices.

En 2022, l’Alliance a lancé une initiative inédite : la première édition de Babelica, le salon international de l’édition indépendante, qui se déroule une fois par an en ligne, le 21 septembre (Journée internationale de la bibliodiversité).

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Les éditeurs indépendants à Francfort en 2016 !

Du 19 au 23 octobre prochain, retrouvez les éditeurs indépendants à la foire du livre Francfort : plus de 25 maisons d’édition indépendantes des quatre coins du monde seront présentes à Francfort !
Les contacts des éditeurs sont disponibles dans le document joint. N’attendez plus pour prendre rendez-vous !

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Appel à la liberté d’expression et d’édition en Turquie, 22 août 2016

L’Alliance internationale des éditeurs indépendants appelle les autorités turques à libérer immédiatement les éditeurs, les auteurs et journalistes, actuellement détenus. Il est nécessaire que la liberté d’expression et d’édition en Turquie soit garantie. Se joignant à l’Association des éditeurs turcs, l’Alliance condamne la fermeture sommaire de maisons d’édition et de médias, qui constitue une véritable violation des droits de l’homme, et demande aux autorités turques d’annuler ces fermetures.

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L’Alliance, mode d’emploi

L’Alliance a adopté une organisation interne originale, respectueuse à la fois des principes démocratiques et du fonctionnement d’un réseau international. L’aventure de l’Alliance repose avant tout bien entendu sur les éditeur·rices membres, représenté·es par le Comité international des éditeur·rices indépendant·es (CIEI), mais aussi sur un Bureau – garant du respect des décisions prises par les éditeur·rices – et d’une équipe permanente.

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Atelier numérique à Abidjan (Côte d’Ivoire), 23-27 mai 2016 – en marge du Salon du livre d’Abidjan (26-28 mai)

Grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Direction de la Francophonie numérique) et au partenariat tissé avec l’association des éditeurs ivoiriens (Assedi), le Labo numérique de l’Alliance réunit, du 23 au 27 mai prochain, 18 éditeurs d’Afrique subsaharienne, pour un atelier dédié :
* à la fabrication et commercialisation de livres numériques (partie assurée par Gilles Colleu, éditions Vents d’ailleurs en France) ;
* à la prise en main du gabarit web Alliance Press développé par l’Alliance pour les éditeurs n’ayant pas de site Internet (partie assurée par Mouhammed Diop, développeur sénégalais et concepteur d’Alliance Press).

L’atelier fait suite à la série de rencontres/formations conçue et mise en œuvre par l’Alliance depuis 2010 à destination notamment des éditeurs d’Afrique francophone dans une optique de renforcement des capacités. L’ensemble des ateliers et rencontres de l’Alliance sont prolongés, dans un souci de partage et d’appropriation des savoir-faire, par des fiches pratiques mises en ligne sur le site du Labo numérique et de tutorats individualisés à distance.

L’atelier se tient en marge du Salon du livre d’Abidjan (26-28 mai, Palais de la Culture), occasion pour les éditeurs présents de partager le stand collectif de l’association Afrilivres. Le prix Afrilivres sera d’ailleurs remis à cette occasion, en présence de la maison d’édition lauréate en 2015 : les éditions Vallesse en Côte d’Ivoire.

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Observatoire de la bibliodiversité

Publishing in Persian language, une étude inédite sur l’édition en langue persane, 2015

Publishing in Persian language dresse un panorama complet et actuel de l’édition dans les pays persanophones, en Iran, Afghanistan, Tadjikistan, Ouzbékistan mais aussi dans les pays de la diaspora en Europe et aux États-Unis.
Les articles, écrits par Ali Amiri, Beytolah Biniaz, Masoud Hosseinipour, Farid Moradi, Laetitia Nanquette et Dilshad Rakhimov, toute et tous spécialistes de l’édition en langue persane, permettent d’appréhender ces marchés éditoriaux dans une perspective à la fois historique, économique, politique et culturelle.
Cette étude vise à mettre en lumière le travail et les catalogues de plusieurs éditeurs indépendants persanophones et à ainsi favoriser les échanges professionnels et interculturels.
Publishing in Persian language est disponible en persan et en anglais, en libre accès sur le site de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, au format PDF, EPUB et MOBI.

Publishing in Persian language a été réalisée grâce au soutien de la Fondation Prince Claus. Nous tenons par ailleurs à remercier l’ensemble des contributeurs, éditeurs, professionnels qui ont participé à ce travail collectif – et tout particulièrement Sonbol Bahmanyar pour la coordination de l’étude.

Sommaire de l’étude :
• Introduction, Beytolah Biniaz
• Histoire de l’édition en Iran, Farid Moradi
• Panorama de l’édition indépendante en Iran, Farid Moradi
• La structure du marché du livre en Iran, Farid Moradi
• Échanges culturels et traductions entre l’Iran et la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et les États-Unis, Laetitia Nanquette
• Les éditeurs persanophones en Europe, Farid Moradi
• L’édition en Afghanistan, Ali Amiri
• Panorama de l’édition au Tadjikistan, Dilshad Rakhimov
• L’édition en langue persane en Ouzbékistan, Farid Moradi et Masoud Hosseinipour

Publishing in Persian language, collection « État des lieux de l’édition », Alliance internationale des éditeurs indépendants, 2015.
ISBN : 978-2-9519747-7-7 (version en persan)
ISBN : 978-2-9519747-8-4 (version en anglais)

Collection État des lieux de l’édition

Lire l’étude au format MOBI en anglais

Lire l’étude au format MOBI en persan

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80 recommandations & outils en faveur de la bibliodiversité, 2014

Les 80 recommandations proposées ici déclinent et détaillent les principes affirmés dans la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants 2014, texte majeur en faveur de la bibliodiversité, signé le 20 septembre 2014 par plus de 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde.
Elles dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays.
Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.

Sommaire des 80 recommandations et outils pour défendre et promouvoir la bibliodiversité :
* Des politiques publiques pour garantir la bibliodiversité
* Des propositions et actions pour favoriser la bibliodiversité numérique
* Le système Amazon, quelles menaces pour la bibliodiversité ?
* Des mesures nécessaires pour l’édition en langues locales et nationales
* Repenser le don de livres
* Des propositions et actions pour développer les partenariats éditoriaux solidaires
* Des actions pour renforcer une édition jeunesse plurielle

Dans un souci d’appropriation de ces recommandations et outils par l’ensemble des acteurs du livre, nous vous remercions de nous contacter pour toute remarque, suggestion, idée et proposition, qui compléteront et affineront ce travail !

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« Quelles nouvelles pratiques du don de livres en Afrique ? », Congrés de l’IFLA, Lyon (France), 16-22 août 2014

Dans le cadre du 80e Congrès de l’IFLA (International Federation of Library Associations and Institutions), du 16 au 22 août 2014 à Lyon (France), l’Alliance internationale des éditeurs indépendants présentera une communication sur « Quelles nouvelles pratiques du don de livres pour répondre au besoin des jeunes lecteurs africains dans les bibliothèques ? »
Cette analyse sur les pratiques de don de livres et ses répercussions autant sur les lecteurs que sur la chaînes du livre en Afrique francophone, est écrite par Marie Michèle RAZAFINTSALAMA (éditions Jeunes malgaches, Madagascar) et l’équipe de l’Alliance. Elle poursuit les recherches et le travail de sensibilisation entamés par un groupe d’éditeurs membres de l’Alliance depuis plusieurs années sur les enjeux du don de livres pour la bibliodiversité. Cette intervention vient également dans le prolongement de l’atelier sur le don de livres tenu en mars 2013 à Paris (Assises internationales de l’édition indépendante).

Pour lire la communication « Quelles nouvelles pratiques du don de livres pour répondre au besoin des jeunes lecteurs africains dans les bibliothèques ? » (IFLA 2014), voir ici.

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80 recommandations & outils en faveur de la bibliodiversité, 2014

Ces 80 recommandations dressent, par thème, un ensemble de bases nécessaires au développement, au maintien et à la vitalité de la bibliodiversité dans les pays. Pour certaines, les recommandations s’accompagnent d’outils et de projets (existants ou à venir dans le cadre du programme d’actions 2015-2016 de l’Alliance), permettant très concrètement de mettre en pratique les propositions des éditeurs indépendants.
Elles s’adressent aux pouvoirs publics, aux organismes internationaux et aux professionnels du livre des quatre coins du monde.

Elles font écho à la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants 2014, texte majeur en faveur de la bibliodiversité, signé le 20 septembre 2014 par plus de 400 éditeurs indépendants de 45 pays dans le monde.

L’ensemble de ces propositions est issu des Assises internationales de l’édition indépendante tenues sous le patronage de l’UNESCO entre 2012 et 2014.

Pour toute remarque, suggestion, idée et proposition, permettant de compléter et affiner ce travail, contactez l’équipe de l’Alliance !

Sommaire des 80 recommandations et outils pour défendre et promouvoir la bibliodiversité :
* Des politiques publiques pour garantir la bibliodiversité
* Des propositions et actions pour favoriser la bibliodiversité numérique
* Le système Amazon, quelles menaces pour la bibliodiversité ?
* Des mesures nécessaires pour l’édition en langues locales et nationales
* Repenser le don de livres
* Des propositions et actions pour développer les partenariats éditoriaux solidaires
* Des actions pour renforcer une édition jeunesse plurielle

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Les langues locales et nationales : quelles opportunités pour l’édition ?, Ouagadougou (Burkina Faso), 2013

Alors qu’il existe de nombreuses langues africaines, l’édition en langues locales est encore quasi-inexistante, du fait de la présence dominante de langues héritées de la colonisation. Cependant, des éditeurs publient en langues locales et touchent ainsi un lectorat souvent isolé. Pour perpétuer des textes, pour promouvoir des auteurs, pour faire circuler les idées le plus largement possible, des éditeurs ont souhaité se réunir pour développer des flux de traductions d’une langue africaine à une autre, pour monter des projets de coéditions bilingues ou trilingues – représentatifs de la diversité linguistique en Afrique.

Comment mettre en place ces projets ? Comment les nouvelles technologies peuvent-elles les favoriser ? À partir d’un état des lieux de l’édition en langues nationales et locales, réalisé par les participants en préparation de cet atelier, les éditeurs proposeront des projets éditoriaux collectifs, qui pourront être réalisés dans les prochaines années, avec le soutien de l’Alliance notamment. La mise en place d’un salon du livre en langues africaines sera également au centre des discussions : ce salon pourrait en effet être le prochain rendez-vous donné aux pouvoirs publics pour que des mesures soient prises en faveur de l’apprentissage et de l’édition en langues nationales.

À travers les échanges d’expériences des 8 éditeurs réunis à Ouagadougou et les contributions des différents intervenants, l’atelier a ainsi pour enjeux de :

  • sensibiliser les pouvoirs publics au développement de l’apprentissage en langues nationales ;
  • formuler des propositions concrètes à destination des organismes travaillant en faveur des langues locales ;
  • formuler des recommandations à destination des professionnels du livre pour la mise en place d’un salon du livre en langues locales et pour le développement de projets éditoriaux en langues africaines.

Cet atelier est soutenu par la Direction du développement et de la Coopération (DDC) en Suisse.

Retrouvez ici Marie Michèle RAZAFINSTALAMA (éditions Jeunes malgaches à Madagascar) et Aliou SOW (éditions Ganndal en Guinée-Conakry) dans l’émission « Danse avec les mots » du 3 juillet 2013 consacrée à l’édition en langues africaines, enregistrée par Yvan AMAR à Ouagadougou, en marge de l’atelier sur l’édition en langues africaines organisé par l’Alliance.

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La littérature jeunesse africaine : quelle visibilité sur le marché international ?

Pays de parution : Italie

Depuis 2009, l’Alliance a développé à la demande d’éditeurs membres une petite activité de diffusion et de distribution en France d’ouvrages jeunesse édités en Afrique (le fonds « Lectures d’Afrique(s) »). Ce fonds répond à un double enjeu : rendre accessible et visible sur les marchés du Nord la production éditée en Afrique et, plus modestement, participer à un rééquilibrage des flux commerciaux entre le Sud et le Nord.
Le secteur de la jeunesse, en plein essor dans de nombreuses régions du monde, est stratégique dans des pays où l’édition est émergente. Bien que soucieux de leur lectorat local, les éditeurs en Afrique aspirent à être reconnus à l’international. Leur participation à des salons du livre au Nord, comme le Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis, révèle l’existence d’un lectorat sur les marchés du Nord.

Si la production africaine se vend au grand public, s’achète-t-elle pour autant dans le cadre de foires de ventes de droits ? Quels sont les préalables nécessaires pour participer à ces foires professionnelles ? La littérature africaine y trouverait-elle des acquéreurs ?

En partenariat avec la Foire du livre de jeunesse de Bologne, l’Alliance réunit huit éditeurs africains à Bologne du 23 au 27 mars 2013.
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À travers des échanges d’expériences et l’intervention d’une agent littéraire spécialisée dans la cession de droits (principalement au service de petites maisons d’édition jeunesse), les éditeurs travailleront sur les points suivants :
• repérer les catalogues pertinents en vue d’une cession de droits d’auteurs ;
• développer des outils de promotion favorisant la présentation de sa production ;
• négocier des droits et assurer le suivi des contacts….

Par ailleurs, les éditeurs s’interrogeront sur les normes éditoriales dans la conception et la fabrication des livres, normes qui peuvent faciliter l’accès aux marchés internationaux, tout en présentant un risque de standardisation des productions. Comment concilier l’édition de ses ouvrages à un double niveau, en s’adressant à la fois à un lectorat local et potentiellement à l’international ?

Un temps de l’atelier sera consacré à la formulation d’un plaidoyer proposant une série de recommandations, en direction des foires du livre pour y favoriser la présence d’éditeurs du Sud.

Enfin, cette rencontre donnera lieu à une foire aux projets, un « mini Bologne » pouvant aboutir à des propositions de traductions, de cessions de droits et de coéditions. Certains de ces projets pourront être soutenus par l’Alliance par la suite.

En prolongement de l’atelier, des rendez-vous avec des éditeurs et des structures soutenant l’édition jeunesse ont été pris durant la Foire, permettant d’illustrer concrètement les réflexions menées les deux jours précédents, de mieux découvrir et comprendre les rouages et les mécanismes d’une foire comme celle de Bologne. Nous espérons que cet accompagnement permettra aux éditeurs de renouveler et pérenniser leur présence lors de cette foire… et qu’à terme, la littérature jeunesse africaine se positionne plus visiblement sur les marchés internationaux.

L’Alliance remercie très chaleureusement la Foire du livre de jeunesse de Bologne, la Fondation de France, le Centre national du livre et l’Institut français de Madagascar pour leurs soutiens, indispensables à la mise en place de cet atelier.

Les premières conclusions de cet atelier sont disponibles ci-dessous. Le compte-rendu complet de cet atelier est en cours de réalisation.

Découvrez l’article relatif à cet atelier, publié le 20 mai 2013 sur le blog PaperTiger.

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Le don de livres : un système à repenser ?, atelier, 2013

Si de nombreux débats et discussions sur le don de livres ont eu lieu, rares sont ceux qui ont pris en compte, en complément du point de vue indispensable des collectifs professionnels de bibliothécaires, celui des éditeurs et des libraires.

Cet atelier se fixe ainsi 3 objectifs principaux :
interroger les pratiques existantes et l’incidence de la « chaîne du don » sur la « chaîne du livre » du point de vue des bibliothécaires, des éditeurs et des libraires locaux ;
interroger, promouvoir et « compléter », le cas échéant, les outils de référence existants (entre autres la Charte du don de livres réalisée par l’association Culture et développement, en partenariat avec plusieurs structures et institutions) ;
proposer des alternatives réalistes et pérennes aux dons de livres « classiques », permettant nous l’espérons de nourrir et enrichir les pratiques actuelles, au regard de l’expérience des professionnels locaux.

L’Alliance remercie chaleureusement la Région Ile-de-France pour son soutien et sa confiance et la BULAC (Bibliothèque universitaire des langues et civilisations) pour son accueil dans ses locaux.

Les premières conclusions de cet atelier sont disponibles ci-dessous.

Découvrez aussi les effets par ricochet de l’atelier sur le don de livres :
un article sur Africultures, une émission sur RFI, un article dans le quotidien malgache L’Express de Madagascar...

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